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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:24

   La "politique" - mot d'origine grecque désignant le gouvernement de la cité et élargi progressivement dans l'histoire à l'organisation des Etats et du monde - a toujours préoccupé les hommes ...Et la politique a donné lieu à toutes sortes de "régimes" en fonction des circonstances : monarchie, empire, dictature, ...et démocratie, ...sans oublier l'anarchie qui est justement l'absence de ...politique !

 

   Si l'on s'en tient à la démocratie qui est, suivant la formule de Churchill, "le plus mauvais système de gouvernement, à l'exception de tous les autres", le comportement des responsables de la politique a été très varié, notamment en France, où l'on en est à la ... "5ème" République depuis la Révolution de 1789, c'est-à-dire il y a à peine plus de 2 siècles ...Ou bien le pouvoir exécutif a été trop fort et on a abouti à la dictature (Napoléon 1er, Napoléon III...)... ou bien il a été trop faible, et on est tombé dans le désordre, voire dans une certaine anarchie, les changements incessants de gouvernement  frisant le ridicule (Directoire, 3ème ...et 4ème Républiques ) ...Il y avait pourtant des hommes capables de montrer du "courage" politique, mais alors le "système" s'acharnait à les éliminer rapidement, dès que les problémes avaient été résolus à leur initiative : tel a été successivement le cas de Gambetta au début de la 3ème République, puis de Clémenceau  après la Guerre 1914-1818, et encore de Blum en 1936 ...et de Mendès-France en 1955 après Dien-Bien -Phu ...Le cas De Gaulle est à part, puisqu'il s'est retiré de lui-même sous la 5ème République, qu'il avait créée, ...à la suite de l'échec d'un référendum en 1969 préparé, il est vrai, par une "coalition" n'ayant en commun que l'hostilité à sa personne...

 

   Toutes proportions gardées, il est possible de comparer la gestion d'un "parti" politique à celle d'un Etat ...Car un parti a par nature vocation à diriger un Etat et son organisation est révélatrice de sa capacité à le faire ...A cet égard, le fonctionnement actuel du Parti Socialiste en France ne peut que susciter la consternation, non seulement de ses adhérents sincères mais de l'ensemble des Français ...ceci étant dit sans "parti"-pris, puisque la "droite" elle-même a pu être qualifiée naguère d'être "la plus bête du monde" en raison d'un comportement analogue...Le problème est néanmoins particulièrement grave pour le Parti Socialiste, car il n'est pas nouveau ...au point d'apparaître comme un "vice" de nature ... Car la "bataille de chiffonniers" - pour ne pas dire de "crêpage de chignons", dont il donne le spectacle affligeant, n'est que le dernier épisode d'une longue série de troubles internes ...En 1994, Delors (le père de ...Martine Aubry) avait renoncé à une candidature à l'élection présidentielle, car il doutait de sa "possibilité d'agir" ...En 2002, Jospin, qui n'avait pas manqué de courage pour imposer ses réformes - même fâcheuses comme les 35 heures (avec ...Martine Aubry) - "s'était retiré de la vie politique" parce qu'il avait été manifestement trahi par un certain nombre de membres du Parti ...Et en 2005, Fabius avait pu se permettre d'appeler à ne pas voter pour le Traité Constitutionnel européen - accepté par une majorité du Parti socialiste - sans encourir la moindre "sanction"... Il est évident que la "cacophonie" règne depuis longtemps au Parti Socialiste et que, sous prétexte de "démocratie interne", les "caciques" - et leurs militants fidèles souvent payés pour en assurer l'administration (en partie d'ailleurs avec une dotation de l'Etat comme pour tous les partis) - veillent à ce que "rien ne bouge" ...et "coupent les têtes " qui se risquent à dépasser...

   En l'occurrence, Ségolène Royal, a manifestement cherché à obtenir une "rénovation" du Parti Socialiste dans un "style" qui lui est propre, incantatoire, et même "théâtral" (cf :Zénith...) et qui plaît d'autant moins aux cadres "cuits et recuits" dans leurs habitudes  qu'elle s'adresse directement aux Français par l'intermédiaire des médias ...Alors, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'ils ne trouvent rien de mieux que de réaliser une "union" hétéroclite contre elle en choisissant - non sans arrières-pensées - Martine Aubry comme représentante d'uns "gauche pure et dure" malgré l'appui du "centre" dans sa mairie de Lille...

   C'est donc à une véritable "réforme en profondeur" que le Parti Socialiste devra se livrer, sous peine d'être amoindri, voire de disparaître ...Et cette réforme doit le conduire à "avoir le courage" de regarder les choses en face, en élaborant un projet de gouvernement fondé non sur des thèmes éculés d'une doctrine "passéiste" mais sur les besoins concrets des Français, afin d'assurer une "alternative" crédible indispensable au bon fonctionnement de la démocratie ...Seulement voilà : même s'il y a des risques - allant d'une "non-ré-élection" ...à un danger personnel (exemple : l'attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle...) - il faut avoir du courage en politique, et ce n'est pas la qualité humaine la mieux partagée ...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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