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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:43

   La "dette" a, par définition, un caractère négatif, à l'opposé de la "créance", ...de même que le "déficit" par rapport à "l'excédent" ...ou le "débit" vis-à-vis du "crédit" ...Et il paraît moral qu'une dette donne lieu à un remboursement, de même qu"une créance puisse être levée, comme si l'équilibre était la loi des échanges...

 

   Mais les échanges n'obéissent pas à la morale, et une "dette" n'est pas considérée comme une faute ...Elle est même une pratique courante dès l'Antiquité, car il y a toujours eu, en fonction des circonstances de la vie, des "prêteurs" et des "emprunteurs", les premiers avançant de l'argent ou des biens équivalents aux seconds, en contrepartie du versement d'intérêts correspondant aux délais de remboursement ...inversement, il y a toujours eu aussi des gens plaçant leur avoir ou leurs créances dans des "placements" leur rapportant une "rente" ...Telle a été d'ailleurs la raison d'être des "banques", assurant à la fois les dépôts et les emprunts pour les particuliers ou les entreprises ...Et il est d'ailleurs apparu que, constamment, compte tenu des problèmes de la vie économique, il y a eu un déficit constituant ce qu'on appelle la "dette privée" ...qui est d'ailleurs largement supérieure à la "dette publique", en France comme dans la plupart des pays du monde ...

 

   Car il y a une dette publique, résultant des opérations effectuées par les Etats pour les besoins de leur politique intérieure ou extérieure, qu'il s'agrisse des biens, des entreprises nationalisées, des administrations ou des emprunts ...Longtemps, cette dette publique est restée, en France, inférieure à l'équivalent de 70 milliards d'euros, soit environ 20% du PIB,  , notamment de 1945 à 1975 (les "Trente Glorieuses") ...mais à partir de 1975 elle entame une montée irrésistible : d'abord Giscard d'Estaing, l'économiste, ne peut empêcher qu'elle grimpe jusqu'à 92 milliards, soit 25% du PIB, en 1981, en raison des deux chocs pétroliers ...Puis Mitterrand la multiplie par 6 en raison d'une politique sociale généreuse (35 heures, retraite à 60 ans...), la faisant monter à 570 milliards, soit 50 % du PIB, en 1995 ...Puis Chirac, bénéficiant d'une hausse importante du taux de croissance , ne réalise qu'un doublement de la dette qui atteint  1152 milliards, soit 65  % du PIB en 2007 (c'est le temps des "cagnottes") ...avant que cette dette ne s'envole dans une montée exponentielle avec Sarkozy, puisqu'elle monte en 4 ans à 1692 milliards, soit 86,2 % du PIB, en 2011, contrairement à ses promesses initiales, contrariées - il est vrai - par une crise affectant l'ensemble des pays occidentaux...

 

   Alors, que faire ?...Manifestement, la France ne peut rien faire seule, malgré certaines sirènes "nationalistes", car son retrait de l'Europe, voire d'autres instances internationales, aggraverait encore sa situation ...Mais l'Europe elle-même est paralysée par l'aide prioritaire accordée aux pays les plus endettés ciomme l'Irlande, le Portugal et surtout la Grèce ...ou alors il faut accorder des moyens supplémentaires d'intervention à son "Fonds de Stabilité Financière" (FSF) en faisant appel au Fonds Monétaire International (FMI), ...ce qui serait assurément préférable à des emprunts directs auprès de pays actuellement épargnés comme la Chine et les pays dits "émergents", qui sonneraient comme une revanche historique de pays autrefois colonisés ...et exploités par l'Occident ...De toutes façons, les pays occidentaux n'échapperont pas à la nécessité de faire des économies, en commençant par mettre impérativemnt leurs budgets en équilibre, conformément à la fameuse "règle d'or", et en sabrant dans les effectifs des administrations, les niches fiscales ...et autres "paradis fiscaux" ..., et ceci quels que soient les partis au pouvoir ....Mais il est évident que cela ne sera qu'un "cautère sur une jambe de bois", et  que, "les petits ruisseaux faisant les grandes rivières", il faudra augmenter les impôts ...après les élections prochaines (France, Espagne...) ou éventuelles (Italie, Grèce...)

 

   Mais dès lors, le problème s'élargira au delà de celui de la dette ...En France, il y a déjà 4.400.000 chômeurs "recensés" , soit 7 % de la population ...et 19.000.000 de "pauvres", soit 27 % ...L'avenir est sombre, si le taux de croissance actuellement presque nul (0,4 %) ne remonte pas pour ouvrir de nouvelles perspectives...

 



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Published by Jean Daumont - dans Economie et Société
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Jean Daumont 18/11/2011 00:52



Exact, en ce qui concerne les 35 heures, et je suis d'autant plus impardonnable que j'ai travaillé naguère sur ce sujet, ainsi que sur le système monétaire international, avec mon fils, quand il
préparait son entrée à Sc.Po entre 1979 et 1981 ...Mitterrand, c'est 39 heures, et déjà certains hurlaient à la ruine de la France !...


 


Réf : http://fr.wikipedia.org/wiki/35_heures



Jacques 18/11/2011 00:06



"L'hémorragie la plus lourde pour le budget de l'Etat est l'évasion fiscale, estimée à minima à 20 milliards d'euros. Aucun moyen n'est donné aux
services fiscaux, ni pour la détecter, ni pour la contrer, et aucune mesure n'a été prise par le gouvernement, alors que Nicolas Sarkozy avait 'déclaré la guerre' aux paradis
fiscaux"


Communiqué des élus Socialistes de Gironde avant le discours de M. Sarkozy à Bordeaux ce 15 novembre 2011.


 


jf.



Jacques 18/11/2011 00:03



Petit rappel des années Jospin en matière de dette:



1997 59,2% du PIB
1998 59,4%
1999 58,9%
2000 57,3%
2001 56,9%


 


jf.


 


 



Jacques 17/11/2011 23:58



Désolé de devoir faire encore le "pinailleur" mais ce n'est pas François Mitterrand qui a instauré les 35 heures.....


 


jf.