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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 15:16

   Ayant toujours été intéressé, pour des raisons personnelles, par la "géographie électorale", j'ai suivi évidemment avec attention les résultats des deux tours des élections présidentielles et législatives du printemps 2007... Et j'ai été passablement lassé par les interprétations de "vague bleue" qui en ont été données de façon récurrente, non seulement par les "médias" mais aussi par les responsables des partis politiques eux-mêmes, qu'il s'agisse d'ailleurs de ceux de la majorité actuelle ou de ceux de l'opposition... Au risque de ne pas faire l'unanimité, et même de la faire contre moi, ce qui n'a à vrai-dire aucune importance, j'affirme au contraire qu'il y a eu en la circonstance une relative stabilité du corps électoral.

   - D'abord, on a dit et répété que Sarkozy avait fait un "triomphe" au 2ème tour des élections présidentielles. C'est faux... Certes, il l'a emporté sans contestation, mais avec 53 % contre 47 à sa concurrente Ségolène Royal, l'écart réel n'a été que de 3 %, puisque + 1 % d'un côté entraînait évidemment - 1 % de l'autre... Il n'en est pas moins vrai qu'une prophétie de "vague bleue" s'est alors amplifiée, au point que les partis de gauche ont joué "battus", en déclarant seulement qu'il leur fallait "limiter les dégâts".

   - Ensuite arrive le 1er tour des élections législatives, et la "droite classique" (UMP + Nouveau Centre) récolte 44,3 % des suffrages ... au lieu des 42 % de 2002: succès certain, mais ce n'est pas un "raz-de-marée"... Elle remporte, il est vrai, une centaine de sièges dès ce 1er tour, mais elle ne les prend pas à la "gauche" (PS + alliés divers) qui passe de 39,1 % à 40 % : elle bénéficie simplement de l'affaissement du FN  descendant de 11 % à 4,2 % et de l'échec du MoDem, qui lui permettent ainsi un succès rapide dans des circonscriptions généralement de droite... On reparle néanmoins encore de "vague bleue"...

   - Enfin, c'est le 2ème tour des élections législatives. La faiblesse de la participation au 1er tour - seulement 60 % - a eu pour effet d'éliminer "mathématiquement" de nombreux concurrents minoritaires à droite et à gauche n'ayant pas obtenu 12,5 % des inscrits... Et donc , à de rares exceptions près, on se retrouve devant la "bi-polarisation" du 2ème tour des élections présidentielles... et le scrutin donne 46,5 % à la "droite" et 48 % à la "gauche" : succès très relatif de la "gauche", puisque ce pourcentage ne tient pas compte des députés de "droite" élus dès le 1er tour... Si on les intègre, on se retrouve à peu près dans le rapport 53/47 des élections présidentielles, et s'il était possible d'illustrer le présent article avec les cartes électorales de la France, on verrait que les cartes des 2 "deuxièmes tours" (présidentielles et législatives) sont très semblables, la droite restant majoritaire dans un "grand Est"(avec des gains dans le Nord) et la gauche restant majoritaire dans un "grand Ouest" (avec le gain particulier de la Bretagne)...

   Néanmoins, on en a conclu un peu vite qu'il y avait eu un succès de la "gauche"... Ressac...Coup de frein... etc... Et on a affirmé que la droite aurait pu conserver, voire conquérir certaines circonscriptions (toujours l'idée de la "vague bleue"...), si "on n'avait pas évoqué maladroitement la TVA sociale"... C'est possible, car dans de nombreuses circonscriptions toujours proches du 50/50, il ne faut pas grand-chose d'une élection à l'autre pour faire pivoter le balancier... Mais il peut aussi y avoir eu une réaction assez habituelle des électeurs dans ce système original des 2 tours en France, qui permet aux électeurs d'infléchir au 2ème tour les résultats du 1er tour... Mitterrand avait déjà eu ...le tour en 1988, et Sarkozy l'a d'ailleurs rappelé dans sa conférence de presse en prenant les résultats avec une philosophie ...démocratique.

   Finalement, stabilité... Pas de vague... Tout au plus, "match nul" avec maintien de l'avantage initial à la droite... Et on ne peut même pas ajouter, suivant la formule consacrée, "la balle au centre", car - n'en déplaise à certains - il n'y a pas de "centre", ou si peu...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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commentaires

Daumont Jean 01/07/2007 10:53

   Vous êtes un "égo" - centriste !..

Jacques Heurtault 30/06/2007 23:19

Mais si! mais si! Il y a un centre ... Petit centre deviendra grand!