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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 00:00

   Il est avéré que les sondages sont toujours relatifs et qu'ils ne représentent que l'opinion d'un moment, ...et chacun sait, ne serait-ce qu'en tirant la leçon de l'Histoire, que les Français sont connus pour leur versatilité ...Par conséquent, le fait que François Hollande, comme Président de la République, connaisse une baisse record de popularité avec 20à 30 % d'opinions favorables après 8 mois d'exercice du pouvoir, n'a pas de signification importante, d'autant moins que lui-même a annoncé que la France allait subir jusqu'à la fin de 2013 une situation difficile - avec une aggravation possible de la crise économique et une montée inéluctable du chômage - et que son bilan ne pourrait être apprécié qu'au terme de son mandat en 2017...

 

   Il n'en est pas moins vrai que beaucoup de gens de tous horizons se posent déjà la question de la continuité de son mandat ...Après tout, son modèle politique François Mitterrand avait dû prendre le tournant de la rigueur moins de deux ans après le début de son 1er mandat en mai 1981 et laissé la réalité du pouvoir à son adversaire de droite Jacques Chirac comme 1er Ministre en mai 1986 et, ensuite, il avait réussi à se faire ré-élire en mai 1988 et d'appeler alors son ancien concurrent socialiste Michel Rocard comme 1er Ministre en mai 1988, avant de le remplacer par Edith Cresson, puis Pierre Bérégovoy et d'être obligé d'appeler finalement un autre adversaire de droite jugé plus modéré, Edouard Balladur, en mai 1995 ...Les fameuses "cohabitations" !... Certes, le Président François Hollande n'en est pas encore là, ...mais les couloirs des palais officiels de la République bruissent déjà du remplacement possible du 1er Ministre Jean- Marc Ayrault, suivant le principe établi depuis le début de la 5ème République de faire du 1er Ministre le "fusible" en cas de difficultés ...Et s'il doit en être ainsi, les candidats potentiels ne manquent pas : Martine Aubry, bien sûr, qui déjà avait enragé de ne pas être désignée en mai 2012, ...Laurent Fabius qui, ayant déjà "donné" en 1984-1986 et détenant le poste enviable de Ministre des Affaires Etrangères, se tient dans une prudente expectative ...Ces deux-là sont, il est vrai, des représentants du passé ...L'avenir, il est plutôt du côté de la nouvelle génération, notamment avec Manuel Valls, qui a déjà été un secrétaire apprécié de la campagne électorale de François Hollande et est en train de se tailler une solide réputation comme Ministre de l'Intérieur grâce à une politique sécuritaire  lui valant d'être surnommé un "Sarkozy de Gauche" ..., ce qui peut l'encourager à pousser son ambition ...au plus haut ...au cas où...

 

   Mais évidemment la Droite ne l'entend pas de cette oreille ...et déjà les concurrents se bousculent pour la présidence de l'UMP, l'expérience prouvant qu'une telle présidence peut être le tremplin vers la Présidence de la République ...François Fillon et Jean-François Copé s'y sont pris de façon mal ...adroite, ...ce qui ouvre la porte aussi à une nouvelle génération, avec les Bruno Lemaire et autre Nathalie Kosciusko-Morizet ...Et tous se réclament du ..."père", comme naguère Chirac ou Balladur l'avaient fait de De Gaulle ou Pompidou ...et le père, c'est maintenant ...Nicolas Sarkozy qui, dans sa "traversée du désert", ...sort grandi des erreurs et insuffisances à droite comme à gauche ...Certes, il affecte de se tenir à l'écart, encouragé en cela par son épouse actuelle Carla Bruni qui, comme avant elle, Yvonne, Claude, Anne-Aymone et Bernadette, n'apprécie pas du tout "l'Elysée" ...Mais il a tout de même tenu à se rappeler au souvenir des Français par des voeux de Noël ...Est-ce un signe ?...Son retour est-il possible ?...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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commentaires

Jean Daumont 31/12/2012 09:43


Si vous pouviez avoir raison !... Mais, comme disait le chroniqueur Raymond Aron, "l'homme est un être raisonnable, mais les hommes le sont-ils ?"...

Loubomyr 30/12/2012 21:05


Ce n'est pas parce que globalement, ça dure depuis Bonaparte, que cela doit perdurer!!! Personellement, je soutiens la gauche en esperant qu'elle nous ouvre les portes vers un ailleurs : ni
droite, ni gauche, ni centre (tout cela, c'est bien poussiéreux) mais un "acteur" acteur du développement durable, harmonieux, respectueux de notre planète, ds autres et de chacun; Utopie me
direz-vous? Mais l'utopie d'aujourd'hui, c'est la réalité de demain ..............

Jean Daumont 30/12/2012 09:19


 Nous sommes d'accord sur le caractère relatif des succès et des échecs de la gauche ou de la droite, à fortiori pour des élections partielles où les citoyens sont nombreux à s'abstenir ou
se défoulent en votant contre le pouvoir en place souvent contraint à prendre des mesures impopulaires ...Ceci n'empêche pas que - globalement, c'est-à-dire à une échelle séculaire - le corps
électoral reste majoritairement à droite...

Loubomyr 29/12/2012 15:19


"Succès de la droite aux dernières élections partielles" : succès tout relatif, puisque chacun des impétrants a fait moins de voix que lors de la première édition de cette consultation, et même
moins de voix qu'aux précédentes. Donc là aussi, la droite gagne "par accident", tout simplement en raison de l'abstention de la gauche. En fait la droite n'a pas gagné : c'est la gauche qui a
perdu!!!


Cette fois ci on peut bien dire que la droite avance en reculant. C'est drôle çà : avancer en reculant, n'est ce pas le propre des ânes (pauvres bêtes) ou bien n'est-ce pas la définition de la
réaction?

Jean Daumont 29/12/2012 09:53


Mon article ne traduit nullement une prédiction, dont je suis évidemment incapable ...Par contre, il se réfère à cette notion "historique" faisant que la France a toujours été, ...depuis plus de
2 siècles (quand elle a été en mesure de s'exprimer...) ...de "droite" ...et la "gauche" ne l'emporte que par "accident", le plus souvent pour cause d'abstention d'électeurs de "droite"
mécontents ...C'est ce qu'avait compris le fin politique qu'était François Mitterrand qui, venu de l'extrême-droite (Cf Péan), a rapidement pratiqué la "rigueur" après 1981, puis le "ni-ni" ...En
l'occurrence, François ...Hollande est devant le même dilemme, et le succès de la "droite" aux élections partielles n'est pas une surprise, ...et elle transcende même la qurelle imbécile des
dirigeants de l'UMP...