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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:25

   Il y a longtemps, le "bon élève" (?) que je devais être à l'école avait reçu un livret de Caisse d'Epargne, avec la somme - importante pour l'époque - de 1000 francs (anciens) ...Et, depuis lors, j'ai toujours fait confiance, pour mes économies et mes emprunts, à cette Caisse symbolisée par l'Ecureuil, même si elle ne m'a rapporté que des noisettes ...J'étais donc prêt à m'indigner que le Président de son Directoire soit "révoqué" pour la perte d'environ 700 millions d'euros dont il n'était pas directement responsable, alors que, naguère, le P.D.G. de la Société Générale avait gardé son poste malgré une perte autrement plus importante ... D'ailleurs ce Président du Directoire, Charles Milhaud, puisque tel est son nom, inspirait confiance par sa bonne tête de "père de famille", jugée "emblèmatique" par la presse spécialisée...

   Et puis voilà ...Tout-à-fait par hasard, je suis tombé sur un article "au vitriol" du journal Libération le 21 octobre dernier :

   "Charles Milhaud n'est pas un homme d'argent ...Vraiment ?...
       En démissionnant de la Présidence de la Caisse d'Epargne, Charles Milhaud a fait une déclaration très émouvante dans laquelle il annonce qu'il renonce à son indemnité de départ : 'je ne demande aucune indemnité' ...Et il ajoute même :'Ceux qui me connaissent savent aussi que je ne suis pas un homme d'argent !'...Vraiment ?...
       A lire les rapports annuels de la Caisse d'Epargne, on n'avait pas remarqué cette qualité chez cet homme ...Le Patron de l'Ecureuil se caractérisait au contraire par un appât du gain démesuré par rapport à ses performances. Sa politique de rémunération permet même de comprendre pourquoi il s'est lancé dans une course à la taille effénée ...qui s'est révélée une catastrophe pour les comptes de l'Ecureuil...
       Voici la rémunération de Charles Milhaud (hors primes et placements) depuis 6 ans :    2002  .....514.000 euros
              2003  .....453.000 euros
              2004  .....664.000 euros
              2005  .....914.000 euros
              2006 ...1.064.000 euros
              2007 ...1.584.000 euros
        Cette évolution amène plusieurs commentaires :  
          - De 2002 à 2007, la rémunération a été multipliée par trois. En dehors de 2003, ella été régulière et a même dépassé + 50 % de 2006 à 2007...
          - Cette évolution a fait changer l'intéressé de catégorie, passant d'un salaire de patron d'entreprise publique à celui de ses collègues banquiers... Rappelons que la Caisse d'Epargne n'est pas cotée, au contraire de sa filiale Natixis, dont l'intéressé est Président du Conseil de surveillance...
          - La cotation de Natixis , créée par l'intéressé, a été un désastre pour les actionnaires, puisque l'introduction s'est faite à 19,55 euros et le titre tourne maintenant autour de 2 euros ...L'intéressé a reçu néanmoins une prime exceptionnelle de 150.000 euros pour la réussite de l'opération (sic), ainsi que 100.000 stock-opitions...
          - Pendant le même temps, les Caisses d'Epargne ont évolué ...Le chiffre d'affaires a explosé, passant de 1,1 milliard d'euros à 10 milliards entre 2002 et 2007... Le résultat net a lui aussi progressé - de 196 millions à 1,3 milliard - mais en moins forte proportion : la marge nette passe de 17 à 13 % ...ce qui veut dire que le groupe est devenu plus gros, mais moins rentable ...et que la rémunération de son patron a d'abord été liée au PNB et non à cet indicateur moins favorable...
           Voilà pour la performance de Charles Milhaud...
            Et pour ceux qui s'inquiéteraient pour ses vieux jours, ...certes il ne touchera pas de golden parachute ...mais il ne part pas sans rien ...D'abord, il est toujours Président du Conseil de surveillance de Natixis (ce qui lui permet de toucher encore 308.000 euros) ...Ensuite, cet homme de 65 ans atteint l'âge de toucher la "retraite-maison": son contrat lui donne droit à une rente annuelle égale à 10 % de la rémunération brute moyenne des 3 meilleures années civiles complètes perçues au sein du groupe Caisses d'Epargne. Il s'agit, comme par hasard, des 3 dernières années ..Et cela donne 119.000 euros par an...
            A part cela, Charles Milhaud a eu un 'comportement irréprochable' ...Et c'est vrai, puisque c'est lui qui le dit"...

  
Le 20 octobre au soir, l'AFP revient sur la démission du Patron de l'Ecureuil : 

   "Charles Milhaud 'fait de la résistance : il refuse de démissionner, s'estimant responsable mais pas coupable'...On lui a laissé le choix entre 'démissionner' ou 'être révoqué', sachant que, dans ce dernier cas, la décision relève de l'Assemblée Générale, qui ne peut être convoquée avant 40 jours ...Une âpre négociation s'engage, Charles Milhaud demandant à 'sortir par le haut' en menant à leur terme les négociations de fusion avec le Crédit Mutuel ...et à bénéficier d'une indemnité de départ équivalente à 3 années de salaire... A l'unanimité moins 1 abstention, le Conseil la lui refuse...
   "
Furieux, Charles Milhaud s'enferme dans son bureau où il consulte ses conseils...Son avocat lui conseille d'abandonner cette prétention pour éviter un scandale... Peu avant 21 heures, il cède et remet sa démission"...

   Evidemment, un petit épargnant comme moi est décontenancé ...Soucieux d'objectivité, il n'oublie pas qu'un journal comme "Libération", même devenu la propriété d'un Bernard Arnault - une des 1ères fortunes de France et du monde - , n'est pas vraiment du genre "capitaliste" et il va se plonger dans le "Figaro-Economie" ...Mais c'est le même refrain : on y découvre même que "depuis longtemps, en interne, la colère grondait dans les Caisses d'Epargne, contre Charles Milhaud" et que "la perte liée à des oprérations boursières n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase"...Ah! bon ...Et la Ministre de l'Economie se félicite de cette démission, en affirmant que "cela va permettre aux Caisses d'Epargne de repartir" ... Et elle accorde à celles-ci, comme aux aux autres banques, des facilités de crédit ...Autrement dit, moi qui me félicitais déjà d'y avoir conservé mon petit intérêt de 4% - me permettant de regarder "de haut" tous ces spéculateurs qui ont parfois perdu plus de 50 % sur leurs actions - il va falloir d'une manière ou d'une autre que je contribue à ces facilités ...C'est vraiment dur de ne pas être un "homme d'argent"...

   



 

 

  

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 15:49

    Par sa brillante victoire sur l'Espagne dans la Coupe du Monde de Football, l'équipe de France a brusquement réveillé dans le "cher et vieux pays" du Général De Gaulle des sentiments de fierté et de joie... Finies - au moins pour le moment...-l'auto-critique, la morosité, l'appréhension du déclin... L'air est de nouveau léger, et le ciel lumineux !... La France a renoué avec le succès, et un public de "blacks-blancs-beurs" a chanté la Marseillaise !...

   Bien sûr, rien n'a vraiment changé pour la France dans le monde... Le chômage continue à peser et  l'insécurité se traduit encore par des crimes odieux... Et son équipe de football n'est pas assurée de gagner dans la "finale avant la lettre" qu'est sa rencontre avec le Brésil... Mais qu'importe !... En deux "coups de pied" et une bonne"tête", la France a repris confiance !... Certains parlent de la "magie" de ce sport mondial capable de faire oublier la médiocrité du "quotidien"... Et effectivement, il ne faut pas trop raisonner...

   Car on pourrait discuter longtemps sur les raisons de la "renaissance" d'une équipe qui était vilipendée depuis une longue série de matches... Equipe de "vieux" ? Comme si on était déjà "vieux" à 30 ans... Entraîneur incapable ? Comme d'habitude, c'était le "fusible" idéal... Peut-être, précisément à cause de cela, de l'injustice des critiques, l'équipe a eu un sursaut d'orgueil, où les petites  mésententes ont été surmontées pour donner une envie commune de gagner...

   Et si cet envie n'était plus seulement celle de l'équipe de France de football...mais celle de la France "tout entière" ! Si elle mettait fin - ou du moins une sourdine - à ses querelles intestines qui n'intéressent qu'elle-même (et encore...) et font sourire les étrangers... Si elle acceptait sans "râler" (comme toujours...) les réformes nécessaires pour améliorer la situation économique et sociale... Si elle avait une volonté déterminée "d'entreprendre", au lieu d'être hantée par le "doute"... Si... Si... Si la victoire de son équipe de football avait valeur d'exemple !...

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 12:21

   Les manifestations actuelles contre le Contrat Première Embauche (CPE) - même si elles traduisent une exploitation politique - révèlent une réelle inquiétude de l'opinion, à en croire les sondages (60 % de mécontents). Mais cette inquiétude n'est pas nouvelle : elle n'est malheureusement que la dernière version de la morosité créée par la persistance du chômage, notamment celui des jeunes (entre 18 et 26 ans...)

   Le CPE n'est certes pas une panacée, car il n'est pas possible d'ériger en règle pour l'avenir des dispositions rendant précaire l'emploi éventuel des jeunes pendant une période de 2 ans sans la garantie absolue d'un emploi stable à son terme... Mais pour autant il faut situer ce contrat dans son contexte qui n'a rien de réjouissant, puisqu'actuellement à peine 25 % des jeunes ont un emploi théoriquement stable (CDI et fonctionnaires), environ 50 % ont un emploi précaire (CDD, Intérim, temps partiel, "petits boulots", etc) et 25 % n'ont pas d'emploi du tout (certains n'en ont même jamais eu)... Or cette situation , à quelques variations de pourcentage près, est la même depuis 30 ans, toutes les solutions émanant des gouvernements de droite comme de gauche ayant échoué ou étant restées sans suite (CIP Balladur, CES Jospin,stages "bidon", etc)... Cette situation empire même, puisqu'à la faveur des regroupements d'entreprise ou des "délocalisations" pour cause de "rentabilité" strictement économique, même les titulaires de CDI - employés et cadres - sont couramment licenciés...

   Or, cette fois, le gouvernement a le "courage" de s'en prendre à la rigidité paralysante du Code du Travail qui empêche les entreprises d'avoir une gestion des personnels plus adaptée aux compétences de ceux-ci comme à l'évolution incessante de l'économie... En l'occurence, il ne s'agit pas d'une initiative "innovante" de la France, puisque ce pari de la "flexibilité" a déjà été tenté - non sans succès - dans d'autres pays de l'Europe comme la Grande Bretagne et la Hollande... Malheureusement, emporté par sa relative popularité, le Premier Ministre Villepin a confondu "vitesse" et "précipitation", car, même si le problème était urgent, il aurait dû éviter de "passer en force" (article 49/3) alors que cette proposition de CPE était intégrée dans un dispositif global de "l'égalité des chances" qui méritait une analyse approfondie et contradictoire de l'Assemblée Nationale dont c'est après tout le rôle... Il eût été sage d'essayer d'associer les syndicats de toutes tendances à une telle décision, en jouant d'ailleurs sur leurs divisions ... et au prix de quelques concessions, en particulier en réduisant de moitié le temps de la période d'essai (il n'est certainement pas trop tard...)... Côté entreprises, il eût été bien inspiré aussi de fixer un délai - par exemple 1 an après l'adoption du système - pour faire le point sur les résultats de ce contrat : ou bien ceux-ci seraient alors réellement positifs avec une baisse significative du chômage des jeunes et un nombre réduit de ruptures de ce contrat dans cette 1ère année, et le CPE pourrait être reconduit pendant un certain temps...ou bien les résultats seraient négatifs ou incertains, et alors il faudrait soit "revoir la copie" compte tenu de son échec, soit imposer aux entreprises des mesures plus strictes et dissuasives, comme une taxation... Car il ne sera pas possible de tolérer plus longtemps - - sans risque "d'explosion sociale" - que des entreprises - à l'image de Total ou Suez...- se flattent de bénéfices exorbitants hors investissements (comme cela est le cas en cette période des bilans annuels)... alors que les licenciements continueraient et que les recrutements stagneraient...

   Alors, pour un CPE "amendé"...Chiche !... Mais gare aux résultats !...

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 18:10

   Cette affaire actuelle des "caricatures de Mahomet" n'est qu'un épisode dans l'histoire toujours recommencée de la liberté de la presse et, plus largement, de la liberté d'expression.

   Cette liberté, déjà reconnue en France dès la "Déclaration des Droits de l'homme" (1789), a fait l'objet de la "Déclaration universelle des Droits de l'homme", stipulant (article 19) :

      "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui   implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit".

   Ce texte est clair et constitue un droit imprescriptible ne donnant lieu à aucune discussion. Malheureusement, il n'est pas reconnu ou il est oublié par un certain nombre de pays, notamment - mais pas seulement - par des pays musulmans plaçant le respect de (leur) Dieu au dessus de tout autre considération.

   Certes, la liberté d'expression, dans la mesure où elle peut apparaître comme un mise en cause des autorités en place ou des usages sociaux ou religieux, a toujours été la plus difficile à respecter : en France même, Flaubert est jugé en Correctionnelle pour l'immoralité de Madame Bovary (1857), et Zola est condamné à 1 an de prison + une amende pour son article "J'accuse" dans le journal L'Aurore (13 janvier 1898)... Et on peut aussi rappeler les mesures répressives du Régime de Vichy (1940-1944)... Mais cette fois, à l'instar d'affaires précédentes comme les "Versets sataniques" de Rushdie ou le film de Scorcese "La dernière tentation du Christ", il s'agit d'un problème international mettant en cause la liberté d'expression dans le monde et on peut donc s'interroger sur les conditions de son utilisation.

   La liberté d'expression est-elle sans limite pour celui qui s'exprime ? Certainement pas... Un aphorisme célèbre dit que "la liberté de chacun s'arrête où commence la liberté des autres", mais...la limite n'est pour autant pas claire... Alors on peut faire appel au "bon sens", mais comme le "bon sens" - n'en déplaise à Descartes - n'est pas "la chose au monde la mieux partagée", on n'est pas plus avancé !... Faute de mieux, on peut s'arrêter à la notion de "réserve", consistant à savoir mesurer soi-même, en fonction de ses interlocuteurs, "quand" on risque de blesser les autres...

   Inversement, ceux qui sont les destinataires de cette liberté d'expression ne doivent pas considérer qu'ils sont au-dessus de toute critique ou de moquerie, et doivent donc pratiquer la "tolérance"... La réaction des autres et éventuellement leur dérision peuvent être l'occasion de ne pas se prendre trop au sérieux... Et si, dans certains cas, la critique est injustifiée et même cruelle, il suffit d'y opposer l'indifférence ou le mépris... C'est d'ailleurs l'attitude la plus fréquente chez les juifs - pourtant cible favorite à travers l'histoire - et chez la plupart des chrétiens - en raison des conseils de modération de l'Eglise (exemple récent des caricatures concernant Jean-Paul II à propos de son refus de l'IVG)...

   Alors, même si on peut concéder aux musulmans que des caricatures de Mahomet n'étaient ni opportunes, ni d'ailleurs du meilleur goût, compte tenu de l'imprégnation très forte de l'Islam dans leur société et leurs consciences, on peut en contrepartie souhaiter qu'ils apprennent - ce que font certains d'entre eux - ce qu'est la tolérance... ne serait-ce qu'en application des vertus morales prônées dans le Coran... Après tout, Mahomet n'a jamais condamné le rire...

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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 11:40

   C'est "enfoncer une porte ouverte" que de rappeler la valeur relative de tout sondage d'opinion, qui ne peut être au mieux qu'une "photographie" parfois fugitive au moment de sa réalisation...

   Néanmoins, certains sondages sont dignes de foi, quand ils sont d'origine diverse et donnent de façon répétitive les mêmes résultats, comme actuellement la primauté constante du chômage dans les préoccupations des français...

   Mais inversement, d'autres sondages relèvent de la fumisterie et même de la manipulation, à l'exemple de ce sondage récent faisant apparaître dans un "classement des Présidents" d'abord Mitterrand, puis De Gaulle... En la circonstance, il ne s'agit pas d'entrer dans une "querelle politique", car peu importe qu'on soit pour ou contre l'une ou l'autre de ces personnalités, ...il s'agit de dénoncer l'inanité d'un tel sondage :

   - Le manque de pertinence : certes les deux personnalités se sont connues (et d'ailleurs peu appréciées...), mais elles ont exercé leur Présidence en des périodes différentes, et leur "classement" est aussi vain qu'un classement sportif naguère proposé entre Coppi, Merckx et Hinault qui avaient couru dans des conditions difficiles à comparer...  Il faut bien voir que la réponse est parfois suggérée dans la nature de la question: si on demande de choisir entre la démocratie et la dictature, une majorité écrasante choisira la démocratie, mais entre la peste et le choléra, le choix sera beaucoup plus incertain...

   - L'incertitude des critères : si le sondage avait été réalisé en conclusion d'éléments précis (caractère, carrière, gouvernement, politique étrangère, etc...), on pourrait le juger au moins intéressant, mais il ne s'appuie sur aucune référence alors que l'opinion a été partagée et évolue encore dans certains domaines à l'image... de Mitterrand lui-même, qui a dénoncé le "pouvoir personnel" de De Gaulle avant d'endosser son habit...

   - Le manque d'objectivité : il est évident que le battage médiatique autour du 10° anniversaire de la mort de Mitterrand ne peut que le "favoriser" dans un sondage, comme d'ailleurs De Gaulle aurait été favorisé dans un sondage semblable à l'occasion des 10°, 20° et 30° anniversaires de sa mort... surtout avec la tendance "belle époque" des français qui leur fait toujours regretter le "bon temps" souvent illusoire d'autrefois par rapport à la médiocrité supposée du présent...

   - La faiblesse de l'information : les français, dit-on, ignorent la géographie... mais ils méconnaissent souvent aussi l'histoire... ou, du moins, ils la déforment en fonction de ce qu'ils en connaissent. Dans le cas en discussion, pour beaucoup (notamment les jeunes) , De Gaulle n'est plus qu'une "entité" qu'ils n'ont pas connue et qui est "entrée dans l'histoire", alors qu'ils ont connu Mitterrand...

   En conclusion, mieux vaut rire de ce sondage que de discuter de ses conclusions... D'ailleurs, il fait penser à un autre sondage déjà ancien, où on avait demandé à un "panel" de personnes de mettre dans le bon ordre chronologique Vercingérorix, Saint-Louis, Henri IV, Louis XIV, Napoléon, Clémenceau ...et De Gaulle : suivant l'opinion qu'on s'en faisait, le résultat était consternant ou hilarant... et encore, on n'avait pas demandé de les classer !...

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 18:37

   Le passage de la vie à la mort a toujours été une préoccupation majeure des êtres humains, puisqu'on en retrouve la trace dans les vestiges préhistoriques... Il est d'ailleurs à la base des religions fondées sur la croyance en une puissance supérieure et en l'existence d'un "au-delà"...

  

  Cette préoccupation se traduit le plus souvent à la fois par l'attachement à la vie et par la crainte de la mort... Mais il arrive que certains êtres humains, pour des raisons diverses (infirmité, douleur physique, dépression morale, voire sacrifice...) peuvent souhaiter la mort et se la donner par le suicide. Dans ce cas, il n'est pas possible de porter un jugement - même si le suicide est condamné dans certaines sociétés et par la plupart des religions - car cet acte relève de la liberté - certes extrême - de chacun "d'être maître de sa vie". Tout au plus peut-on chercher à intervenir auparavant, surtout s'il apparaît que la personne ne dispose pas - provisoirement - de toutes ses facultés...

   Le problème est différent pour l'euthanasie, qui consiste à "donner la mort à autrui pour abréger ses souffrances"... L'intention paraît louable à priori, mais elle pose en fait de graves problèmes :

   - Un problème "d'éthique" : le respect de la vie est un principe fondamental, et c'est d'ailleurs à ce principe que se rattache pour les médecins le serment d'Hippocrate consistant à tout faire pour préserver la vie...

   - Un problème de "métaphysique" : donner la mort, c'est donner quoi au juste ? Le néant ? L'accès à un "au-delà" ? Dans ce cas, quel "au-delà"? L'Enfer ou le Paradis ? Et si c'est le Paradis, peut-il constituer un prétexte ?...

   - Un problème de "science" : si la guérison d'un malade paraît actuellement impossible et si les soins semblent relever de l'acharnement thérapeuthique, qui peut savoir si des progrès scientifiques parfois rapides ne vont pas permettre une solution à une échéance relativement courte ?...

   Il n'en est pas moins vrai qu'il y a des circonstances où le respect de la vie peut être mis en cause, ce qui ne signifie pas qu'il doit alors être systématiquement transgressé :

   - Souffrance physique intolérable, qu'il faut comprendre en pensant simplement à l'impatience que chacun peut ressentir seulement pour une migraine ou une rage de dents...

   - Souffrance morale, beaucoup plus difficile à appréhender, mais qui peut conduire à la dépression ou à la folie. On peut évoquer en particulier la maladie d'Alzheimer qui prive progressivement l'individu de toutes ses facultés...

   - Cas d'inconscience totale, avec coma prolongé et "encéphalogramme plat"...

   Peut-on alors donner la mort, et dans quelles conditions ?

  

   - Ou bien le malade , ayant encore ses facultés dument reconnues, le demande lui-même ou a clairement donné ses instructions. Dans ce cas, le problème est de satisfaire un voeu, qui s'apparente à un suicide par personne interposée...

   - Ou bien le malade est inconscient, sans avoir donné d'indication. Dans ce cas, de quel droit lui donner la mort ?

   En tout état de cause, même si on admet le principe de donner la mort, qui peut la donner ?

   - Certainement pas à l'initiative des "particuliers" : chacun peut comprendre les dérives qui pourraient en résulter... Où va-t-on, par exemple, si une mère estime qu'elle peut donner la mort à son fils, même avec son consentement, parce qu'à l'origine elle lui a donné la vie ?... Et combien de "vieux" risqueraient d'être "euthanasiés" pour cause d'embarras graves (ex:soins pénibles)... ou pour un motif caché ...d'héritage ?

   - Eventuellement par des médecins : il ne faut pas être hypocrite... Il y a des médecins qui, mus par une conscience morale tout-à-fait respectable, abrègent les souffrances d'un malade en interrompant les soins... Mais alors il ne faut pas laisser "un" médecin décider seul et "en conscience"... Un Conseil de médecins, comportant au moins le médecin traitant et un médecin assermenté, et ayant l'accord du malade - si possible - et à défaut celui de la famille, pourra-t-il alors prendre la décision ? Réponse difficile, relevant  de l'opinion de chacun, pour ne pas dire impossible...

 

    A fortiori, une législation dans ce domaine, même animée par les intentions les plus généreuses et soucieuse de résoudre les cas les plus difficiles, restera "illégitime"... surtout si elle n'est pas faite avec le sens de la mesure et dans un contexte objectif, détaché de l'actualité et d'un battage médiatique...

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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 17:31

   Mais Oui... Vive la France !... N'en déplaise aux "esprits forts" considérant ce voeu comme "ringard"... Car il y en a "marre" de tous ces prophètes de malheur - journalistes en mal de copie ou hommes politiques dans l'attente d'un rôle -  qui passent leur temps à dénigrer la France dans une sorte "d'autoflagellation" qui fait sourire les étrangers qui l'aiment parfois au point de s'y installer...

   A les entendre, il n'est question que de l'impuissance des gouvernants vis-à-vis de la violence des banlieues, de l'encombrement des urgences dans les hôpitaux, de la succession des erreurs judiciaires, etc... , et évidemment de la nécessité d'une "rupture" avec les pratiques anciennes allant parfois jusqu'à l'abandon de l'idée de "nation" sous prétexte qu'elle a donné lieu à des excès de "nationalisme " ou de chauvinisme... Certes, il y a eu des erreurs comme dans les autres pays, mais de là à pratiquer l'humilité et la repentance, comme de présenter des excuses aux peuples des pays qui ont été colonisés dans un contexte tout-à-fait différent du monde actuel, où allons-nous ?... Et ne parlons pas du procès intenté aux anciens responsables de son histoire : Louis XIV, qui a appauvri la France^pour construire le Château de Versailles?... Napoléon, dont il faut oublier le Code Civil ou... la victoire d'Austerlitz,  parce qu'il fit la guerre contre les coalitions fomentées par l'Angleterre et laissa rétablir l'esclavage dans des conditions très particulières aux Antilles... Et De Gaulle, coupable d'avoir instauré un pouvoir personnel dans un pays dont il avait sauvé l'honneur en 1940...

   Bien sûr, que la France suscite l'admiration et même l'envie pour des réalisations comme les fusées Ariane, les avions Airbus, le projet Galiléo ou le Centre Iter, où elle a une large part, cela n'a pas d'importance... Comme importe peu le fait d'avoir des savants honorés par le Prix Nobel (ex:Degennes) ou des personnalités mondialement admirées pour leur action (ex:Docteur Schweitzer, Abbé Pierre) ou encore des réalisateurs de spectacles (ex:Jean-Michel Jarre) et aussi des sportifs (ex:Doucouré, Mauresmo, Manadou...)  pour lesquels les Français sont encore capables de s'enthousiasmer, comme ils l'ont fait naguère pour leur équipe nationale de football qui, de surcroît, était un bel exemple d'unité entre gens d'origine diverse... Car, quoi que puissent penser les "égalitaristes" et les "mondialistes" n'ayant toujours pas digéré les utopies de 1968, les succès français comptent encore et ont valeur d'exemple...

     Alors, au seuil de l'année 2006,... vive la France !

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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 23:50

      La France est un pays tempéré... c'est bien connu... et même tellement connu qu'on en oublie qu'elle peut subir la froidure à l'image de cet hiver 2005... comme elle avait subi la canicule lors de l'été 2003 !

   En la circonstance, plutôt que de "seriner" sans cesse l'opinion publique avec un "réchauffement climatique" manifestement incertain, - et dans la mesure où on a également inventé le "principe de précaution" - on aurait été bien inspiré de prendre les dispositions nécessaires pour prévoir les risques d'un hiver froid et éviter ainsi un blocage des automobiles et des camions sur les routes et les autoroutes sans aide rapide et efficace...

 

   D'autres pays comme les Etats scandinaves - habitués, il est vrai, aux inconvénients du froid - pourraient se moquer des embarras des Français pour quelques centimètres de neige, s'il y avait de quoi rire... Mais il n'y a pas de quoi plaisanter, et il est même intolérable qu'à l'exception de quelques départements ayant appliqué un Plan Hiver (Lozère, Lot, Aveyron...) des gens soient restés, notamment sur les autoroutes, toute une nuit sans secours autre que l'aide de pompiers dévoués mais évidemment débordés (Lorraine , Normandie..)

   Ce n'est donc pas jouer les "Y-a-qu'à" que de demander la mise en place d'un Plan Froidure de novembre à mars chaque année au niveau départemental ou interdépartemental dans toute la France, avec quelques dispositions simples :

   - Installation de Centres de secours aux endroits stratégiques des routes principales et des autoroutes - notamment dans les "aires de repos" - en les dotant des moyens nécessaires : engins d'intervention (saleuses, chasse-neige, tracteurs, éventuellement grues) mais aussi abris ou tentes avec possibilité de chauffage, et des réserves de nourriture et de produits de secours...

   - Mise en réseau des informations en liaison avec les services de la météorologie, permettant d'interdire en temps utile à la circulation les voies exposées et, si besoin est , d'arrêter les automobiles et les camions non équipés en les dirigeant vers les Centres de secours - et, inversement de faciliter l'acheminement des moyens d'intervention...

   - Organiser des campagnes et même des stages de formation aux comportements nécessaires en période de froid : conduite sur neige et verglas, equipement des véhicules en couvertures, rations alimentaires et bouteilles isothermes...

 

   En somme, simplement de la prévoyance et du bon sens... Le philosophe français Descartes disait que "le bon sens est la chose du monde la mieux partagée"... Du monde, peut-être, mais certainement pas toujours en France... 

  

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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

   La "précaution" a certainement été pratiquée par l'homme dès ses origines dans les domaines les plus divers, notamment la sécurité (de l'abri des grottes au parapluie nucléaire en passant par la Muraille de Chine...), la santé (du chamanisme à l'étude des virus...) ou même "l'au-delà" (car dès l'époque préhistorique la religion est, entre autres, une garantie d'éternité..."au cas où")...

 

   Pour autant, malgré ce souci constant de "précaution", l'homme n'a, jusqu'à présent, jamais réussi à enrayer tous les risques, qu'ils soient "naturels" (de l'éruption du Vésuve en 79 au tsunami de 2004) ou "issus de ses activités" (guerres, accidents, pollutions...) et il a depuis toujours invoqué, à tort ou à raison, la  fatalité ou l'impuissance...

 

  

   Mais notre époque a "innové" en inventant depuis peu une arme qui se veut "absolue" : le "principe de précaution". C'est un principe qui ne figure pas dans les lois de la physique, ni même dans les recherches de la ...métaphysique. Il est arrivé par une sorte de "génération spontanée" - n'en déplaise à Pasteur - et il figure déjà dans la Constitution française, ce qui est évidemment une référence...

 

   Il va de soi qu'on doit s'en féliciter si ce principe permet d'anticiper réellement sur les risques "reconnus"... L'ennui est que les risques ne sont pas tous "reconnus", soit par oubli ou négligence,  soit par ignorance ou impuissance; et il faut malheureusement souvent des catastrophes pour sen rendre compte : ex.en France la sécurité des tunnels après l'accident du Mont-Blanc ou dans le monde l'absence de réseau international pour la lutte contre des virus...

 

   Le problème est alors,  en érigeant systématiquement en principe de précaution ce qui devrait seulement être une recommandation pratique, d'en arriver à un blocage généralisé... Les initiateurs de projets ne pourront plus les réaliser, et les "dirigeants", à tous les niveaux, se satisferont de l'immobilisme, et ceci d'autant plus qu'à l'image des Etats-Unis, le recours systématique à la justice découragera l'esprit de responsabilité... A se demander d'ailleurs si le "principe de précaution", sous couvert de protéger la société, est en fait  une invention pour n'être plus responsable...

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Published by Jean Daumont - dans Actualité
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