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8 novembre 2005 2 08 /11 /novembre /2005 00:00

   La violence a toujours été un fait de société, mais elle est heureusement contenue le plus souvent par la force de la loi en France comme dans tous les pays constitués en "Etats de droit"... Malheureusement, il peut arriver que, dans une situation de crise comme celle de la France en cet automne 2005, la force de la loi ait des difficultés à s'imposer, et il convient donc d'en rechercher les causes :

 

   - La cause la plus évidente est la discrimination, qui donne à des individus l'impression qu'ils sont différents des autres, voire inférieurs, comme c'est le cas des populations d'origine "maghrébine". Certes il ne faut pas généraliser : il y a assurément une proportion importante qui parvient à d'intégrer, qu'il s'agisse de commerçants, d'artistes, d'écrivains, de sportifs ou même d'entrepreneurs... et les pages du Journal Officiel consacrées aux 'francisations de noms" arabes sont toujours nombreuses... Il y a néanmoins une proportion qui ne s'intègre pas, sans qu'il faille toujours incriminer la "société française", car certains "ghettos" ne sont pas dûs à un regroupement autoritaire, mais au départ des "hexagonaux" d'immeubles et de quartiers où ils ne supportent plus des gens "ne vivant pas comme eux"...

 

   - Une autre cause majeure est le chômage, et notamment le chômage des jeunes, qui atteint certes l'ensemble de la population, mais largement plus encore les "maghrébins" : c'est une question regrettable de discrimination - déjà évoquée - mais c'est aussi une question de formation : On n'a certes pas tout fait pour intégrer les jeunes d'origine étrangère , en particulier en les traînant sans une bonne connaissance du français et des coutumes françaises dans des études jusqu'à la 3° ou jusqu'à 16 ans, alors qu'une formation en apprentissage débouchant sur des emplois pourrait  être entreprise beaucoup plus tôt, au moins à partir de 14 ans...

 

   - Une cause souvent mal perçue - et pourtant manifeste dans les violences actuelles - est le comportement des jeunes de 11 à 15 ans : les traités sur la psychologie des jeunes sont unanimes à considérer qu'à cet âge les jeunes ne sont plus des enfants sans être encore des adolescents... naguère on parlait "d'âge ingrat", et effectivement c'est l'âge où "l'on s'oppose" et où l'on fait parfois "n'importe quoi", à fortiori s'il n'y a pas des parents ou des "grands frères" ayant une autorité suffisante...

 

   - Une dernière cause est en effet l'insuffisance de l'encadrement : à l'effacement du rôle des parents, s'ajoute le dépérissement de structures anciennes qui occupaient naguère les jeunes . Les anciennes JEC et JOC, dont le même sigle recouvrait des jeunesses chrétiennes ou des jeunesses communistes, encadraient les jeunes tout en vivant généralement en bonne intelligence, à l'instar du petit monde de Don Camillo en Italie...Et comme le vide laissé par le recul de l'Eglise et...des Communistes n'a pas été relayé par des "JEM"  et des "JOM" (jeunesses musulmanes) les jeunes désoeuvrés sont livrés à eux--même, ce qui est finalement déplorable... D'autant plus déplorable que des "plantes vénéneuses" poussent parmi eux en développant des réseaux de drogue ou de trafics divers qui ne sont certainement pas étragers aux violences actuelles...

 

   Tel est le bilan - certainement incomplet - qui peut être fait de la situation actuelle. Le problème n'est pas d'en tirer une "morale" et de chercher parmi les responsables en place des "boucs émissaires". Simplement il y a matière à réflexion pour l'avenir...

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Published by Jean Daumont - dans Economie et Société
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