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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 15:10

   Le vieux serpent de mer ré-apparaît en cette période relativement calme suivant les promesses du Nouvel-An ...A défaut d'être en mesure d'apporter une solution à des problèmes immédiats comme la persistance de la crise économique et la montée du chômage, le gouvernement en profite pour ressortir le problème ancien et jamais résolu, celui des "rythmes scolaires" ...Une vieille lune !...

 

   Car il avait déjà été question des rythmes scolaires après les "évènements de 1968" - il y a donc 44 ans ! -  c'est-à-dire à l'époque où il était "interdit d'interdire" et où il fallait - paraît-il - "apprendre à apprendre", comme si les instituteurs d'autrefois - les "hussards noirs de la République" - n'avaient apparemment rien fait de bon ...L'école avait donc été réformée, en principe pour "remettre l'élève au centre du dispositif" - comme s'il ne l'avait pas toujours été - et en pratique surtout pour tenir compte de l'évolution de la société, en particulier de l'aspiration des parents d'élèves à pouvoir bénéficier du week-end avec une semaine de ...4 jours, même si cela entraînait un allongement du temps scolaire à 6, voire 7 heures par jour, et avec des vacances multipliées et allongées ramenant la durée de l'année scolaire à moins de 140 jours - soit seulement 40 % de l'année civile - pour le plus grand bénéfice de l'hôtellerie et des organismes de loisirs ...Et ceci sans compter les jours perdus, notamment pour les lycées et collèges, avec l'organisation des examens auparavant fixée dans la 1ère quinzaine de juillet ...

   En l'occurrence, il est vain de chercher des "responsables", car toutes parties concernées y ont plus ou moins contribué, et les gouvernements - de "gauche" comme de "droite" - n'ont rien fait pour améliorer valablement la situation ...Le problème est essentiellement de savoir ce qu'il faut faire et d'avoir le courage de le faire ...A ce titre, l'éditorial de Bernard Le Solleu dans la journal Ouest-france du 10 janvier fait une analyse intéressante :

 

Editorial

jeudi 10 janvier 2013

L'école au bon rythme

C’était la réforme que tout le monde attendait, celle dite des rythmes scolaires. Chacun en convient : à l’école primaire, non seulement le cartable de l’élève est surchargé, mais ses horaires de classe bien plus encore. Six heures de travail par jour, pendant quatre jours. Aucun pays au monde ne pratique un tel bourrage de petits crânes. On en mesure les résultats : de plus en plus d’élèves en difficultés, et déclassement de la France dans les tests internationaux.

D’où l’impérieuse nécessité de revenir à la semaine de quatre jours et demi. Priorité aux enfants. Réforme facile a priori ? Pas du tout. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, qui avait démarré en trombe, a dû déchanter. Aucun enthousiasme chez ses partenaires impliqués dans la vie de l’école. Qui fait le premier pas ? Les enseignants, les maires, l’État, les parents ?

L’archi-consensuelle réforme a viré aigre : négociations à n’en plus finir. Et, cette semaine, devant le Conseil supérieur de l’éducation, où tous les partenaires de l’école sont consultés, elle n’a obtenu aucun plébiscite. Elle a glané un maximum d’abstentions. L’attentisme prévaut.

Le ministre prend donc son bâton de pèlerin. Il lui faut désormais « vendre » sa réforme pour qu’une majorité d’écoles changent de rythme dès la rentrée 2013. Il part prêcher la bonne parole. En donnant en exemple les bons élèves. Ces municipalités qui ont déjà réinstallé, à la satisfaction générale, cette semaine de quatre jours et demi. Il est aujourd’hui à Brest, ville pionnière, avec Angers, Toulouse, La Roche-sur-Yon et quelques autres. L’État par ailleurs met la main à la poche, crée un fonds d’incitation. 250 millions d’euros. Cela suffira-t-il ?

Si le bien-apprendre et le bienêtre des élèves doivent, dans l’idéal, passer avant toute autre considération, la disette budgétaire qui frappe l’État et les municipalités, complique tout. Car c’est une réforme qui exige des moyens financiers et humains que certaines municipalités sont dans l’impossibilité de mobiliser. Les enseignants regardent également leur porte-monnaie. Leur temps de présence à l’école n’augmente pas, mais les temps de déplacement, oui.

Péripéties ? Sans doute. Le pays n’est pas si mal en point qu’il ne puisse enfin réformer son école. Car il y a urgence. D’autres réformes sont sur le feu. La formation des maîtres, la réorganisation des classes, la prise en charge des enfants en difficulté… L’ambitieuse refondation de l’école, engagement de François Hollande, a bien du mal à se concrétiser.

Vincent Peillon aime à rappeler sa grande conviction républicaine nourrie par l’Histoire : « Quand l’école avance, la France avance. » Si l’on regarde les résultats de l’Éducation nationale depuis vingt ans, l’école est plutôt dans la reculade. Sans doute parce qu’elle a trop négligé les petites classes, là où se font les apprentissages fondamentaux. En taux d’encadrement des élèves, c’est incroyable, nous sommes le dernier des pays de l’OCDE. Et l’on s’étonne ensuite que de plus en plus d’élèves soient « largués », déboussolés, abandonnés sans diplômes, sans formation !

L’école doit donc se remettre en marche. Au bon rythme. Un ministre disait jadis « qu’une révolution dans l’Éducation nationale, c’est une réforme qui s’applique. » Celle des rythmes scolaires sert de test.

Bernard LE SOLLEU.

 

 

       On ne peut donc que saluer la volonté exprimée par Vincent Peillon, Ministre socialiste de l'Education Nationale ...Encore faut-il maintenant qu'il passe "de la parole aux actes" ...Est-il capable de mener cette refondation de l'école ?... Le doute est permis après le "pas de clerc" commis à propos du "mariage pour tous" ...

 


 


 

  

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Published by Jean Daumont - dans Education
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commentaires

Lydihaut 13/01/2013 20:04


Il faut quand même rappeler que les papes sont des hommes comme les autres, mais qui ont quand même pour première mission de sauvegarder la morale chrétienne et freiner des deux pieds sur la
commande tout ce qui pourrait être un progrès pour les gens "libres"... Par exemple en quoi marier deux hommes ou deux femmes serait un progrès? Et puis le mariage pour tous??? Deux frères, deux
sœurs, un frère et une sœur ???

Jean Daumont 13/01/2013 10:31


Jean-Paul II évidemment ! ...N'ayez pas peur !...

Jacques 12/01/2013 15:44


Le problème, c'est de choisir le Pape en question.


Lequel d'entre eux a été le plus sérieux ?





 


jf.

Jean Daumont 12/01/2013 01:10


Bof ! Tout au plus un clin d'oeil ironique concernant l'école laïque ...Si je vous comprends bien, il faut être sérieux comme un ...pape!  

Jacques 11/01/2013 12:35


Je ne vois pas bien le rapport entre un prétendu "pas de clerc" (à propos du marigae pour tous)  et les rythmes scolaires.....


 


jf.