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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 23:56

   Ces malades qui nous gouvernent ...Il a suffi qu'un média - en l'occurence France-Info, vraisemblablement en mal de "scoop" pour augmenter son audience - fasse connaître que François Hollande avait subi une opération de la prostate en Février 2011 pour que la rumeur "gonfle", obligeant l'intéressé , devenu Président, à confirmer cette nouvelle, après en avoir plaisanté, paraît-il, avec ses conseillers...

 

   Il en avait plaisanté certainement parce qu'il ne s'agissait, selon ses dires, que d'une "hypertrophie" de la prostate ...et que l'opération avait été bénigne et ne demandait pas de suivi médical, un éminent urologue ayant même déclaré qu'en 2012 il y avait eu 42.685 résections (!) en France sans suite notable ...Opération néanmoins utile, car elle évite aux intéressés des besoins urinaires fréquents et pressants ...On peut donc comprendre que cela pouvait être gênant pour un homme public comme François Hollande qui en 2011 était déjà candidat à la primaire socialiste ...Comme on le dit vulgairement en pareil cas, c'est tout de même un problème si alors on ne peut plus  ...pisser !...

 

   Mais il y a ce que les médias ne disent pas mais sous-entendent ...Problème de prostate qui cachait peut-être un cancer de la prostate ...Car il y a eu des précédents : De Gaulle avait été opéré de la prostate en 1964, mais à l'époque, avec ce personnage, un problème personnel de santé ne devenait pas une affaire d'Etat ...Pompidou, ensuite, avait caché son état de santé jusqu'à ce que sa maladie soit trahie par un visage gonflé par la cortisone ...Puis Giscard d'Estaing avait jugé bon d'instituer le bulletin de santé annuel, mais il ne publia jamais le sien ...Mitterrand, connaissant son cancer de la prostate, publiera des bulletins mensongers jusqu'à son opération à l'hôpital Cochin en 1992 ...Chirac, lui, ira à l'hôpital du Val-de-Grâce en 2005 pour un début d'AVC longtemps caché alors qu'il en était sorti amoindri ...Sarkozy, à son tour, ira dans le même hôpital en 2007 pour un "phlegmon", mais son état sera "jugé compatible avec l'exercice de ses fonctions" ...

 

   L'attitude des Présidents de la République depuis 1958 a donc été très fluctuante ...Mais il est vrai qu'ils n'étaient pas eux-mêmes des "médecins" et ont pu minimiser leurs problèmes de santé ou estimer qu'ils restaient "compatibles avec l'exercice de leurs fonctions"...Et il est certain qu'il ne fallait pas tomber dans le ridicule en faisant part d'un rhume, d'une grippe, voire d'une indigestion ...relevant d'une "auto-médication", dont on parle beaucoup actuellement pour faire des économies dans la Sécurité Sociale ...Et cette indifférence relative aux problèmes de santé n'a pas été une spécialité française : la Reine Victoria d'Angleterre au 19ème siècle était porteuse d'hémophilie n'affectant pas les femmes mais transmissible aux hommes, ce qui explique qu'elle contamina de nombreuses cours d'Europe ...Et on dit que le Président américain John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963 et son frère Robert Kennedy, assassiné le 5 juin 1968, auraient pu être atteints de la maladie d'Alzheimer s'ils avaient vécu, en raison de prédispositions de leur famille, mais cela n'a évidemment jamais pu être prouvé ...Et combien de personnalités comme de simples individus ont été dans l'Histoire porteurs de maladies sans le savoir, à fortiori si ces maladies n'étaient pas connues ...D'ailleurs où se trouve la limite entre maladie et bonne santé ?...Inversement il y a des problèmes physiologiques qui ne sont pas à priori la traduction d'une mauvaise santé, comme la cécité ou la surdité, mais qui sont "invalidants" pour des personnes appelées à des fonctions éminentes de responsabilités ...Imagine-t-on des réunions nationales et internationales avec des aveugles et des sourds ?...Peut-être, diront certains, si "l'nvalidation est "corporelle" et non "intellectuelle" ..., en pensant à l'état de santé du Président américain Roosevelt à Yalta en 1945...

 

   Alors, qu'un Chef d'Etat fasse connaître son état de santé, est-ce un "bien" ou un "mal" ? La question reste posée, car elle se situe entre la vie privée et la vie publique ...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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commentaires

Jacques Heurtault 11/12/2013 12:30


C'est sans importance car les électeurs et électrices, au moment du vote, SAVENT qui sont les membres du "ticket" ... Ils émettent donc un vote "global".


 


En outre, en démocratie, c'est au Parlement qu'incombe le pouvoir de voter les textes de lois, pas au Président! C'est exactement ce qui se passe aux Etats Unis où les pouvoirs du Président sont
en réalité très faibles. C'est aussi se qui se passe en France en période de cohabitation ... C'est le Gouvernement qui DETERMINE et qui CONDUIT la politique de la Nation! Ce n'est pas le
Président!! C'est écrit, noir sur blanc, dans la Constitution de la République ...


Toute autre interprétation consiste, de facto, à apporter de l'eau au moulin de feu Mitterrand lorsqu'il parlait du "Coup d'Etat permanent" ...

Jean Daumont 09/12/2013 09:39


Ce n'est pas si sûr, car le Vice-Président peut avoir été choisi par le candidat Président pour "ratisser plus large", à l'image des Etats-Unis (Réf: Kennedy/Johnson) et la disparition du
Président peut alors entraîner un infléchissement de la politique intérieure et extérieure du pays...

Jacques Heurtault 07/12/2013 15:27


Les responsables politiques sont des être humains comme les autres ... Je constate que c'est en France que cette question de leur santé revient sur le tapis le plus régulièrement ...


Pourquoi?


Tout simplement parce que, contrairement aux Etats Unis où la continuité du pouvoir est correctement assurée, en France, si le Président de la République décède, il y a automatiquement (et d'une
manière précipitée!) une nouvelle élection présidentielle (dans un délai compris entre 20 et 35 jours ...) et, d'une manière quasi-automatique, de nouvelles élections législatives comme suite à
une dissolution assez logique de l'Assemblée Nationale quoique non obligatoire mais néanmoins hautement probable.


C'est à dire un possible bouleversement politique ... qui amène des spéculations en tout genre!


Si nous élisions, en même temps, un président et un vice-président, nous ne serions pas confrontés à ces aléas. La vie politique s'en trouverait apaisée ...