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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 23:24

   On connaît l'expression "Sans foi, ni Loi", qui est synonyme d'anarchie, c'est-à-dire de l'absence totale de règles dans la vie sociale ...Mais l'expression, dans saournure négative, n'en laisse pas moins entendre que ces règles peuvent être imposées ...par la Foi ...et par la Loi.

 

   Le rôle respectif de la Foi et de la Loi a toujours été l'objet d'un débat ...Il fut un temps où il n'y avait de loi que celle imposée par la religion, et la séparation entre la "croyance religieuse" et "l'institution civile" ne s'est pas faite sans difficultés dans de nombreux pays, comme dans le cas de la France où il a fallu la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 pour faire cette différence ...et cette différence n'existe toujours pas dans des pays comme ceux qui sont soumis à la "loi coranique"...

 

   Encore faut-il que, pour respecter la différence entre la foi et la loi, on n'impose pas dans la loi une volonté de mettre en pratique ...des actes de foi. Or François Hollande, le Président de la République Française, y procède actuellement en voulant imposer à tous les citoyens les "60 engagements" qu'il a édictés comme un ..."sexalogue", comme s'il s'agissait d'un texte analogue au "décalogue" biblique, à respecter comme un catéchisme...

 

   Certes, il n'y a rien de répréhensible - au contraire - à avoir manifesté ses intentions avant d'être candidat aux élections présidentielles, car les citoyens étaient ainsi prévenus et pouvaient ainsi voter ou non pour lui en connaissance de cause ...Mais il est évident que les intentions sont une chose ...et les réalités une autre ...Et la politique ne consiste pas à appliquer des textes de "foi" sans tenir compte de ces réalités, mais à édicter des textes de "loi" représentant une application raisonnable et concertée en fonction de ces réalités...

 

   On aurait donc compris que le Président Hollande s'attaque en priorité et résolument à des problèmes urgents comme le chômage, la sécurité et l'école ...Or, 15 mois après son élection, il n'y a pas eu de mesures importantes capables de frapper l'opinion ...comme l'avaient été, par exemple, à tort ou à raison, l'abolition de la peine de mort et la loi des 35 heures au début du septennat de François Mitterrand ...Il y a eu tout au plus des mesures timides comme les emplois d'avenir ...à l'avenir incertain, ...ou une réorganisation du calendrier scolaire ...suscitant l'hostilité des syndicats d'enseignants de toutes tendances...

 

   Au lieu de cela, on a accordé la priorité à des lois qui ne correspondent pas aux préoccupations essentielles des Français : le mariage pour tous qui n'était même pas demandé par les homosexuels et qui a par contre braqué les adversaires au mépris du "rassemblement" prôné par François Hollande dans ses "60 engagements" (Opuscule, page 39), ...l'interdiction du cumul des mandats, dont les Français n'ont que faire, certains estimant même que ce cumul est un bon moyen de faire connaître les préoccupations locales au niveau national, ...la transparence des patrimoines des élus voulue en raison de la faute d'un ...ministre socialiste, mais interprétée par la très grande majorité honnête  des représentants de tous partis comme une marque de défiance et de "voyeurisme" ...

 

   Et on attend encore des mesures fortes, comme l'instauration d'une véritable flexibilité du travail permettant d'adapter celui-ci aux circonstances et de le partager, à l'instar de l'Allemagne ...ou, encore, une diminution des charges des entreprises - à l'exception de celles implantées à l'étranger - pour relancer la croissance et "inverser la courbe du chômage" autrement que par des "invocations" ...On n'en est pas là : comme l'écrit l'éditorialiste Michel Urvoy dans le journal Ouest-France du 26 juillet 2013, on n'a que "la loi sans la foi" ...

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Published by Jean Daumont - dans Institutions
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