Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Convergences
  • : Réflexions sur l'actualité en tous genres.
  • Contact

Recherche

Archives

4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:40

   Il en va des sociétés humaines comme de toute la nature ...Il y a sans arrêt des changements qui sont un élément inévitable du temps ...Si rien ne changeait, et si tout était fixe, il n'y aurait plus de vie et plus de conscience pour s'en rendre compte ...Tout se condrait avec rien...

 

   Pour autant, il n'est pas nécessaire de changer tout le temps, car on finit par ne plus savoir où l'on en est, à en avoir le tournis, et donc à ne plus avoir conscience de tout ...et de rien...

 

   C'est le dilemme où le gouvernement actuel de la France met les citoyens français ...Certes, il n'a pas inventé le principe de la "réforme" et, à chaque période de son histoire, la France a connu des réformes, mais il y avait des limites ...C'est si vrai que, dans leur langage même, les Français marquaient leur suspicion à propos des réformes : en matière religieuse, au 16ème siècle, le nom de "réformés" était synonyme de "pestiférés" pour une majorité de la population ...de même, plus tard, au 19ème siècle, avec le service militaire obligatoire, le mot de "réformé" était devenu l'équivalent de "planqué" ou de "tire-au-flanc", même s'il correspondait à des critères légitimes (infirmité, maladie, etc ° ...Pire encore, le mot de "réformé" est encore utilisé dans le monde agricole pour désigner une bête à abattre...

 

   Alors, qu'on nous laisse souffler avec les "réformes" ...Certes, pour les socialistes, c'est une manie ...même si cela correspond à de bonnes intentions : il en a été ainsi avec les congés payés de Léon Blum en 1936 avant la défaite de 1940, des nationalisations de François Mitterrand avec les nationalisations avant le retour en arrière de la rigueur, ...et maintenant , avec François Hollande, il y a eu des mesures en faveur des groupes sociaux en difficulté ...Mais de là à affirmer, comme le Er ministre Manuel Valls, "qu'il faut réformer, réformer, et réformer inlassablement", il y a de quoi lasser l'opinion des Français, d'autant plus qu'il ajoute que "la Rentrée sera difficile", autrement dit que les Français vont devoir se serrer la ceinture ...Bien sûr, on ne pleurera pas - surtout en ce jour anniversaire du 4 août 1789 marqué par l'abolition des privilèges - que certains privilégiés actuels soient fortement imposés, mais on ne peut pas ignorerque cela frappera encore et surtout la classe moyenne, faite de gens ayant acquis une certaine aisance le plus souvent par leur travail et leur mérite ...

 

   Alors, pour les réformes, si l'on faisait la pause, ne serait-ce qu'en attendant le retour de la croissance, qui semble se pointer dans le pays moteur de l'économie mondiale que restent les Etats-Unis ?...

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
commenter cet article

commentaires

Jacques Heurtault 16/08/2014 08:54


Il faut proposer une réforme simple : augmentation des impôts des autres! Elle obtiendra un franc succès! S'il est proposé une réforme consistant dans l'augmentation de ses propres impôts, elle
n'aura aucune chance de passer ... Pourtant, d'un point de vue global, c'est EXACTEMENT la même réforme!


C'est normal car l'enfer, c'est les autres ...

Loubomyr 05/08/2014 15:13


Le gros problème c'est que le mot réforme a pris, en France et en Europe, une connotation négative. La réforme est maintenant sinonyme d 'efforts à fournir par les citoyens alors qu'elle est mise
en oeuvre par des politiciens qui, eux, n'en font aucun, ou alors symboliquement et en trainant des pieds : il s'uffit de voir leur peu d'empressement, proprement scandaleux - trente ans qu'on en
parle -, dans la mise en route de la réforme administrative et territoriale ; pour augmenter l'age de départ en retraite ou diminuer les prestations sociales, nos politichiens ont toujours des
idées en réserve ; lorsqu'il s'agit de toucher à leur pré carré ou à leurs baronnies, alors là, il y a toujours de bonnes raisons pour remettre encore à demain. C'est comme en économie : on
n'arrète pas de nous bassinner avec le coût du trravail, en omettant soigneusement de mettre en lumière le coût du capital et en occultant la faiblesse en investissement, en recherche et en
développement des PME et entreprises du CAC 40. Nous arrivons au bout d'une économie de rentiers et la raison pour laquelle les choses ne changent pas est bien simple : les rentiers votent en
masse conservateur et les ouvriers et employés votent en masse avec leur pieds ou pour Marine ......