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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 17:04

   La condamnation de la commission sénatoriale américaine sur l'usage de la torture pose le problème du comportement que l'on doit avoir pour se conformer aux règles de la société où l'on vit.

 

   Evidemment, le comportement des autorités en place ne peut être qu'appliquer cette violence ou cette torture dans les régimes dictatoriaux, comme ont pu l'être le régime nazi pendant la guerre 1939-1945 ou encore le régime de Franco en Espagne avant, pendant et après cette guerre, et comme l'est, hélas, aussi, le régime contemporain de "l'Etat islamique" du nord de l'Irak, où des responsables infâmes n'hésitent pas à décapiter et à violer...

 

   Mais, malheureusement, violence et torture ne sont pas inconnues ou ne l'ont pas toujours été dans des régimes dits démocratiques ayant pourtant affirmé leur attachement aux droits de l'homme, comme la France elle-même lors de la guerre d'Algérie, le Royaume-Uni dans sa lutte contre l'IRA irlandaise ou, en l'occurrence, les Etats-Unis avec les violences commises par la police lors de manifestations.

 

   L'argument a pu être qu'en exerçant violence ou torture on pouvait obtenir des renseignements permettant d'éviter des violences ou tortures de la part de terroristes à l'égard de leurs victimes, et d'éviter ainsi des actes horribles comme les décapitations subies par des otages américains, britanniques ou fra,çais ...Argument fallacieux, car il n'est pas prouvé que la torture subie par des terroristes dissuade leurs sinistres collègues  ...au contraire elle peut les encourager à continuer pour susciter la peur et donc obtenir ce qu'ils veulent, c'est-à-dire la libération d'otages contre des rançons leur permetannt de continuer leur inqualifiable besogne...

 

   Alors, que faire ?...Prendre des décisions, comme l'a fait l'ONU en ratifiant une convention contre la torture comme l'ont fait 156 pays appartenant à cette organisation ?... Mais non seulement l'ONU n'a pas les moyens de l'appliquer, mais les terroristes s'en moquent épardument ...Quels sont les moyens restants ? Faire la prévention de tels comportements, au moins dans les pays démocratiques, en dissuaduant les responsables pouvant utliser la violence et la torture ? ...Mais c'est oublier que, dans l'opinion, la brutelité envers des criminels n'est pas jugée nécessairement condamnable au regard de ce qu'ils ont fait ...Alors quoi ? ...Imposer aux criminels des peines dissuasives qui, à défaut de la peine de mort, peuvent être des condamnations à perpétuité ...Mais, du moins en France, la perpétuité, c'st tout au plus 18 ans, et encore, à partir de la moitié de cette peine, il peut y avoir une libération pour "bonne conduite" (en prison ?!)...

 

   Autant dire, toujours et au moins en France, la lutte contre la torture et la violence passe d'abord par une réforme de la justice, afin que les "valeurs" l'emportent sur des considérations morales trop indulgentes envers les condamnés ...On ne vit pas dans une humanité de la douceur ...Une récente enquête montre que la torture reste endémique dans plus d'un pays sur deux dans le monde...

 

 

 

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Published by Jean Daumont - dans Actualité
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commentaires

Jacques Heurtault 12/12/2014 23:09


Quelle attitude faut-il avoir lorsque des abrutis, sachant pertinemment qu'ils peuvent être capturés, torturés puis décapités devant une caméra vidéo, s'obstinent à vouloir se rendre dans des
zones à risques? Ma réponse personnelle est SIMPLE : "Démerdez-vous tout seul! Et ne venez pas dire que vous ne saviez pas ..."


Quant à ceux qui pratiquent la torture, qu'ils ne s'étonnent pas s'il en sont un jour les victimes ...


Il n'y a que DEUX camps : le bon camp, c'est celui dans lequel je me trouve. Le mauvauis, c'est l'autre camp! C'est moi seul qui fixe les contours de l'un et de l'autre. Ces contours sont, par
nature, changeant ... Où est MON intérêt? Je suis dans le camp de mes intérêts!