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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:02

   Comme chaque année, avant de partir en vacances "pour revoir ma Normandie", je tiens à remercier tous ceux qui m'ont fait l'amitié de lire et commenter mes intarissables bavardages  et je leur donne rendez -vous pour le début de septembre ...Bien entendu, je répondrai alors aux commentaires qui porteraient sur l'un des  ...495 articles que j'ai ...commis depuis 2005 ! ...

 

   Bonnes vacances à tous !

                                                                          Et cordialement,

 

                                                                                                    Jean Daumont

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Published by Jean Daumont - dans Divers
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 22:57

   Le 14 juillet 1789 est devenu, avec la prise de la Bastille à Paris, le symbole de la chute de la monarchie absolue en France, mais ce n'était qu'une révolution "politique" aboutissant au partage du gouvernement entre le "Roi" et les représentants du "peuple", celui-ci restant partagé en 3 "ordres", d'une part les ordres dits "privilégiés" - le Clergé et la Noblesse - et le troisième ordre désigné non sans mépris par l'expression résiduelle de "Tiers-Etat" ...Il fallut que les représentants des 3 ordres finalement réunis en Assemblée "Nationale" constatent que cette révolution politique avait entraîné de nombreux troubles en province - notamment de la part des paysans se soulevant pour exiger la suppression des "droits féodaux" et suscitant ainsi la "Grande Peur" - pour qu'ils décident dans l'urgence, pendant la "nuit" du 4 août 1789 de voter l'abolition des privilèges ...Dès lors la révolution n'était plus seulement politique, elle devenait une révolution "sociale"... C'était l'organisation même de la société française qui était mise en cause, et d'ailleurs l'Assemblée Nationale ne tarda pas à voter peu après, le 26 août 1789, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, érigeant en principes la liberté, l'égalité ...et le bonheur "commun"...

 

   En fait, l'abolition des privilèges n'était que relative. D'abord, la notion même de "privilèges" n'était pas propre aux seuls ordres du Clergé - soit environ 130.000 personnes - et de la Noblesse - soit environ 300.000 personnes - mais concernait toute la population ..."mâle" ( puisque les femmes n'avaient pas accés aux droits de ...l'homme) - soit environ 13.000.000 de personnes...En effet, tous les hommes du royaume étaient alors couverts par au moins un privilège qui était celui de son "groupe" (géographique, professionnel, social) : ainsi, il fallait en ville posséder le droit de bourgeoisie pour briguer une magistrature ...Seuls ceux qui n'avaient pas de groupe n'avaient aucun droit réel, comme les étrangers n'ayant que le "droit d'aubaine" ...D'autre part, malgré l'éclat apparent de la décision d'abolition des privilèges par l'Assemblée Nationale, Louis XVI renâcla à la sanctionner - c'est-à-dire à la légaliser - déclarant même alors : "Si la force m'obligeait à sanctionner, alors je cèderais, mais alors il n'y aurait plus en France ni monarchie, ni monarque" ...Le "pauvre" Louis XVI ne pouvait pas savoir qu'il anticipait ...mais il n'en dut pas moins la sanctionner le 5 octobre 1789, après avoir été ramené de force de Versailles à Paris ...Alors seulement la notion de "privilèges" fut limitée à ceux qui en abusaient - notamment les détenteurs de "droits féodaux" (lever des impôts en argent ou nature, chasser, avoir des tribunaux particuliers ...la discrimination allant jusqu'au droit d'être décapité ...et non pendu, en cas de condamnation à mort !) ...Les "privilégiés n'en eurent pas moins la possibilité de racheter leurs droits par un décret du 15 mars 1790 ...et il fallut attendre le 17 juin 1793 avec la 1ère République pour que la Convention vote la suppression totale des privilèges sans indemnités, et que les titres féodaux soient définitivement détruits...

 

   Ainsi alla la France alors ...Et les régimes se succédèrent ...Napoléon, qui avait instauré l'Empire ...pour défendre la République, re-créa une noblesse ...et ensuite, la Restauration rétablit certains privilèges ... Et la société évolua en fonction des progrès économiques ...Pendant la Monarchie de Juillet, Louis-Philippe proclame : "Enrichissez-vous !" ...Mais ce n'est le cas que d'une "minorité" de bourgeois ou riches paysans, dont beaucoup avaient récupéré les biens des émigrés ou du Clergé (Biens Nationaux) ...Car il y avait une majorité d'au moins 75 % de "pauvres", dont la misère explique le succès des doctrines "socialistes" ...s'opposant à ces nouveaux "privilégiés" qu'étaient ...ce qu'il était convenu d'appeler d'une expression générique et non mathématique ..les "200 familles" (*) ...Qu'en est-il maintenant ?...En étant à la ...5ème République, la France a-t-elle accédé enfin à un juste partage des richesses ?...

 

   ...Pas du tout ... L'opinion populaire considère que la pauvreté s'est au contraire étendue et que l'écart entre les "pauvres" et les "riches" s'est accru ...La réalité est en fait plus nuancée, à en croire l'analyse effectuée en 2008 par "L'Observatoire des Inégalités" (**) :

   "En dépit du ralentissement de la croissance, la France continue à s'enrichir ...Entre 1998 et 2008, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s'est accru de 260 milliards d'€ (en euros constants) ...Mais cette richesse n'a été captée que par une minorité...

   Au cours de ces 10 années, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l'ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 %, soit une part 11,3 fois plus importante ...Si l'enrichissement était réparti de façon égale, chaque tranche de 10 % (des Français) aurait dû recevoir 26 milliards d'€ ...Or les 10 % les plus pauvres n'ont touché que 7,3 millards d'€, alors que les 10 % les plus riches ont reçu 82,7 milliards d'€ ...Au total, les 40 % les plus démunis ont reçu seulement 22 % de l'ensemble des revenus" ...CQFD !...

 

   Alors, faut-il une nouvelle nuit du 4 août ?...

 

(*) http://www.marianne2.fr/Fortune-le-retour-des-200-Familles_a189681.html

 

(**) http://www.inegalites.fr/spip.php?article1579


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Published by Jean Daumont - dans L'Histoire
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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 16:28

   En se classant troisième au palmarès des médailles olympiques derrière la Chine et les Etats-Unis (!), la France peut rêver qu'elle est une championne dans le domaine du sport ...mais il ne faudrait pas qu'après l'euphorie des vacances d'été elle se réveille à la rentrée de septembre avec ce que les sportifs appellent la "cuillère de bois", c'est-à-dire la dernière place, dans le domaine de l'économie...

 

   Car le risque est réel, à en juger par le Rapport du Président de la Cour des Comptes, le "socialiste" Didier Migaud, qui avait été nommé par "l'UMP" Nicolas Sarkozy, avant que celui-ci ne cède la place de Président de la République à François Hollande ...Car ce Rapport avait révélé que la Dette publique avait atteint la profondeur affligeante de 33 milliards d'€ ...Certes, cette dette n'est pas un problème limité à la France, puisqu'elle concerne plus ou moins gravement tous les pays dits "occidentaux", non sans lien avec l'émergence de pays comme la Chine et l'Inde qui a restreint leurs marchés ...Mais il est évident aussi que les gouvernements de la France n'ont pas fait tout ce qu'il fallait pour en atténuer les effets, voire pour l'enrayer, depuis son apparition après les "Trente Glorieuses" de 1945 à 1975 ...Et cette constatation n'a pas un caractère "partial" puisqu'elle se rapporte à des personnalités aussi diverses politiquement que Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Edouard Balladur, Jacques Chirac, Lionel Jospin et Nicolas Sarkozy...

 

   A son tour, François Hollande est arrivé comme Président de la République en mai 2012, ...avec les espoirs suscités par ses "60 Engagements pour la France" où il avait promis (page 11 de son opuscule) que "le déficit public serait réduit de 3 % du PIB en 2013" et "qu'il rétablirait l'équilibre budgétaire en fin de mandat" (donc en 2017) ...Le délai de grâce légitime des "100 premiers jours" est en passe de se terminer ...et les Français, comme Soeur Anne, "ne voient rien venir", du moins de "positif" ...Car, jusqu'à présent, il a surtout fait du "négatif", c'est-à-dire de "l'anti-sarkozysme", en supprimant les symboles attachés à son prédécesseur : suppression partielle du passage de la retraite de 60 à 62 ans, défiscalisation des heures supplémentaires, facilités pour les donations-successions, TVA sociale ...Certes le bilan de Nicolas Sarkozy était loin d'être glorieux, même avec l'excuse de la crise, son action ayant été marquée par une grande incohérence, puisqu'il avait longtemps privilégié le soutien à la demande et à la consommation avec des baisses d'impôts aggravant la dette ...avant d'opérer un retournement avec une baisse des dépenses publiques et une augmentation des recettes par le biais de la TVA sociale ...Mais, pour autant, François Hollande n'a rien fait jusqu'à présent de vraiment "positif" : il avait promis (titre de son opuscule) "le changement, c'est maintenant" ...Or, le changement n'est manifestement pas pour ...maintenant, ou, s'il l'est, c'est pour beaucouup de Français, essentiellement une augmentation de leurs impôts...

 

   Cette augmentation des impôts est même déjà programmée : elle fera l'objet pour 2012 - donc dès septembre - d'un "prélèvement supplémentaire" de 7,2 milliards d'€, dont 4,2 pour les ménages et 3 pour les entreprises ...Les ménages devront donc payer la plus grosse partie de la note ...et peu importe qu'ils aient eu de légitimes projets pour utiliser leur épargne, celle-ci sera taxée d'office, même si elle a été économisée pour faire face aux aléas toujours possibles comme la "dépendance" pour les vieux jours ou les aides aux enfants et petits-enfants victimes d'un chômage partiel ou total ...Car la taxation ne concernera pas seulement les "familles riches" imposées à 75 % - taux confiscatoire et dissuasif pour leur domiciliation en France - mais aussi les familles imposées à 45 % dont l'élévation des ressources est souvent le résultat de leur mérite personnel ...Quant aux entreprises, leur taxation ne se limitera pas aux "paradis fiscaux" des grosses sociétés, et elle portera préjudice aux PME qui, en dehors de contrats de solidarité coûtant à l'Etat, ne seront pas en mesure de créer des emplois stables, et devront même parfois en supprimer ...Mais qu'à cela ne tienne !... Le Président de la Cour des Comptes a proposé que les 33 miliards d'€ de déficit soient partagés entre 16,5 milliards  de recettes nouvelles et 16,5 milliards de compressions de dépenses ...Alors, allons-y, au nom de la solidarité, pour les 16,5 milliards de reccttes nouvelles, c'est-à-dire surtout les impôts !...

 

   Le problème est qu'en contrepartie le Président Hollande et son gouvernement ne prennent pas le chemin de comprimer les dépenses ... à la hauteur des 16,5 milliards ...Diminution du nombre des fonctionnaires ?...Vieille antienne, sans grand effet dans le passé ...où la réduction effective dans l'administration "nationale" a été compensée, et même au-delà, par l'accroissement dans l'administration "territoriale" où les socialistes sont largement majoritaires ...Et on prévoit 60.000 postes de plus dans l'Education Nationale d'ici 2017 ...Et on va augmenter l'allocation scolaire ..Quant au Smic, il va être revalorisé ...Mesures sociales, dont on peut comprendre l'importance, mais qui coûtent cher ...

 

   Alors où va la France ?...On ne sait pas trop ...Mais on y va, c'est certain ...Et même, pour cela, on crée des "commissions" ...Si les Jeux Olympiques avaient prévu un sport de "parlote", les Français n'auraient vraisemblablement pas eu de rivaux pour être champions, ..mais alors auraient-ils eu une médaille ou ...une cuillère de bois ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

  

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 09:13

   Evidemment, si on veut suivre l'actualité, il est inévitable d'évoquer les Jeux Olympiques d'Eté qui s'ouvrent à Londres le 27 juillet 2012 et ont d'autant plus de retentissement qu'ils sont les "Trentièmes Olympiades" (XXX° !...), le culte persistant des dizaines pour les anniversaires leur conférant un prestige supplémentaire ...Que sera-ce quand les Jeux Olympiques atteindront la centaine ?...Il est vrai que ce n'est pas pour demain, ni même pour le présent XXI ème siècle !...

 

   Mais d'abord, il faut savoir pourquoi les Jeux Olympiques sont  ...des Jeux, et pourquoi ils sont ...Olympiques. Pour cela, il faut remonter à l'Antiquité, et en particulier à la Grèce antique ...Les Grecs avaient le "culte du corps" et s'adonnaient à la "gymnastique" (courses à pied, disque, javelot, saut, pugilat, pancrace) dans le cadre de "Jeux" liés au culte de leurs dieux,  où les vainqueurs devenaient des "héros" récompensés par une couronne d'olivier ...C'est ainsi qu'ils prirent l'habitude - les historiens disent à partir de l'an 1 du calendrier grec, c'est-à-dire 776 avant JC - de se retrouver à Olympie pour ces manifestations "théo-sportives" qui donnaient d'ailleurs lieu à une "trêve" déjà symbolique, puisqu'elle suspendait les conflits alors récurrents entre les cités rivales ...Car les Jeux n'ont d'abord été que des "Jeux Pan-Helléniques", avant de s'ouvrir à d'autres peuples avec l'occupation romaine et la création de l'Empire Romain autour de la Méditerranée ("Mare Nostrum") à partir du 1er siècle avant JC ...Il arrivera même que des Empereurs  prennent part à ces Jeux devenus "Olympiques", du mois avant leur conversion au christianisme ...et l'interdiction des Jeux faite en 394 par Théodose 1er en raison de leur caractère "païen"...

 

   Les Jeux Olympiques de l'Antiquité avaient néanmoins laissé pendant  un millénaire et demi un souvenir prestigieux ...Car, dès que l'emprise de l'Eglise chrétienne se relâcha, il y eut des tentatives ...de résurrection. Au 18ème siècle, après la re-découverte du site d'Olympie, on organise ..."l'Olympiade de la République" à Paris en 1796, 1797 et 1798 ...Et, au 19ème siècle, divers pays organisent des "Jeux" : scandinaves (1834), britanniques...déjà (1846) ...et ...olympiques ...à Athènes (1859 et 1870) ...La rénovation effectuée par le Baron Pierre de Coubertin n'a donc pas été une initiative seulement française, même s'il est le créateur du Comité International Olympique (CIO) en 1894 et a fait approuver l'organisation des 1ers Jeux Olympiques modernes en 1896, avec le mérite d'avoir refusé la prétention de certaines fédérations sportives britanniques à exclure les ouvriers et les paysans au nom d'un "élitisme social" ...Il sut également redonner aux Jeux Olympiques le prestige hérité de l'Antiquité grâce à un rituel qui s'est maintenu jusqu'à nos jours, avec les cérémonies d'ouverture et de fermeture, l'emblème aux 5 anneaux entrelacés, la flamme portée de ville en ville, la devise "Plus vite, plus haut, plus fort" et le podium permettant la remise solennelle des médailles d'or (1er), d'argent (2nd) et de bronze (3ème), des diplômes étant remis aux suivants ...Car les récompenses aux Jeux Olympiques ont une valeur particulière dépassant largement celle des championnats ou des coupes mondiales de nombreux sports ..."C'est le rêve de tout sportif d'être là !", a proclamé récemment le nageur français Camille Lacourt ...

 

   Malheureusement, l'histoire des Jeux Olympiques modernes n'a pas été un chemin toujours triomphal ...D'abord, même si ceux de 2012 sont désignés comme les "Trentièmes" (XXX), en fait il n'y en a eu que 27, à cause des 2 guerres mondiales du 20ème siècle, puisque les "sixièmes"  de Berlin ont été annulés (1916), ainsi que  les "douzièmes" de Tokyo puis Helsinki (1940) et ...les "treizièmes" de ...Londres (1944) ...D'autre part, les "onzièmes" de Berlin ont été entachés par la propagande raciste des nazis (1936), ...les "quatorzièmes" de Londres (1948) ont été boycottés par l'URSS et l'Europe de l'Est pour cause de "Guerre froide", ...et les "vingtièmes" de Munich ont été endeuillés par l'assassinat de membres de l'équipe d'Israël ...Mais il y a eu heureusement aussi une évolution positive : la création des Jeux Olympiques d'hiver (1924) en alternance de 2 ans avec ceux d'été, permettant l'accès de nouvelles disciplines sportives, l'admission des femmes (1928) jusqu'alors écartées, l'ouverture de Jeux Paralympiques pour les handicapés (1948) et de Jeux Olympiques de la jeunesse (2010) pour les jeunes de 14 à 18 ans ...Par ailleurs, la restriction d'admission aux seuls "amateurs" a été levée, permettant l'ouverture aux "professionnels" et mettant ainsi fin à une hypocrisie, car les participants ont été dès l'origine ou presque remboursés de leurs frais et ont le plus souvent reçu des récompenses de leur pays,et ont même plus tard reçu des gratifications diverses pour participer à des manifestations  ou se prêter à des publicités ...

 

   Cet aspect financier n'en est pas moins un problème...Car, s'il paraît légitime que des athlètes reçoivent une rémunération pour avoir contribué par leur participation à la recette de manifestations, cette rémunération est tout de même contraire à l'idéal des Jeux Olympiques (*) ...Comme l'avait souligné Pierre de Coubertin pour les Jeux Olympiques, "l'essentiel est d'y participer" ...autrement dit d'y faire preuve, conformément à la devise, d'un "dépassement de soi"  assorti d'une "communion avec les autres" ...Certes, cet idéal persiste, comme le prouve le comportement des athlètes respectant le "fair-play"et marquant de la sympathie envers leurs concurrents ...Mais, autour d'eux, il y a les "fans" au chauvinisme parfois exacerbé, ...et les "sponsors", toujours prêts à vanter la qualité des chaussures, des vélos, des perches, des fusils, etc ...même si le mérite est essentiellement dû aux muscles et à la volonté des athlètes ...Et il y a aussi les Etats et leurs médias tirant vanité des résultats de leurs ressortissants, et se livrant à des classements ...Déjà, avant la 1ère médaille délivrée en 2012, on rappelle qu'aux derniers Jeux Olympiques de Pékin (2008), les Etats-Unis étaient "premiers" au nombre des médailles (110) devant la Chine (100), mais la Chine était la "première" au poids de l'or (51) devant les Etats-Unis (36), ...la Russie étant "troisième" (72, dont 33 en or) ...la France, elle, étant ..."dixième" avec 41 médailles (7 en or) ...Pour les Jeux Olympiques de 2012, le Figaro du 27 juillet titre : "La lutte des superpuissances à leur paroxysme" !...

 

   Et derrière cette comptabilité, il y a le financement des Jeux, qui est estimé à 12 milliards d'€, ce qui est vertigineux ...Et il y a les droits de télévision, ...et toute une économie souterraine avec les "tweets" et autres nouveautés numériques ...On est à ...des "années-lumières" de la pauvreté relative des premiers Jeux Olympiques modernes de l'année 1896 à Athènes...

 

   Mais vivent les Jeux Olympiques de 2012, tout de même ...Puissent les 10.48O  athlètes représentant 205 pays donner à nouveau de quoi admirer et rêver ...Le bilan, on verra plus tard ...Pour le moment, c'est la ..."Trêve" !...

 

(*)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Amateurisme_marron

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Published by Jean Daumont - dans Sport
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:08

   En mai 2012, François Hollande a certainement remporté l'élection présidentielle au moins autant par l'écho donné à ses "60 engagements pour la France" qu'en raison des difficultés éprouvées sur le terrain par son concurrent Nicolas Sarkozy, empêtré comme les autres responsables gouvernementaux de l'Europe dans la crise économique ...Mais l'opinion française qui a manifesté sa confiance à ses engagements en lui assurant une majorité absolue de députés à l'Assemblée Nationale - même si celle-ci  a été tempérée par un fort taux d'abstention (43;71 %) - attend évidemment le respect de telles promesses ...Or il s'avère que ces promesses se heurtent aux mêmes difficultés du terrain que celles de son prédécesseur, ...et il y a maintenant une similitude dans le traitement de ces difficultés, qui n'a d'ailleurs rien de surprenant suivant le principe bien connu que "les mêmes causes produisent les mêmes effets"...

 

   Certes, il y a eu des mesures symboliques marquant la "rupture", comme la réduction des indemnités du Président de la République passées de 255.600    à 178.923,72 € brut par an ( 21.300 à 14.110 € brut par mois) et, à la suite, le plafonnement de la rémunération des patrons d'entreprises publiques à 450.000 € par an, avec incitation pour les entreprises privées à suivre cet exemple ...Mesures bienvenues, qu'il convient de saluer dans un pays comme la France qui a inscrit l'égalité dans sa devise républicaine et où - même si l'égalité ne peut pas être l'égalitarisme - certains salaires mirobolants  sont une insulte pour une majorité de Français ayant des petites rémunérations - salaires ou retraites - ou connaissant le chômage ...

 

   Mais, pour la gestion de l'économie, les recettes (façon de parler...) restent les mêmes qu'avant le "changement" ...On en a un exemple flagrant avec l'affaire de PSA : des erreurs de stratégie y ont certainement été commises en raison d'un manque d'anticipation de la réduction de la chute du marché de l'automobile et d'un choix inapproprié des "gammes" pour l'exportation, notamment vers les pays dits émergents comme la Chine, l'Inde et certains pays d'Afrique ...mais il faut aussi convenir que le retournement a été brutal, puisque le résultat net du groupe était excédentaire de 800 millions d'€ au 1er trimestre 2011 et a chuté à un déficit de 819 millions d'€  au 1er trimestre 2012 ...D'autre part, elle n'a pas été une spécificité de PSA, le géant américain Ford prévoyant de son côté un déficit de 1 milliard de $ en 2012  ...Et les "augures" prévoient - à tort ou à raison - qu'il n'y aura pas de reprise avant ...2015, et encore ...sous réserve d'une "réduction de la production", ce qui signifie en clair une diminution du nombre des postes de travail ...Pour PSA, il serait donc impossible de faire autrement, sous peine de s'exposer à des difficultés plus graves encore ...Et c'est donc - une fois de plus - au personnel de "payer la note", même si l'entreprise s'engage à exclure des "licenciements secs" et prévoit des "reclassements",...son engagement répondant donc à l'engagement du Président François Hollande...

 

   Pour autant, il est difficile de suivre son Ministre du "Redressement Productif", quand celui-ci prévoit un "bonus-malus", c'est-à-dire de faire payer par les acheteurs de véhicules polluants les bonus accordés aux acquéreurs de voitures économes en Co2 ...Car il ne s'agit que d'une vieille "recette" (?), inaugurée dans les années 1980 par Edouard Balladur - la "balladurette" - et ayant déjà figuré dans la ..."boîte à outils" de Nicolas Sarkozy ...Et cette "recette" a en fait toujours coûté à l'Etat : 214 millions d'€ en 2008, 521 millions d'€ en 2009, 198 millions d'€ en 2011 malgré la réduction du bonus par le 1er ministre François Fillon, et un tel coût ne peut que s'aggraver encore, les constructeurs automobiles ayant intérêt à "respecter l'environnement" ...Autant dire que la "recette" sera payée par les contribuables, car l'Etat endetté est impécunieux, et n'aura d'autre solution que d'augmenter les impôts, soit directement par une augmentation de l'impôt sur le revenu, soit indirectement par un accroissement de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), celui de la TVA étant exclu par un gouvernement ne voulant pas taxer les classes dites laborieuses...

 

   Il est vrai que le Ministre du "Redressement Productif" a de l'imagination - ce qui est bien sûr une vertu - et prévoit d'investir dans la "voiture du futur" ...Très bonne idée, en effet, ...mais sans effet immédiat, car cela suppose des investissements importants actuellement hors de propos, faute de marché potentiel puisqu'en 2013 le marché prévisible n'est en France que de 27.000 voitures électriques et 70.000 voitures hybrides ...Qu'à cela ne tienne !...Le Ministre proclame qu'il faut "acheter français" ...Le coq gaulois ne peut qu'être satisfait ..., sauf que le "Made in France" est souvent "délocalisé" à l'étranger, les "petits modèles" de Renault et ...PSA étant assemblés en Turquie, Slovaquie, Tchèquie, etc ...

 

   Alors, que faire ?...En France, c'est bien connu , ..."On n'a pas de pétrole, mais on a des idées" ...Et, quand il y a un problème, on réunit soit des "Etats Généraux" ...ou des "Grenelles", soit , plus modestement, on crée une "Commission" ...En l'occurrence, pour faire face aux problèmes de l'heure, on a créé un "Comité Jospin" ...qui, à en croire Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche, dans son n° du 26 Juillet 2012 (page 32), s'ajoute aux ..."quelques 600 comités Théodule s'occupant déjà de problèmes aussi primordiaux que les récifs coralliens et les emballages ménagers" ...Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a beau jeu de dénoncer "une présidence du symbole et de l'esquive", car les Français risquent de ne pas se satisfaire longtemps de ...l'illusion.


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Published by Jean Daumont - dans Economie et Société
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:18

   L'histoire de la France est malheureusement jalonnée, comme celle du reste du monde, par des crimes et des massacres : entre autres, la "Saint-Barthélémy" du 25 août 1572, les "Dragonnades" sous le règne de Louis XIV entre 1685 et 1715, la "Terreur" révolutionnaire entre 1792 et 1795, l'exécution des Communards au "Mur des fédérés" en 1871 ...Mais le comble de la honte a été atteint le 16 juillet 1942 quand 13.152 juifs étrangers - dont 3118 hommes, 5919 femmes et 4115 enfants - ont été dénoncés auprès des nazis allemands par des Français, enfermés dans des conditions infâmes dans l'ancien Vélodrome d'Hiver (le Vel' d'Hiv) et envoyés en déportation, dont une centaine seulement survécut...

 

   Hélas, comma l'a souligné Jacques Chirac, alors Président RPR de la République,  le 16 juillet 1995, "la folie criminelle de l'occupant a effectivement été secondée en France par des Français", et il a alors ajouté : "la France, patrie des Lumières et des droits de l'homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux"...Par cette déclaration, il rompait d'ailleurs avec l'attitude de son prédécesseur socialiste François Mitterrand qui, à l'occasion du 50ème anniversaire  de la "rafle du Vel' d'Hiv", avait établi une distinction : "Ne demandez pas des comptes à la République ...Elle a fait ce qu'elle devait ...L'Etat français, ce n'était pas la République" ...

 

   Ce désaccord des deux Présidents posait en fait le problème de ces célébrations "mémorielles", où le rappel légitime des faits "historiques" est accompagné de jugements "moraux" nécessairement déphasés par rapport au contexte des évènements, la condamnation de l'esclavage par la Ministre socialiste Christiane Taubira étant un autre exemple de ce genre d'anachronisme ...

 

   C'est pourquoi la phrase lapidaire du Président socialiste François Hollande dans son discours inaugural de l'Exposition sur la "Rafle du Vel' d'Hiv" le 16 juillet 2012 pour le 70ème anniversaire, est difficile à accepter, car il a affirmé, sans ambages : "Ce crime fut commis en France, par la France" ...De quel droit, et par quel abus "moral", peut-on attribuer ainsi un crime à toute une Nation, et non plus seulement à certains Français ou à un "Etat" qui prétendait parler au nom de la France ?... Car il y avait alors des Français qui résistaient à la barbarie et sauvaient l'honneur de la France comme Jean Moulin, Honoré d'Estienne d'Orves, beaucoup d'autres connus ou inconnus ...et bien entendu Charles De Gaulle ...Et il y avait aussi de nombreux Français qui, à leurs risques et périls, ont permis à au moins trois-quarts des juifs Français d'échapper à la déportation en les hébergant sous des noms d'emprunt ou en facilitant leur passage vers l'Angleterre ou l'Afrique, ce que les intéressés ont reconnu plus tard en les qualifiant de "justes" ...La police elle-même, qui avait une obligation d'obéissance à un "Etat" détenant la réalité du pouvoir sur le territoire métropolitain, avait marqué alors ses réticences, au moins au niveau de la "base" ...Les documents retrouvés après la Guerre dans les commissariats révèlent que l'opération avait été ralentie "parce que beaucoup d'hommes juifs avaient quitté leur domicile la veille" , ...comme le prouve d'ailleurs le nombre largement supérieur de femmes et d'enfants déportés, dont la police n'imaginait pas qu'ils puissent être inquiétés...

 

   Alors, après les écarts de langage de Christiane Taubira et ceux de Arnaud Montebourg, le Président François Hollande serait bien avisé aussi de mieux contrôler ses propos, s'il ne veut pas que sa popularité continue à baisser, notamment auprès des personnes âgées ayant gardé le souvenir de l'occupation allemande entre 1940 et 1945...

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Published by Jean Daumont - dans Discrimination
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 16:03

   Il est légitime d'avoir une opinion (*), quelle qu'elle soit ...Mais il est parfois difficile de se faire une opinion, en raison de la complexité du problème évoqué ...C'est le cas pour " l'affaire de PSA" qui défraie ces jours-ci l'actualité ...

 

   A défaut de vivre au coeur de cette affaire comme responsable de sa gestion ou membre du personnel chargé de son fonctionnement, il est donc nécessaire de s'informer auprès de journalistes spécialisés, afin de pouvoir exprimer une opinion aussi objective que possible ...Un moyen d'y parvenir est de confronter leurs analyses en fonction de leur situation - supposée - sur l'éventail politique :


   - A "droite", il y a le Figaro où l'éditorialiste Paul-Henri du Limbert écrit le 20 juillet 2012 :          

   " La famille Peugeot fait des automobiles...Arnaud Montebourg fait de la politique...Ce n'est pas le même métier ...Dans le premer cas, il s'agit de vivre dans un monde de contraintes permanentes ; dans le second, il s'agit de faire croire qu'on peut s'en affranchir.

   Guidé par sa volonté de briller, le tonitruant Ministre du Redressement Productif instruit un bien mauvais procès contre PSA. Si l'on en croit Arnaud Montebourg, le groupe automobile ferait preuve d'un manque flagrant de patriotisme. Qui peut croire à cette fiction ? Si le Ministre est peut-être un "patriote industriel", les Peugeot sont sûrement des "industriels patriotes". Lorsque Renault fabrique 23 % de ses véhicules en France, PSA en produit 44 %, soit près d'un sur deux. Dans le paysage industriel, Peugeot est resté davantage attaché à la France que beaucoup d'autres... Et malheureusement, c'est une des raisons de ses difficultés puisque, n'en déplaise aux socialistes, le coût du travail est bien l'un des principaux problèmes de ce pays. La croisade d'Arnaud Montebourg serait donc plus crédible si elle s'accompagnait d'un vaste projet de réforme structurelle destiné à améliorer de manière drastique la compétitivité de l'économie française. Hélas, on ne voit rien venir...

   Par ailleurs, les mots choisis par le Ministre procureur sont évidemment excessifs. Présenter, peu ou prou, la famille Peugeot comme l'exemple même de la cupidité et de l'âpreté au gain constitue une contre-vérité particulièrement choquante... Chacun sait bien que l'austérité et la discrétion constituent la marque de fabrique de cette famille protestante qui vit en France et paie ses impôts en France...

   Adepte de la stratégie de l'emballement, Arnaud Montebourg va devoir réfréner sa nature. Sa "chasse aux patrons" ajoute de la crise à la crise et crée confusément un climat de petite guerre civile. Il fait de la politique ? Sans doute ...Mais il serait souhaitable qu'il en fasse un peu moins, et qu'il soit un peu plus Ministre et un peu moins procureur."

  Evidemment, ce n'est pas très aimable pour les socialistes, si du moins ceux-ci le soutiennent au nom de la solidarité gouvernementale...

 

   - Au centre - si celui-ci existe - il y a Ouest-France où l'éditorialiste François-Régis Hutin écrit le 2& juillet 2012 :

   "Plus la situation est difficile, plus il faut rester calme. Ce n'est malheureusement pas le cas en ce moment en ce qui concerne PSA.

   Avant même que soient entendus les responsables de Peugeot, ils sont accusés de dissimulation, de mensonge, d'incompétence, d'avidité. Bref, ces personnes seraient des ennemis du peuple et peut-être même des traîtres à la nation. Le procès est déjà fait, la condamnation prononcée !

   On comprend la déception et l'inquiétude des personnels concernés par des suppressions d'emplois. Il est indispensable de tenir le plus grand compte de ces personnes, de faire tout ce qui est possible pour obtenir leur reclassement. Mais est-ce en dressant les gens les uns cntre les autres qu'on arrivera à trouver les solutions possibles ? Qui veut plus de chômage ?Qui veut mettre sur le sable les personnels des entreprises en difficulté ? Personne, bien évidemment, et surtout pas les chefs d'entreprise. Ils ont une grande responsabilité : celle d'embaucher du personnel car, si les affaires tournent mal, l'embaucheur risque de devoir licencier ...Il n'est jamais félicité lorsqu'il embauche, mais il est toujours vilipendé lorsqu'il débauche, comme si on pouvait faire fi des contraintes économiques...

   Si l'on comprend que des questions puissent, et même, doivent être posées, que des situations soient analysées, au besoin ré-étudiées, il importe de le faire dans un climat serein où puissent naître le dialogue sincère et la coopération. Mais commencer par l'accusation, voire l'insulte, ne peut que nourrir les rancoeurs, les rancunes et les oppositions.

   Ce n'est pas en faisant des patrons ou des salariés des boucs émissaires qu'on favorisera le sauvetage ou l'extension des entreprises nécessaires à la croissance. La désignation de boucs émissaires ne peut cacher ni la gravité d'une situation, ni les responsabilités des uns et des autres. La désignation de boucs émissaires ne peut en définitive qu'accroître les divisions et risque de déboucher sur la haine qui finit par retourner les sociétés contre elles-mêmes.

   A l'aube d'un quinquennat qui, de toute manière, devra faire face à de nombreuses difficultés dans tous les domaines, attiser les oppositions au lieu de les apaiser ne peut que compliquer les choses, rendre plus difficile la recherche des solutions, leur application et ainsi compromettre l'avenir. La France n'a vraiment pas besoin de ces attitudes agressives mais, au contraire, de dynamisme et de confiance mutuelle pour aller de l'avant, et vite !"

  Voilà qui n'est pas vraiment plus aimable - au contraire - pour ce représentant éminent du gouvernement socialiste  ...de la part d'un journal habituellement "modéré", à l'image de ses lecteurs du genre "bo-bo"...  

 

   - A "gauche", il y a l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur dont on pourrait attendre plus de compréhension pour le Ministre en cause ...Pas vraiment, puisque l'éditorialiste Laurent Joffrin prend plutôt la défense de ...PSA :

   " ...Les syndicalistes d'Aulnay demandent la poursuite de l'activité et le maintien de l'emploi sur place. Réflexe logique, élémentaire même. L'outil de travail est là, la compétence, réunie, l'expérience des ouvriers, des cadres et des ingénieurs, indiscutable. Comment admettre pareil gâchis ? Comment comprendre que cette usine, si efficace, soit abandonnée à la rouille et aux herbes folles, quan elle faisait vivre des milliers de familles ? Mais comment, à l'inverse, continuer ces dépenses sans mettre en danger l'ensemble, c'est-à-dire des dizaines de milliers d'autres emplois ? Les comptes de PSA sont si dégradés, ses ventes si mauvaises que le groupe ne peut plus soutenir la même capacité de production. Point de complot ou de mensonge dans cette sinistre constatation. Quiconque regarde honnêtement le dossier voit mal comment l'entreprise pourrait survivre sans se couper un bras. L'Etat pourrait aider, subventionner, entrer au capital (**) ...Outre qu'il est désormais impécunieux, il ne ferait que retarder l'échéance. PSA n'a pas besoin de crédits, mais de clients. Les premiers sont inutiles, et les seconds sont absents.

   On peut évidemment sortir l'arsenal rhétorique, prêcher la démondialisation, incriminer l'Europe, accabler la social-démocratie...Mais force est de reconnaître que la direction de PSA, justement, s'est montrée réticente à délocaliser ...Amer paradoxe : des deux champions français de l'automobile, c'est Renault, géré sans états d'âme et nettement plus mondialisé, qui s'en sort le moins mal...

   Le gouvernement peut néanmoins aider les ouvriers d'Aulnay. D'abord en écartant les licenciements contraints, promesse déjà formulée par PSA, mais qu'il faut maintenant tenir. Ensuite en assurant aux partants des compensations financières suffisantes, qui amortissent le choc et ménagent une chance pour l'avenir... Enfin, en garantissant qu'une autre activité, soutenue par PSA, viendra relayer la production disparue..."

   Suggestions intéressantes, qui valent infiniment mieux que les diatribes d'un Ministre...L'éditorialiste complète son propos en élargissant le problème à celui d'une solution nécessaire à la crise économique, en affirmant que "si la bataille monétaire est perdue, la guerre industrielle ne peut pas être gagnée"...

   Vaste programme qui dépasse celui de ne pas chercher de bouc émissaire !...

 

 (*) Lire mon article précédent sur "La pensée et l'opinion"

 (**) Comme le fait le gouvernement américain pour General Motors


 

 


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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 16:05

   Dès les temps reculés et incertains où il s'est exprimé dans un langage intelligible, l'homme a considéré qu'il se distinguait des autres êtres vivants par la pensée ...Mais cette distinction est sujette à caution, dans la mesure où les progrès de la biologie ont montré que les autres êtres vivants n'étaient pas dépourvus de pensée, même si elle n'avait pas la même importance ...du simple tropisme des plantes aux manifestations rationnelles d'un chimpanzé qui a 98,7 % d'ADN en commun avec l'homme...

 

   Si l'on s'en tient à l'homme, la pensée n'est manifestement pas chez lui une entité abstraite à laquelle il accèderait par la réflexion, une sorte de "noumène" comparable à d'autres notions comme "l'âme" ou "Dieu"...Elle est en effet propre à chaque individu, ce que le philosophe français Pascal a exprimé dans  ses ..."Pensées" par la formule : "L'homme est un roseau pensant" ...Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il a toujours la "liberté" de penser, c'est-à-dire la possibilité d'exprimer une opinion qui soit son idée personnelle...

 

   En effet, la pensée a longtemps été une expression collective que chaque individu ne pouvait pas transgresser ...D'abord intégrée à des pratiques magiques, elle a ensuite donné lieu à des "doctrines" religieuses : ce n'est pas par hasard que les religions "monothéistes" se fondent sur un livre de référence, la Bible pour le judaïsme et le christianisme, et le Coran pour l'islamisme ..., tout écart étant considéré comme une "hérésie", et les responsables comme de "mal-pensants"...

 

   Ce n'est que tardivement, et non sans atermoirements et souvent des luttes, qu'au moins dans l'Occident, la pensée s'est en quelque sorte "libéralisée" au profit de chaque individu ...A la suite d'un autre philosophe français, Descartes, qui avait affirmé la plénitude de la pensée chez chaque homme dans sa formule "Je pense, donc je suis", ...les philosophes du 18ème siècle ont exprimé leur pensée, autrement dit fait connaître leur opinion sur tous les sujets de l'activité humaine, au prix de tracasseries diverses de la part des autorités politiques ou religieuses alors en place...

 

   Car la liberté d'opinion n'a pas été un chemin bordé de roses...En France même, où la Révolution de 1789 avait proclamé la liberté sous toutes ses formes, et notamment celle de l'opinion, dans la célèbre "Déclaration des Droits", ...cette liberté sombre dans la Terreur de 1792 ...avant de connaître toutes sortes d'aléas dans la dizaine de régimes s'étant succédés jusqu'à la 5ème République actuelle ...Et il en est de même, à des titres divers, dans les autres pays du monde, notamment au cours du 20ème siècle, marqué par la multiplication d'Etats "totalitaires" excluant par définition et sanctionnant même toute opinion contraire au régime, à l'instar du régime nazi en Allemagne : "Ein volk, ein Reich, ein Fuhrer" ! ...ou du régime soviétique en URSS ..., comme de tous les régimes anciens ou - hélas - à venir , qui sont ceux de la "pensée unique"...

 

   Néanmoins - "mutatis mutandis" - il semble que la liberté d'opinion, malgré des reculs ou de nombreuses insuffisances, tend à progresser dans l'ensemble du monde, ...précisément en raison de la "mondialisation" ...Car celle-ci a pour effet de faire connaître rapidement ce qui se passe sur toute la Terre ...Le temps n'est plus - ou il est de moins en moins - où chaque Etat pouvait règler ses affaires en circuit fermé, car le progrès du "numérique" a pour effet que tout évènement est aussitôt connu et peut permettre une réaction "en temps réel" dans le monde des "médias", qu'il s'agisse des sites web, des réseaux sociaux, des blogs, et ceci, avec la généralisation des téléphones portables et autres "smartphones", de la part de chaque individu ...C'est ainsi que des pays comme la Tunisie et l'Egypte ont pu connaître une réaction en "traînées de poudre" de leurs ressortissants, exprimant de cette façon leur liberté d'opinion, même si celle-ci reste fragile...

 

   Car la liberté d'opinion reste fragile et peut sans cesse être remise en cause, dans la mesure où elle se heurte au principe "d'autorité" qui pousse des hommes  à vouloir en imposer aux autres, arguant même parfois que c'est "pour leur bien" ...La France est, comme toujours, un bon (?) exemple, où l'on veut sans cesse imposer des changements, même si les Français ont exprimé une opinion contraire ou ont refusé de l'exprimer...

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 17:06

   Le 14 Juillet est en France la "fête nationale" par excellence, c'est-à-dire une fête qui a pour objet de rassembler les Français autour des valeurs fondamentales de la nation, à la différence des autre fêtes "civiques" à portée internationale commémorant l'une - le 11 novembre - la fin de la 1ère guerre mondiale 1914-1918, et l'autre - le 8 mai 1945 - la fin de la 2ème guerre mondiale 1939-1945...

 

   Cette fête nationale est traditionnellement présentée chaque année comme la commémoration de la prise de la Bastille à Paris le 14 juillet 1789, ...et, à cette occasion, on associe les autres symboles de la France : le drapeau tricolore, qui fleurit sur les édifices publics, la Marseillaise qui retentit partout, et notamment devant les monuments aux morts, et la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" qui a largement dépassé ses frontières ...Mais la commémoration de ces symboles n'en est pas moins marquée d'anachronisme...

 

   - D'abord, la fête du 14 juillet ne commémore pas la prise de la Bastille, qui, en 1789, n'avait été considérée que comme un évènement secondaire, au même titre que diverses échauffourées ayant auparavant troublé la paix de la capitale, en particulier en 1787 à cause de mauvaises récoltes ...En fait, la population - pauvre - de certains quartiers de l'Est s'était répandue dans les rues à la suite d'une rumeur annonçant que le roi Louis XVI et les nobles, résidant alors à Versailles, rassemblaient des troupes pour abolir les réformes proclamées par les Etats Généraux devenus Assemblée Nationale et, à la recherche d'armes, avait envahi le vieux château de la Bastille n'abritant plus que quelques condamnés de droit commun et d'ailleurs mal défendu ...Louis XVI lui-même, dans son agenda, n'avait noté à cette date que ..."rien"... Simplement, le 14 juillet n'a été choisi, après coup, et un peu par hasard, que pour célébrer un événement jugé autrement plus important en 1790 : la Fête de la Fédération, qui avait rassemblé toutes les "fédérations provinciales" autour  ...d'une Messe solennelle, sur la Place actuelle des Invalides, où Louis XVI avait juré devant environ 400.000 personnes de respecter la Constitution votée par l'assemblée Nationale ...Il s'agissait donc d'une cérémonie de réconciliation nationale qui aurait pu aboutir au maintien d'une monarchie constitutionnelle en France, à l'image de l'Angleterre ...si celle-ci, craignant la puissance rivale de la France, n'avait pas fomenté contre elle une coalition des monarques continuant à exercer un pouvoir absolu en Europe ...

 

   - Le drapeau tricolore, tel qu'il existe encore maintenant, avec trois bandes verticales bleu-blanc- rouge à partir de la hampe, n'a été instauré à l'origine qu'en 1794 par la Convention, et encore n'étai-il qu'un pavillon parmi d'autres ...Il traduisait alors la réunion symbolique entre le drapeau blanc de la monarchie et les couleurs bleu et rouge de la Ville de Paris ...Aboli de 1815 à 1830 par la reprise du drapeau blanc sous la restauration, il est rétabli par la Révolution de juillet 1830 ...et il est ensuite défendu, lors de la Révolution de février 1848 par le poète Lamartine, contre l'instauration ...du drapeau rouge, considéré comme un témoignage de la Terreur de 1793 (celui-ci deviendra d'ailleurs le symbole de la Commune de 1871 ...et du communisme à partir de 1917...). Il n'est finalement adopté comme le drapeau officiel de la France que par la 3ème République en 1880...

 

   - La Marseillaise n'est au départ qu'un nom d'usage donné au "Chant de guerre de l'Armée du Rhin" élaboré par Rouget de l'Isle en 1795, et repris et pupularisé par les soldats de Marseille ...Adopté comme un chant "patriotique" par le Comité de Salut Public, ...et conservé par Napoléon 1er, il est évidemment proscrit par la restauration entre 1815 et 1830 ...Il ne deviendra néanmoins un "hymne national" qu'en 1880, au même titre que le drapeau tricolore, ...et célébré comme tel  en 1889 à l'occasion de la commémoration du centenaire de la Révolution de 1789, dont une autre expression a été ...la Tour Eiffel ...Et il le restera, sauf pendant la période de Vichy entre 1940 et 1944 où il sera supplanté par le Chant du Départ  et ..."Maréchal, nous voilà"...

 

   - La devise "Liberté, Egalité, Fraternité" a une histoire similaire ...Comme elle est par définition un symbole "républicain", elle n'apparaît à l'origine qu'avec l'instauration de la 1ère République en 1792 sous la forme plus ampoulée de "Unité, Indivisibilité de la République, Liberté, Egalité, Fraternité ou la Mort " !...Maintenue par Napoléon 1er, qui se voulait un rempart de la République, abolie ensuite entre 1815 et 1848, elle est rétablie par la 3ème République et devient également "nationale" en 1880, alors que parallèlement une statue de la République est inaugurée  Place de la ...rRépublique, à Paris...

 

   Ainsi va la France ...Bien entendu, même si elle est marquée par des anachronismes, il n'est pas question de supprimer ces symboles rattachés à la commémoration du 14 juillet, d'autant moins que "l'amour du pays" s'effiloche quelque peu maintenant devant la montée des "égoïsmes" et des "communautarismes" et que cette commémoration reste une occasion "forte" de rassembler les Français ...Et, de toutes façons, elle reste conforme à l'article 2 de la Constitution de 1958, ayant d'ailleurs repris le même article de la Constitution de 1946, ainsi rédigé :

   " - La langue de la République est le Français

      - L'emblème national est le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge

      - L'hymne national est la Marseillaise

      - La devise de la République est : Liberté, Egalité, Fraternité

      - Son principe est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple "

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:58

    Il y a une règle élémentaire de la morale qui, naguère, faisait partie de ces principes que, chaque matin, l'instituteur écrivait à la craie blanche sur le tableau noir, avec des pleins et des déliés : "Chose promise, chose due" ...Règle juste, et donc toujours valable, sans laquelle il ne peut y avoir que des abus contraires à l'équilibre des relations sociales à tous les niveaux ...Et par conséquent, dans une démocratie, il est légitime que les citoyens atendent d'un élu la réalisation de ses promesses...

 

   Il se trouve que François Hollande, avant d'être élu Président de la République, le 6 mai 2012, avait clairement promis, dans le 48ème de ses 60 engagements pour la France" qu'il ferait voter une loi sur "le non-cumul des mandats" ...Et il avait même précisé que "cette promesse serait tenue dès le lendemain de sa victoire" ...Certes, l'expression ne doit pas être prise "au pied de la lettre", et on peut admettre un certain délai d'application, ne serait-ce qu'au nom du traditionnel "état de grâce" qui suit toute élection ...Mais le 1er gouvernement a été constitué le 15 mai 2012 et confirmé le 21 juin après les élections législatives et, à cette date, on ne voit rien venir...Il semble même que la loi promise ait du "plomb dans l'aile"...

 

   En effet, le "non-cumul des mandat" n'enchante pas la "Gauche", qui détient maintenant la majorité dans les deux assemblées parlementaires, comme elle la détient dans la quasi-totalité des régions et des départements ...Les réticences les plus vives viennent notamment du Sénat, ce qui est d'ailleurs compréhensible puisque cette assemblée a toujours été considérée comme "le grand conseil des communes de France", ses membres - quelle que soit leur couleur politique - ne souhaitant pas "être coupés de la réalité du terrain" ...Mais les députés socialistes de l'Assemblée Nationale, ainsi que leurs alliés radicaux , ne sont pas en reste et étalent leurs divisions sur ce problème du non-cumul des mandats : ils l'avaient pourtant inscrit dans les statuts du parti socialiste en 2009 et un député de Seine-Saint-Denis, Razzi Hamadi,  l'a même rappelé après les élections en soulignant "qu'on ne doit pas défendre un programme pour être élu et ensuite le trahir"... mais son voisin départemental Pascal Popelin a, de son côté, affirmé "qu'aucun électeur n'a fait le procès du cumul" ...et "qu'il est important que les parlementaires conservent le lien avec les collectivités locales" ...Les divergences sont telles que certains socialistes parlent déjà de "compromis" (une vieille tradition de gauche...), où on se satisferait d'appliquer le non-cumul des mandats pour les grandes villes, et d'en exempter les petites communes (il y en a tout de même plus de 20.000...)

 

   Alors, y aura-t-il finalement un non-cumul des mandats ?...Rien n'est moins sûr ...Aux dernières nouvelles, le 1er Ministre proposerait une loi applicable en 2014, ce qui donne de la marge ...De toutes façons, comme le fait remarquer René Dosière, député socialiste de l'Aisne, partisan du non-cumul, "rien n'empêche les parlementaires d'abandonner déjà leurs indemnités locales, puisqu'il n'y a pas besoin d'une loi pour  ...cela " ...et ce serait même un signal fort montrant aux électeurs qu'on ne cumule pas les mandats pour des raisons financières ...de surcroît, cela ferait économiser 12 millions d'€ par an à l'Etat, ce qui n'est pas négligeable en période de crise économique...

 

   Mais, quand bien même le non-cumul des mandats serait décidé, la moralisation de la vie politique ne devrait pas s'arrêter là ...On pourrait aussi s'interroger sur le renouvellement des mandats - en les limitant à deux mandats consécutifs - car il y a trop d'exemples de "politiciens" de tous courants qui en font un métier ...et réalisent ainsi une véritable carrière, souvent au-delà de l'âge de la retraite ...Et on pourrait ainsi permettre à un plus grand nombre de citoyens - hommes et femmes - de participer à la vie publique ...Alors, peut-être, la démocratie serait exemplaire...

 

  

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