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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:06

   Il y a une version officielle de l'Histoire, en particulier de celle de la France, où les protagonistes ont un rôle - positif ou négatif - défini une fois pour toutes, conformément à une tradition définie dès l'école primaire : ainsi Clovis est le premier roi des Mérovingiens qui a créé la France, Charlemagne est le premier empereur que la France a connu, fondant la dynastie des Carolingiens, et Hughes Capet est à l'origine de la dynastie capétienne ...Plus tard, Jeanne d'Arc aura la réputation "d'avoir bouté les Anglais hors de France", Louis XIV d'avoir été Louis-le-Grand, créateur du château de Versailles ...et Louis XVI d'avoir été un roi faible incapable d'effectuer les réformes nécessaires ...Et puis Napoléon 1er laissera un souvenir tellement impérissable qu'il aura droit à un tombeau somptueux sous le dôme des Invalides, tandis que, plus tard, son neveu Napoléon III sera qualifié par le "grand" Victor Hugo de Napoléon "le Petit" ...Clémenceau fut surnommé "le Tigre" en raison de son rôle final dans la Guerre 1914-1918 ...Enfin Pétain fut d'abord considéré en 1940 comme le sauveur de la France laquelle "il avait fait le don de sa personne", étant même reconnu alors par de nombreux pays, notamment les Etats-Unis...dont le Président Roosevelt ironisait sur un certain Général De Gaulle qui, à Londres le 18 juin, "s'était pris pour ...Jeanne d'Arc"...Qu'en aurait-il été si la 2ème Guerre mondiale avait tourné autrement ?...

 

   Car l'Histoire n'est pas un long fleuve tranquille ...et les réalités sont souvent différentes de ce qu'on a pu en dire ou de ce qu'on en espérait ...Ainsi Clovis n'a pas créé la France, ...il n'a été que le roi des Francs dont le nom - germanique - a donné celui de "Francie" puis de "France" s'étant substitué à l'ancienne Gaule séculaire ...Charlemagne va ensuite intégrer la Francie dans son Empire de part et d'autre du Rhin, car il veut reconstituer le défunt Empire Romain et va même se faire couronner à Rome (800...date célèbre), mais il ne parlait évidemment pas pas le "Français", dialecte local peu connu, et il avait installé sa capitale à Aix-la-Chapelle ...Quant à Hughes Capet, il n'a pas créé (en 987) la dynastie qui porte son (sur)nom, puisqu'avant lui Eudes et et Robert avaienr régné sur les Francs ...Le rôle de Jeanne d'Arc, même si elle a certainement servi de "mascotte" à une époque où on attendait une intervention "providentielle", a été exagéré bien plus tard, au 19ème siècle, par l'historien Jules Michelet ...Louis XIV,qui lui-même avait reconnu à la fin de son règne avoir trop dépensé pour ses guerres et ses constructions, ne doit son surnom de "Grand" qu'à Voltaire, auteur du "Siècle de Louis XIV" ...Louis XVI avait des idées très modernes qu'il ne put mettre en application en raison de la résistance des "privilégiés" et il avait initié les voyages de Bougainville dans l'Océan Pacifique ...Napoléon 1er a été un grand exterminateur en étant responsable de la mort d'au moins 3 millions de personnes..., tandis que Napoléon III a été le premier à développer l'industrie en France et s'était inquiété de la situation sociale dans son ouvrage "L'extinction du paupérisme" ...Clémenceau avait été au début de la 3ème République l'un des responsables de la chute de nombreux ministères ...Quant au Général De Gaulle lui-même, au terme de sa carrière politique qui en fait maintenant une "icône" de l'Histoire, il a eu ses moments de faiblesse, comme lorsqu'il faillit démissionner et se rendit, lors des "évènements" de 1968 à Baden-Baden auprès du Général Massu qui "lui remonta les bretelles" ...

 

    Alors, y a-t-il vraiment une vérité historique, ou l'Histoire n'est-elle faite que de "faux semblants" ?...

 

  

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Published by Jean Daumont - dans L'Histoire
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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:34

   Depuis le début de l'Histoire des hommes, il y a toujours eu une alternative entre le besoin de maintenir les conditions d'existence et le souci de les réformer ...Le maintien rassure les hommes, car on ne bouleverse pas impunément les habitudes, et cela était vrai notamment dans les sociétés anciennes qui étaient surtout rurales et ne pouvaient être changées facilement...

 

   Avec l'avènement des sociétés modernes devenant de plus en plus urbaines à partir du 18ème siècle - d'abord en Occident, et maintenant de plus en plus dans le reste du monde - les réformes ne cessent pas d'être de plus en plus nécessaires pour s'adapter aux nouvelles conditions d'existence, ...mais la mentalité des hommes ne suit pas forcément le même rythme ...Comment faire comprendre à des "personnes âgées" - et il y en a de plus en plus - que leurs habitudes et leurs conceptions mêmes de la vie sont caduques et qu'ils doivent accepter sans rechigner les réformes ? ...Mais inversement, doit-on faire comprendre aux "personnes jeunes" que leurs idées révolutionnaires peuvent être dangereuses pour l'équilibre même de la société ?...

 

   Cette alternative n'est certainement pas étrangère au malaise ressenti actuellement, de façon plus ou moins latente, par les Français ...Car, même s'ils ont voté en majorité l'an dernier pour le "changement", nombreux sont ceux qui éprouvent une gêne devant l'importance des réformes qui les bousculent, comme "s'ils n'en demandaient pas tant" :

   - d'abord, cette histoire de "mariage pour tous" ...L'homosexualité a existé de tous temps, et le temps n'est plus en France où celle-ci était un délit dans une société qui, même laÏque, restait profondément marquée par l'influence religieuse ...Mais maintenant on voit se développer toutes sortes de questions annexes résultant de cette soi-disant "libération" : la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui qui escamote l'intérêt pour l'enfant d'avoir un père et une mère , pratiques qui pour beaucoup restent anti-naturelles...

   - ensuite, il y a l'euthanasie, où des hommes s'arrogent le droit de donner la mort à autrui, sous de "bonnes raisons" ...de plus en plus fausses - comme celle d'abréger les souffrances alors qu'il y a les moyens de les réduire - et avec des abus manifestes comme celui de préjuger de l'opinion des malades qui ne peuvent plus s'exprimer ...ou qui peuvent, même s'ils ont au préalable des consignes en ce sens quand ils étaient en bonne santé, se raviser devant la peur d'une mort prochaine...

 

   On ne peut donc que s'inquiéter en constatant que certains "beaux esprits", pour faire "moderne", veulent précipiter les changements, comme si la vérité n'existait que dans ceux-ci ...et sans se soucier de prévoir un débat public o chacun pourrait s'exprimer ...Il y a pourtant des précédents, sur des sujets, il est vrai, moins cruciaux, comme celui de l'intégration de l'école privée dans un Service Public Unifié de L 'Education Nationale (SPULEN) où la "Gauche" socialiste avec Mitterrand avait préféré retiré sa loi à l'imposer "envers et contre tout"...et comme cela l'avait été pour la "Droite", quand Villepin avait préféré abandonner le Contrat Première Embauche (CPE)...

 

   Dans ces conditions, et alors même que, pour les élections municipales et européennes en 2014, une défaite des socialistes paraît inéluctable, est-il raisonnable de "pousser les feux" dans des des réformes multiples et notamment "sociétales" alors qu'aucune action d'envergure n'est faite dans le domaine économique, avec un accroissement du chômage porteur de troubles ...Car la société est comme "l'eau qui dort", ...il faut s'en méfier !...


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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:31

   Les Français sont incorrigibles ...Depuis 1998, où leur équipe de football a remporté la Coupe du Monde ... Un ...et deux ...et trois ... Zéro,  ...les Francais  ont connu des fortunes diverses, puisque leur équipe a été éliminée sans gloire dès le 1er tour en 2002 avant d'être finaliste en 2006 ...et ensuite s'être ridiculisée en Afrique du Sud en 2010 par une grève scandaleuse sous l'ère de l'entraîneur Doménech ...Bref, l'équipe de France était retombée dans l'anonymat, le classement de la FIFA la plaçant au 21ème rang, juste derrière ...l'Ukraine, le 1er rang étant occupé par l'Allemagne ...Et, depuis une dizaine d'années, il n'y avait plus en son sein de "grands joueurs", successeurs des Platini, Henry, Zidane, etc...

 

   Et puis voilà ...Un miracle arrive ...Un ...et deux ...et trois  ...Zéro, la France l'a emporté sur l'Ukraine en match retour de barrage après avoir été ...battue à l'aller par deux à zéro, ce qui lui donnait un avantage d'un but suffisant pour aller au Brésil disputer la phase finale après ce 1er tour éliminatoire ...Et voilà tous les Français - grands sportifs en chambre, c'est bien connu - qui voit déjà leur équipe l'emporter dans cette phase finale ...Certes, cette équipe a fait preuve d'un allant inhabituel, de ce "fight spirit" qui a tranché avec le jeu le plus souvent ennuyeux "à la baballe" auquel on s'était presque habitué ...Et l'allégresse des joueurs à la fin du match a montré qu'il y avait une réelle solidarité entre eux et qu'ils ne jouaient pas chacun leur partition pour avoir une prime et augmenter leur valeur marchande au prochain "mercato" ...

 

   Mais il convient de rester modeste ...L'Ukraine est un pays sympathique qui s'est émancipé de la tutelle ancienne de la Russie, mais il n'est que 20ème au classement de la FIFA ...Et "à vaincre sans (grand) péril" après avoir été d'abord battu en simple match de barrage, "on triomphe sans gloire" ...La France a encore beaucoup à prouver, et elle le peut dans la mesure où, à côté de joueurs confirmés comme Ribéry, Benzéma et le gardien Lloris, se révèlent de nouveaux talents comme Sakho, Pogba ou Varane ...Qu'ils fassent un bout de chemin en phase finale, ce sera déjà bien ...Qu'ils nous étonnent, comme l'avaient fait leurs devanciers en 1998, et qu'ils emportent la Coupe du monde en 2014, alors, et alors seulement, ce sera magnifique, dans le contexte morne que connaît actuellement la France, et on pourra chanter : "Cocorico !"...

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Published by Jean Daumont - dans Sport
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:06

   La rigueur a toujours été à l'ordre du jour, car il est facile de vouloir toujours plus, comme le titrait naguère François de Closets, mais en contrepartie il faut dépenser moins pou ry arriver ...C'est la quadrature du cercle,, que connaissent chaque mois les ménagères, et que connaît chaque année tout gouvernement pour boucler son budget, obligation qui s'impose à lui, quel que soit le parti au pouvoir...

 

   ...Mais, dans ce domaine, les socialistes ont toujours été des modèles : on peut se souvenir de François Mitterrand passant de l'état de grâce en 1981 à la rigueur en 1983 ...Et François Hollande, qui le considère comme son modèle, ne fait pas autrement dans un délai comparable après l'euphorie de l'année 2012 ... Sur ce point, Michel Urvoy apporte un commentaire intéressant dans son éditorial du journal Ouest-France du 19 novembre 2013:

 

 

Maires la rigueur

 

maires,fiscalité,rythmes scolaire,tva,ayrault,urvoyJean-Marc Ayrault aura besoin de sa longue expérience d'élu local - trente-cinq ans premier magistrat de Saint-Herblain puis de Nantes - pour affronter, ce mardi après-midi, un congrès des maires potentiellement électrique. Au centre du débat, l'éternelle question : comment faire mieux avec moins ? (commentaire paru dans Ouest-France du 19/11/2013)

 

Photo Charles Platiau reuters

 

 

Quelle que soit leur couleur politique, les 36 769 maires se disent tous victimes d'un effet de ciseau, de l'ordre de trois milliards, entre des charges qui augmentent et des recettes qui baissent. Les élus d'Outre-mer parlent même de situation de désespérance.

Les mairies sont de plus en plus sollicitées pour jouer les amortisseurs sociaux de la crise. On leur demande de financer la réforme des rythmes scolaires, les emplois jeunes, les 100 000 crèches. On leur impose de revaloriser les fonctionnaires les plus mal payés. De supporter une hausse de la TVA sur la collecte des déchets ménagers.

Dans le même temps, alors que la population a augmenté de trois millions d'habitants en un mandat, l'État réduit sa dotation.

Le Premier ministre va promettre d'assouplir la mise en place de la nouvelle semaine scolaire. Il devrait alléger le taux d'encadrement - et donc le coût - des activités périscolaires, réduire les normes. Mais, sauf à renier sa politique, il ne peut pas aller très loin. Il est donc réduit à faire de la pédagogie en direction des élus et des concitoyens.

Dans l'immédiat, il faut redouter soit une hausse des impôts locaux, soit une baisse ou un étalement de l'investissement. C'est d'autant plus prévisible que les décisions des équipes municipales qui sortiront des élections de mars, n'auront pas d'effet avant 2015. Pour le BTP, ce n'est pas une bonne nouvelle.

Pour les citoyens non plus qui attendent de leurs élus dynamisme économique et cadre de vie. Mais là aussi, tout le monde demande un peu tout et son contraire. L'État exige des collectivités plus de prestations, mais avec moins de moyens. L'électeur réclame des villes plus propres, plus fluides, plus vertes, des services de niveau urbain en milieu rural et... moins d'impôts.

Chacun s'accroche à sa mairie mais maudit le « millefeuille » territorial qui coûte cher. Est-on prêt à passer de communes de 1 800 habitants - la moyenne française - à 5 500 dans l'Union européenne, sans même parler des 55 000 habitants des communes danoises ?

Le malaise des maires est la parfaite illustration de nos difficultés à rendre la dépense publique plus efficiente, à demander plus à l'impôt et moins au contribuable, aurait dit Alphonse Allais. Il souligne qu'il ne suffit pas de raboter ici ou là pour moderniser l'ossature du pays. Alors, si on veut bien sortir de l'exploitation partisane et à court terme des difficultés, c'est peut-être le moment de se dire que de la rigueur peut naître l'innovation.

Ainsi, à long terme, la contrainte financière devrait encourager la création de communes nouvelles, la mutualisation des moyens, les rapprochements volontaires dans le domaine de l'urbanisme ou de l'école. Pour peu qu'il y ait une prime aux audacieux, elle devrait pousser à imaginer un système qui réduise le nombre de communes tout en maintenant une proximité de services.

On espère qu'une telle perspective suffira à garantir au Premier ministre un respect 100% républicain.

 

   Bien sûr, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault peut avoir le courage de diminuer les dépenses pour le bien de l'économie française,...Mais pour cela il lui faudra revenir sur la décentralisation mise en place par François Mitterrand, décentralisation qui a gonflé l'importance des collectivités territoriales, qu'il s'agisse de la multiplication du nombre des fonctionnaires territoriaux, de la construction de "palais" parfois somptuaires, et de subventions parfois distribuées "à-tout-va" par les conseils socialistes  soucieux de satisfaire leur électorat... Et justement, l'opinion des Français est-elle prête à accepter des restrictions dans ces domaines, par exemple la suppression des départements, alors qu'elle manifeste son attachement à ces derniers, comme le montre le maintien volontaire du n° du département sur les plaques minéralogiques de leurs voitures ?...

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:04

   Ces bonnets rouges, que les Bretons viennent d'arborer pour protester contre le "ras...le bol" fiscal symbolisé par les portiques de "l'éco-taxe", ont une signification historique, car ils sont une rémanence des bonnets rouges que les Bretons avaient déjà arborés en 1675 pour protester contre la multiplicité des taxes imposées par le Roi Louis XIV, en particulier l'instauration du papier timbré, qui donna son nom à cette révolte...

 

   Cette taxe avait été décidée pour faire face aux frais engagés dans la guerre de ...Hollande (ça ne s'invente pas !), car " l'Etat", que Louis XIV symbolisait, avait déjà des besoins d'argent, ...ce qui n'avait rien d'original en France, puisque tous ses prédécesseurs, comme ensuite ses successeurs, qu'ils soient rois, empereurs ou ...Présidents de République ont tous connu le même problème ...et, en l'occurrence, Hollande (le Président actuel) n'a pas eu besoin de guerre pour être obligé d'imposer ou d'alourdir des taxes afin de réduire ou du moins de freiner la progression de la Dette publique...

 

   Mais les bonnets rouges ont une autre signification ...En effet, ils traduisent aussi la permanence d'une volonté identitaire encore forte en Bretagne, au moins dans son extrêmité éloignée et donc la plus isolée du Finistère, au nom significatif ...Car la Bretagne a toujours eu, dès la fin de l'Empire Romain au 5ème siècle, une certaine autobomie ...ayant mê coduit le duc de Bretagne Nominoë à revendiquer le titre de Roi en 846 ...et à ses successeurs de s'allier à diverses reprises avec le Roi d'Angleterre contre le Roi de France ...Et le rattachement n'a vraiment eu lieu avec la France qu'à l'occasion du mariage de la duchesse de Bretagne Anne successivement avec Charles VIII et Louis XII en contrepartie de certains avantages ...financiers ...Rattachement qui ne mit pas fin pour autant au particularisme breton si on se souvient de la Chouannerie après la Révolution de 1789 ...et si on relève actuellement encore la persistance de mouvements "bretonnants" défendant l'originalité, voire l'indépendance,  du pays avec sa langue (breizh...) et son drapeau (l'hermine...) ...Il est donc évident que la manifestation de bonnets rouges de l'automne 2013 est un énième réveil de ce particularisme, et qu'à ce titre il est un exemple pour d'autres régions où on s'en prend aussi aux portiques de " l'éco-taxe"...

 

   Le Président Hollande, par l'intermédiaire de son Premier Ministre Ayrault, a réagi en suspendant "l'écotaxe", qui avait pourtant été admise par une large majorité de droite comme de gauche sous la présidence de son prédécesseur Sarkozy, dans la mesure où elle permettait à la fois de réduire à terme le nombre des camions encombrant les autoroutes et, en Bretagne, les routes à 4 voies, ...et de ramener le transport des marchandises vers le chemin de fer lourdement déficitaire ...Genre de réforme qui aurait pu être complétée par la TVA sociale, si celle-ci , par principe, n'avait pas fait hurler les socialistes... Mais on en est pas là, ...au contraire l'Etat socialiste se prive ainsi d'une recette de plus d'1 milliard d'€ et doit de surcroît faire des dépenses supplémentaires pour démonter les portiques ...et payer le dédommagement de l'entreprise italienne Ecoumov pour rupture de fait du contrat de leur installation...

 

   ...Et surtout, elle est une manifestation de faiblesse vis-à-vis de la "rue" et ne peut qu'encourager une recrudescence de l'agitation dans tous les domaines, qu'il s'agisse de problèmes économiques ou de problèmes sociétaux, recrudescence déjà illustrée par la baisse hors normes de la popularité du Président Hollande ...et les prévisions catastrophiques pour les socialistes des votes prochains aux élections municipales et européennes ...Alors, après les bonnets rouges, ...le drapeau rouge ?...

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 15:09

   Les Français ont le goût des anniversaires, qu'il s'agisse des trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires ou centenaires ...et, en l'occurence, les médias ne pouvaient pas rater l'occasion de célébrer le centenaire de la Guerre 1914-1918 ayant opposé essentiellement la France et l'Allemagne ...Ce ne sera qu'un début en 2014, puisque cette célébration va durer jusqu'à celle du 11 novembre 1918, avec certainement plus de solennité que celle qui va survenir dans 3 jours...

 

   Mais déjà, les médias, prévoyants, s'en emparent ...et on voit actuellement se multiplier des études dans les éditions, la presse et à la télévision ...des études qui ne sont pas gratuites, car elles se vendent ...et il n'est manifestement pas question d'en reverser le profit, même partiellement, à des oeuvres, notamment aux Associations d'Anciens Combattants ...Il est vrai que le dernier survivant des soldats de la Guerre 1914-1918 est mort en 2008 et que ces Associations ne comptent plus que ceux de la Guerre 1939-1945, ainsi que des Guerres oubliées et jugées maintenant peu glorieuses de la décolonisation, comme la Guerre d'Indochine ou la Guerre d'Algérie ...C'est si vrai que l'organisme de la Retraite Mutualiste des Combattants vient d'annoncer le 25 octobre 2013 qu'elle allait réduire ses versements à la suite d'un décret du 25 octobre 2013 diminuant la part de l'Etat ...Ainsi donc, on va faire des économies sur le sang versé naguère par les combattants devenus vieux, dont certains handicapés à vie s'accommodaient de ce petit supplément à leur retraite parfois misérable, si ce n'est à une allocation vieillesse ...

 

   Cette évocation de la Guerre 1914-1918 a un autre aspect désagréable, car les auteurs qui ont flairé le bon filon à l'approche du centenaire n'ont pas toujours l'élégance de signaler leurs sources historiques, c'est-à-dire les récits laissés par des écrivains ayant participé aux combats comme Maurice Génevoix, Roland Dorgelès, ou Henri Barbusse côté français ou Eric-Maria Remarque côté allemand ou les carnets anonymes trouvés sur les cadavres des combattants ...On peut saluer néanmoins le travail scrupuleux effectué par l'historien Max Gallo dans son Histoire de la 1ère Guerre mondiale parue en 2013 (*), alors qu'il avait déjà paradoxalement publié une Histoire de la 2ème Guerre mondiale en 2011...

 

   Néanmoins, il y a un aspect positif dans les études actuelles :

   - d'une part, elles élargissent le tableau de la Guerre 1914-1918 à la fois dans l'espace et dans le temps : le front n'a pas été limité à celui de la France et de la Belgique - à noter à ce propos qu'il n'a jamais été situé en Allemagne, ce qui poussera les allemands à trouver le traité final de Versailles injuste puisque l'Allemagne n'avait pas été envahie et qu'elle demanda l'armistice  surtout pour un problème de ravitaillement - le front, en effet, s'est étendu aux trois continents de l'Europe (Russie, Balkans), de l'Asie (Turquie, Japon) et de l'Afrique (Cameroun, Tanganika, Kalahari)  ...Et, par ailleurs, le conflit a commencé dès 1912 par un conflit balkanique opposant notamment Grèce et Bulgarie, et pousuivi avec la Turquie jusqu'en 1920...

   - D'autre part, elles montrent ce qu'a été la vie "à l'arrière", avec les femmes suppléant l'absence de leurs maris pour des travaux nombreux dans un pays encore très rural, les privations de toutes sortes et bien entendu les destructions et les exodes dans les zones de combat...

 

   Finalement, en dépit des réserves qu'elle suscite, cette célébration du centenaire de la Guerre 1914-1915 peut être utile si elle permet aux générations actuelles de bien mesurer ce que fut cette abomination qui coûta au moins 20 millions de morts  ...Mais il restera à expliquer pourquoi , 22 ans après ce qui devait être la "Der des ders", il y eut une 2ème Guerre mondiale encore plus abominable avec au moins 40 millions de morts ...Combien de "morts pour la patrie" sont ainsi "morts pour rien", à moins que ce ne soit pour un certain nombre d'industriels qui ont eu le marché des monuments aux morts des 30.000 communes de France et des ossuaires de Douaumont et de Lorette ...

 

(*) Max Gallo - Une histoire de la 1ère Guerre mondiale - XO Editions 2013

        Tome 1 - 1914 - le destin du monde

        Tome 2 - 1918 - La terrible victoire

 

  

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Published by Jean Daumont - dans Polit. internationale
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 15:53

   La Toussaint ...C'est d'abord une impropriété de langage, puisque le mot devrait être au pluriel dans la mesure où il s'agit de "tous les saints" ...et, d'autre part, le féminin n'a de raison d'être que parce qu'il correspond à l'élision de l'expression "la fête de" n'apparaissant par ailleurs que dans la Fête-Dieu, qui est une fête mobile - puisqu'elle se situe 60 jours après Pâques (sans article et au pluriel), fête dépendant des lunaisons - tandis que la Toussaint est une  fête fixe dépendant du calendrier solaire divisé en 12 mois ...

 

   Quoi qu'il en soit, c'est à la Toussaint qu'apparaissent les chrysanthèmes, appartenant à cette catégorie rare de plantes qui fleurissent en automne, alors que la plupart des autres plantes sont montées à graine ou sont fanées ...Et c'est la raison pour laquelle les familles, du moins dans les régions tempérées de l'Occident, les utilisent non pas pour rendre un culte aux saints le 1er novembre, mais pour honorer leurs morts le lendemain 2 novembre, ...et ceci depuis que l'Eglise a imposé en 996 à ses ouailles d'associer ainsi la fête des morts à la Toussaint ...Mais cette fête des morts est de loin la plus ancienne et la plus importante, car l'honneur rendu aux morts remonte aux temps préhistoriques - à en juger par les tombeaux découverts avec des restes accompagnés d'objets familiers - et a un caractère universel, quelles que soient les formes de célébration ...Ainsi, les Celtes en avaient fait le début de leur calendrier, et la fête durait en fait 3 jours - correspondant aux actuels 1,2 et 3 novembre, appelées "les 3 nuits de Samain", où les vivants étaient censés avoir accès au monde des morts, et inversement ...En Bretagne, considérée à tort ou à raison comme une région ayant conservé dans certains terroirs des pratiques anciennes, on parle encore du passage de "l'Ankou"...

 

   Tel n'est pas le cas des saints, qui sont loin d'avoir un caractère universel ...Ils existent assurément dans la religion catholique, où ils apparaissent comme des personnages ayant eu "de leur vivant" une existence exemplaire et, à ce titre, devenus dans "l'au-delà" des intercesseurs, à commencer par la "Sainte-Vierge" ...Et ils sont très nombreux, ne trouvant pas toujours de place dans le calendrier, au point que certains figurent pour certains jours en 2ème ou 3ème place ...Il est vrai qu'il y a eu dans le passé beaucoup de ..."faux saints" qui ont finalement été éliminés par l'Eglise ...Cette floraison n'en laisse pas mois planer un doute, car on peut s'interroger sur leur multiplication qui fait penser à l'ancien polythéisme, alors que le catholicisme est monothhéiste, il est vrai ...trinitaire...Et, surtout, en tout état de cause, il n'y a pas de saints dans les autres religions monothéistes, ni dans le judaïsme - qui reconnaît seulement des lieux saints comme "la Terre Sainte" ou des objets comme le "Saint des Saints", le mot saint ayant seulement le sens de "sacré" - ni dans l'islamisme qui ne reconnaît aucune intercession entre les hommes et Allah...

 

   Alors quel est l'intérêt de maintenir la fête de la Toussaint, surtout dans un monde où les religions reculent ou se mêlent dans les mêmes pays ? ...Il n'y a plus que l'intérêt d'accorder des vacances aux écoliers, ainsi qu'à leurs parents et à tous ceux qui ont la possibilité d'en prendre ...La fête des morts, par contre, pourrait continuer à justifier un congé, mais la notion de vacances est-elle compatible avec le respect des morts ?...

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Published by Jean Daumont - dans Religion
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:05

   Il n"est pas d'usage, dans l'histoire, s'agissant de personnalités, de les évoquer autrement qu'en citant leur nom et leur prénom, à l'exception des "princes" comme tous les Rois ( les 18 Louis et les 10 Charles...) et les Empereurs (les 3 Napoléons...) en France, désignés sous leurs seuls prénoms, ou des "papes" (Paul, Pie, Benoît, François ...) désignés sous des prénoms symboliques ...Evoquer par conséquent l'ancien archevêque de Paris et Cardinal Lustiger sous son seul nom peut paraître irrévérencieux...

 

   Ce n'est évidemment pas le cas, parce que Lustiger n'a pas un prénom mais deux, dont un double ...Il est en effet un exemple unique de dignitaire de l'Eglise qui a été juif et avait alors un prénom hébreu Aron, avant de devenir chrétien et d'être prénommé de façon évangélique Jean-Marie ...Quand on pense à ce qui sépare les juifs et les chrétiens, les premiers ayant persécuté les seconds avant que les seconds leur rendent la pareille, ...et les premiers attendant toujours le Messie tandis que les seconds le reconnaissent en Jésus-Christ, on ne peut donc à priori que s'étonner ...Et ceci d'autant plus que, pendant la 2ème Guerre mondiale, la famille Lustiger a été elle-même persécutée - la mère du futur cardinal ayant été déportée à Auschwitz où elle est morte en février 1943 - alors que l'Eglise de France, à cette époque, et à quelques exceptions près, pactisait avec Philippe Pétain...

 

   Car "Aron Jean-Marie" Lustiger est né en France le 17 septembre 1926, mais il n'était de souche française, puisque ses parents étaient d'origine polonaise, venant de la ville de Bendzin en Haute-Silésie, et avaient émigré en France, comme beaucoup d'autres Polonais avant la 2ème Guerre mondiale ...Il fait ses études au Lycée Montaigne de Paris, où il est l'objet de vexations de la part de certains condisciples "parce qu'il est juif", mais où il se crée aussi des amitiés fidèles ...Il a donc alors une éducation "laïque", mais c'est aussi un passionné de connaissances, et il lit tour aussi bien ...Tintin ...que la Bible ...protestante, où il découvre le Nouveau Testament qui, pour les Chrétiens complète et réalise les promesses de l'Ancien ...Il dira plus tard avoir été frappé par la similitude entre Jésus souffrant et Israël alors persécuté ...Et c'est ainsi qu'il se convertit au ...catholicisme, au grand mécontentement de son père pour qui un converti est un renégat ...ce qui explique que "Jean-Marie" Lustiger se justifiera en affirmant que son christianisme n'est pas un renoncement à son identité juive...

 

   Il est néanmoins animé par la fougue des convertis, et c'est ainsi que, pénétré du pouvoir de Dieu, il entre au séminaire des Carmes de l'Institut Catholique de Paris en 1946 ...Esprit brillant, il y est remarqué et connaît une "carrière" relativement rapide : d'abord aumônier de la paroisse universitaire de Paris connue sous le nom de Centre Richelieu, puis curé dans le 16ème arrondissement en 1969, il est nommé évêque d'Orléans par le nouveau Pape Jean-Paul II en 1979, puis Archevêque de Paris en 1981 et Cardinal en 1983 ...Il est vrai qu'il a tissé des liens d'amitié avec Jean-Paul II qui est comme lui d'origine polonaise et il mène, comme lui, une acctivité très "engagée" : Il est en tête de la défense de l'Enseignement Libre contre le Service Public Unifié de l'Education Nationale (SPULEN) voulu par le socialiste François Mitterrand en 1981, et il va partir en guerre contre ce qu'il considère comme des dérives relatives à l'existence humaine, à savoir l'avortement, l'interruption volontaire de grosses scientifiques, la pratique de l'euthanasie, la procréation médicale assistée, la gestation pour autrui, ...et il milite par contre pour le développement des soins palliatifs, encourageant notamment la création de la maison médicale Jean-Garnier où il sera lui-même hospitalisé pour un cancer en phase terminale et décèdera le 5 août 2007 ...Auparavant, il avait été question de lui pour succéder à Jean-Paul II en 2005, mais ce choix ne se fit pas en raison de sa santé déclinante et peut-être aussi de son origine juive ...Inlassable, et féru d'histoire, il avait aussi été au combat pour empêcher la "panthéonasisation"du prêtre constitutionnel, l'abbé Grégoire, à l'occasion du 2ème centenaire de la Révolution de 1789 ...Et il est toujours là pour lutter contre les idées de Jean-Marie (?!) Le Pen sur le "détail" des chambres à gaz et le thème de l'inégalité des races ...Enfin il mène toutes sortes d'activités dépassant le cadre de son "ministère" : philosophie, littérature, musique, peinture, sculpture, architecture ...Il fréquente les expositions et assiste à toutes siortes d'inaugurations ...Il est d'ailleurs élu à l'Académie Française en 1994, contre son gré, car ce n'est pas son genre de pariciper à des séances du dictionnaire, et il ne fréquentera la Coupole que très peu ...

 

   On comprend qu'à sa mort un office ait rassemblé à la Cathédrale Notre-Dame de Paris des personnalitésq nationales et internationales de tous bords, et que de la terre israëlienne ait été déposée sur son cercueil, tandis qu'était récité en hébreu le psaume 113 en plus de la liturgie catholique...

 

 

Source : Henri Tincq - Jean-Marie Lustiger, le Cardinal prophète - Ed. Grasset 2012

 

NB : Le présent article est rédigé par un agnostique

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 15:37

   L'autorité ?...Vieux problème en France, et certainement aussi en Gaule, auparavant ...Et ceci, aussi bien dans le domaine privé - où l'autorité du "paterfamilias" s'exerçait sur la mère comme sur les enfants - que dans le domaine public où s'est toujours posé le problème de l'ordre, que celui-ci ait été assuré par des Conseils, des Rois, des Empereurs ou des Présidents de République ...C'est d'ailleurs parce que l'autorité n'était pas exercée de façon satisfaisante par ces divers modes de gouvernement que des "chefs" sont apparus, qu'il s'agisse de Louis XIV après la Fronde, de Napoléon Bonaparte après les désordres suivant la Révolution de 1789, de son neveu Louis-Napoléon après la Révolution de 1848, de Clémenceau à l'occasion de la Guerre de 1914-1918 après la valse des ministères sous les Présidents impuissants de la 3ème République ...et du Général De Gaulle qui, après une vaine tentative au début de la 4ème République en 1945, restaura un pouvoir exécutif fort par la Constitution de 1958 complétée par la réforme de 1962 attribuant au Président de la République élu au suffrage universel l'essentiel de l'autorité publique...

 

   Cette autorité, depuis lors, n'a pas été réellement contestée par les Français, aussi bien de "gauche" que de "droite" puisqu'après Pompidou et Giscard d'Estaing elle a été exercée sans scrupule par Mitterrand - en dépit de sa diatribe antérieure sur le "Coup d'Etat permanent" - avant de revenir à Chirac - la "co-habitation" imposée à ces deux derniers par une majorité opposée à l'Assemblée ayant tout au plus entraîné un partage de l'autorité et non la ruine de celle-ci... Ensuite, il y a eu Sarkozy, qui n'a certes pas renié cette autorité, mais a eu néanmoins le tort "d'en faire trop", oubliant que, comme pour l'impôt, "trop d'Etat tue l'Etat"...

 

   Ce n'est pas le cas pour Hollande ... avec qui l'autorité de l'Etat est de plus en plus contestée ...Non seulement, à la base, l'opinion est de plus en plus mécontente - les sondages révélant un effondrement des opinions favorables à moins de 25 % - mais les manifestations, naguère réservées au mécontentement contre les gouvernements de "droite", se multiplient, qu'il s'agisse  des "travailleurs" ou des "étudiants" - comme en 1968 - tandis que le chômage atteint des sommets jusque là inconnus (3.295.000 "déclarés" en septembre 2013) ...et la contestation atteint les Ministres eux-mêmes qui se chamaillent - comme Duflot et Valls à propos des Roms - oubliant la formule lapidaire de l'ancien socialiste Chevènement : "Un Ministre, ça ferme sa gueule, ou ça démissionne" ...Et que fait Hollande ? Il a en main tous les instruments de l'autorité que lui donne la Constitution de 1958 - les ordonnances, le vote bloqué, voire le référendum ou l'article 16 - ...et ...il abaisse l'autorité de l'Etat jusqu'à agir comme un maître d'école en intervenant solennellement à la télévision pour s'occuper du cas d'une jeune immigrée clandestine reconduite avec sa famille à la frontière à l'initiative de son Ministre de l'Intérieur, alors qu'elle ne fréquentait même pas l'école qui lui était légalement offerte, à en juger par une enquête de l'Inspection générale ...Abaissement tellement grand que la péronnelle en cause s'est même permis de se moquer du Président !... Le monde à l'envers !...

 

   Le monde, peut-être pas ...même si l'opinion internationale se fait actuellement des "gorges chaudes" de cette histoire ...Mais la France, certainement !... Où est l'autorité de l'Etat ? ...On ne gouverne pas en louvoyant, en cherchant à concilier tout et son contraire ...On n'est pas dans le parti socialiste traditionnellement habitué à rechercher des motions de synthèse, comme Hollande avait la compétence de le faire, quand il en était le secrétaire général ...C'est parce qu'il n'avait pas assez d'autorité que Louis XVI avait été renversé en 1789, mais il avait l'excuse de ne pas avoir été formé pour gouverner, puisque le trône ne lui était pas destiné à l'origine ...Ce n'est pas le cas de Hollande : il a voulu être Président et il l'est devenu ...Alors, qu'il fasse preuve d'autorité !...

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 23:46

   La France, dans son histoire, a toujours été exemplaire, mais cet exemple a toujours aussi été à double face, comme le visage de Janus : tantôt elle a donné le bon exemple - comme la fameuse Déclration des Droits de l'Homme - et tantôt elle a donné le mauvais exemple, comme les conquêtes napoléoniennes qui ont coûté plus d'un million d'hommes ...De surcroît et souvent, la notoriété n'a pas été en correspondance avec les mérites ou les torts : ainsi les auteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme n'ont pas eu l'honneur d'être inhumés au Panthéon, tandis que Napoléon 1er repose sous le dôme des Invalides ...Et on pourrait multiplier les exemples en évoquant d'autres personnages de l'histoire de France, l'opinion ayant même parfois été versatile, à l'image du cas de Mirabeau qui, après avoir été enterré au Panthéon, fut "dé-panthéonisé" ...Il est vrai que le Panthéon n'est pas une référence absolue ...Combien d'hommes (et de femmes) "illustres" n'ont pas eu droit à "la Patrie reconnaissante" ...et combien d'ailleurs ont fait savoir qu'ils ne le souhaitaient pas : tel est le cas des Présidents de la 5ème République maintenant décédés, comme De Gaulle bien sûr, mais aussi Pompidou et Mitterrand...

 

   Il n'en est pas moins vrai que les Présidents, quel que soit leur sort après leur mort, se doivent d'être exemplaires de leur vivant ...Car le fait d'être élus au suffrage universel leur confère une situation "hors du commun", autrement dit ils doivent être "au-dessus de la mêlée" ...Tel a été le cas de tous les Présidents jusqu'à présent, car, même s'ils souhaitaient être "populaires" et s'accommodaient d'applaudissements éventuels lors de leurs visites, ils devaient nécessairement "garder leurs distances" en raison à la fois du protocole et des mesures de protection, comme l'ont prouvé l'attentat du Petit Clamart pour De Gaulle ou l'incident des Champs-Elysées pour Chirac ...

 

   Dans ces conditions, il est normal d'attendre d'un Président qu'il s'occupe exclusivement des "grands problèmes" intéressant tout le pays, comme actuellement la crise économique et la montée du chômage ...Or le Président Hollande n'a pas été jusqu'à présent été particulièrement exemplaire dans ces domaines ...Et par contre voilà qu'à la supéfaction générale, y compris de nombreux membres du Parti socialiste, il se dérange spécialement à la télévision, non pas pour une annonce importante comme l'ont fait ses prédécesseurs, ...mais pour s'abaisser à commenter une banale expulsion d'une famille d'immigrés clandestins organisée de plein droit par son Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en accordant du crédit à un comportement inapproprié de la police envers une jeune fille de cette famille, Léonarda, et en accordant à celle-ci seulement le droit de rester en France "pour y préparer son avenir"...Etrange dichotomie qui lui vaut non seulement les insultes de la famille - qui avait pourtant bénéficié jusque là de divers avantages - mais aussi les critiques de la péronnelle envers la France ...On apprend d'ailleurs qu'en fait de formation scolaire, elle avait multiplié les absences, ce qui, normalement aurait dû lui valoir le Conseil de discipline ...

 

   Mais où va-t-on ?...Ce Président, dont décidément l'autorité consiste à ménager en permanence "la chèvre et le chou", comme s'il était encore Secrétaire du Parti socialiste, n'est-il qu'un simple chef d'établissement scolaire ? Déjà la presse internationale ironise sur son comportement, tandis que cette Léonarda devient "la Rom la plus célèbre du monde", dont la fortune est faite si elle monnaye ses augustes pensées à des médias avides "d'audimat" ...Bel exemple, vraiment, qui ,s'agissant d'immigrés, est du "pain béni" pour le Front National déjà en pleine montée avec les transformations habiles de Marine Le Pen le rendant "fréquentable" ...

 

   Et si on donnait  plutôt l'exemple d'une autre jeune fille, Malala, une petite afghane, qui a eu le courage d'affronter les les talibans pour l'ouverture d'une école pour les filles et a failli le payer de sa vie , mais n'en est pas moins déjà oubliée par les médias ?...

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