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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:16

    L'allocution de François Fillon le jeudi 11 juillet 2013 à La Grande Motte - assurant qu'il n'y avait pas "d'homme providentiel" et que la désignation d'un candidat de l'UMP aux élections présidentielles de 2017 devrait faire l'objet d'élections primaires - a été manifestement une réponse aux critiques de l'ancien Président Nicolas Sarkozy le lundi précédent au siège de ce parti, ...dont certains observateurs ont tiré la conclusion  - peut-être hâtive, en tous cas non formulée - d'un retour possible en politique ...Mais elle a surtout traduit la volonté "d'exister" de François Fillon par rapport à lui, alors que l'impopularité actuelle du Président socialiste François Hollande semble ouvrir un boulevard pour l'élection d'un candidat de l'UMP en 2017...

 

   François Fillon a toujours eu de l'ambition, ce qui n'est pas nécessairement un défaut, car il en faut pour accomplir une oeuvre en politique et y vaincre d'inévitables difficultés ...Mais il il avait eu la clairvoyance de ne pas s'opposer à Nicolas Sarkozy quand il l'avait rassuré au printemps 2011 en lui disant : "Je ne serai pas candidat contre toi, car il ne se serait pas convenable que le Premier Ministre affronte le Président de la République, et parce que je n'ai pas envie de me battre pendant six mois contre un pittbull (sic) " ...Cette fois, les conditions ne sont plus les mêmes, et la négation d'un "homme providentiel" par François Fillon cache mal, sous couvert d'un choix "démocratique", l'envie ...d'en être un, oubliant en l'occurrence que le "pittbull" peut encore mordre et l'emporter contre lui...

 

   En fait l'histoire montre que l'existence d'un homme providentiel n'a jamais été décrétée et qu'elle a toujours été la rencontre d'un homme - pas nécessairement volontaire - et de circonstances, elles-mêmes aléatoires ...On peut citer dans l'Antiquité le cas, peut-être légendaire, de Cincinnatus, le paysan romain arraché à sa charrue pour aller vaincre les Volsques ...Et on peut évidemment penser à Charles De Gaulle, qu'on va trouver une première fois pour rétablir la situation de la France en 1945 et, ...après l'avoir délaissé pour des jeux politiques, pour le chercher une seconde fois pour mettre fin à la Guerre d'Algérie ...

 

   Inversement, il y a des personnalités qui, pour des raisons diverses, n'ont certainement pas eu le rôle éminent et durable qui aurait pu être le leur, qu'il s'agisse d'un Mendès-France, contrarié par le problème indochinois, d'un Pompidou arrêté par la maladie, voire d'un Rocard en butte à l'hostilité d'un Mitterrand ...Et combien de personnalités valables ne sont pas sorties de l'anonymat parce que les circonstances ne s'y sont pas prêtées ?...

 

   Ceci dit, François Fillon peut précisément profiter des circonstances, si elles lui sont favorables encore en 2017, mais elles ne feront pas nécessairement de lui un homme providentiel, ni même un Président valable ...Car un passé récent prouve qu'il ne suffit pas d'être élu Président pour ...exister réellement.

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 15:03

   S'il y a bien une réalité qui s'impose à tous parce qu'elle est évidente, c'est pour les êtres vivants la distinction assortie de la complémentarité entre le "mâle" et la "femelle", et en particulier pour notre espèce entre "l'homme" et la "femme"...

 

   C'est donc un sujet d'étonnement que puisse se répandre actuellement    une opinion niant cette réalité dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler l'Occident, à l'exclusion des autres régions du monde ...Comme s'il y avait maintenant un monde à l'endroit et un monde à l'envers, ce que n'avait manifestement pas prévu Aldous Huxley dans son livre d'anticipation "Le meilleur des mondes"...

 

   A ce titre, le Professeur de Génétique et ancien Ministre français Jean-François Mattéi a publié le 1er juillet dernier un article (*) où il s'interroge sur le fait de savoir s'il est réellement possible qu'il n'y ait plus un genre masculin et un genre féminin, mais seulement un genre neutre...

 

   "La Cour suprême des Etats-Unis vient d'invalider la loi qui limitait le mariage à l'union d'un homme et d'une femme. Cette loi a été jugée inconstitutionnelle car elle privait "l'accès à la liberté des personnes" protégé par le 5ème amendement de la Constitution. Les couples homosexuels mariés auront donc les mêmes droits que les couples hétérosexuels et, selon le Président Obama, il n'y aura olus de "discrimination inscrite dans la loi".

   Cette décision semble accroître les libertés sous couvert d'une égalité de traitement entre les hétérosexuels et les homosexuels. Mais on peut y voir, en restant sur le plan juridique, une entorse au 1er alinéa de l'article 16 de la Déclaration universelle  des droits de l'homme : "A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille" ...Le même alinéa précise que l'homme et la femme ont "des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution" ...Il n'est pas fait mention d'une égalité qui concernerait les personnes du même sexe ...Et l'alinéa 3 relie de façon stricte le mariage et l'engendrement des enfants : "La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat" ...L'ONU devra-t-elle réécrire cet article de la Déclaration universelle et le soumettre à la Russie, aux pays musulmans et au monde asiatique ?...

   La rapidité avec laquelle nombre de pays légifèrent sur le mariage homosexuelsouligne le processus de décomposition des principes les plus stables des sociétés occidentales. Tout se passe comme s'il y avait péril en la demeure et comme si les revendications minoritaires des LGBT devaient s'imposer à la société tout entière . C'est l'idée d'une norme universelle, issue de la nature, qui fait l'objet d'une contestation susceptible d'effacer les différences sexuelles jugées discriminatoires . Le sociologue Eric Fassin écrivait (**) : "Ce qui est en cause, c'est l'hétérosexualité en tant que norme. Il nous faut essayer de penser un monde où l'hétérosexualité ne serait pas normale" ...La messe est dite : il ne s'agit pas de penser un monde où l'hétérosexualité serait "normale", mais un monde où l'hétérosexualité, fondée en nature selon la Déclaration de 1948, serait "anormale". C'est la nature elle-même qui perd sa normalité à une époque où chacun , les militants écologistes en tête, se réclame d'elle. Or, le déni d'hétérosexualité, devenu déni de nature, dissimule en dernier ressort  un déni de réalité. Dans "Simulacres et simulation, en 1981, Jean Baudrillard faisait remarquer que le monde contemporain était emporté dans une spirale irrésistible de simulation : "l'ère de la simulation s'ouvre donc sur une liquidation de tous les référentiels"...

   Et quel est le plus universel des référentiels, sinon celui de la conjugalité de l'homme et de la femme qui, seule, permet à l'humanité de se reproduire ? Dans un monde désormais voué aux simulacres, l'apparition, non d'une union homosexuelle, laquelle ne fait pas problème, mais d'un mariage homosexuel, qui désormais fait institution, souligne à quel pointnous vivons dans un monde virtuel. La puissance du virtuel tient à ce qu'il ne nie pas le réel, mais se substitue à lui sous la forme d'un excès de réalité. Nous sommes conviés à "la réhabilitation fantômatique et parodique", selon Baudrillard, "de tous les référentiels perdus. On se souvient du mariage parodique de Coluche, la "mariée", et de Thierry Le Luron, le "marié", en 1985, mariage virtuel qui était déjà la parodie du mariage réel d'Yves Mourousi avec une femme alors qu'il était gay. Il anticipait la légalisation du mariage homosexuel qui est une simulation du mariage hétérosexuel puisqu'il ne peut fonder une famille sans l'apport d'enfants issus d'un mâle et d'une femelle. Dans cette course à l'abîme du virtuel, tout devient simulacre, aussi bien le mariage que la famille.

   Que le droit positif suive l'évolution des moeurs quand il a perdu son ancrage dans le droit naturel ne doit pas étonner. Toute pratique peut être justifiée dès lors qu'une minorité exige du droit qu'il légaliseses fantasmespour éviter la discrimination. Baudrillard voyait dans ce "nihilisme" où rien n'a de sens, un effet de la neutralisation des oppositions traditionnelles. "La précession du neutre", écrivait-il, "c'est-à-dire le fait que la neutralité précède les opposés, conduit certains pays, comme l'Australie, ou certaines institutions, comme l'école, à refuser la distinction du masculin et du féminin au profit du genre "neutre" : en anglais, on ne dira plus "he" ou "she", mais "it"...Quand l'humanité n'est plus homme et femme, mais ni l'un, ni l'autre, il faut changer son nom et parler de la neutralité de la chose ... Il est temps de rédiger la Déclaration universelle des droits du neutre"...

 

   Etre neutre ?...Le dictionnaire le définit comme "être asexué" ...P uisqu'il est question d'école, les élèves n'ont pas fini de rire avec des histoires  de "zizi" dans les cours de récréation après les cours de "Sciences Nat" ...Mais il y a plutôt de quoi pleurer en imaginant qu'avec des être asexués, il faudra recourir à des tubes de laboratoire avec des couveuses artificielles pour avoir des enfants privés du besoin fondamental de filiation ...Aldous Huxley s'est trompé : il aurait dû écrire ; "Le pire des mondes"... 

 

  (*) Figaro - 1er Juillet 2013

 (**)  Eric Fassin - Homme, femme, quelle différence ? - Ed. Salvator 2011

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Published by Jean Daumont - dans Actualité
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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 16:38

   L'éviction de Delphine Batho, Ministre de l'Ecologie, a mis en relief la difficulté, pour le Président Hollande, de mettre en accord, depuis un an, les promesses électorales avec les faits.

 

   Il n'était pas répréhensible - au contraire - de faire des promesses, car les citoyens français avaient le droit de se déterminer en fonction d'elles et ils ne s'en étaient pas privés en élisant François Hollande à une majorité incontestable de 53 % contre 47 % à Nicolas Sarkozy.

 

   L'ennui est que beaucoup de promesses n'ont pas été tenues et que, notamment dans le domaine économique et social où il avait manifesté la volonté de "relancer la production, l'emploi et la croissance" (*), il n'y a eu ni reprise des affaires, ni "inversion du chômage", ni remontée de la croissance ...Il en est résulté une chute importante de la popularité du Président Hollande, dont la cote est désormais entre 25 et 30 %, soit à peine plus d'un quart des citoyens français, traduisant ainsi leur déception...

 

   Certes, le Président Hollande avait la possibilité de "se refaire", ayant affirmé lui -même qu'lui faudrait un an pour rétablir un situation difficile que son prédécesseut lui avait laissée ...Malheureusement ce n'est pas le cas, et son gouvernement est obligé de prendre des mesures de "rigueur", même s'il refuse le mot, qu'il s'agisse de la Sécurité Sociale, de la Retraite ...et du budget des ministères ...Là encore, on ne peut qu'approuver un gouvernement ayant le courage de braver l'impopularité, mais ...les Français, pour le coup, peuvent se demander s'il était vraiment utile de changer de majorité pour faire une politique semblable à celle de l'ancienne ...A la limite, mieux vaut l'original que la copie...

 

   La réaction de Delphine Batho est donc compréhensible, d'autant plus qu'elle a été traitée de façon pour le moins cavalière ...Même si elle a été maladroite dans les termes, elle était dans son droit de s'étonner de la réduction des crédits de son ministère, l'une des plus fortes, en proportion, de l'ensemble des ministères, et contraire aux promesses faites par le Président Hollande pour l'environnement ...Ce n'était d'ailleurs pas la 1ère fois qu'un Ministre exprimait son désaccord, et on peut citer à ce titre Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Industriel, dont les critiques n'avaient pas pour autant entraîné le renvoi ...Seulement voilà : Arnaud Montebourg est un "poids lourd" qui avait participé aux "élections primaires", alors que Delphine Batho n'est qu'un "poids léger", une comparse d'un petit Parti écologiste qui n'est même pas nécessaire pour avoir la majorité à l'Assemblée, et dont on ne découvre la présence au gouvernement qu'à l'occasion de son éviction ...Et, en fait, elle n'a fait que dire tout haut ce que les autres , y compris de nombreux socialistes, disent tout bas, s'inquiétant à juste titre de cet oubli des promesses qui peut leur valoir des défaites aux élections municipales et européennes et plus tard, en 2017, leur non-ré-élection dont les élections partielles sonnent déjà l'alarme...

 

   Autrement dit, le Président Hollande et son gouvernement sont dans l'impasse ...Ils ont fait des promesses inconsidérées, et ils ne peuvent  les tenir ...Ils sont acculés à cette "rigueur", sans échappatoire possible, puisque, conformément aux directives européennes, ils ont seulement 3 ans, par dérogation particulière, pour réduire le déficit budgétaire ..Or, si le Président Hollande s'y plie, il a de fortes chances de ne pas être ré-élu en 2017...

 

   Il peut toujours crier "Silence dans les rangs ! " ...au dépens des plus faibles ...Il ne sera pas plus avancé ...Car les faits son têtus !...

 

(*) Fascicule des 60 engagements - Pages 7 et suivantes

 

  

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 23:32

   C'est un cycle ...Avec l'été, revient le Tour de France ...Chacun sait qu'il s'agit d'une épreuve sportive consistant pour un certain nombre d'athlètes à faire à vélo un tour approximatif de la France par étapes successives pendant environ trois semaines ...A chaque étape, les cyclistes sont classés dans l'ordre de leur arrivée et, au terme du Tour un classement général additionnant les temps de chaque étape permet de désigner le vainqueur...

 

   On pourrait sourire de cette épreuve qui paraît un peu "hors d'âge" dans la mesure où le vélo est apparu au cours du 19ème siècle sous la forme d'un engin à deux roues reliées entre elles par un cadre surmonté d'une selle, cet engin permettant de se déplacer rapidement - d'où son nom qui est un raccourci de "vélocipède" et a été préféré par l'usage à "célérifère" mais reste concurrencé par "bicyclette", mots divers qui traduisent les caractéristiques de cet engin mû par la seule force des pieds grâce à un pédalier relié par une chaîne à la roue arrière qui est fixe, tandis qu'un guidon relié à la roue avant mobile permet d'assurer la direction ...Et, bien sûr, l'engin ne tient en équilibre qu'en se déplaçant, à la différence des tricycles restant en équilibre à l'arrêt et, pour cette raison, réservés le plus souvents aux enfants ...Il n'en est pas moins vrai que le vélo est de moins en moins utilisé dans la vie courante, l'évolution de la technique et de la circulation lui substituant les "vélo ...moteurs" et les "auto...mobiles"...

 

   L'intérêt porté au Tour de France est donc une spécificité "bien de chez nous" et, à ce titre, sa réputation a depuis longtemps franchi les frontières, puisque l'épreuve est prisée par les pays étrangers qui y présentent chaque année des coureurs et que sa notoriété dépasse largement celle des tours que ces pays ont organisé sur son modèle, comme le "Giro" en Italie ou la "Vuelta" en Espagne ...On a souvent oublié les vainqueurs de ces tours, alors qu'on se souvient des vainqueurs du Tour de France, dont la liste est longue, puisqu'on fête cette année le "Centième", l'épreuve ayant en effet été créée en 1903, l'écart avec le nombre réel d'années depuis cette date étant dû aux interruptions des Guerres 1914-18 et 1939-45 ...il y a eu, bien sûr, de nombreux vainqueurs français, comme Antonin Magne, Jean Robic, Louis Bobet, Jacques Anquetil, Bernard Thévenet, Bernard Hinault ..., et aussi de nombreux vainqueurs étrangers, comme les italiens Gino Bartali et Fausto Coppi, les suisses Ferdinand Kubler et Ugo Koblet, le belge Eddy Mercks dit le "cannibale", les espagnols Ocana et Indurain, et même un américain, Lance Armstrong, qui l'a emporté 7 fois avant d'être déclassé ...Mais il y a eu aussi des coureurs, notamment français, qui ont acquis une notoriété durable sans être vainqueurs, comme l'inoubliable Raymond Poulidor, "l'éternel second" dont le nom est devenu symbolique à ce titre, et aussi le "roi de la montagne" Richard Virenque, et maintenant le "chouchou du public" Thomas Voeckler ...

 

   Pour autant, le Tour de France n'a pas été dans son histoire exempt de difficultés qui ont même parfois son existence en cause ...D'abord l'ouverture limitée à des coureurs professionnels n'a pas été facilement acceptée, notamment quand a régné dans la 1ère moitié du 20ème siècle 'l'esprit olympique" pour lequel le sport devait rester une activité "d'amateurs" ...Puis l'organisation d'équipes contrôlées par une marque commerciale,  faisant des coureurs des "porte-publicités" regroupés autour d'un "leader" désigné à l'avance, au mépris de la chance des autres réduits à l'état de "domestiques" ...Enfin, et surtout, l'utilisation de drogues, à propos desquelles on peut s'interroger : en effet, on ne parcourt pas plus de 3000 kilomètres, même par étapes, "sans mettre du carburant dans le moteur", et les "cyclotouristes" savent bien qu'il faut prendre des "adjuvants" pour faire face aux difficultés des parcours ...et ils absorbent volontiers du glucose ou du café qui, à la limite, sont déjà des drogues ...Le malheur est que, pour s'imposer et donc se "faire un nom", des coureurs trichent en prenant des drogues dangereuses comme la cocaïne, des amphétamines, la célèbre EPO, ou se font des transfusions de leur propre sang "ré-oxygéné"...Il y a eu la mort de Tom Simpson dans la montée du Ventoux en 1967 ...et, à postériori, on peut avoir des doutes sur la mort, à un âge encore jeune,, d'un Coppi, d'un Bobet ou d'un Anquetil ...Et le pire est qu'il y a des coureurs pour justifier l'emploi de drogues, comme l'américain Lance Armstrong qui, même s'il a été effacé du palmarès du Tour, a déclaré "qu'il est impossible de gagner le Tour de France sans dopage" ...On comprend la colère d'un ancien coureur comme Bernard Hinault s'indignant que le cyclisme soit ainsi une cible privilégiée ...et on ne peut que déplorer qu'un autre ancien coureur comme Laurent Jalabert démissionne de son rôle de "consultant" en 2013 parce qu'il est soupçonné d'avoir utilisé l'EPO en 1998 ...à son insu, ce qui met en cause l'encadrement de la course, qu'il s'agisse des entraîneurs, des soigneurs, des médecins et des publicitaires...

 

   Puisque le Tour de France en est à son centenaire, et qu'il va cette année être retransmis à la télévision par 190 pays et suivi par environ 3 milliards de téléspectateurs, l'occasion est bonne de montrer qu'en France on est capable de balayer devant sa porte...

  

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Published by Jean Daumont - dans Sport
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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 23:52

   Les institutions, à quelque niveau que ce soit - français, européen ou mondial - sont faites en principe pour assurer un bon fonctionnement de la société, et il est donc naturel qu'elles soient respectées par tous ses membres, et en premier lieu par les représentants qu'ils ont démocratiquement élus, c'est-à-dire non seulement ceux qui ont obtenu la majorité et assurent légitimement le gouvernement, mais aussi par ceux qui, étant en minorité, sont dans ce qu'il est convenu d'appeler l'opposition...

 

   On peut donc comprendre que les élus exercent leur droit de critique, qu'il s'agisse des représentants de la majorité - qui ne doivent pas être de simples "godillots" - ou des représentants de l'opposition, qui doivent avoir la possibilité de déposer des amendements, voire des contre-projets, ...comme le fait avec talent Gilles Carrez, rapporteur général de la Commission des Finances de l'Assemblée depuis plus de 10 ans, dont la compétence est unanimement reconnue...

 

   Tel n'est pas le cas de certains personnages qui se permettent de donner des leçons  sans avoir actuellement le moindre mandat, comme un certain Dominique Strauss-Kahn, qui, certes, a acquis une certaine expérience de l'économie mondiale en qualité de Directeur du FMI, mais n'est pas plus qualifié pour autant que de nombreux députés ou sénateurs ...Et, en fait de leçons, il en aurait plutôt à recevoir, à en juger par un certain nombre d'affaires comme l'affaire de la MNEF ou l'affaire Méry, sans compter sa "conduite inappropriée" selon ses propres termes dans un hôtel de New-York, et ses déclarations antérieures où il proclamait que le Sécurité Sociale ne pourrait pas supporter longtems la charge des handicapés mentaux ...D'ailleurs, la porte-parole du gouvernement Najat-Belkacem a déclaré "qu'il n'appartient plus à la rubrique politique", relayant une remarque de Ségolène Royal affirmant "qu'une personnalité politique est là pour servir et non pour se servir"...

 

   Malheureusement, il n'est pas le seul ...Car voila maintenant qu'un Ministre en place cette fois Arnaud Montebourg se mêle de donner des leçons au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso, en déclarant "qu'il serait le carburant du vote FN", compliquant ainsi la tâche du Président Hollande déjà empêtré dans l'obligation de réduire le déficit de la France, imposée par le "Pacte budgétaire européen" voté par l'ensemble des pays concernés ...

 

   Alors, assez de leçons ! ...Que chacun reste à sa place, et les vaches seront bien gardées...

 

 

  

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 23:52

    Bien que le soleil ne soit pas de la partie sur une grande partie de la France - en dépit de l'arrivée officielle de l'été au solstice du 21 juin - il est permis de se mettre en vacances et d'abandonner pour une fois les sujets sérieux, même s'il y en a dans l'actualité, peu intéressants, il est vrai...

 

   Pourquoi alors ne pas s'intéresser aux animaux qui, somme toute, font partie de la faune comme les hommes, même si ceux-ci considèrent qu'ils y sont les plus évolués, au nom d'une intelligence qu'ils s'attribuent de façon contestable, à en juger par leurs ...âneries depuis des temps immémoriaux...

 

   Car cette supériorité peut être mise en doute si on prend l'exemple - parmi d'autres - du chat ...Oui, du chat ...Plaisanterie, semble-t-il, puisqu'il est un animal domestique des hommes ...Eh bien, non ! Car, s'il vit le plus souvent avec les hommes, il n'est pas vraiment leur domestique, pour toutes sortes de raisons :

 

   - Le chat est un solitaire, à la différence du chien, qui se plaît en meute. En liberté dans la nature, il chasse seul les souris ou les oiseaux, ...et, s'il est confiné dans un appartement, il trouve toujours une occupation discrète, ne serait-ce que de s'en prendre à une mouche ...S'il est en compagnie d'autres chats, il est obligé de cohabiter, mais c'est chacun pour soi...

 

   - Le chat est casanier . Il a ses habitudes ...pour manger dans "sa" gamelle, toujours un peu, mais pas trop ...pour boire par succion dans un verre qui lui est réservé ...et pour faire ses besoins dans une litière ou, à défaut, dans un pot de fleurs !...Et il a horreur des déménagements qui le contraignent à changer ses habitudes ...

 

   - Le chat est propre ...Pour un oui ou pour un non, il se lèche longuement jusqu'aux endroits les plus inaccessibles, au prix de contorsions ...Il déteste que sa litière soit près de sa gamelle, car on ne prend pas - c'est connu, tout de même - ses repas dans un W.C...

 

   - Le chat aime jouer ...La preuve en est que l'homme aime s'amuser comme un chat avec la souris ...Il ne se lassera pas de relancer une petite balle ou un bouchon suspendu à un radiateur ...ou de s'escrimer à rattraper une boulette sous un meuble...

 

   - Le chat est curieux ...Quel plaisir, n'est-ce pas, de regarder à travers une vitre la gent humaine qui s'agite, les autos qui passent, ou la pluie qui tombe  ...Peut-être est-ce l'envie de mieux voir le monde qui le pousse à se percher dans les arbres - on a lu les contes - malgré la difficulté à en redescendre...

 

   - Le chat est câlin ...Il recherche volontiers la caresse, et il montera délibérément sur les genoux de celui qui se croit son maître, car c'est lui qui décide ...Et il ne dédaignera de donner un  petit coup de griffe ou de croc, si on ne le laisse pas tranquille...

 

   - Le chat aime faire le fou, à l'occasion... Il a son "grain de folie", en montant au sommet d'un meuble ou en s'enfonçant dans un vase dont il ne peut plus sortir ...Mais, dans tous les cas, il a l'art de se glisser sans casser, les pattes arrière se mettant sans erreur à la place des pattes avant...

 

   - Le chat est un émotif, et il fait connaître ses réactions en dressant ou abaissant ses oreilles, ...et en traînant la queue ou au contraire en la dressant et parfois en l'ébouriffant ..Il se met volontiers sur le dos en s'étirant pour montrer sa jouissance de la vie...

 

   - Le chat miaule, mais il utilise toutes sortes de tonalités et ses "miaous" ne sont pas les mêmes selon qu'il a faim, qu'il veut sortir ou qu'il n'est pas content ...et si décidément il est furieux ou jaloux, ou s'il a peur, il feule, avec des mimiques significatives ...S'il est content, il ronronne...

 

   - Le chat est un petit Poucet ...Il a ses repères partout ou il vit, en déposant ses cartes de visite avec un peu d'urine ou des secrétions, car on fait avec ce que l'on a ...C'est sa manière à lui de prendre possession de l'endroit où il se trouve...

 

   - Le chat a de toutes façons une perception particulière, comme s'il avait un "6ème sens"...On connaît l'histoire de ces chats oubliés lors d'un voyage ...et capables de retrouver une maison...S'orientent-ils en fonction du Nord magnétique ?...


   - Le chat est possessif ...tout en étant indépendant ...Il est capable de suivre un homme partout, montant ou descendant les escaliers derrière lui, ou sautant sur la table pendant le repas, ...façon de rappeler que c'est lui le maître...et qu'il ne faut pas faire n'importe quoi...

 

   Ah le cher chat ...

 

 

     NB : Les lecteurs auront compris que l'auteur de l'article a un chat qui le fait tourner bourrique...

 

  

 

  

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Published by Jean Daumont - dans Nature
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:50

   Il y a actuellement pour la France un problème autrement plus important que les histoires de "mariage pour tous" suscitant la lassitude, c'est celui de l'exception culturelle française...

 

   Ce n'est pas être chauvin que de rappeler la pré-éminence de la France dans le domaine des Lettres et des Arts, non seulement dans l'Occident - où  elle a brillé avec le Siècle de Louis XIV, la philosophie des  Lumières, le Romantisme, l'Impressionnisme - mais encore dans le reste du monde, où la colonisation, en dépit de certains aspects mercantiles, a permis l'expansion de la langue française, se traduisant encore maintenant par l'organisation de la Francophonie...

 

   On ne peut donc que s'inquiéter d'apprendre que la défense de l'exception culturelle française puisse être au coeur des négociations commerciales devant prochainement s'ouvrir entre l'Union Européenne et les Etats-Unis ...Que vient faire la France dans cette galère, où elle a manifestement beaucoup à perdre et bien peu à gagner ?...Tel est l'objet de l'éditorial d'Yves Thréard dans le Figaro du 16 juin 2013 :

 

   " ...Contrairement à nombre de ses voisins, l'Allemagne et la Grande Bretagne notamment, la France répond non.

   Ici la culture doit être soustraite des règles classiques de la concurrence. Ainsi éviterons-nous le déferlement des productions américaines. Ainsi préserverons-nous notre modèle de création, qui survivrait difficilement sans subventions. Droite et Gauche sont unies dans ce combat : pas de négociations globales si notre culture n'est pas sanctuarisée.

   Sacrés Français ! Nous sommes prêts à tout sacrifier pour notre cinéma, notre musique, notre littérature. Est-ce la manifestation d'un orgueil national, d'un sentiment de supériorité ? D'une frilosité aussi ? Nous qui nous interdisons le gaz de schiste et les OGM., Le respect de l'exception culturelle et du principe de précaution fait partie de nos angoisses existentielles.

   Pauvre et vieux pays, diront certains, perclus de rhumatismes, engoncé dans ses archaïsmes, replié sur sa ligne Maginot. Posture intenable à l'heure où Internetjoue à saute-mouton avec les frontières et les cordons sanitaires.

   Certes. Mais chaque nation a ses tares et ses paradoxes, sa fierté et sa singularité. Les Etats-Unis ne sont pas en reste. Ni la Chine, ni le Japon. Ni l'Inde, ni le Brésil. Si ce n'est pas sur la culture, c'est sur autre chose. Et tous ces pays, qui savent en plus jouer sur la parité de leur monnaie, ne se privent pas de nous faire subir leurs caprices.

   Le plus regrettable, en fait, reste que l'Union Européenne ne parvienne pas à parler d'une seule voix. Qu'elle n'ait pas conscience que sa puissance économique l'autoriserait à se faire davantage respecter si elle s'en donnait les moyens. Exactement comme ses concurrents".

 

   La France était naguère au 1er rang de l'Europe par l'éclat de sa civilisation relayant son développement économique ...Dans le cadre de la mondialisation, elle n'est plus qu'une puissance secondaire sur le plan politique ...Ce n'est pas une raison pour lui dénier un 1er rang culturel !...

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Published by Jean Daumont - dans Actualité
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 16:14

   Ainsi donc, le Président de la République Française François Hollande a décidé de procéder à une réforme des retraites ...Ce n'est pas un évènement - au sens d'un fait exceptionnel - car la retraite n'a pratiquement jamais cessé d'être réformée dès qu'elle a été instituée...

 

   Et elle a été instituée depuis longtemps, en raison du besoin légitime que les hommes ont toujours éprouvé de préserver leurs "vieux jours" ...A l'origine, le problème était le plus souvent naturellement résolu par une solidarité des générations, les "vieux" continuant à vivre avec leurs enfants devenus adultes ...Mais les "Etats", en se constituant, ont pris progressivement en charge les besoins de la société, et en l'occurrence se sont soucié d'organiser la retraite des vieux ...En France, une ordonnance du 7 janvier 1407 donne au roi Charles VI - qui n'était pas fou, du moins pas encore - la possibilité de donner une pension à "ceux qui l'avaient bien servi" ...Colbert crée une pension de retraite en 1673 pour la marine militaire ...Louis-Napoléon Bonaparte - qui n'est pas encore Napoléon III - crée en 1850 la première "Caisse de retraite", sur la base de versements volontaires, c'est-à-dire l'amorce d'une retraite par capitalisation ...Il faut ensuite attendre la loi du 5 avril 1910 pour que soit institué un système de retraite obligatoire pour les salariés suivant le principe de la répartition, où le paiement des pensions aux retraités est financé par les cotisations retenues sur les salaires des actifs ...Evolution dont la lenteur relative s'explique par la montée progressive de l'espérance de vie, la nécessité de financer les retraites étant évidemment moins importante quand la majorité des habitants mourait en moyenne avant 60 ans ...On était d'ailleurs alors "vieux" beaucoup plus tôt, la "Femme de trente ans" du roman d'Honoré de Balzac étant déjà une "vieille fille" ...Ce n'est plus le cas en ce début du 21ème siècle, où l'on se veut encore jeune entre 60 et 80 ans ...Il est intéressant de savoir qu'il y a actuellement 13.700.000 retraités pour 18.000.000 actifs, et que le nombre des retraités rejoindra celui des actifs avec 18.500.000 en 2030, pour le dépasser avc 21.900.000 contre 18.800.000 en 2050...

 

   En la circonstance, le financement des retraites n'est donc pas une application généreuse d'un programme social d'un Président de la République et de son  gouvernement , ...il s'impose à lui, comme il s'était imposé aux prédécesseurs ...Mitterrand (loi Auroux 1982), Balladur (Réforme 1993), Ch irac (Plan Juppé 1995), Sarkozy (Réforme Fillon 2003) ...Malheureusement, chaque refonte - même si elle représentait un progrès - n'a pas réussi à rétablir durablement l'équilibre entre les cotisations des actifs et les pensions des retraités ...Et le Conseil d'orientation des retraites prévoit actuellement que le déficit atteindra 20 milliards d'€ en 2020 ...Comme il est hors de question de "refiler l'ardoise" aux générations suivantes - alors que la génération actuelle des actifs a tout de même vécu globalement à l'aise, en dépit de des écarts de revenus et de difficultés diverses - il faut donc trouver des solutions, en sachant que, dans tous les cas, il y aura des mécontents pouvant aller, comme toujours en France, jusqu'à manifester ou faire grève :

 

  - Allonger la durée des cotisations, autrement dit la période d'activité : naguère fixée à 37 années 1/2 dans le domaine public, et déjà remontée à 40 ou  41 ans, elle pourrait atteindre 43, voire 44 ans ...Comme le dit Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales, "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps"...Et l'âge légal pour partir à la retraite à taux plein, pourrait monter à 62 ans, revenant ainsi sur la conquête sociale des "60 ans" du temps de Mitterrand...

   - Augmenter les cotisations des actifs pour la retraite, c'est-à-dire demander aux actifs de rembourser d'avance le déficit actuel du système, et ceci alors que les salaires seraient bloqués...ou aménagés de diverses façons en fonction des fluctuations de l'économie ...

   - Modifier le mode de calcul des pensions, en passant par exemple  des 6 derniers mois d'activité à plusieurs années ou en ne comptant pas la dernière année si elle n'est pas complèten ...ce qui revient à un abaissement de fait des pensions, les salaires étant plus élevés en principe en fin de carrière (dans la fonction publique, promotions accordées juste avant le départ à la retraite )...

   - Faire payer un supplément d'impôt sur les revenus aux retraités eux-mêmes, et comme il est exclu de taxer les petites retraites, cela reviendra à faire retomber le poids de ce supplément  sur les retraités" considérés comme "les plus riches", et ceci alors que, le plus souvent, ils ont "mérité" une pension plus importante par le sacrifice initial d'études difficiles non rétribuées et par les services rendus à la collectivité...

 

   Assurément le problème est difficile, et il l'est d'autant plus qu'il se complique avec toutes sortes d'inégalités : discrimination entre les hommes et les femmes moins payées à travail égal dans le domaine privé, temps partiel souvent imposé, pré-retraite non souhaitée, multiplicité des régimes (public, privé, "spéciaux" comme celui - très généreux - des parlementaires, etc...), et bien entendu  chômage non pris en compte...

 

   Il y a néanmoins des pistes de réflexion pour une solution possible sortant du carcan de la législation actuelle ...comme celle suggérée par l'économiste Robert Rochefort, député européen ayant l'expérience des régimes sociaux d'autres pays :

   "Nous devons mettre en place un système par points ou par comptes notionnels. De quoi s'agit-il ? De rendre sumplement additives toutes les cotisations existantes dans la diversité des régimes. Chaque période d'activité dans le secteur privé, dans une administration, à son compte comme entrepreneur, donne droit à des points qui s'accumulent sur un compte consultable à tout moment. Le moment du départ à la retraite doit être librement choisi par chacun, une fois atteint un âge qui n'a pas besoin d'être repoussé. Ce choix, et c'est un grand changement, doit être neutre "actuariellement", c'est-à-dire qu'il n'y a pas lieu de pénaliser ceux qui veulent partir tôt, ni de surbonifier ceux qui veulent prolonger leur activité. Seule l'espérance de vie au moment du départ suffit à convertir les points en droits à pension. Cotiser plus longtemps pour une retraite "pleine" - bien que cette notion ne soit plus qu'indicative - est contrebalancé par une transparence totale, par un accès à l'information permanente, par une liberté accrue et par des droits nouveaux : les périodes dans les emplois pénibles donnent des points supplémentaires, une personne à temps partiel peut acquérir le même nombre de points que si elle restait à temps complet, moyennant une cotisation supplémentaire, certaines missions d'intérêt général ou de volontariat donnent droit à des points gratuits, comme jadis avec le service militaire. D'une façon générale, chacun peut acheter des points à tout moment, y compris après son départ à la retraite. Voilà de quoi concilier répartition, solidarités intra et inter-générationnelles et liberté individuelle"...

 

   Pourquoi pas ?...

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Published by Jean Daumont - dans Economie et Société
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:54

   L'assassinat ignoble d'un militant politique vient à nouveau de défrayer la chronique. Ce n'est malheureusement pas le premier assassinat de ce genre, en France comme dans d'autres pays du monde, comme si la violence entraînant la mort d'autrui était un moyen d'expression dans la société, quel que soit son domaine : politique, économique, religieux, voire passionnel ...L'assassinat est-il donc la solution "extrême" - au sens de l'irréversibilité - auquel un homme puisse se résoudre, et quelle solution la société peut-elle adopter pour sa sauvegarde ?...

 

   L'homme n'est pas "naturellement bon", comme le croyait Jean-Jacques Rousseau, mais il n'est pas non plus "un loup pour l'homme", comme le pensait Thomas Hobbes à la suite de beaucoup d'autres philosophes depuis l'Antiquité ...Chacun sait, s'il fait sa propre introspection, qu'il peut faire le bien mais aussi se laisser aller parfois à une attitude extrême ...et il en est de même, à travers l'Histoire, de groupes sociaux ayant pu se livrer, par un entraînement mutuel à la suite d'incidents divers, à des actions extrêmes entraînant mort d'hommes, comme ce fut le cas, par exemple, des massacres de Septembre 1792 pendant la Révolution Française...

 

   Quelle attitude doivent alors adopter les responsables désignés pour assurer l'ordre dans la société, qu'il s'agisse de crimes individuels ou de dérives collectives ?...Un principe élémentaire de morale est que toute faute mérite sanction, mais quelle doit être la sanction et comment l'appliquer ?... Les historiens disent qu'à l'origine les hommes appliquaient la "loi du talion" : oeil pour oeil, dent pour dent, ...mort pour mort ...Assurément, on n'en est plus là et, dans un pays comme la France, se sont multipliés les textes traduisant l'adoucissement des moeurs : Déclaration des Droits de l'Homme, Code Civil, Code Pénal, etc ...On a même été plus loin, c'est-à-dire à la solution ...extrême de l'abolition de la peine de mort à l'initiative du Ministre de la justice Robert Badinter en septembre 1981 ...

 

   On peut comprendre cette abolition sur un plan éthique : d'abord, parce que nul ne sait ce qu'est la mort et aucun homme n'est jamais revenu pour le dire ...et d'autre part, parce qu'il n'a jamais été prouvé que la peine de mort était dissuasive pour tout criminel potentiel ...Et surtout, la mort est par définition irréversible, ne permettant pas de revenir sur une telle peine en cas d'erreur judiciaire, dont il y a eu des exemples célèbres ...C'est pourquoi, après 1981, elle a été remplacée par des peines de "substitution" pouvant aller jusquà "l'emprisonnement à perpétuité", ce dernier terme étant un abus de langage puisqu'il signifie en fait jusqu'à la  ...mort (naturelle) du condamné ...Et, souvent, beaucoup moins, puisqu'elle est remise en cause au terme de 18 ans si elle est incompressible, et peut même faire l'objet d'une libération conditionnelle par le juge d'application des peines à la moitié - soit 9 ans, en cas de "bonne conduite" (en prison) ...D'où les récidives qui opposent actuellement en Francela "droite" et la "gauche", et pour lesquelles une "conférence" réunie en février 2013 est loin d'avoir obtenu un "consensus"...

 

   Que répondre alors à ceux qui déclarent : quelle que soit la réalité de la mort, elle a au moins le "mérite" de débarrasser la société d'un individu dangereux, si son crime a été jugé indiscutable ?...Faut-il en revenir à la loi du talion ?...Faut-il y trouver un prétexte pour s'invectiver, comme le font certains partisans de gauche contre l'extrême-droite à l'occasion de l'assassinat d'un militant d'extrême-gauche ...faisant revenir les vieux démons des "nazis" et des camps de concentration, alors que l'extrême-gauche du temps de Staline a engendré de son côté les goulags ?...Plutôt que de mettre en exergue les méfaits d'individus douteux venus des banlieues pour semer le désordre - comme cela avait déjà été le cas lors de la célébration de la victoire du club de football de Paris-Saint-Germain - ne vaut-il pas mieux apaiser le climat en traitant les problèmes avec sagesse, à l'opposé de tout extrêmisme ?...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:10

                                   

   S'il est bien une vérité naturelle - pour ne pas dire une vérité de La Palice - que les enfants apprenaient de leurs instituteurs - les "hussards noirs de la République" - dès leur entrée à l'école primaire, c'est la distinction entre le genre masculin et le genre féminin, et même cela leur posait des problèmes quand les "noms" avaient la mauvaise idée de changer de genre entre le singulier et le pluriel,...ou quand le genre masculin l'emportait sur le genre féminin dans le pluriel des "adjectifs" alors "qualificatifs" ou "attributs" ...C'était le temps où l'instruction, paraît-il, était "traumatisante", même si la majorité des Français devenus adultes depuis lors n'en tremble pas à son seul souvenir.

 

   Mais tout cela est fini ...ou du moins certains "bons esprits" le pensent ...Ils reviennent d'ailleurs à la charge, car ils s'en étaient déjà pris aux bases de cette instruction ancienne après les "évènements de 1968", où il était "interdit d'interdire", et où il fallait bannir ce qui pouvait nuire à "l'enfant-roi", qu'il s'agisse d'exercices sélectifs comme la dictée - si elle préconisait pas "l'ortograf", ...ou d'examens comme le Certificat d'études, le Brevet ou le Baccalauréat, où la hausse du pourcentage des reçus était inversement proportionnelle à la baisse du niveau d'ensemble ...Maintenant on va plus loin, ...et même beaucoup plus loin...

 

   En effet, on veut imposer une théorie - dite théorie du genre - suivant laquelle les carences actuelles de l'instruction - pourtant engendrées par les dérives issues des "évènements de 1968" - sont en fait le résultat d'une discrimination entre les filles et les garçons, attentatoire à l'égalité ...S'il s'agissait seulement d'une initiative de Vincent Peillon, l'actuel Ministre de l'Education Nationale, on pourrait en sourire comme étant une illustration de l'article 31 des "engagements" du Président François Hollande ...et se résigner à attendre son successeur, car on ne compte plus les Ministres - de quelque parti qu'ils soient - ayant attaché leur nom à une réforme : Faure, Guichard, Fontanet, Haby, Jospin, Lang, ...Fillon, etc ...Mais cette fois, c'est le syndicat majoritaire des instituteurs devenus ...Professeurs des Ecoles - le SNUIPP - qui monte au créneau en affirmant que "la théorie du genre est une possibilité de repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l'idée de complémentarité dans la différence et censé s'actualiser principalement dans le couple hétérosexuel" ...CQFD ...Comme disait Boileau, "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément" ...Mais ce n'est pas fini, car le SNUIPP  ajoute : "Le genre n'est pas seulement un rapport de domination des hommes sur les femmes; Il est aussi un ordre normatif qui sanctionne les transgressions. Pas question de s'adresser régulièrement à l'école de manière collective "aux filles" et "aux garçons" ...Ah! oui, ...mais à qui alors ?... A des êtres asexués auxquels (fâcheux masculin pluriel) on réservera par exemple des toilettes communes dans les cours de récréation ?...

 

   Et les enfants - c'est-à-dire ceux qui ont encore l'âge d'être des "garçons" et des "filles" - dans tout cela ?...Silence ! ...Ils n'ont manifestement pas la parole ...On aurait autrefois dit qu'ils n'ont pas l'âge de raison ...même si ce sont eux qui, maintenant, apparaissent comme les plus raisonnables ...car on leur fera pas prendre des vessies (mot orienté...) pour des lanternes (au sens étymologique des "riens") ...Ils  en sont encore aux réalités et non aux réflexions philosophiques niant celles-ci ...Et, comme le dit un enseignant ayant caché prudemment son identité : "Je suis là pour instruire les élèves qui me sont confiés et non pour bourrer le crâne de gamins de 6 à11 ans de théories fumeuses qu'ils ne comprendront pas à cet âge" ...Et, comme le précise le psychiâtre Christian Flavigny, "l'enfant est par nature à l'âge des jeux, et c'est dans ces jeux que s'élabore son identité sexuée par la référence au parent du même sexe, le garçon dans l'aiguillon de la rivalité au père où se façonne le masculin, la fille dans le partage qui tôt s'ébauche avec sa mère des enjeux de la féminité-maternité"...

 

   Qu'on se le dise...

 


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Published by Jean Daumont - dans Education
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