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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:02

   Le socialisme dépassé ?...Question saugrenue, alors que le Parti Socialiste l'a emporté en France en mai 2012, non seulement avec son candidat François Hollande aux élections présidentielles, mais encore à la majorité absolue  aux élections législatives ...Il ne s'est donc jamais aussi bien porté !...

 

   Mais le Parti Socialiste est en France l'émanation du "Socialisme", c'est-à-dire d'une doctrine relativement récente, puisqu'elle est apparue en Occident au 19ème siècle, pour faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts particuliers, en opposition avec le "libéralisme" qui, sous couvert de liberté, donnait lieu dans le cadre de la révolution industrielle à une exploitation incontrôlée de la population ouvrière par les possédants ...Cette doctrine avait alors pris divers aspects : d'abord conçue sous la forme d'un idéal, donnant le jour à un socialisme dit "utopique" des français Proud'hon, Fourier et Saint-Simon, ouvert à tous les citoyens, elle s'était donnée ensuite une apparence scientifique au seul profit des ouvriers jugés seuls capables de transformer la société,sous le nom ce "communisme" avec le "Manifeste de 1848" des allemands Marx et Engels : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous " !...

 

   Chacun sait ce que le "communisme" a donné : échouant dans une main-mise sur la société dans les pays occidentaux, il ne l'emporte d'abord qu'en Russie avec Lénine puis Staline dans le cadre du désordre engendré par la défaite de 1917 contre l'Allemagne (soviets d'ouvriers et de soldats), ...et plus tard en Chine ave Mao-Tsé-Toung en 1948, cette fois à la suite des difficultés suscitées par la 2nde Guerre mondiale ...Mais le communisme a depuis lors reflué de ces deux pays, où il est même paradoxal de trouver maintenant le plus grand nombre de milliardaires ...et il ne se maintient jusqu'à présent qu'en ...Corée du Nord, sous la forme  ...d'une dynastie héréditaire ...ainsi que, sous une forme résiduelle d'un Parti marginal dans les pays occidentaux...

 

   Evidemment le "socialisme" n'en est pas là ...Et même il n'a pas cessé de se développer au 19ème puis au 20ème siècle, notamment en France où, soutenu par une "petite bougeoisie en formation" de fonctionnaires et cadres, il parvient au pouvoir en 1937 avec Léon Blum, grâce au soutien sans participation ...et sans lendemain du Parti Communiste...Il en est de même après la 2nde Guerre mondiale en 1945, où le Parti socialiste, notamment avec Guy Mollet, compose avec le Parti communiste, soutenu par l'action des ouvriers aspirant à une vie meilleure après la victoire sur l'Allemagne  (Grèves des mineurs du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine) ...Mais cet appui n'a cessé de diminuer en raison de la décroissance du nombre des ouvriers à la faveur des progrès techniques et de l'accroissement même relatif de la richesse moyenne (les "Trente Glorieuses entre 1950 et 1980) ...Et ce n'est pas par hasard que François Mitterrand, devenu le 1er Président socialiste de la 5ème République en 1981, pourra se permettre de les écarter du gouvernement en 1984...

 

   Est-ce-à dire qu'après les épisodes de "cohabitation" ayant marqué ses deux mandats et ceux de son successeur de "droite" Jacques Chirac (1995-2007) , et après l'épisode de la "droite" seule au pouvoir avec Nicolas Sarkozy (2007-2012), l'arrivée du Président socialiste François Hollande va être le début d'une ère de longue durée du socialisme en France ?...Rien n'est moins sûr, car le problème se déplace de plus en plus en France - comme dans les autres pays occidentaux - du plan "politique" au plan "économique" ...et la preuve en est que les Chefs d'Etat ou de Gouvernement des pays occidentaux sont écartés aux élections, sans considération de leur appartenance à la "gauche" ou à la "droite", essentiellement en raison des difficultés économiques et de la montée du chômage, qu'ils ne sont pas en mesure de maîtriser ...

 

   C'est la raison pour laquelle certains "experts", inversant les données du problème, pensent que la crise économique serait provoquée...par l'application du "socialisme", dans la mesure où celui-ci a multiplié la réglementation dans tous les domaines, qu'il s'agisse du Code du travail, des prélèvements obligatoires, ou du dirigisme, devenus tellement "structurels" qu'ils sont pratiqués autant par la "droite" que par la "gauche" ...Autrement dit, il faudrait revenir à un certain ..."libéralisme", non pas celui des premiers temps du développement industriel, mais un libéralisme "social", à moins que ce ne soit un socialisme ..."libéral" ...C'est un peu l'histoire de la primauté entre l'oeuf et la poule...

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Published by Jean Daumont - dans Actualité
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commentaires

Jacques Heurtault 06/04/2013 13:09


Le plus simple est de se laisser guider par la devise de la République : "Liberté, Egalité, Fraternité" ...


Il n'échappe pas à un lecteur attentif que ces trois mots ne sont pas rangés dans l'ordre alphabêtique ... sinon c'est le mot "Egalité" qui viendrait en premier suivi de "Fraternité" puis de
"Liberté" ...


Si le mot "Liberté" a été mis en tête, c'est qu'il doit y avoir une raison qui ne peut être que l'importance primordiale de ce mot ...


D'abord la Liberté puis, en deuxième, l'Egalité et enfin la Fraternité ...


Bien entendu, la Liberté de chacun s'arrête là ou commence la Liberté d'autrui. Nul ne peut donc être libre d'asservir autrui. Encore moins de l'assassiner ...


Dans le contexte de son écriture, l'Egalité ne concerne que l'Egalité devant la loi, devant le droit, lequel devient la règle commune à tous et applicable à chacun ...


Quant à la Fraternité, cela signifie que les conflits doivent nécessairement se résoudre par le dialogue sous l'autorité, de préférence morale, de la République.


 


On voit bien que les mots ont un sens et que leurs places respectives ont une importance ...


Ainsi "le droit de travailler", ce n'est PAS DU TOUT la même chose que "le droit au travail" ...

loubomyr 03/04/2013 12:44


Il y a belle lurette que les socialistes français n'ont de socialiste que le nom du parti. Pour un homme ou une femme de gauche, ils sont compris comme étant, au mieux, des socio-démocrates, au
pire des sociaux libéraux. Vous me direz que toutes ces étiquettes peuvent "noyer le poisson" mais les nuances entre les différents courants sont malgré tout importantes :


Les socialistes cherchent à changer la société et sont surtout guidés par le mot égalité de notre devise nationale.

Les socio démocrates cherchent à corriger les exès du libéralisme économique et sont donc inspirés par l'idé de fraternité.

Les socio libéraux qui nous gouvernent,eux, ne cherchent pas à remettre en question les dogmes de l'économie mondialisée mais essayent d'organiser la paix sociale dans ce contexte. C'est donc
le mot liberté qui prime : liberté d'entreprendre et de s'enrichir, mais aussi liberté de semer quelques miettes pour les pauvres, un peu comme les dames patronnesses donnant l'aumone à la sortie
de la messe aux temps des maitres de forges!!!!



Il en rsssort donc que la différence entre gens de droite et gens de gauche dites "gouvernementales" sont ténues : ils ont fait les mêmes écoles, pronnent plus ou moins la même chose et n'ont de
différences que dans la méthode : culte du chef, recherche de l'homme providentiel et passage en force d'un coté ; culte du débat et recherche du consensus de l'autre. D'où ces résultats
d'élections à 48/52 pour cent, une frange du marais centriste faisant la différence en fonction de son humeur.


C'est pourquoi il est temps, grand temps, qu'arrivent des femmes et des hommes nouveaux, porteurs d'un message radicalement différent, celui du développement durable, avec une offre qui cherche à
s'dapter à la demande réelle (et non l'inverse qui génére la pullution publicitaire) et pour qui l'invocation et la promotion de la sacro sainte croissance ne constituent pas l'alpha et l'omega
de la civilisation.