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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 17:50

   Les violences qui viennent de se produire à Marseille, à l'instar de Paris et d'autres grandes villes de France, pose le problème de la sécurité intérieure des citoyens.

 

   Le problème n'est manifestement pas la conséquence d'un changement de majorité politique en 2012, puisque les violences se manifestaient déjà sous la présidence "droitière" de Nicolas Sarkozy, avant de se manifester sous celle de François Hollande ...à cette différence près que Nicolas Sarkozy avait bâti sa popularité à l'occasion d'une intervention courageuse lors d'une prise d'otages dans une école de Neuilly-sur-Seine et avait ensuite pratiqué une politique sécutitaire comme Ministre de l'Intérieur, puis comme Président , ...tandis que François Hollande, voulant "rassembler tous les Français" ( fascicule des 60 engagements, page 39) a laissé sa Ministre de la Justice, Christiane Taubira, abolir les mesures contre la récidive et libérer les délinquants non criminels sous le prétexte d'un nombre insuffisant de places dans les prisons, dont elle a réduit le plan d'extension...

 

   Il faut bien admettre maintenant que les individus fauteurs de troubles ou susceptibles de le devenir ne sont nullement sensibles à une politique "angélique" les priant de se calmer au nom de la citpyenneté, et il est tout-a-fait symptômatique que la sécurité redevient la 1ère préoccupation des Français, avant même le chômage,et que le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, soit en tête des personnalités "susceptibles de jouer un rôle important" dans les années à suivre, avec 43 % d'opinions favorables devant les 36 % de Nicolas Sarkozy, s'étant, il est vrai, déclaré hors course ...et les 25% seulement de la Ministre de la Justice, Christiane Taubira, à peu près au même niveau que la cote de confiance de François Hollande à 27 %...

 

   On peut évidemment s'interroger sur l'importance majeure ainsi apportée à la sécurité ...Il est certain qu'elle est un besoin fondamental et constant des hommes, qui ne peuvent pas vivre dans l'anarchie, ni même dans le trouble ou l'instabilité ...Ce n'est pas par hasard que Louis XIV fonde la monarchie absolue après la Fronde au 17ème siècle, que Napoléon instaure sa dictature après la Révolution de 1789, que son neveu Napoléon III fait de même après la Révolution de Février 1948 et les journées de juin suivantes, ...et que De Gaulle instaure la pré-éminence présidentielle par la Constitution de 1958 amendée en 1962 pour mettre fin au régime instable des partis.

 

   Mais le besoin de sécurité ne s'arrête pas à un seul pays comme la France, même si elle est un exemple caractéristisque ...Elle est ressentie aussi au niveau international, à fortiori après deux Guerres mondiales, ayant conduit les survivants et les héritiers des millions de victimes à mettre en place des institutions capable de sauvegarder la paix ...Et il est à nouveau symptômatique que l'organisme mis en place par l'ONU en 1945 s'appelle le Conseil de Sécurité ...Il est vrai que ce Conseil n'a pas les moyens de faire respecter ses décisions - quand elles peuvent être prises sans l'opposition fatale d'un membre - n'ayant pas d'armée autre qu'une "force d'interposition", ...étant alors obligé de laisser agir éventuellement des armées de pays membres, comme cela a été le cas des Etats-Unis en Indochine, afghanistan et Irak...

 

   Par ailleurs, la sécurité est nécessaire dans d'autres domaines se rapportant aux activités humaines : pas de transactions possibles des affaires , si la sécurité économique n'est pas garantie, pas de travail possible si la sauvegarde des employés n'est pas assurée, pas de système d'information viable s'il n'est pas à l'abri de l'espionnage (comme les Etats-Unis en font actuellement l'expérience), ...et pas de vraie liberté si la réglementation devient excessive, suivant le principe qu'on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux ...Comment concilier la liberté et la sécurité ? ...Le problème n'est pas nouveau ... Déjà Alexis de Tocqueville, au début du 19ème siècle, l'évoquait dans son livte "De la Démocratie en Amérique" :

 "...Le souverain couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ...Il ne brise pas les volontés, mais les amollit, les plie et les dirige...Il force rarement d'agir, mais s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse...Il ne détruit point...Il empêche de naître, il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint,...il réduit chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger"...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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commentaires

Loubomyr 11/09/2013 16:41


Quand on voit les commentaires faits sur ce sujet par l'innéfable maire de meaux et la triste marchande de poissons Morano, ainsi que la réponse à ces commentaires par le patron du PS, on se dit
que nos politicards ne sont pas près de s'attaquer aux vrais problèmes et vont continuer pendant longtemps à faire du bruit en croyant qu'on va prendre leurs élucubrations pour uine quelconque
réflexion; On dit qu'on a les chefs qu'on mérite : il faut donc droire que les français sont tombés biens bas pour n'avoir que de tels "représentants du peuple"!!!!