Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Convergences
  • : Réflexions sur l'actualité en tous genres.
  • Contact

Recherche

Archives

24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 10:49

   Même s'il figure dans une série consacrée aux proverbes, adages et aphorismes, le texte ci-dessous n'en comporte aucun qui soit connu...pour la simple raison qu'il y en  trop... Il s'agit en effet des paroles et jugements "définitifs" prononcés par les nombreux auteurs des  YAQUA et de tous leurs congénères : YAQUAPA...YEN-AQUI... YFAUCON... etc... L'auteur de ce texte,  un bénévole certainement paralysé par son audace, est resté anonyme...

 

   Le bénévole (activus benevolus) est un mammifère bipède qu'on rencontre surtout dans des associations où il peut se réunir avec ses congénères...

   Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé "convocation". On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l'oeil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d'animer une manifestation ou ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler leur budget...

   Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de temps, mais cet instrument lui permet de règler les petits problèmes qui se posent au jour le jour...

   L'ennemi héréditaire du bénévole est le "YAQUA" (nom populaire) dont les origines n'ont pu être à ce jour déterminées : le YAQUA est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots "YA" et "QUA", ce qui explique son nom...

   Le YAQUA, bien abrité dans la cité anonyme, attend. Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli... pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez lui une maladie très grave : le découragement... .

   Les premiers symptômes de cette implable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif  qu'exercent un bon fauteuil et la télévision sur le sujet atteint...

   Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître, et il n'est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans des zoos où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils n'arrivent plus à se reproduire...

   Les YAQUA, avec leurs petits cerveaux et leurs grandes langues, viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui : ils se rappelleront avec nostalgie du passé pas si lointain où ils pouvaient traquer le bénévole sans contrainte...

  

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Daumont - dans Humour
commenter cet article

commentaires

Daumont Jean 24/12/2005 18:17

   J'ai apprécié le commentaire de Jean- Louis Darmian, et encore plus son blog de L'Autre Quotidien - à la fois sérieux et ironique - auquel j'ai rendu visite et me suis "abonné"... Je ne manquerai pas d'y placer des commentaires - dans mon style plus souvent didactique qu'humoristique... - et, en attendant, je l'ai déjà placé dans mes "liens"...
   Pour mon déjà vieil ami Jacques Heurtault, je n'ai pas besoin d'insister sur le fait que j'ai mené des activités bénévoles depuis 50 ans, et que j'ai connu beaucoup plus d'avanies que de remerciements... Mais je m'en suis toujours moqué !... "Les chacals aboient...la caravane passe !"... Hum ! Encore un aphorisme !...
   Bonne année !

Jacques Heurtault 24/12/2005 16:12

Nous devons, hélas, nous y habituer. La réponse au bénévolat, c'est l'ingratitude. Alain Lambert le dit fort bien sur son blog.  

L'AUTRE QUOTIDIEN 24/12/2005 13:00

Etre bénévole c'est se prendre pour le Père Noël.
Pour être aprécié il faut que les gens croient en vous et pour être rejeté il suffit que le "cadeau" de votre participation ne convienne pas à celui à qui il est destiné... Si vous vous prenez pour un autre personnage, il vaut mieux e suite renoncer à faire carrière. Or un bénévole qui renonce c'est une voix de plus pour le FN
Lire sur L'AUTRE QUOTIDIEN les chronqies sur "Je t'aime Loulou" et vous verrez combien le dévouement se perd dans l'égoïsme débridé!
Amitiés