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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 16:11

   "Tu ne tueras point " ... prescrit le Dieu de la Bible dans le 6ème Commandement, montrant ainsi aux hommes un de leurs devoirs essentiels... Mais, dans le Livre de Josué, le successeur de Moïse ne fait pas de quartier pour la conquête de Canaan... Et ensuite... les guerres ne se comptent plus au cours des siècles, même les guerres de religion, jusqu'à la 2ème Guerre mondiale qui apparaît comme le comble, mais certainement pas la fin, de l'horreur...

   "Tu ne tueras point " ... C'est une des rares maximes acceptées dans l'ensemble du monde, au moins en ce qui concerne les enfants... car l'assassinat de petits êtres sans défense a toujours été considéré, sauf dans des régimes indignes, comme un acte de lâcheté et de perversion, comme le montre actuellement l'infanticide commis par une mère dévoyée... Même dans le milieu carcéral, le meurtrier d'enfant est exposé aux pires traitements...

   "Tu ne tueras point " ... C'est toujours ce principe qui est opposé à ceux qui veulent utiliser les embryons humains pour le progrès de la médecine, et ceci même si ces embryons ne seront jamais utilisés pour la reproduction... Car le "respect de la vie" est sacré dans la totalité des religions et la plupart des sociétés humaines...

   Encore faut-il s'entendre sur la notion de "vie"... Car il y a déjà "vie" quand se forment les ovules et les spermatozoïdes, mais il n'y a "d'être vivant" que lorsqu'un ovule et un spermatozoïde se rencontrent... tandis que les autres disparaissent, cette disparition étant "naturelle" et non "assassine"... Cette rencontre donne alors un embryon, c'est-à-dire "un être en devenir", et cet embryon ne pourra "survivre" - éventuellement - que s'il est protégé...

   Or des expériences récentes, publiées dans la revue britannique "Nature" d'Octobre 2005, semblent montrer que des chercheurs américains ont réussi à produire des "cellules-souches" embryonnaires, sans détruire les embryons "viables", les expériences étant dans l'immédiat limitées à des souris...

   - Une 1ère expérience consiste à prélever une cellule chez un embryon au stade où celui-ci en compte 8, et à produire à partir de celle-ci des lignées de cellules-souches... L'embryon d'origine, ne comprenant plus que 7 cellules, poursuit alors "normalement" sa croissance... Ainsi, plus tard, l'être vivant issu de cet embryon pourra disposer d'une "banque de cellules-souches" utilisables pour soigner d'éventuelles pathologies incurables...

   - Une 2nde technique consiste à créer un embryon de "clone" incapable de s'implanter dans l'utérus... Les chercheurs transfèrent alors l'ADN d'une cellule adulte - au préalable altéré - dans un oeuf énucléé (?!)... L'embryon alors obtenu n'est pas "viable", mais il permet néanmoins de cultiver des lignées de cellules-souches embryonnaires...

   Malheureusement ...ou heureusement, ces techniques ne résolvent pas pour autant tous les problèmes, notamment éthiques... Dans le 1er cas, l'innocuité du prélèvement d'une cellule sur 8 n'est pas prouvée... et dans le 2ème cas, pour reprendre le jugement d'une doctoresse membre du Comité National d'Ethique, "c'est un joli (?) tour de passe-passe"... Et de toutes façons, dans les 2 cas, encore faudrait-il trouver, s'il y avait application à l'être humain, des femmes "donneuses d'ovocytes"... En clair, on en vient au problème plus général des OGM - les Organismes Génétiquement Modifiés - et, cette fois, pour "l'Homme" lui-même... L'avantage d'avoir une "banque" pour soigner d'éventuelles pathologies incurables ne suffit manifestement pas à emporter la décision...

  

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Published by Jean Daumont - dans Morale
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commentaires

Diatala 14/10/2006 11:13

. Dans sa totalité pourtant, jamais la « Vie » n’a eu autant de valeur, tout en étant si peu respectée. C’est étrange et paradoxal. Tant qu’à la science : « Elle joue à l’apprenti sorcier, avant que tout ne lui explose à la face ». N’oublions pas, que la forme d’eugénisme dont vous parlez, aurait pu conduire et peut encore conduire effectivement au pire. Si ce n’est déjà fait dans des « laboratoires secrets ». C’est pour cela que la bioéthique reste réservée et très prudente. « Pourvu que ça dure ». La vie n’a pas à être manipulée ainsi. Ce n’est pas, quelques chercheurs qui peuvent prétendre surpasser Dieu, le tout Puissant, la Matrice, peut importe le mot utilisé, «  sans danger » pour l'humanité.
 


 

L’infanticide.
 

Quelle différence entre un infanticide post natal et, un infanticide plus tardif ? Comme par exemple, le syndrome de Munchausen par procuration, à l’origine de 20% des morts subites du nourrisson, sans parler des violences et de la maltraitance commises sur des enfants, entraînant la mort. Dans le premier cas il semblerait qu’au niveau de la gestation, la mère avait déjà tué son enfant « in utero ». Ce qui ne serait pas le cas dans le deuxième type d’infanticide, où la mère souffre de « pathomimie » qu’elle transpose à son enfant. A mes yeux le troisième cas est celui de « l’homicide pur ». Je ne pense pas qu’une Véronique Gourjault soit considérée dans le milieu carcéral, comme une « criminelle d’enfant », mais comme une « grande malade ». Ce qui n’empêche pas de condamner de tels actes, de guérir de telles pathologies et d’acquérir le maximum de vigilance pour éviter de « tuer la vie ». Nul n’a le droit d’ôter « la vie à la vie ». Par contre, je pense qu’il y a une classification à faire dans les différents types d’infanticide.
 

Daumont Jean 14/10/2006 09:11

   Il est question non pas d'empêcher la science de progresser, mais d'empêcher qu'elle progresse à n'importe quel prix, c'est-à-dire, le cas échéant , au détriment de la nature même de "l'espèce humaine"... Enlever une cellule sur 8 dans un embryon, travailler sur un "clone" de l'embryon, voilà de quoi faire peur, si on a gardé le souvenir des laboratoires nazis avec leurs expériences génétiques sur des déportés... Et le danger est déjà présent, puisque la Corée (du Sud... on ne peut même pas dire "heureusement", en pensant à celle du Nord) vient de se doter d'un organisme chargé de réaliser des cellules-souches sur mesure pour répondre aux besoins des chercheurs du monde entier, ce qui permet à ceux-ci de contourner les difficultés faites pour cette production dans leurs pays, notamment ...aux Etats-Unis...

Jacques Heurtault 13/10/2006 20:06

Je ne pense pas que l'on puisse ni qu'il faille empêcher la science de progresser. C'est l'usage qui en est fait qui doit être contrôlé. On est au coeur de la politique! La Grande, bien sûr ... pas la polticaillerie dont on nous abreuve jour et (presque) nuit.