Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Convergences
  • : Réflexions sur l'actualité en tous genres.
  • Contact

Recherche

Archives

16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:03

   La violence qui s'est déchaînée au soir du lundi 13 mai 2013 à l'occasion d'une fête spontanée des supporters du Club de football du Paris-Saint-Germain, venus célébrer sur le parvis du Palais de Chaillot sa victoire dans le championnat de France, n'est pas une spécialité de la France, car il y a eu de nombreux précédents dans d'autres pays, comme une émeute en Californie aux Etats-Unis le 25 juillet 2012, des troubles au Caire le 11 septembre 2012, ou plus récemment encore des incidents au Bangla-Desh le 26 avril 2013 ...Il n'en est pas moins vrai que les Français s'enflamment facilement pour des causes bonnes ou mauvaises, qu'il s'agisse d'événements sportifs - comme la victoire de la France à la coupe du monde 1998, il y a déjà un quart de siècle - ou de problèmes sociaux - comme les manifestations favorables ou hostiles au mariage pour tous depuis 2012 - ou encore et surtout les crises politiques à répétition marquées les révolutions de 1789, 1830, 1848, 1871 (Commune) ou les émeutes de 1934 (affaire Stavisky), 1968 (Etudiants), 2006 (CPE)...Et malheusement, dans la plupart des cas, à côté des manifestants défendant leurs idées ou leurs besoins dans le calme, il y a toujours eu des individus louches y trouvant une occasion de destruction et de pillage, cette "lie de la société" évoquée naguère  par Victore Hugo dans "Notre Dame de Paris" (la Cour des miracles...) ou Eugène Sue dans "Les Mystères de Paris" ...Paris ...Paris ...Toujours Paris ...La rançon de la centralisation et du rassemblement d'une grande partie de la population française dans la capitale et sa banlieue...

 

   La violence n'a donc rien d'exceptionnel, et même si les Français s'y illustrent  particulièrement, il faut bien admettre qu'elle fait partie de la nature humaine en général, et comme les hommes sont - paraît-il - dotés d'une conscience morale, ils ont une responsabilité que n'ont pas les "autres" animaux dont le comportement éventuellement brutal correspond seulement à des besoins ...Et cette responsabilité les amène à prendre dans ce domaine des attitudes opposées :

   - soit une attitude "offensive" se manifestant par une violence personnelle (injure, harcèlement, abus d'autorité...), ou par une violence collective (groupe s'imposant par la force à un autre, voire terrorisme d'Etat à l'instar du nazisme d'Hitler en Allemagne ou de la répression des Kurdes par Sadam Hussein en Irak)...

   - Soit une attitude "défensive" consistant à résister à l'oppression, ce qui peut conduire là encore à une alternative : ou bien répondre à la violence par la violence et on parle alors de "guerre juste", comme l'entend Pascal dans ses "Pensées" quand il écrit "Il est juste que ce qui est juste soit suivi ...La justice sans la force est impuissante" ...ou bien refuser d'entrer dans l'engrenage "violence contre violence" ...en pratiquant la "non-violence", telle qu'elle a été pratiquée par le Mahatma Gandhi en Inde ou Martin Luther King aus Etats-Unis pourtant assassinés, ou sous la forme passive de la "grève de la faim" ou du simple "sit-in"...

 

   Finalement, il apparaît qu'il n'y a pas de solution pour éradiquer la violence chez les hommes ...Et on ne peut avoir aucune garantie contre sa récurrence éventuelle, à fortiori si, comme en France, la justice n'a recours qu'à des peines symboliques...

 

  

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Daumont - dans Economie et Société
commenter cet article

commentaires

Jacques Heurtault 19/05/2013 18:37


Pour éradiquer la violence, je ne vois que deux moyens :


1. la non-violence absolue. C'est bien mais c'est long!


2. La violence d'Etat. C'est efficace à condition que cet outil soit PARFAITEMENT maitrisé.


Par exemple, au Trocadero, deux ou trois morts chez les casseurs puis, en cas de débordements ultérieurs, la proclamation de l'état d'urgence avec mobilisation de l'armée (et donc une probabilité
de nouveaux morts chez les casseurs).