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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 23:00

   Ainsi les pouvoirs publics passent du "coq" - devinez qui ?...- à "l'âne" : le fumeur, bien sûr...

   On pourrait penser qu'il s'agit pour le gouvernement français d'étudier les moyens de sauvegarder la santé publique dont il a la charge, comme d'autres pays ont eu le courage de le faire...

   Or ce n'est pas le cas. Ne voilà-t-il pas que - "manifestement" paralysé par cette mauvaise affaire du CPE, qui n'a pourtant rien à voir avec l'usage du tabac - le gouvernement renonce à proposer une loi et décide seulement de procéder à "une large consultation préalable", ce qu'il n'avait pas pratiqué  pour le CPE... Mais, au fait, consultation de qui ? Sauf surprise, les syndicats et les partis, ainsi que les jeunes...ou les vieux, ne vont pas déclencher des manifestations susceptibles de partir... en fumée !... On pourra, au mieux ou au pire, consulter des "groupes de pressions" ou des "communautés" aux intérêts divergents : producteurs de tabac, débitants, associations de fumeurs... ou de non-fumeurs, si elles existent... Et on décidera quoi ? Certainement pas d'interdire la production et la vente du tabac, où l'Etat ramasse un gros pactole... Alors ?... Limiter son usage aux lieux publics... étendus éventuellement aux lieux fréquentés par le public comme les magasins, les bars et les restaurants ?... Mais qui fera respecter une telle mesure ? En effet qui dit interdiction, dit sanction... Qui pourra l'imposer ? Les commerçants ou animateurs dénonceront-ils ou chasseront-ils leurs clients ?...

   Finalement, "les choses étant ce qu'elles sont, et la France étant ce qu'elle est" - comme répétait souvent De Gaulle, qui avait d'ailleurs arrêté de fumer...- ne pourrait-on pas faire confiance aux Français en continuant à les inciter à ne plus faire usage du tabac ou, du moins - de façon réaliste - à le réduire ... par des "campagnes" appropriées et répétées, rappelant objectivement les méfaits de son abus ? Cela vaudrait mieux actuellement que cette campagne "abêtissante" du "118..." où, pour avoir la clientèle des Renseignements (marché de 250 millions d'Euros), les 5 premiers opérateurs ont déjà investi 86 millions d'Euros de publicité (dont 17 pour France-Telecom)... Et, sans "légiférer" encore et toujours, on pourrait laisser les responsables délimiter eux-mêmes librement leurs espaces fumeurs et non-fumeurs... Le gouvernement, déjà déconsidéré par l'affaire du CPE, devrait donc avoir le sens du "ridicule", en n'oubliant pas, comme dit l'adage, que "le ridicule tue" !...

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Published by Jean Daumont - dans Humour
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Daumont Jean 01/02/2007 14:51

   Merci pour la leçon... Vous avez effectivement le sens du ridicule...

Clouzeau 28/01/2007 21:23

Pourquoi, depuis le début des années 2000, lit-on partout "De Gaulle" là où il faudrait "de Gaulle" ?
Nous ne sommes pas en Italie ou aux États-Unis. Ce "de" qui précède des noms français, est généralement une particule nobiliaire et s'écrit sans majuscule.
Et tant que nous y sommes, ajoutons la remarque suivante :
En-dehors du cas où est exprimé le mot "Monsieur" ou le prénom du personnage (ainsi : "Monsieur de Robien", "Dominique de Villepin", etc.), on ne prononce cette particule que lorsque le nom qu'elle précède est un monosyllabe. Autrement dit : les journalistes, professeurs et autres instruits devraient enfin cesser de dire "de Villepin" ou "de Robien" quand il faut dire "Robien" ou "Villepin" !

Diatala 15/04/2006 21:39

 L'état met sur le marché un produit qu'il sait être dangereux pour certains, puis nous culpabilise de sa consommation, nous condamne, et décide de le laisser malgré tout : mais  c'est un non sens énorme ! Pour les non fumeurs ils sont devenus d'un seul coup d'une agressivité.  Ils oublient  une chose, avant les dangers du tabac il y a ceux de la pollution des villes des mers et de l'air. Ils n'agressent pas les automobilistes quand ils marchent sur le trottoir, conduisent eux mêmes des voitures qui nous polluent, utilisent eux mêmes des aérosols pour nettoyer leur  maison avant de nous recevoir, vont sur des plages ou dans des lieux souillées  de détritus sans les ramasser: deuxiéme non sens. Alors qu'ils restent logiques. Comme vous dîtes le gouvernement ne peut se passer de cette manne. Faire naître la culpabilité et punir quelqu'un qui n'est pas coupable d'avoir acheter un paquet de cigarette, est le signe gravissime d'un système à bout de souffle. Culpabiliser n'a jamais fait naître la responsabilité, cela n'améne qu'un sentiment d'injustice qui à la longue peut induire soit une maladie ou une somatisation excessive. Les privations d'autonomie à tout les niveaux conduisent un jour ou l'autre à des  révoltés, puis à des révoltes. Si demain il n'y a plus de tabac sur le marché je serais ravie ! Mais foutons la paix aux fumeurs et qu'ils décident eux mêmes de prendre sur la même étagére la barre de chocolat et non le paquet de cigarette.

Jacques Heurtault 13/04/2006 00:06

Ce projet, n'en doutons pas, va faire un tabac! D'aucuns, non contents d'en avoir "pris une", en redemandent une deuxième. Et si on passait, directement, à la phase supérieure du passage à tabac?