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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:09

   La République est une et indivisible, comme le rappelle la Constitution de 1958 reprenant sur ce point la Constitution de 1946 ...En fait, cette notion d'indivisibilité n'avait rien de nouveau, car elle avait déjà été le but de la Monarchie d'Ancien Régime qui n'avait eu de cesse que de rattacher à la France des provinces qui avaient conservé une autonomie relative dans leur gestion et même parfois leur langue en les soumettant à une administration à la fois absolue et centralisée...

 

   Avec la Constitution de 1958, et après De Gaulle qui avait conservé le principe de la primauté de l'Etat, son second successeur, le socialiste François Mitterrand avait instauré un processus de décentralisation qui avait abouti à donner plus de pouvoirs aux communes, aux départements et aux régions, avec des compétences partagées (ex: les Collèges aux départements et les lycées aux régions) qui n'étaient pas toujours claires et créaient parfois des "doublons" ...De surcroît, la décentralisation avait donné naissance à des fonctionnaires territoriaux qui, loin de remplacer les fonctionnaires d'Etat dans les préfectures et les sous-préfectures, s'étaient ajoutés à eux, alourdissant ainsi le poids des charges publiques...

 

   On peut donc comprendre qu'une réforme était nécessaire - la France n'en est plus à une près - afin de réaliser des économies et de simplifier les démarches des citoyens ...La volonté d'assumer cette réforme de la part du Président François Hollande était donc légitime, et on ne pouvait qu'approuver de nombreuses dispositions prévoyant un regroupement des activités :

   - Pour les Régions, la responsabilité de l'ensemble de l'enseignement secondaire (Collèges et Lycées), des transports (ruraux et scolaires), des ports (s'il y avait lieu) et ...la gestion globale des déchets.

   - Pour les Départements, la responsabilité des secteurs plus immédiats et plus proches, comme le domaine social, la lutte contre les incendies, et plus généralement l'environnement.

 

   Pourquoi alors a-t-il fallu que, sous prétexte d'économie, le Président Hollande arbitre dans le sens d'une diminution de 22 à 14 Régions, soulevant ainsi autant de problèmes nouveaux qu'en essayant de règler les problèmes anciens ...Comment justifier des "Grandes Régions" ne correspondant à rien de clair, comme la Région Picardie-Champagne-Ardennes où on ne sait pas trop ce qu'il peut y avoir de commun entre l'estuaire de la Somme et les confins de la Franche-Comté ...De même, pourquoi détacher deux provinces du Massif Central, le Limousin et l'Auvergne, pour rattacher la première au Centre-Poitou-Charente et la seconde à Rhone-Alpes, cette dernière étant rattachée à l'autre région alpine de Provence-Alpes-Côte d'Azur ...Et ceci sans qu'il y ait de suppression significative du nombre des fonctionnaires territoriaux, ni de dévolution annoncée des Hôtels régionaux et départementaux - parfois luxueux - et donc toujours à la charge des contribuables...

 

  Il paraît que le schéma final n'est pas arrêté et que, de toutes façnd, la réforme ne serait pas appliquée avant 2017 ...S'il y a alors un changement de majorité, actuellement probable, cela veut dire qu'il y aura encore des remises en cause ...Et ceci d'autant plus qu'il y a, ici ou là, des "patates chaudes" comme le problème du rattachement ou non de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui fait l'objet d'un conflit entre les Présidents ...socialistes... de la Bretagne et des Pays de Loire ...

 

   Alors, n'est-il pas urgent ...d'attendre, plutôt que de rallumer des querelles comme la France en a toujours connu, ...et ...la Gaule avant elle ?...

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:31

   Dans ce qu'il est convenu d'appeler l'Ancien Monde, le centre de gravité s'était déplacé, au cours de l'Histoire, de la région méditerranéenne avec l'Egypte, le Moyen-Orient, la Grèce et les Etats hellénistiques, et enfin l'Empire Romain, vers cette grande presqu'île découpée en péninsules et îles diverses qu'est l'Europe, ainsi appelée du nom d'une héroïne légendaire de l'Olympe grecque ...Et après avoir connu des siècles de divisions et de guerres en raison de l'hétérogénéïté de son peuplement - notamment au 20ème siècle les guerres meurtrières de 1914-1918 et 1939-1945 qui s'étendirent au monde - l'Europe s'était enfin unie pour le bien commun ...Une union laborieuse et progressive - car il fallait vaincre les intérêts particuliers des Etats existants - mais une union où la France avait eu un rôle moteur grâce aux efforts initiaux de Robert Schuman et Jean Monnet qui avaient jeté les bases d'une "Union Occidentale" avec le Royaume-Uni et les trois pays du Bénélux, destinée à l'époque à se défendre contre l'expansion de l'URSS par le traité de Bruxelles en 1948 ...Et cela avait abouti d'abord à une association économique sur les produits alors fondamentaux du Charbon et de l'Acier (CECA) en 1951 avec l'Allemagne, l'ennemie ancestrale, une association qui allait se poursuivre dans les autres domaines, notamment politiques, illustrée par la collaboration successive des "couples" célèbres : De Gaulle-Adenauer, Pompidou-Brandt, Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schroeder, et Sarkozy-Merkel...

 

   ...Association qui, malgré l'échec de la Communauté Européenne de Défense (CED) en 1952, aboutit à la création successive de la Communauté Economique Européenne (Marché Commun), et de l'Euratom par le Traité de Rome en 1957, puis du Conseil Européen élargi à 9 pays en 1986, et ensuite encore l'institution d'une monnaie unique - l'Euro - à la suite du Traité de Maestricht en 1992, l'Union étant élargie progressivement pour arriver au nombre actuel de 28 membres dont la frontière se situe à la limite actuelle de la Biélorissie, de l'Ukraine et de la Turquie ...Par ailleurs les structures de l'Union ont été aménagées par une série de traités (Amsterdam 1997, Nice 2001, Rome 2003, Lisbonne 2009), en matière d'institutions, de justice, de police, ainsi que d'éléments divers comme le drapeau, l'hymne et la devise, le "couronnement" ayant été donné par l'attribution du Prix Nobel de la Paix à l'Union Européenne en 2012 "pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme" ...Certes, tout n'était pas parfait, notamment en matière sociale (problème de l'emploi) et pour la prise de décision (difficulté à parvenir à l'unanimité) mais "l'Europe" constituait déjà un ensemble solide...

 

   ...Alors comment expliquer qu'à l'occasion des élections européennes de Mai 2014, cette "Union" se soit délitée, en particulier dans l'opinion et donc l'électorat de la France qui pourtant avait à l'origine donné l'exemple en étant un pays fondateur ?...25 % pour le Front National, auquel il faut ajouter les 4 % de "Debout la France" de Dupont-Aignan, les deux listes prônant un retour au nationalisme et remettant ainsi en cause les acquis européens, y compris éventuellement la monnaie commune de l'Euro !... Réaction "extrêmiste" ?...Même pas ! ...Il n'est pas possible que 25 à 30% de Français soient des extrêmistes, ou alors s'applique le fameux aphorisme disant que "si on dépasse les bornes, il n'y a plus de limites ! ...D'ailleurs,l'analyse des résultats montre que 43 % des ouvriers, 3% des employés et 37% des chômeurs ont voté Front National ...Alors ? ...Alors l'explication peut venir de l'Allemagne qui a su en temps utile faire les réformes nécessaires, notamment pour l'économie et l'emploi ...et n'est donc pas concernée par le "séisme" des élections eoropéennes de mai 2014 ...Elle traverse au mieux ou le moins mal la crise latente depuis 2007, ce que n'a pas fait la France, surtout depuis 2012 ...Les Français sont manifestement décontenancés par l'inefficacité des partis dits "gouvernementaux" (UMP puis socialistes) qui de surcroît connaissent des dissensions internes, ...et ils cherchent donc une solution "ailleurs", un "ailleurs" qui est en l'occurrence ...le Front National, d'autant plus attirant que Marine Le Pen - qui a une autre "carrure" que son père Jean-Marie - a su le rendre plus "républicain" en éliminant les brebis galeuses et en flattant mieux que d'autres la fierté d'être Français...

 

   Alors...Pour ou contre l'Europe ?..."Pour" l'Europe, il faut assurément deux éléments qui manquent actuellement d'une part la nécessité d'agir pour l'essentiel ...et non pour des détails ridicules comme la courbure des concombres ...et, d'autre part la nécessité d'un exécutif fort, qui ne soit pas un "Conseil" paralysé par un trop grand nombre de membres mais qui soit personnalisé par un(e) Président(e) ayant de l'envergure et de l'autorité ...Mais comment y arriver et qui choisir ?...

 

 

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 14:56

    Ainsi donc, François Hollande célèbre le 2ème anniversaire de son élection ...Pourquoi pas ? ...D'autres Présidents l'ont fait avant lui, avec des fortunes diverses ...Mais, dans son cas, où en est-il ?...

 

   Il avait promis en mai 2012 ...Et ce n'étaient pas des paroles en l'air, puisqu'il avait écrit et publié ses "60 engagements pour la France", ce qui était d'ailleurs beaucoup...

 

   - Il avait promis d'abord une baisse du chômage avant la fin de l'année 2013, et chacun s'accordait à penser que cette promesse avait pesé lourd pour son élection, dans la mesure où son prédécesseur Nicolas Sarkozy n'avait pas réussi à en arrêter la progression ...Or le chômage n'a pas baissé, et il a même continué à augmenter, François Hollande reconnaissant lui même que la hausse du chômage avait été ralentie, et encore ne s'agit-il que du chômage officiel, celui qui est comptabilisé ...Il est d'ailleurs assez clairvoyant et courageux pour affirmer qu'il ne se représentera pas si le chômage n'a pas baissé d'ici 2017 ...L'ennui est qu'il ne tient pas ses promesses...

 

   - Il avait annoncé aussi une baisse des charges pour les entreprises, soit environ 30 milliards d'€, afin que l'économie se redresse, que les salaires puissent être revalorisés et donc leur pouvoir d'achat, et donc encore que le chiffre d'affaires des entreprises reparte à la hausse, ainsi que l'embauche de travailleurs ...Le cercle magique ! ...Or il a d'abord taxé les entreprises, il a ensuite imaginé un allègement des charges en contrepartie d'un recrutement, mais cette idée n'est pas apparue convaincante, à en juger par les premiers résultats ...Le cercle devient infernal...

 

   - Il avait également annoncé une baisse des dépenses publiques pour alléger une dette devenue abyssale et faisant l'objet de critiques sévères de la Commission Européenne ...et, à ce titre, il avait évoqué la nécessité de reviser l'organisation territoriale et notamment de supprimer les départements, vestige du temps - lors de la Révolution de 1789 - où il fallait que tout citoyen puisse aller à cheval au chef-lieu et en revenir au cour d'une seule journée ...Et comme, depuis plus de 2 siècles, les compétences se sont entremêlées entre les communes, cantons, départements ...et régions constituées après 1945 à l'image -grosso modo - des provinces de l'Ancien régime, ...il était de plus en plus nécessaire de "tailler dans le vif" en supprimant les chevauchements et doublons ...Malheureusement, les habitudes sont comme les faits, elles sont "têtues" ...et le Président laisse se ré-instaurer la clause de compétence générale d'abord supprimée ...et ceci d'autant plus que les structures locales sont encore largement aux mains des hiérarques socialistes, peu empressés à renoncer à leurs gâteaux, à en juger par la "grogne" de leurs députés et sénateurs...

 

   - Il avait aussi promis d'abaisser les impôts et d'élargir l'exemption déjà prévue pour les petits salariés, y compris pour les heures supplémentaires ...Mais voilà maintenant qu'il supprime la défiscalisation des heures supplémenraires ...et qu'il ré-augmente les impôts - certes pas pour les petits salariés - électorat oblige - mais pour la classe moyenne, celle qui représente désormais le plus grand nombre des actifs et des retraités...

 

   - Et on peut allonger la liste des promesses non tenues par rapport aux "60 engagements pour la France" ...ou laissées dans le brouillard ...Quid de l'apprentissage ? ...Quid des rythmes scolaires déjà deux fois revues ? ...Ah, bien sûr, il y a les réformes "sociétales" ...mais elles suscitent de plus en plus de critiques, car il y a une majorité de personnes - même socialistes- qui n'apprécient nullement qu'on vienne interférer dans leur domaine privé...

 

   Alors, le Président Hollande ne cesse d'improviser ...Il tourne comme la girouette dans le sens du vent ...Pour le moment, il considère qu'il faut hâter la réforme territoriale ...Ce serait très bien si ...s'il ne s'agissait en fait que de reculer pour cette raison les élections cantonales et régionales de 2015 à 2016, ce qui ne peut être interprété par les observateurs que comme un moyen - au pire - de retarder une nouvelle déroute après celle des élections municipales de 2014 ...et - au mieux - d'espérer des élections plus favorables en cas de redressement de la conjoncture internationale...

 

   Il y a un vieux précepte - valable pour tous les pays - qui affirme que "gouverner" c'est prévoir, agir et contrôler ...Manifestement, il n'y a plus en France de prévision valable, l'action est contestable et le contrôle de plus en plus absent ...La France est-elle encore gouvernée ? ...En tous cas, les opinions favorables à François Hollande sont actuellement en dessous de 20 %, voire de 15 %...

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 15:58

   "Si le chômage ne baisse pas, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu", vient de déclarer François Hollande, et il ne s'agit ni d'une indiscrétion pour un propos qu'il aurait tenu (off, comme on dit) dans un Conseil des Ministres, mais d'une déclaration publique faite devant les ouvriers de l'usine Michelin à Clermont-Ferrand ...Donc c'est une affirmation sérieuse et indiscutable...

 

   Evidemment, il y a un "si" ...et on est au conditionnel ...En considération de la conjoncture internationale qui semble aller vers une reprise de la croissance - déjà sensible dans un pays pilote comme les Etats-Unis - François Hollande ne ferait qu'un pari prudent, n'excluant pas l'hypothèse d'une réélection possible ...car il lui reste encore 3 ans pour l'échéance de son mandat présidentiel, et il peut légitimement espérer qu'une inversion de son impopularité actuelle pourrait dans ce délai accompagner une inversion de la courbe du chômage ...Il pourrait alors "reprendre la main" dans cette rivalité feutrée qui l'oppose à Manuel Valls, qui a déjà été son concurrent lors des élections primaires du Parti Socialiste en octobre 2011, ...qu'il a été pratiquement obligé de prendre comme 1er Ministre après l'échec cinglant des socialistes aux élections municipales de mars 2014, ...et qui n'a pas caché son ambition de devenir Président de la République ...

 

   Et puis il y a une question subsidiaire ...François Hollande qui voulait que les responsables de l'Etat aient un comportement exemplaire - anaphore restée célèbre : "Moi, Président de la République..." dans son débat contre Nicolas Sarkozy en mars 2012 - ...il a déjà dû subir le contrecoup de l'affaire Cahuzac, ancien Ministre du Budget obligé de reconnaître qu'il avait un compte à l'étranger, ...et maintenant, plus près de lui encore, il subit l'effet du conflit d'intérêt concernant son propre conseiller à l'Elysée Aquilino Morelle ...Il y avait donc le feu au lac...

 

   Alors, pourquoi y aller à une déclaration de ...non-candidature éventuelle ?...L'engagement est-il vraiment définitif ?... L'expérience prouve que rien n'est jamais définitif en politique ...Sans remonter bien loin dans le temps, François Hollande ne fait que reprendre - s'en est-il rendu compte ? - les propos de Nicolas Sarkozy qui, en janvier 2007, promettait de se déclarer "en échec" si la France ne passait pas sous la barre des 5 % de chômage à la fin de son quiquennat ...Or, en 2012, le chômage atteignait 10 % et Nicolas Sarkozy déclarait sa candidature à une réélection...

 

   Rien de nouveau sous le soleil...   

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 15:59

   Après la vague bleue ...pas si bleue que ça, d'ailleurs ...des élections municipales, on pouvait espérer un changement ...C'était déjà le thème fondamental des engagements de François Hollande quand il n'était encore que le candidat aux élections présidentielles de mai 2012...

 

   En fait de changement, on a eu, depuis bientôt deux ans, un Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, sympathique mais du genre mou et irrésolu, incapable de surmonter les désaccords - nombreux - entre ses ministres, et de donner le coup de barre nécessaire à la place de François Hollande, devenu Président, également sympathique, mais fidèle à son image de "Flamby", c'est-à-dire d'une girouette tournant à tous les vents...

 

   Enfin, à l'image  de Boileau qui, au début du 17ème siècle, écrivit "enfin Malherbe vint", volià que "Manuel Valls vint" ...Précédé d'une réputation d'homme fort et résolu, et l'ayant prouvé comme Ministre de l'Intérieur en s'opposant aux fantaisies des écologistes - dont il est détesté - et aux fantasmes d'une Ministre de la Justice, Christiane Taubira, pour qui le mariage pour tous est rien moins qu'un progrès de l'humanité, Manuel Valls devait mettre de l'ordre ...et déjà, comme il en a déjà manifesté l'intention, on le voyait, s'il réussissait dans ses fonctions de Premier Ministre, être candidat aux élections présidentielles de 2017, à la place de François Hollande que son impopularité calamiteuse aurait écarté d'une ré-élection ...

 

  "Las" , comme disait déjà cette fois Ronsard à la fin du 16ème siècle, à propos de la rose (symbole actuel du socialisme...) "voyez comme en peu d'espace, elle a sa beauté laissé choir"  ...C'est le cas de Manuel Valls, confronté à la constitution de son Ministère ...Certes, il fait appel à Ségolène Royal - qui est une revenante "de poids" (sous l'autorité présidentielle de son ancien compagnon et père de ses enfants...) - ainsi qu'à l'estimable François Rebsamen, connu pour sa bonne gestion de la ville de Dijon, mais par ailleurs ce sont les mêmes têtes, changeant parfois d'attributions, comme si tournait un manège de chevaux de bois ...Ils sont (presque) tous là, à l'exception de l'infirmière Cécile Duflot qui ne peut pas sentir Manuel Valls, qui le lui rend bien, ainsi que des écologistes qui auraient bien aimé y rester et qu'on retrouvera peut-être dans les secrétaires d'Etat, quitte pour eux à se mettre en congé de leur parti ou à en être exclus ...Et surtout, selon toute vraisemblance, on va y retrouver l'inénarrable Christiane Taubira qui avait commencé sa carrière politique en demandant l'indépendance de la Guyane ...

 

   Alors, Monsieur Manuel Valls, tout çà ...pour ça !...

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 15:12

   Le bruit fait autour des écoutes téléphoniques en France avant les élections mpunicipales n'est certainement pas le fait du hasard ...Car des écoutes, il y en a depuis longtemps et dans de nombreux pays, au niveau national comme au niveau international, à l'exemple des Etats-Unis qui y voient un moyen de maintenir leur rôle politique et leurs intérêts économiques...

 

   S'il y a eu des écoutes téléphoniques en France, et en l'occurrence cette fois au dépens de l'ancien Président Nicolas Sarkozy, c'est certainement parce que les responsables de ces indiscrétions étaient intéressés parce qu'il pouvait dire, en particulier dans le domaine public, afin de pouvoir en exploiter le contenu à des fins politiques ...Car, même si Nicolas Sarkozy s'en défend, et s'il assure qu'il veut vivre maintenant comme un homme "normal", il reste un pivot de la politique française, en raison du rôle qu'il a exercé comme Président pendant 5 ans de 2007 à 2012, tant en France que dans le monde ...D'ailleurs les sondages continuent à le placer en tête des personnalités appelées à jouer encore un rôle, toutes tendances confondues ...Et c'est si vrai qu'on prête à son successeur François Hollande d'avoir déclaré : "Je sais exactement ce qu'il fait" ...Un aveu ? .. On peut donc comprendre que Nicolas Sarkozy ait cru nécessaire de dire aux Français, dans une lettre ouverte parue dans le Figaro du vendredi 21 mars 2014, "ce qu'il pensait, estimant de son devoir de rompre le silence ...Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de la République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupules sans précédent"... 

 

   On peut ne pas avoir de sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy et n'être pas d'accord avec certaines de ses affirmations, mais il faut admettre - et certains responsables socialistes l'ont eux-mêmes recconnu - que le droit au respect de sa vie privée, y compris intime, a été bafoué, ...que l'atteinte au  secret de ses conversations avec son avocat est inacceptable dans le cadre de l'organisation judiciaire, ...et qu'il est inadmissible d'avoir été déterrer des affaires comme l'Oréal ou Karachi ou encore un financement occulte de sa campagne électorale de 2007 par l'ancien dictateur lybien Khadafi, alors qu'il a été innocenté après plusieurs perquisitions ...Bien sûr, comme l'a fait remarquer Alain Juppé tout en approuvant sa lettre, il aurait pu s'abstenir d'évoquer de façon allusive l'espionnage systématque de la Stasi dans l'ex-Allemagne de l'Est avant 1990 ...Mais cet excès inutile de langage ne justifiait pas une indignation vertueuse des socialistes aors qu'eux-mêmes, comme d'autres d'ailleurs, ont, comme on dit, des "cadavres dans le placard"...

 

   Le résultat est malheureusement patent : on a entretenu ainsi la méfiance des Français, qui ont déjà tendance, plus à tort qu'à raison, de penser que "les politiciens sont tous des pourris", ...et qu'au lieu d'entretenir un climat de suspicion, ils feraient mieux de "balayer devant leur porte" ...et s'occuper des vrais problèmes qui préoccupent les Français, c'est-à-dire npn pas des réformes dites "sociétales" comme le mariage homosexuel, mais l'accroissement du chômage, encore en forte hausse en Février 2014, alors que "l'inversion de la courbe du chômage" avait été une promesse de François Hollande en 2012 et certainement un raison majeure de son élection comme Président de la République...

 

   Arrivent donc les élections municipales qui, comme toutes les élections, valent mieux que les sondages ...Et quel est le résultat du 1er tour ?...D'abord une abstention record de 38,7 % (27,1 % seulement en 1984), alors que les élections municipales sont traditionnellement plus fréquentées que les autres élections, car elles concernent plus directement les affaires des Français ...Puis une défaite incontestable des socialistes dans de nombreuses villes, en dehors de quelques bastions des banlieues de Paris et  des grandes villes, où ils perdent néanmoins des voix, comme Martine Aubry à Lille en baisse de 10 % ...Et enfin un progrès sensible du Front National, ne s'expliquant pas seulement par le fait d'avoir présenté davantage de listes dans toute la France, mais aussi en raison de la "démocratisation" relative de ce parti par Marine Le Pen et du fait que ce parti a eu l'avantage paradoxal de ne pas avoir dirigé beaucoup de mairies importantes jusqu'à présent et de sortir grandi de l'insuffisance des autres partis ...

 

   Alors, et après ?...D'abord, il va y avoir le 2ème tour, et le résultat ne semble pas devoir être une réaction en sens inverse ...Au mieux, une petite diminution de l'abstention, lié au fait que certains électeurs préfèrent attendre le 2ème tour avant de voter en supposant, parfois à tort, qu'il sera décisif ...Mais certainement pas un retour en force des socialistes, ne serait-ce qu'à cause de la publication, inopportune pour eux entre les deux tours, de l'augmentation du chômage ...Un nouveau progrès du Front National? ...C'est fort possible en raison du succès retentissant et très "médiatisé" d'Hénin-Beaumont en terre très "populaire" ...En fait, ces élections municipales révèlent un malaise profond : une majorité de Français a manifestement envie de sortir des schémas traditionnels qui ont apparemment fait leur temps ...Mais qui pourra animer un tel changement ?...Le temps n'est plus où un De Gaulle pouvait redistribuer les cartes ...Faut-il et où trouver une homme ou une femme "providentiel(le) ? ...Y aura-t-il nouveau "Mai 1968", presque 50 ans après le premier ?...Est-ce une affaire de pouvoir à donner aux jeunes, à qui appartient l'avenir ?...

 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 15:49

   L'Histoire montre que, depuis l'Antiquité, des "Etats" n'ont pas cessé de se constituer en "unités" puis de se "diviser" jusqu'à disparaître ...Il en a été ainsi des Etats de l'Orient ancien comme Sumer ou l'Assyrie, ...de l'Empire d'Alexandre qui se décompose en Royaumes héllénistiques disparaissant à leur tour dans un Empire Romain avant que celui-ci ne soit détruit par les invasions barbares, ...et qu'un Emire carolingien ne se reconstitue pour faire place ensuite à une poussière de principautés féodales ...Et ce n'est pas fini, puisque des Etats se créent de nouveau, comme la France qui s'unifie jusqu'à trouver sa configuration "hexagonale" au terme de la politique menée successivement par les rois capétiens et les régimes qui se sont succédés après la Révolution de 1789, ...et ceci non sans soubresauts comme la Guerre de Cent Ans aux 13ème et 14ème siècles, les Guerres de Religion au 16ème siècle, la création et la disparition de l'Empire de Napoléon 1er et, évidemment les 3 guerres l'ayant éprouvée en 1870-71, 1914-18 et 1939-45...

 

   Dans ces conditions, et à la mumière de son passé, on peut s'interroger sur l'avenir de la France : a-t-elle vocation à rester un pays "uni" - à l'instar du préambule de la Constitution de 1958, reprenant sur ce point les Constitutions de 1875 et 1946 et proclamant que la République est "une et indivisible" - ou est-elle appelée à se diviser, comme semblent l'y pousser des forces centrifuges toujours renaissantes ?... (*)

 

   - L'indice le plus apparent est celui du territoire, car "l'Hexagone" est devenu un symbole qui, par sa forme même, la fait reconnaître par l'ensemble du monde ...Or il y a des régions qui persistent à se considérer comme particilières, où au moins une partie de leurs habitants considère que leur patrie est d'abord leur "pays" ...Ainsi en est-il de la Bretagne avec l'UDB, ...ou de l'Alsace, ...ou de la Savoie, ...ou du Languedoc, ...ou du Pays basque...

 

   - Un autre indice est celui de la langue ...Pour la majorité de ses habitants, ...et pour les étrangers, la France, c'est d'abord le "français" ...Mais le "français" n'a pas toujours été la langue nationale ...Il a été imposé en 1539 par l'Edit de Villers-Cotterêts de François 1er dans un souci d'unité et d'efficacité pour son administration parce qu'il y avait alors en France un très grand nombre de langues, dialectes et patois locaux ...Or, actuellement, on assiste à une renaissance du breton, de l'alsacien, de l'occitan ou du basque, entre autres...

 

  - Mais d'autres indices existent, comme le peuplement ...La France a toujours été un creuset ayant accueilli des populations diverses : après les Celtes-Gaulois, les Francs d'origine germanique n'en ayant pas moins donné leur nom au pays ...et, bien plus tard, à partir du 19ème siècle, les groupes venus d'Italie et de Pologne pour des raisons d'exploitation minière, ...et apès 1945 les immigrants d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire ...Beaucoup ont eu le souci de s'intégrer, au point de "franciser" parfois leur nom, ...mais d'autres, malheureusement poussés par une ségrégation d'habitat, ont voulu maintenir leur identité correspondant à leurs coutumes ou religions ancestrales, ce qui a abouti à un communautarisme...

 

   - Il y a aussi les différences d'origine économique ...Dans un pays comme la France ayant prôné l'égalité dans sa Déclaration des Droits de l'Homme et des Citoyens de 1789, il y a de plus en plus d'inégalité, et le fossé s'accroît entre les riches  ...de plus en plus riches ...et ayant la faculté de trouver des paradis fiscaux, ...et les pauvres de plus en plus pauvres, en raison de la persistance, voire de l'accroissement, du chômage, en dépit des efforts et des promesses des gouvernements...

 

   La question est donc posée : la France autrefois unie est-elle en instance d'imploser ?...Il y a des signes inquiétants ...comme par exemple un rapport sur l'intégration commandé par le 1er Ministre actuel, et concluant à la nécessité d'un "multiculturalisme", en particulier à celle d'assumer sa dimension "arabo-otientale" ...Et après, on va s'étonner que de nombreux Français se replient sur leurs clochers, en votant pour les élections municipales puis européennes en 2014, et pourquoi pas en 2017 pour un "Front National" ...La Fraance doit-elle se replier frileusement sur elle-même et ses valeurs supposées, ou doit-elle s'ouvrir au monde au point d'y perdre son identité ?...

 

(*) Voir Alain Finkielkraut - L'Identité malheureuse - Ed.Stock 2013

            Revue Historia - Les Français contre les Français - Spécial n° 16 Mars-Avril 2014

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 15:22

   Le jeu de mots est facile ...et certainement pas très heureux ...mais il a l'avantage de résumer les questions que l'on peut se poser à propos de l'actuel Premier Ministre du gouvernement de la France...

 

   Il ne s'agit bien entendu que de l'homme "public", car il n'y a rien à dire sur l'homme "privé" en dehors des informations que toute personne peut connaître, et, en l'occurrence, ce n'est pas entrer dans son intimité que de rappeler qu'il est né le 25 janvier 1950 - il vient donc d'avoir 64 ans - qu'il s'est marié en 1971 et a eu deux enfants, qu'il a fait ses études primaires dans un institut catholique, puis des études secondaires au lycée public de Cholet et des études supérieures à l'Université de Nantes, avant de devenir Professeur d'allemand au lycée de Saint Herblain ...Il s'inscrit alors au Parti Socialiste sous l'égide de François Mitterrand, devient Maire de cette ville en 1977, puis Maire de Nantes en 1989...

 

   C'est comme Maire de Nantes qu'il se fait connaître, en réalisant des aménagements divers (tramways, Mémorial de l'esclavage...), ce qui le conduit à devenir le Président du Syndicat Intercommunal de l'agglomération nantaise en 1982, puis le député de la 3ème circonscription de cette agglomération  en 1986 ...Il est désormais le "héraut" du Parti socialiste dans la région, et ceci d'autant plus que son refus de réunir le département de Loire-Atlantique à la Bretagne a un certain retentissement ...L'autorité acquise lui vaut d'être élu en 1997 Président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale passée à droite en 1995, et d'y être d'ailleurs renouvelé trois fois sous les présidences successives de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy...

 

   Alors, en mai 2012, François Hollande est élu Président de la République ...Il est possible qu'ayant alors suivi une carrière politique parallèle à ce dernier il ait noué des relations d'amitié avec lui ...Toujours est-il que François Hollande, devenu Président de la République, le nomme Premier Ministre, faisant donc de lui le "héros" un peu inattendu de la scène politique ...Du moins, il devait être cet héros, car François Hollande avait proclamé pendant sa campagne électorale, à la fois dans ses "60 engagements pour la France" et dans sa controverse entre les deux tours avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, quil "ne s'occuperait pas de tout" comme ce dernier, et qu'il laisserait largement le champ libre à son Premier Ministre, comme le prévoit d'ailleurs la Constitution de la 5ème République, affirmant dans son article 20 que "le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation" et "que le Premier Ministre est seul responsable devant le Parlement"...

 

   Le problème est que François Hollande, devenu Président de la République, a, comme son ancien prédécesseur et modèle François Mitterrand,  enfilé les habits du fondateur Charles De Gaulle et s'est mis à conduire sans coup férir la politique de la nation ...Ce n'était pas une affaire de "droite" et de "gauche", puisque Pompidou, avec Chaban-Delmas puis Messmer, Giscard d'Estaing avec Chirac, puis ce dernier - hors cohabitation avec Jospin - avec Raffarin puis Villepin ("J'ordonne, il exécute" ...), enfin Sarkozy avec Fillon ("collaborateur"...) n'avaient pas fait autrement ...Jean-Marc Ayrault aurait pourtant dû se méfier, car François Hollande, lors de sa controverse entre les deux tours n'avait pas dit, en bon socialiste soucieux de concertation, "Nous, socialistes, nous ...etc", mais "Moi, Président, je ...etc", reprenant de nombreuses fois cette formule, comme un leitmotiv... Le résultat est que maintenant les Français, y compris de nombreux socialistes s'interrogent sur le rôle de Jean-Marc Ayrault et, à travers son cas, sur l'utilité même du Premier Ministre ...Car, manifestement, il n'est plus rien, Il n'est plus qu'un ..."z'éro"  tout au plus  chargé de problèmes secondaires ou locaux...Et ce n'est pas par hasard qu'on chuchote, à l'occasion d'une défaite annoncée aux prochaines élections municipales, qu'il y aura un changement de Premier Ministre, ....et que ...les ambitieux du Parti socialiste ne se bousculent pas pour ce poste, louchant plutôt sur celui de Président de la République en 2017 en raison de l'impopularité actuelle de François Hollande rendant sa ré-élection problématique ...Et Jean-Mard Ayrault n'en est pas...

 

   Ni héraut, ni héros, zéro ...Ah ..les bizarreries de la destinée !...

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:00

   Les jours se suivent et se ressemblent en ce sens qu'il y a de nouveau un éditorial  - cette fois de Michel Urvoy - dans le journal Ouest-France du mercredi 22 janvier 2014 sur le problème du cumul des mandats qui, il est vrai, fait l'objet actuellement d'un débat au Parlement :

 

De L'intérêt du non-cumul

 

 

Petite révolution ou affichage ? Dès les municipales de mars et, a fortiori, pour les législatives de 2017, les élus devront choisir entre un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local. En votant le non-cumul, les députés concluent, cet après-midi, un long feuilleton à rebondissements 

 

C’était une promesse du candidat Hollande et un souhait de l’opinion, toujours prompte à vilipender le train de vie de ses élus. Pourtant, que de freins, que d’obstacles, notamment au Sénat, pour mettre fin à cette exception française ! En politique, rien n’est possible sans volonté, parfois pour contraindre ses propres amis.

Dans ce débat, il y a de vrais arguments : il ne faut pas de parlementaires hors sol, déconnectés des attentes des citoyens ; on défend mieux sa ville, son département, sa Région en ayant ses entrées dans les ministères qu’en restant chez soi. Et il y en a d’inavouables : deux mandats valent mieux qu’un, surtout pour le salaire.

La principale conséquence sera que les élus disposeront de plus de temps, les uns pour légiférer, enquêter, contrôler le gouvernement. Les autres pour gérer leur collectivité.

Pratique inaugurée sous la Monarchie de Juillet, le cumul a explosé sous la Vè République. Contrairement aux autres grandes démocraties, où il est largement encadré, le non-cumul est même devenu l’exception.

Pour une raison principale : aucun autre pays ne compte autant d’élus locaux à se partager aussi peu de pouvoirs. Il y a un lien direct entre la centralisation du pays et l’empilement des fonctions. On peut donc supposer que leur désempilement appelle une décentralisation

Si nos parlementaires disposent de plus de temps, ils n’auront plus besoin d’être aussi nombreux. 600 députés et sénateurs actifs devraient suffire là où on en compte aujourd’hui 920. Pour peu qu’ils soient élus avec une petite dose de proportionnelle, on peut imaginer que le blason des députés en sortirait un peu redoré.

Il faut surtout que la fonction locale devienne une fonction totale, dotée d’un statut. On ne peut pas exiger des élus disponibles et compétents, payés au lance-pierres, sans pouvoirs et assis sur un siège éjectable. Mais on ne peut pas récompenser leur travail si on n’enrichit pas leur fonction elle-même.

On pourrait mieux payer un maire s’il était le « patron » d’un canton ou d’un pays que s’il reste l’élu sans pouvoir d’un village sans ressource. On pourrait plus aisément exiger de représentants qu’ils ne cumulent pas s’ils exercent des compétences élargies, des pouvoirs accrus, des responsabilités fiscales.

On apprécierait mieux leurs actions s’ils géraient des attributions claires, qui ne seraient plus noyées dans le magma de la « compétence générale ». Il faut en finir avec ces enchevêtrements qui empêchent de comprendre ce que fait chacun, et qui coûtent cher parce que chacun fait la même chose que l’autre, pour un même projet ou pour un même dossier d’entreprise.

Cette affaire de non-cumul rend encore plus nécessaires la décentralisation et l’intercommunalité promises par François Hollande. Elle peut même être le levier d’un projet majeur qui profiterait à l’élu et, surtout, à la démocratie et aux comptes publics.

 

  On ne peut qu'être d'accord avec cette analyse mais, puisque la conclusion évoque un "projet majeur", on doit souhaiter que celui-ci intègre le non-renouvellement d'un mandat au delà de deux, ce nombre étant raisonnable pour assurer la continuité d'une action, mais un nombre supérieur conduisant à la "professionnalisation" de la politique, alors que celle-ci doit rester ouverte à tous les citoyens...

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:23

   Toujours à la recherche d'une nouveauté pouvant relancer un quinquennat en difficulté, le Président François Hollande  a rouvert le débat sur la Réforme administrative de la France ...Vieille histoire ! ...C'est même un "serpent de mer" qui ne cesse de ré-apparaître depuis plus d'un siècle...

 

   A l'origine, il y avait la division de la France d'Ancien Régime en "provinces" remontant à l'époque de ...Charlemagne qui avait alors partagé son Empire en territoires confiés à ses chefs de guerre en échange de leurs services - l'ost - sous forme de "marquisats"(sur les marches, c'est-à-dire la frontière), de "comtés" et de "duchés" (suivant leur importance) ...mais en raison de l'affaiblissement de l'autorité de ses successeurs dans l'Empire, puis des rois dans la Francie occidentale devenue la France, ces territoires étaient devenus pratiquement indépendants ...Et il avait fallu plusieurs siècles à la nouvelle dynastie capétienne pour rétablir l'autorité royale sur ces territoires, qui étaient ainsi redevenus des "provinces" (du latin vincere "vaincre", résultat de la conquête)...

 

   Mais ces provinces n'avaient au 18ème siècle qu'une importance très inégale, avec une administration variée (Pays d'Etat et Pays d'Election), et, lors de la Révolution, l'Assemblée Constituante en 1790 voulut assurer une administration à la fois cohérente et à la portée des citoyens : c'est ainsi qu'elle créa les "départements" (mot venant de "départir", c'est-à-dire partager) dont les noms furent le plus souvent empruntés au réseau fluvial (ex: Somme, Loire, Rhône, Lot-et-Garonne,etc...) et secondairement à la situation géographique (Nord, Pas-de-Calais, Finistère), au relief (Cantal, Puy-de-Dôme, Hautes et Basses-Alpes,etc...), à un golfe maritime (Morbihan), ou à l'Histoire (Savoie et Haute Savoie) ...Ils avaient été conçus en reprenant souvent les limites des ...diocèses religieux, de sorte que les citoyens puissent en cas de besoin aller au Chef-lieu (capitale départementale) et en revenir en une journée à cheval ou en voiture hippomobile ...Evidemment, les progrès des transports ont rendu ces raisons caduques, mais les Français - plus conservateurs qu'on ne le croit couramment - restent attachés à leurs départements qui ont conservé des dimensions "humaines", ...et ceci au point d'en avoir parfois changé dans la 2ème moitié du 20ème siècle les noms jugés désobligeants : la Loire-Inférieure (quelle honte!) est devenue Atlantique, et la Seine-Inférieure (ne voulant pas être en reste) ...Maritime .. Le comble du ridicule aurait été atteint si, suivant le voeu de certains "bons" (?) esprits, l'Ille-et-Vilaine avait été re-baptisée pour cause d'atteinte à la beauté ...l'ennui ayant été qu'en utilisant la rivière allant vers la Manche - la Rance - on avait encore un qualificatif fâcheux ...Rien de nouveau sous le soleil d'ailleurs, puisque l'Assemblée Constituante avait déjà dû renoncer, à la demande des représentants concernés, à la dénomination du département des "Deux -Lays" (à côté des "Deux-Sèvres" ) qui aurait prêté à rire et fut remplacée par le nom de Vendée qui allait s'illustrer d'une autre manière ...

 

   Il n'en est pas moins vrai que la division départementale avait perdu de son intérêt, surtout avec la "décentralisation" ayant pour effet de confier aux Conseils Généraux et Régionaux des responsabilités accrues, avec la conséquence d'un partage complexe des compétences et d'une augmentation exponentielle des fonctionnaires territoriaux ...Il y avait déjà eu la création des Préfets "Igames" en 1948 pour la représentation de l'Etat , dont le territoire d'action préfigurait les futures Régions, ...puis la réforme , liée à la décentralisation, de Gaston Deferre en 1972, portant création de 22 Régions ... Cela aboutit en 2009, sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, à la Réforme Balladur ramenant le nombre des Régions à 15, mais elle ne fut pas mise oeuvre, ...de sorte qu'on est resté à ce qu'il est convenu d'appeler le "mille-feuilles" administratif ...Il y eut même une tentative de tout changer en créant des "Pays", à mi-chemin en quelque sorte entre les Départements et les Régions, regroupant les territoires ayant une relative unité économique et sociale mais étant déchirés entre des limites artificielles, à l'image du Pays de Redon actuellement partagé entre 3 départements (Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et Morbiha et 2 Régions (Bretagne et Pays-de-Loire) ...Mais cette réforme respectant les réalités humaines était trop intelligente et lésait trop d'intérêts, et elle été oubliée...

 

   Alors, comme Boileau a dit  pour la littérature au 17ème siècle quand "Malherbe vint", ...le Président François Hollande est venu en ce début du 21ème siècle pour la Réforme administrative de la France ...Il projette de réaliser la réduction à 15 Régions : il y aurait la Bretagne annexant la Loire Atlantique, la Normandie regroupant la Haute et la Basse du même nom en souvenir de Guillaume le Conquérant, la Bourgogne-Franche-Comté, etc ...etc... Pourquoi pas ? ...Si du moins, on aboutit à avoir moins de fonctionnaires et des compétences claires, avec des regroupements permettant de réelles économies ...Après tout, on peut alléger "l'administration" sans trop gêner la population qui, à l'époque d'Internet a d'autres moyens de communication que d'aller au chef-lieu général ou régional pour règler ses problèmes ...Mais...

 

   ...Mais il se trouve que 21 des 22 Régions et une majorité des Départements sont détenus par des majorités socialistes ...et certains "Grands- Manitout" ont déjà formulé leurs réserves, ...à commencer par le 1er Ministre lui-même, Jean-Marc Ayrault, qui ne veut pas entendre parler d'un rattachement de "son" Département d'origine, la Loire-Atlantique, à la Bretagne ...Alors, il va falloir que le Président Hollande soit plus royaliste que le Roi, c'est-à-dire de moins en moins "socialiste" et de plus en plus "libéral" ...Un "tournant" de plus, ce qui fait qu'on tourne en rond, si la Réforme administrative voit le jour, ce qui reste à démontrer...

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