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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:10

                                   

   S'il est bien une vérité naturelle - pour ne pas dire une vérité de La Palice - que les enfants apprenaient de leurs instituteurs - les "hussards noirs de la République" - dès leur entrée à l'école primaire, c'est la distinction entre le genre masculin et le genre féminin, et même cela leur posait des problèmes quand les "noms" avaient la mauvaise idée de changer de genre entre le singulier et le pluriel,...ou quand le genre masculin l'emportait sur le genre féminin dans le pluriel des "adjectifs" alors "qualificatifs" ou "attributs" ...C'était le temps où l'instruction, paraît-il, était "traumatisante", même si la majorité des Français devenus adultes depuis lors n'en tremble pas à son seul souvenir.

 

   Mais tout cela est fini ...ou du moins certains "bons esprits" le pensent ...Ils reviennent d'ailleurs à la charge, car ils s'en étaient déjà pris aux bases de cette instruction ancienne après les "évènements de 1968", où il était "interdit d'interdire", et où il fallait bannir ce qui pouvait nuire à "l'enfant-roi", qu'il s'agisse d'exercices sélectifs comme la dictée - si elle préconisait pas "l'ortograf", ...ou d'examens comme le Certificat d'études, le Brevet ou le Baccalauréat, où la hausse du pourcentage des reçus était inversement proportionnelle à la baisse du niveau d'ensemble ...Maintenant on va plus loin, ...et même beaucoup plus loin...

 

   En effet, on veut imposer une théorie - dite théorie du genre - suivant laquelle les carences actuelles de l'instruction - pourtant engendrées par les dérives issues des "évènements de 1968" - sont en fait le résultat d'une discrimination entre les filles et les garçons, attentatoire à l'égalité ...S'il s'agissait seulement d'une initiative de Vincent Peillon, l'actuel Ministre de l'Education Nationale, on pourrait en sourire comme étant une illustration de l'article 31 des "engagements" du Président François Hollande ...et se résigner à attendre son successeur, car on ne compte plus les Ministres - de quelque parti qu'ils soient - ayant attaché leur nom à une réforme : Faure, Guichard, Fontanet, Haby, Jospin, Lang, ...Fillon, etc ...Mais cette fois, c'est le syndicat majoritaire des instituteurs devenus ...Professeurs des Ecoles - le SNUIPP - qui monte au créneau en affirmant que "la théorie du genre est une possibilité de repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l'idée de complémentarité dans la différence et censé s'actualiser principalement dans le couple hétérosexuel" ...CQFD ...Comme disait Boileau, "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" ...Mais ce n'est pas fini, car le SNUIPP  ajoute : "Le genre n'est pas seulement un rapport de domination des hommes sur les femmes; Il est aussi un ordre normatif qui sanctionne les transgressions. Pas question de s'adresser régulièrement à l'école de manière collective "aux filles" et "aux garçons" ...Ah! oui, ...mais à qui alors ?... A des êtres asexués auxquels (fâcheux masculin pluriel) on réservera par exemple des toilettes communes dans les cours de récréation ?...

 

   Et les enfants - c'est-à-dire ceux qui ont encore l'âge d'être des "garçons" et des "filles" - dans tout cela ?...Silence ! ...Ils n'ont manifestement pas la parole ...On aurait autrefois dit qu'ils n'ont pas l'âge de raison ...même si ce sont eux qui, maintenant, apparaissent comme les plus raisonnables ...car on leur fera pas prendre des vessies (mot orienté...) pour des lanternes (au sens étymologique des "riens") ...Ils  en sont encore aux réalités et non aux réflexions philosophiques niant celles-ci ...Et, comme le dit un enseignant ayant caché prudemment son identité : "Je suis là pour instruire les élèves qui me sont confiés et non pour bourrer le crâne de gamins de 6 à11 ans de théories fumeuses qu'ils ne comprendront pas à cet âge" ...Et, comme le précise le psychiâtre Christian Flavigny, "l'enfant est par nature à l'âge des jeux, et c'est dans ces jeux que s'élabore son identité sexuée par la référence au parent du même sexe, le garçon dans l'aiguillon de la rivalité au père où se façonne le masculin, la fille dans le partage qui tôt s'ébauche avec sa mère des enjeux de la féminité-maternité"...

 

   Qu'on se le dise...

 


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Published by Jean Daumont - dans Education
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Lubomyr 05/06/2013 17:08


La maxime de Boileau est toujours d'actualité ; le problème c'est que dans un monde manquant singulièrement de visibilité, il est particulièrement difficile de concevoir quoi que ce soit de
cohérent et donc de l'ennoncer clairement. C'est peut être là l'explication de l'incomunicabilté croissante entre les politiciens et les électeurs. 

Jean Daumont 03/06/2013 00:20


  Je n'en reviens pas de la rapidité de votre commentaire, dont j'ai été prévenu par la messagerie, avant que celle-ci ne cafouille à son tour, puisque je n'ai plus la colonne de gauche - ah
la gauche synonyme de maladroit, bien sûr - avec les correspodants et les contacts ...J'en ai assez de ces embarras informatiques, et je vais me coucher !...

Jacques Heurtault 03/06/2013 00:00


Bravo pour cet excellent développement, particulièrement incisif!