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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 22:41

   Ainsi, en deux mois symboliques du printemps, les Français ont choisi le "changement" en passant cette fois de la "droite" à la "gauche" ...Rien de nouveau dans le beau pays de France qui, depuis plus de deux siècles, n'a pas cessé de passer, sous des noms divers, d'un camp à un autre, au prix d'une douzaine de régimes et d'innombrables ministères ...Ils restent encore "maintenant" les héritiers de leurs fameux ancêtres "les Gaulois"  considérés par le Romain Jules César comme un peuple instable et qurelleur...

 

   En contrepartie, il faut convenir que le monde n'est pas immuable et qu'il est naturel, dans la plupart des pays démocratiques, de changer de gouvernement de temps à autre ...C'est un moyen de permettre au plus grand nombre possible de citoyens d'accéder aux responsabilités à tous les niveaux ...Mais le problème est en France que les nouveaux responsables ne se contentent pas d'assurer la continuité des affaires, en y apportant leur note personnelle, et se croient le plus souvent obligés ...de tout réformer. C'est ainsi qu'après la réforme radicale du Général De Gaulle ayant assuré l'élection du Président de la République au suffrage universel, ...Giscard d'Estaing avait fait du "changement" un principe, ...Mitterrand avait appliqué un "programme commun" bouleversant l'économie avec les nationalisations, ...Chirac avait initié des mesures pour réduire la "fracture sociale", ...et Sarkozy avait multiplié les réformes concernant notamment la retraite, l'université, la sécurité, ...sans oublier le bouclier fiscal ...Et ceci alors qu'il n'y avait pas de crise majeure dans une société marquée par une élévation du niveau de vie et l'accroissement constant d'une classe moyenne...

 

   Or, à son tour, François Hollande a annoncé que "le changement, c'est maintenant" et, devenu Président, il entreprend, avec son gouvernement, l'application de ses "60 engagements pour la France" ...Certes, des réformes sont toujours utiles en fonction de l'évolution des choses, mais il n'y avait pas une obligation "sacrée" à les appliquer aussitôt et sans grand discernement dans un pays comme la France plus révolutionnaire en paroles qu'en actes : il ne s'agissait tout de même pas des "10 commandements de Dieu" , ni d'une "Déclaration des Droits" ...et ceci d'autant moins que le Président Hollande n'a été élu que par une marge limitée  - 52 %contre 48% à Sarkozy - et que les élections législatives ont donné lieu à une abstention record - 43,7 % - ne traduisant pas un élan populaire ...et devant inciter plutot à une grande prudence dans les réformes ...Manifestement, ce n'est pas le cas.

 

   Qu'à la rigueur, le gouvernement socialiste diminue le salaire du Président et des Ministres de façon symbolique, pourquoi pas ...Mais il entreprend actuellement un véritable bouleversement où l'intérêt des Français semble passer après le souci de "détricoter" ce qui avait été sous la direction de Sarkozy, alors que celui-ci, en dépit de certaines erreurs dont il est lui-même convenu, n'a pas laissé un "bilan globalement négatif", comme le reconnaît le ...socialiste Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes ...Quant aux premières mesures, elles sont loin de faire l'unanimité, y compris au sein du parti socialiste, qu'il s'agisse de retour - même partiel - à la retraite à 60 ans, qui met en cause le paiement de la retraite de la génération future ..., de l'intention de régenter la prostitution (!), ...de légaliser toutes les formes de mariages, notamment por les couples homosexuels avec adoption possible d'enfants - ce qui a d'ailleurs suscité l'ironie envers un "Président qui veut marier tout le monde" alors qu'il vit lui-même en concubinage notoire ...Où va-t-on si l'Etat intervient ainsi dans des comportements "personnels" ...Et où va-t-on aussi si on rétablit une loi interdisant la négation des génocides - dont le génocide arménien - reprise d'autant plus surprenante qu'elle avait déjà été votée en janvier 2012 sous la présidence ...de Sarkozy ...et "retoquée" par le Conseil Constitutionnel ...IL est vrai que Conseil Constitutionnel lui-même, en dépit d'un comportement irréprochable, est menacé d'une réforme...

 

   Et ce n'est pas fini ...puisque le gouvernement socialiste a constitué une commission pour réfléchir à une loi sur le non-cumul des mandats ...L'intention est certes louable, car il y a des abus aboutissant à l'existence de véritables "féodaux" jouant sur leur double appartenance nationale et locale, mais il ne faut pas généraliser ...et d'ailleurs il n'est pas du tout sûr que le gouvernement trouve une majorité à l'Assemblée, et encore moins au Sénat, pour voter une telle loi,  car la plupart des Conseils Régionaux et Généraux sont présidés par des ...socialistes ...C'est pourquoi il est permis d'espérer que ce sont les socialistes eux-mêmes qui mettront un frein à ...la "réformite"...

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Published by Jean Daumont - dans Institutions
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commentaires

Jacques Heurtault 11/07/2012 16:17


Mais c'est encore lui, le Général de Gaulle, qui a demandé à Lucien Neuvirth, le père législatif de la "pilule" de prendre en charge ce dossier particulièrement sensible ...


Une fois de plus, il a été un visionnaire ...

Jean Daumont 11/07/2012 15:22


   C'est bien ce que je dis ...Le Général De Gaulle ne s'occupait que de l'essentiel ...Ce n'est pas lui qui se serait préoccupé de questions privées, à fortiori de "mariages"...

Jacques Heurtault 11/07/2012 00:14


L'une des toutes premières réformes de de Gaulle fut pourtant la réforme des finances publiques conduite par un certain Wilfrid Baumgartner accompagné d'un autre, un certain Antoine Pinay qui
ont, dans la foulée, mis en place "le nouveau franc" ... Ce n'était pas pour la gloriole. Il fallait assainir les comptes publics.


Il est vrai que ça urgeait tout particulièrement! L'Etat était quasiment en cessation de paiement.


Il a aussi conduit l'indépendance de l'Algérie, considérant, avec sagessse que Colombey devait rester "les deux églises" (bien qu'il n'y en ait jamais eu qu'une seule ...) et non point devenir
"les deux mosquées" ...

Jean Daumont 10/07/2012 09:30


   J'ai bien dit que des réformes sont constamment nécessaires pour suivre l'évolution des choses ...Et il est normal qu'un élu cherche à appliquer les engagements qu'il a pris ...Mais
il doit le faire avec discernement en tenant compte du contexte à la fois intérieur (demande des citoyens : réf 43,7 % d'abstentions) et extérieur (crise économique, ...et donc ne pas en faire un
catéchisme ...Le Général De Gaulle a effectivement été un grand réformateur, mais il n'a effectué que des réformes "fondamentales" touchant aux institutions ...Il ne s'est abaissé aux détails...

Jacques Heurtault 10/07/2012 00:41


Il me semble tout de même que le moins que l'on puisse attendre d'un élu, c'est qu'il réalise les engagements sur lesquels il a été élu!
Jusqu'à présent aucune des réformes réalisées par la nouvelle équipe au pouvoir (il y en a très peu mais c'est normal après à peine deux mois d'exercice du pouvoir dont seulement 3 semaines
d'exercice "complet", avec la "bonne" majorité à l'Assemblée Nationale) n'a été inventée ... Elles figurent toutes dans les programmes électoraux (présidentiel et Assemblée nationale) qu'ont
porté les élus au pouvoir.


Il conviendrait également de ne pas oublier que si la France a compté dans ses rangs un certain nombre de réformateurs, le plus audacieux d'entre eux et le plus illustre est et reste le Général
de Gaulle! Il arrive loin devant tous les autres ...