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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 16:24

   Ce n'est pas la 1ère fois que le Président Hollande est "attendu" ...Il l'a d'abord été à la suite de son élection en mai 2012, fondée sur ses "60 engagements pour la France" ...et des promesses qu'il avaient faites - "Moi, Président ...- lors de sa confrontation avec son concurrent alors en place, Nicolas Sarkozy ...Il a été attendu de nouveau à l'occasion de ses deux premières conférences de presse le 13 novembre 2012 et le 16 mai 2013 ...Et, plus récemment encore, le 31 décembre 2013, dans le cadre des voeux de Nouvel An 2014, il s'était même montré précis en plaidant contre "un Etat trop lourd, trop lent, trop dur" et de façon plus inattendue en tendant la main aux chefs d'entreprise...

  

   Alors, il était vraiment attendu à sa troisième conférence de presse le 14 janvier 2014, des journaux comme Le Figaro ou Ouest-France ayant même inscrit en 1ère page le même titre : " Hollande attendu au tournant " ...Or, comme chacun sait par expérience, il faut se méfier d'un tournant, car on peut y déraper ...Qu'en a-t-il donc été ?...

 

   - Il y a d'abord eu de la part de François Hollande une réponse sur sa vie privée ...Ce domaine a évidemment toujours existé pour les responsables d'un pays ...Naguère, sous la monarchie, ceux-ci n'hésitaient pas à afficher leurs "liaisons" ...Henri II avec Diane de Poitiers ...Henri IV, le "Vert-Galant", avec 33 maîtresses ...recensées, dont Françoise de Montmorency et Gabrielle d'Estrées ...Louis XIV avec 13 ...recensées , dont La Vallière, La Montespan et La Maintenon ...Louis XV avec 16 ...recensées, dont Mme de Pompadour et Madame du Barry ...Mais, à l'époque, les mariages étaient "arrangés" sans considérations personnelles, et les rois trouvaient des "compensations" ...Plus tard, sous la 3ème République, il y a eu aussi des "passades", mais curieusement elles n'étaient pas "publiées", comme si la République se voulait plus "morale" ...On connaît l'anecdote de Félix Faure dont le maître de cérémonies, craignant un malaise, demande : "Le Président a-t-il encore sa connaissance ?" ...Non! elle est partie par l'escalier de service !"...Et cette "morale" était devenue un usage, avec les Présidents qui se sont succédés depuis le début de la 5ème République ...et qui n'ont certes pas tous été des "modèles de vertu" ...Manifestement, on n'en est plus là, et, dans notre époque de voyeurisme et de trous de la serrure, on a "l'esprit large (?) et on fait connaître ...Naguère, à la fin de son 2ème mandat, Mitterrand lui-même avait fait connaître sa liaison secrète et sa fille Mazarine Pingeot ...Maintenant, on n'attend même plus l'accord du Président, on fait connaître sa vie privée à son insu et sans en référer ...La réaction du Président Hollande est donc légitime : "Chacun dans sa vie personnelle peut connaître des épreuves ...J'ai un principe ...Les affaires privées se traitent en privé" ...Et, en l'occurence, on ne peut avoir que de la sympathie quand on apprend que sa compagne Valérie Trierweiler a eu un malaise (tentative de suicide?) à la nouvelle d'une liaison possible de François Hollande et d'une certaine Julie Gayet ...

 

   - Il y a ensuite ce qui était l'essentiel et aurait même dû être l'exclusive, à savoir les affaires publiques de la France ...Dans ce domaine, il y a beaucoup à dire, mais il faut rester objectif et appliquer tout à la fois la formule de Beaumarchais ..."Sans la liberté de blâmer, il n'y a pas d'éloge flatteur" ...et son contraire ..."Sans la liberté de louer, il n'y a pas de blâme haïssable" ...Et en l'occurence, le Président Hollande s'est montré bon pédagogue, et il a mêmé été convaincant sur certains points :

   - 1.Vouloir la baisse des charges des entreprises n'est certes pas un évangile de la "gauche", et cette volonté est une marque de courage, car elle ne risque pas de faire remonter la popularité du Président qui stagne actuellement à 26 %, même si, à long terme - ce que ne perçoit pas nécessairement l'opinion - cette mesure peut entraîner une relance économique et donc une baisse du chômage qu'il a toujpours souhaité...

   - 2.Vouloir diminuer les dépenses publiques, et notamment simplifier le "mille-feuilles" administratif avec ses niveaux multiples (communes, départements, régions et Etat) et un partage complexe des compétences où "même une chatte ne reconnaît pas ses petits" ...ne peut que soulever le mécontentement des élus, dont beaucoup de ...socialistes ...Portant cette mesure serait la juste compensation de la mesure précédente, puisqu'à la diminution des recettes publiques correspondrait une diminution des dépenses publiques...

   -3.Vouloir une loi pour "terminer sa vie dan s la dignité" est remettre l'accent sur un sujet difficile qui partage l'opinion puisque, notamment dans un cadre religieux, une partie de celle-ci reste résolument hostile à l'application de la Loi Léonetti de 2005, notamment en ce qui concerne le "droit de laisser mourir" favorisant les soins palliatifs...

 

   Néanmoins le Président Hollande est resté imprécis sur les moyens pratiques de parvenir à la réalisation de ses intentions ...Toujours le même problème, qu'avaient connu ses prédécesseurs, et qui est celui de la Dette publique ...Reduire celle-ci alors qu'on continue à pratiquer une politique certes généreuse, mais coûteuse, comme les "emplois aidés" ?... Compter sur le redressement de la conjoncture, mais la remontée de l'indice de croissance aux Etats-Unis et par contrecoup dans les pays de l'OCDE, n'est encore qu'un "frémissement" ?...

 

   Le Président Hollande a solennellement affirmé qu'il était un "social-démocrate" ...Pour une oreille exercée, cela veut dire qu'il n'est plus un ..."socialiste" , mais ...un "social-libéral ...comme naguère Schroeder en Allemagne qui se porte actuellement mieux que la France, en dépit de son insuffisance démographique et d'une immigration importante venue de l'est ...Est-ce cela que l'on attendait ?...

 

 

 


 

 

 

 


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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 14:43

   Avant la fin de l'année 2013, que le Président Hollande avait fixée comme échéance pour sa promesse d'inversion de la courbe du chômage, il faut malheureusement constater que celle-ci ne s'est pas inversée, ...au contraire , puisqu'apès une baisse modeste mais incontestable en Octobre, surtout grâce aux "emplois aidés" (- 20.500), cette courbe est repartie à la hausse en novembre (+17.800) ...Mais la réalité n'est pas simple, au point même de devenir incompréhensible, à en juger par un éditorial du Figaro du 26 décembre 2013 :

 

Le chômage repart à la hausse en novembre

Une douche froide. En novembre, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en catégorie A (celle regroupant les inscrits n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 17.800 personnes, annulant quasiment la baisse d'octobre (-20.500). Or c'est sur cette catégorie que le gouvernement a fondé sa promesse d'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année... Pire, le chômage des jeunes, dont François Hollande a fait sa priorité, est lui aussi reparti à la hausse en novembre en catégorie A (+2300).

Pour faire bonne figure, le ministère du Travail préfère communiquer sur des tendances sur plusieurs mois. «Sur les deux premiers mois du quatrième trimestre, soit octobre et novembre, l'évolution est à la baisse, de 1350 en moyenne par mois» lit-on dans le communiqué. Factuellement, cela est vrai. Mais le ministère en tire une conclusion pour le moins optimiste en déclarant que «l'inversion de la courbe du chômage est donc bel et bien engagée en ce quatrième trimestre de 2013» !

En réalité, la hausse du chômage, après avoir ralenti tout au long de 2013, semble avoir atteint un palier. Un palier où les mois de hausses et de baisses s'enchaînent. D'ailleurs en novembre, le nombre de chômeurs ayant exercé une activité réduite (catégorie B et C) a baissé, tandis qu'il avait augmenté en octobre. Mais il est trop tôt pour parler d'inversion. D'ailleurs l'Insee voit le taux de chômage continuer à progresser, passant de 10,9% au troisième trimestre 2013 à 11% à la mi-2014.

 

    On savait déjà que les chiffres annoncés chaque mois sont inférieurs aux chiffres réels, dans la mesure où beaucoup de personnes en âge d'activité ont renoncé depuis longtemps à émarger à Pôle Emploi et vivent de "petits boulots " le plus souvent "au noir", avec la complicité d'employeurs échappant ainsi aux charges sociales ...Mais, pour autant, comment le Président Hollande peu-il justifier sans une véritable acrobatie qu'il a réussi son pari ?...Et si on lui fait le crédit de dire vrai en cette fin de décembre 2013, comment peut-on envisager l'avenir pour 2014 et, à fortiori, pour les années suivantes ? ...A cet égard, Yves Morvan, Professeur des Universités, apporte une analyse intéressante dans son "Point de vue" paru dans le journal Ouest-France du 26 décembre 2013 :

 

   L'Ouest, la croissance et le chômage

   Les récentes publications révèlent que la fameuse "diminution" du taux de chômage d'octobre de la catégorie A a été plus nette en Normandie et en Bretagne(-1,2%) ou dans les Pays de Loire (-1,6 %) qu'au niveau national (-0,6 %) ...De là, on est tenté de déduire que si les destructions d'emplois ont été moins fortes chez nous, c'est que la production y a connu un moindre recul. En sens inverse, on est aussi tenté d'avancer que toute reprise future devrait suffire à règler les problèmes de chômage ? Or rien n'est si simple.

   D'abord, parce qu'on sait depuis longtemps qu'on peut produire sans nécessairement embaucher plus : ainsi bon nombre d'entreprises possèdent encore des réserves de productivité de leur main d'oeuvre ; en outre, il est courant qu'un accroissement de production s'accompagne d'un remplacement plus ou moins brutal de l'homme par des machines ; une étude au sein d'une région de l'Ouest a montré que le progrès technique était, à lui seul, responsable de 40 % du chômage constaté depuis 5 ans. Pire : la désindustrialisation à l'oeuvre, ainsi que la croissance continue de la population active désireuse de travailler n'arrangent rien à l'affaire.

   Ensuite, pour que la croissance produise de réels effets positifs sur l'emploi, il faudrait savoir sur quelles activités elle repose. Chance : les actvités dominantes dans l'Ouest sont plutôt demandeuses de beaucoup d'emplois. Il faudrait surtout qu'elle atteigne des des taux suffisamment élevés - de 4 à 5 % au moins - pour réduire durablement le chômage structurel. Or ceci se révèle pratiquement impensable de nos jours : les opportunités offertes par les impressionnantes innovations de la dernière "révolution industrielle" peinent encore à ouvrir d'importants marchés rentables. Souvent faute de demande solvable.

   Conséquence : Il faudra donc chercher ailleurs que dans une hypothétique croissance effrénée les solutions pour renouer avec l'emploi ...Non, tout n'a pas encore été - suffisamment - essayé. Certes, bien des séries de mesures providentielles ont djà été mises en place, avec des succès inégaux. Mais des voies restent à explorer plus en avant au niveau national, surtout quand on constate que l'idée de l'emploi à durée indéterminée, mono-employeur et à temps plein est souvent dépassée : promotion d'une politique de flexi-sécurité "à la française", baisse de la durée effective du travail...

   Au niveau des régions, surtout, des marges de manoeuvre subsistent : réduction des empilements de structures chargées d'orienter l'emploi, développement plus poussé des politiques d'alternances et d'apprentissage, implication plus grande des partenaires sociaux, facilitation des mobilités professionnelles et géographiques. Et, surtout, politiques de développement des compétences et des qualifications, en relation avec les orgabnismes locaux de formation, passant nécessairement par un travail au sein des entreprises elles-mêmes : la réforme récente de la formation professionnelle constitue-t-elle vraiment ce bouclier des plus efficaces contre la poursuite d'un d'un sous-emploi lancinant ?

 

   De quoi réfléchir !...Et qui en aura le courage ?...

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 23:56

   Ces malades qui nous gouvernent ...Il a suffi qu'un média - en l'occurence France-Info, vraisemblablement en mal de "scoop" pour augmenter son audience - fasse connaître que François Hollande avait subi une opération de la prostate en Février 2011 pour que la rumeur "gonfle", obligeant l'intéressé , devenu Président, à confirmer cette nouvelle, après en avoir plaisanté, paraît-il, avec ses conseillers...

 

   Il en avait plaisanté certainement parce qu'il ne s'agissait, selon ses dires, que d'une "hypertrophie" de la prostate ...et que l'opération avait été bénigne et ne demandait pas de suivi médical, un éminent urologue ayant même déclaré qu'en 2012 il y avait eu 42.685 résections (!) en France sans suite notable ...Opération néanmoins utile, car elle évite aux intéressés des besoins urinaires fréquents et pressants ...On peut donc comprendre que cela pouvait être gênant pour un homme public comme François Hollande qui en 2011 était déjà candidat à la primaire socialiste ...Comme on le dit vulgairement en pareil cas, c'est tout de même un problème si alors on ne peut plus  ...pisser !...

 

   Mais il y a ce que les médias ne disent pas mais sous-entendent ...Problème de prostate qui cachait peut-être un cancer de la prostate ...Car il y a eu des précédents : De Gaulle avait été opéré de la prostate en 1964, mais à l'époque, avec ce personnage, un problème personnel de santé ne devenait pas une affaire d'Etat ...Pompidou, ensuite, avait caché son état de santé jusqu'à ce que sa maladie soit trahie par un visage gonflé par la cortisone ...Puis Giscard d'Estaing avait jugé bon d'instituer le bulletin de santé annuel, mais il ne publia jamais le sien ...Mitterrand, connaissant son cancer de la prostate, publiera des bulletins mensongers jusqu'à son opération à l'hôpital Cochin en 1992 ...Chirac, lui, ira à l'hôpital du Val-de-Grâce en 2005 pour un début d'AVC longtemps caché alors qu'il en était sorti amoindri ...Sarkozy, à son tour, ira dans le même hôpital en 2007 pour un "phlegmon", mais son état sera "jugé compatible avec l'exercice de ses fonctions" ...

 

   L'attitude des Présidents de la République depuis 1958 a donc été très fluctuante ...Mais il est vrai qu'ils n'étaient pas eux-mêmes des "médecins" et ont pu minimiser leurs problèmes de santé ou estimer qu'ils restaient "compatibles avec l'exercice de leurs fonctions"...Et il est certain qu'il ne fallait pas tomber dans le ridicule en faisant part d'un rhume, d'une grippe, voire d'une indigestion ...relevant d'une "auto-médication", dont on parle beaucoup actuellement pour faire des économies dans la Sécurité Sociale ...Et cette indifférence relative aux problèmes de santé n'a pas été une spécialité française : la Reine Victoria d'Angleterre au 19ème siècle était porteuse d'hémophilie n'affectant pas les femmes mais transmissible aux hommes, ce qui explique qu'elle contamina de nombreuses cours d'Europe ...Et on dit que le Président américain John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963 et son frère Robert Kennedy, assassiné le 5 juin 1968, auraient pu être atteints de la maladie d'Alzheimer s'ils avaient vécu, en raison de prédispositions de leur famille, mais cela n'a évidemment jamais pu être prouvé ...Et combien de personnalités comme de simples individus ont été dans l'Histoire porteurs de maladies sans le savoir, à fortiori si ces maladies n'étaient pas connues ...D'ailleurs où se trouve la limite entre maladie et bonne santé ?...Inversement il y a des problèmes physiologiques qui ne sont pas à priori la traduction d'une mauvaise santé, comme la cécité ou la surdité, mais qui sont "invalidants" pour des personnes appelées à des fonctions éminentes de responsabilités ...Imagine-t-on des réunions nationales et internationales avec des aveugles et des sourds ?...Peut-être, diront certains, si "l'nvalidation est "corporelle" et non "intellectuelle" ..., en pensant à l'état de santé du Président américain Roosevelt à Yalta en 1945...

 

   Alors, qu'un Chef d'Etat fasse connaître son état de santé, est-ce un "bien" ou un "mal" ? La question reste posée, car elle se situe entre la vie privée et la vie publique ...

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 23:05

   Le serpent de mer ré-apparaît ...Mais oui, ce serpent de mer qui ré-apparaissait régulièrement autrefois, comme le monstre du Lochness, quand il ne se passait rien ...ou presque, au mois d'août, les Français partant en vacances ...Mais cette fois, le serpent de mer n'a rien à voir avec les vacances du mois d'août, d'abord parce qu'il s'agit du travail dominical, et ensuite parce que, le 2 décembre, ce n'est pas un coup d'Etat de dire qu'on approche de l'hiver...

 

   Le travail dominical ...Une vieille histoire, à la vérité, et même une histoire millénaire puisque, si on s'en tient à la tradition judéo-chrétienne, ...Dieu ..., après avoir travaillé pendant 6 jours pour créer le monde, se reposa le 7ème jour ...Et, comme il avait créé l'homme à son image, celui-ci lui rendit grâce en instituant le 7ème jour comme le "jour du Seigneur" ...le "Dies dominicus" ...c'est-à-dire le dimanche ...Un jour, donc, où non seulement on ne travaillait pas  mais on ne revêtait pas ses habits des jours "ouvrables", leur oréférant des habits de cérémonie ...Monsieur, sa chemise à col celluloïd et avec cravate ...et Madame ses plus beaux atours ...Bref, on "s'endimanchait" !...   I

 

   Il faut croire que le gouvernement actuel, en dépit de son attachement à la laÏcité, reste prisonnier de cette tradtion religieuse, puisqu'il se préoccupe du travail dominical ...Il est vrai qu'étant socialiste, le gouvernement socialiste se soucie par définition du bien de la société, comme il le fait par ailleurs en légiférant sur le mariage pour tous ou les rythmes scolaires, en attendant peut-être le contrôle des naissances ou l'euthanasie ...Et en l'occurrence, le gouvernement estime certainement plus urgent de s'occuper de la manière de travailler des Français que du travail à leur donner en cette période de crise économique...

 

   Cela ne veut pas dire que la question du travail dominical ne se pose pas ...En effet, le temps n'est plus où il y avait, surtout pour le travail pénible, un temps de repos vraiment nécessaire au terme d'une semaine de labeur qui pouvait atteindre 70 heures ...On en est maintenant à 35 heures, c'est-à-dire la moitié, du moins dans le domaine public, car dans le domaine privé, il n'y a pas de limite bien définie ...Et s'il n'y a plus que 35 heures, il y a évidemment beaucoup plus de "temps libre" ...Un temps libre qui reste le "week-end" - samedi et (ou) lundi en plus du dimanche - pour une grande majorité de Français ...mais qui peut se situer en d'autres jours pour des métiers surtout exercés le dimanche, comme ceux du tourisme ...Le travail du dimanche peut même être une aubaine pour certaines catégories sociales comme les étudiants qui y trouvent souvent un moyen d'y gagner l'argent nécessaire à leurs études  ...ou à leurs loisirs ...en semaine ...Le dimanche peut également être mis à profit - illégalement - par ceux qui "travaillent au noir", parfois en plus de leur travail de base en semaine ...Et il faudrait parler aussi des saisonniers, des frontaliers, etc ...Bref, le travail - notamment dominical - est un maquis, et il est néssaire d'y mettre de l'ordre...

 

   Mais ce n'est pas une raison de remplacer ce maquis issu de lois sociales multipliant les exceptions et les transgressions ...par une loi qui ne manquera pas à son tour de comporter des dérogations, ...car il ne faut oublier que la France est la championne du monde en matière de lois ...Pourquoi, vouloir faire une loi - nationale, par définition - là où il y a surtout des particularités de régions, de saisons et d'activités ?...Le Nord n'est pas la Côte d'Azur, l'hiver n'est pas l'été, et la jardinerie n'est pas un commerce de meubles ...Et si, pour une fois, au lieu de légiférer pour eux, on laissait les gens concernés discuter et décider entre eux, que ce soit pour le travail dominical ou pour d'autres domaines, ...l'Etat se contentant - et c'est déjà beaucoup - de veiller à ce que les "travailleurs du dimanche " ne soient pas exploités , avec la contrainte de faire appel à des demandeurs d'emplois souvent en surnombre, s'ils ne sont pas contents , ...qu'ils aient au contraire une compensation financière, ...et bien entendu, qu'ils soient volontaires...

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:34

   Depuis le début de l'Histoire des hommes, il y a toujours eu une alternative entre le besoin de maintenir les conditions d'existence et le souci de les réformer ...Le maintien rassure les hommes, car on ne bouleverse pas impunément les habitudes, et cela était vrai notamment dans les sociétés anciennes qui étaient surtout rurales et ne pouvaient être changées facilement...

 

   Avec l'avènement des sociétés modernes devenant de plus en plus urbaines à partir du 18ème siècle - d'abord en Occident, et maintenant de plus en plus dans le reste du monde - les réformes ne cessent pas d'être de plus en plus nécessaires pour s'adapter aux nouvelles conditions d'existence, ...mais la mentalité des hommes ne suit pas forcément le même rythme ...Comment faire comprendre à des "personnes âgées" - et il y en a de plus en plus - que leurs habitudes et leurs conceptions mêmes de la vie sont caduques et qu'ils doivent accepter sans rechigner les réformes ? ...Mais inversement, doit-on faire comprendre aux "personnes jeunes" que leurs idées révolutionnaires peuvent être dangereuses pour l'équilibre même de la société ?...

 

   Cette alternative n'est certainement pas étrangère au malaise ressenti actuellement, de façon plus ou moins latente, par les Français ...Car, même s'ils ont voté en majorité l'an dernier pour le "changement", nombreux sont ceux qui éprouvent une gêne devant l'importance des réformes qui les bousculent, comme "s'ils n'en demandaient pas tant" :

   - d'abord, cette histoire de "mariage pour tous" ...L'homosexualité a existé de tous temps, et le temps n'est plus en France où celle-ci était un délit dans une société qui, même laÏque, restait profondément marquée par l'influence religieuse ...Mais maintenant on voit se développer toutes sortes de questions annexes résultant de cette soi-disant "libération" : la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui qui escamote l'intérêt pour l'enfant d'avoir un père et une mère , pratiques qui pour beaucoup restent anti-naturelles...

   - ensuite, il y a l'euthanasie, où des hommes s'arrogent le droit de donner la mort à autrui, sous de "bonnes raisons" ...de plus en plus fausses - comme celle d'abréger les souffrances alors qu'il y a les moyens de les réduire - et avec des abus manifestes comme celui de préjuger de l'opinion des malades qui ne peuvent plus s'exprimer ...ou qui peuvent, même s'ils ont au préalable des consignes en ce sens quand ils étaient en bonne santé, se raviser devant la peur d'une mort prochaine...

 

   On ne peut donc que s'inquiéter en constatant que certains "beaux esprits", pour faire "moderne", veulent précipiter les changements, comme si la vérité n'existait que dans ceux-ci ...et sans se soucier de prévoir un débat public o chacun pourrait s'exprimer ...Il y a pourtant des précédents, sur des sujets, il est vrai, moins cruciaux, comme celui de l'intégration de l'école privée dans un Service Public Unifié de L 'Education Nationale (SPULEN) où la "Gauche" socialiste avec Mitterrand avait préféré retiré sa loi à l'imposer "envers et contre tout"...et comme cela l'avait été pour la "Droite", quand Villepin avait préféré abandonner le Contrat Première Embauche (CPE)...

 

   Dans ces conditions, et alors même que, pour les élections municipales et européennes en 2014, une défaite des socialistes paraît inéluctable, est-il raisonnable de "pousser les feux" dans des des réformes multiples et notamment "sociétales" alors qu'aucune action d'envergure n'est faite dans le domaine économique, avec un accroissement du chômage porteur de troubles ...Car la société est comme "l'eau qui dort", ...il faut s'en méfier !...


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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:06

   La rigueur a toujours été à l'ordre du jour, car il est facile de vouloir toujours plus, comme le titrait naguère François de Closets, mais en contrepartie il faut dépenser moins pou ry arriver ...C'est la quadrature du cercle,, que connaissent chaque mois les ménagères, et que connaît chaque année tout gouvernement pour boucler son budget, obligation qui s'impose à lui, quel que soit le parti au pouvoir...

 

   ...Mais, dans ce domaine, les socialistes ont toujours été des modèles : on peut se souvenir de François Mitterrand passant de l'état de grâce en 1981 à la rigueur en 1983 ...Et François Hollande, qui le considère comme son modèle, ne fait pas autrement dans un délai comparable après l'euphorie de l'année 2012 ... Sur ce point, Michel Urvoy apporte un commentaire intéressant dans son éditorial du journal Ouest-France du 19 novembre 2013:

 

 

Maires la rigueur

 

maires,fiscalité,rythmes scolaire,tva,ayrault,urvoyJean-Marc Ayrault aura besoin de sa longue expérience d'élu local - trente-cinq ans premier magistrat de Saint-Herblain puis de Nantes - pour affronter, ce mardi après-midi, un congrès des maires potentiellement électrique. Au centre du débat, l'éternelle question : comment faire mieux avec moins ? (commentaire paru dans Ouest-France du 19/11/2013)

 

Photo Charles Platiau reuters

 

 

Quelle que soit leur couleur politique, les 36 769 maires se disent tous victimes d'un effet de ciseau, de l'ordre de trois milliards, entre des charges qui augmentent et des recettes qui baissent. Les élus d'Outre-mer parlent même de situation de désespérance.

Les mairies sont de plus en plus sollicitées pour jouer les amortisseurs sociaux de la crise. On leur demande de financer la réforme des rythmes scolaires, les emplois jeunes, les 100 000 crèches. On leur impose de revaloriser les fonctionnaires les plus mal payés. De supporter une hausse de la TVA sur la collecte des déchets ménagers.

Dans le même temps, alors que la population a augmenté de trois millions d'habitants en un mandat, l'État réduit sa dotation.

Le Premier ministre va promettre d'assouplir la mise en place de la nouvelle semaine scolaire. Il devrait alléger le taux d'encadrement - et donc le coût - des activités périscolaires, réduire les normes. Mais, sauf à renier sa politique, il ne peut pas aller très loin. Il est donc réduit à faire de la pédagogie en direction des élus et des concitoyens.

Dans l'immédiat, il faut redouter soit une hausse des impôts locaux, soit une baisse ou un étalement de l'investissement. C'est d'autant plus prévisible que les décisions des équipes municipales qui sortiront des élections de mars, n'auront pas d'effet avant 2015. Pour le BTP, ce n'est pas une bonne nouvelle.

Pour les citoyens non plus qui attendent de leurs élus dynamisme économique et cadre de vie. Mais là aussi, tout le monde demande un peu tout et son contraire. L'État exige des collectivités plus de prestations, mais avec moins de moyens. L'électeur réclame des villes plus propres, plus fluides, plus vertes, des services de niveau urbain en milieu rural et... moins d'impôts.

Chacun s'accroche à sa mairie mais maudit le « millefeuille » territorial qui coûte cher. Est-on prêt à passer de communes de 1 800 habitants - la moyenne française - à 5 500 dans l'Union européenne, sans même parler des 55 000 habitants des communes danoises ?

Le malaise des maires est la parfaite illustration de nos difficultés à rendre la dépense publique plus efficiente, à demander plus à l'impôt et moins au contribuable, aurait dit Alphonse Allais. Il souligne qu'il ne suffit pas de raboter ici ou là pour moderniser l'ossature du pays. Alors, si on veut bien sortir de l'exploitation partisane et à court terme des difficultés, c'est peut-être le moment de se dire que de la rigueur peut naître l'innovation.

Ainsi, à long terme, la contrainte financière devrait encourager la création de communes nouvelles, la mutualisation des moyens, les rapprochements volontaires dans le domaine de l'urbanisme ou de l'école. Pour peu qu'il y ait une prime aux audacieux, elle devrait pousser à imaginer un système qui réduise le nombre de communes tout en maintenant une proximité de services.

On espère qu'une telle perspective suffira à garantir au Premier ministre un respect 100% républicain.

 

   Bien sûr, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault peut avoir le courage de diminuer les dépenses pour le bien de l'économie française,...Mais pour cela il lui faudra revenir sur la décentralisation mise en place par François Mitterrand, décentralisation qui a gonflé l'importance des collectivités territoriales, qu'il s'agisse de la multiplication du nombre des fonctionnaires territoriaux, de la construction de "palais" parfois somptuaires, et de subventions parfois distribuées "à-tout-va" par les conseils socialistes  soucieux de satisfaire leur électorat... Et justement, l'opinion des Français est-elle prête à accepter des restrictions dans ces domaines, par exemple la suppression des départements, alors qu'elle manifeste son attachement à ces derniers, comme le montre le maintien volontaire du n° du département sur les plaques minéralogiques de leurs voitures ?...

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:04

   Ces bonnets rouges, que les Bretons viennent d'arborer pour protester contre le "ras...le bol" fiscal symbolisé par les portiques de "l'éco-taxe", ont une signification historique, car ils sont une rémanence des bonnets rouges que les Bretons avaient déjà arborés en 1675 pour protester contre la multiplicité des taxes imposées par le Roi Louis XIV, en particulier l'instauration du papier timbré, qui donna son nom à cette révolte...

 

   Cette taxe avait été décidée pour faire face aux frais engagés dans la guerre de ...Hollande (ça ne s'invente pas !), car " l'Etat", que Louis XIV symbolisait, avait déjà des besoins d'argent, ...ce qui n'avait rien d'original en France, puisque tous ses prédécesseurs, comme ensuite ses successeurs, qu'ils soient rois, empereurs ou ...Présidents de République ont tous connu le même problème ...et, en l'occurrence, Hollande (le Président actuel) n'a pas eu besoin de guerre pour être obligé d'imposer ou d'alourdir des taxes afin de réduire ou du moins de freiner la progression de la Dette publique...

 

   Mais les bonnets rouges ont une autre signification ...En effet, ils traduisent aussi la permanence d'une volonté identitaire encore forte en Bretagne, au moins dans son extrêmité éloignée et donc la plus isolée du Finistère, au nom significatif ...Car la Bretagne a toujours eu, dès la fin de l'Empire Romain au 5ème siècle, une certaine autobomie ...ayant mê coduit le duc de Bretagne Nominoë à revendiquer le titre de Roi en 846 ...et à ses successeurs de s'allier à diverses reprises avec le Roi d'Angleterre contre le Roi de France ...Et le rattachement n'a vraiment eu lieu avec la France qu'à l'occasion du mariage de la duchesse de Bretagne Anne successivement avec Charles VIII et Louis XII en contrepartie de certains avantages ...financiers ...Rattachement qui ne mit pas fin pour autant au particularisme breton si on se souvient de la Chouannerie après la Révolution de 1789 ...et si on relève actuellement encore la persistance de mouvements "bretonnants" défendant l'originalité, voire l'indépendance,  du pays avec sa langue (breizh...) et son drapeau (l'hermine...) ...Il est donc évident que la manifestation de bonnets rouges de l'automne 2013 est un énième réveil de ce particularisme, et qu'à ce titre il est un exemple pour d'autres régions où on s'en prend aussi aux portiques de " l'éco-taxe"...

 

   Le Président Hollande, par l'intermédiaire de son Premier Ministre Ayrault, a réagi en suspendant "l'écotaxe", qui avait pourtant été admise par une large majorité de droite comme de gauche sous la présidence de son prédécesseur Sarkozy, dans la mesure où elle permettait à la fois de réduire à terme le nombre des camions encombrant les autoroutes et, en Bretagne, les routes à 4 voies, ...et de ramener le transport des marchandises vers le chemin de fer lourdement déficitaire ...Genre de réforme qui aurait pu être complétée par la TVA sociale, si celle-ci , par principe, n'avait pas fait hurler les socialistes... Mais on en est pas là, ...au contraire l'Etat socialiste se prive ainsi d'une recette de plus d'1 milliard d'€ et doit de surcroît faire des dépenses supplémentaires pour démonter les portiques ...et payer le dédommagement de l'entreprise italienne Ecoumov pour rupture de fait du contrat de leur installation...

 

   ...Et surtout, elle est une manifestation de faiblesse vis-à-vis de la "rue" et ne peut qu'encourager une recrudescence de l'agitation dans tous les domaines, qu'il s'agisse de problèmes économiques ou de problèmes sociétaux, recrudescence déjà illustrée par la baisse hors normes de la popularité du Président Hollande ...et les prévisions catastrophiques pour les socialistes des votes prochains aux élections municipales et européennes ...Alors, après les bonnets rouges, ...le drapeau rouge ?...

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 15:37

   L'autorité ?...Vieux problème en France, et certainement aussi en Gaule, auparavant ...Et ceci, aussi bien dans le domaine privé - où l'autorité du "paterfamilias" s'exerçait sur la mère comme sur les enfants - que dans le domaine public où s'est toujours posé le problème de l'ordre, que celui-ci ait été assuré par des Conseils, des Rois, des Empereurs ou des Présidents de République ...C'est d'ailleurs parce que l'autorité n'était pas exercée de façon satisfaisante par ces divers modes de gouvernement que des "chefs" sont apparus, qu'il s'agisse de Louis XIV après la Fronde, de Napoléon Bonaparte après les désordres suivant la Révolution de 1789, de son neveu Louis-Napoléon après la Révolution de 1848, de Clémenceau à l'occasion de la Guerre de 1914-1918 après la valse des ministères sous les Présidents impuissants de la 3ème République ...et du Général De Gaulle qui, après une vaine tentative au début de la 4ème République en 1945, restaura un pouvoir exécutif fort par la Constitution de 1958 complétée par la réforme de 1962 attribuant au Président de la République élu au suffrage universel l'essentiel de l'autorité publique...

 

   Cette autorité, depuis lors, n'a pas été réellement contestée par les Français, aussi bien de "gauche" que de "droite" puisqu'après Pompidou et Giscard d'Estaing elle a été exercée sans scrupule par Mitterrand - en dépit de sa diatribe antérieure sur le "Coup d'Etat permanent" - avant de revenir à Chirac - la "co-habitation" imposée à ces deux derniers par une majorité opposée à l'Assemblée ayant tout au plus entraîné un partage de l'autorité et non la ruine de celle-ci... Ensuite, il y a eu Sarkozy, qui n'a certes pas renié cette autorité, mais a eu néanmoins le tort "d'en faire trop", oubliant que, comme pour l'impôt, "trop d'Etat tue l'Etat"...

 

   Ce n'est pas le cas pour Hollande ... avec qui l'autorité de l'Etat est de plus en plus contestée ...Non seulement, à la base, l'opinion est de plus en plus mécontente - les sondages révélant un effondrement des opinions favorables à moins de 25 % - mais les manifestations, naguère réservées au mécontentement contre les gouvernements de "droite", se multiplient, qu'il s'agisse  des "travailleurs" ou des "étudiants" - comme en 1968 - tandis que le chômage atteint des sommets jusque là inconnus (3.295.000 "déclarés" en septembre 2013) ...et la contestation atteint les Ministres eux-mêmes qui se chamaillent - comme Duflot et Valls à propos des Roms - oubliant la formule lapidaire de l'ancien socialiste Chevènement : "Un Ministre, ça ferme sa gueule, ou ça démissionne" ...Et que fait Hollande ? Il a en main tous les instruments de l'autorité que lui donne la Constitution de 1958 - les ordonnances, le vote bloqué, voire le référendum ou l'article 16 - ...et ...il abaisse l'autorité de l'Etat jusqu'à agir comme un maître d'école en intervenant solennellement à la télévision pour s'occuper du cas d'une jeune immigrée clandestine reconduite avec sa famille à la frontière à l'initiative de son Ministre de l'Intérieur, alors qu'elle ne fréquentait même pas l'école qui lui était légalement offerte, à en juger par une enquête de l'Inspection générale ...Abaissement tellement grand que la péronnelle en cause s'est même permis de se moquer du Président !... Le monde à l'envers !...

 

   Le monde, peut-être pas ...même si l'opinion internationale se fait actuellement des "gorges chaudes" de cette histoire ...Mais la France, certainement !... Où est l'autorité de l'Etat ? ...On ne gouverne pas en louvoyant, en cherchant à concilier tout et son contraire ...On n'est pas dans le parti socialiste traditionnellement habitué à rechercher des motions de synthèse, comme Hollande avait la compétence de le faire, quand il en était le secrétaire général ...C'est parce qu'il n'avait pas assez d'autorité que Louis XVI avait été renversé en 1789, mais il avait l'excuse de ne pas avoir été formé pour gouverner, puisque le trône ne lui était pas destiné à l'origine ...Ce n'est pas le cas de Hollande : il a voulu être Président et il l'est devenu ...Alors, qu'il fasse preuve d'autorité !...

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 23:46

   La France, dans son histoire, a toujours été exemplaire, mais cet exemple a toujours aussi été à double face, comme le visage de Janus : tantôt elle a donné le bon exemple - comme la fameuse Déclration des Droits de l'Homme - et tantôt elle a donné le mauvais exemple, comme les conquêtes napoléoniennes qui ont coûté plus d'un million d'hommes ...De surcroît et souvent, la notoriété n'a pas été en correspondance avec les mérites ou les torts : ainsi les auteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme n'ont pas eu l'honneur d'être inhumés au Panthéon, tandis que Napoléon 1er repose sous le dôme des Invalides ...Et on pourrait multiplier les exemples en évoquant d'autres personnages de l'histoire de France, l'opinion ayant même parfois été versatile, à l'image du cas de Mirabeau qui, après avoir été enterré au Panthéon, fut "dé-panthéonisé" ...Il est vrai que le Panthéon n'est pas une référence absolue ...Combien d'hommes (et de femmes) "illustres" n'ont pas eu droit à "la Patrie reconnaissante" ...et combien d'ailleurs ont fait savoir qu'ils ne le souhaitaient pas : tel est le cas des Présidents de la 5ème République maintenant décédés, comme De Gaulle bien sûr, mais aussi Pompidou et Mitterrand...

 

   Il n'en est pas moins vrai que les Présidents, quel que soit leur sort après leur mort, se doivent d'être exemplaires de leur vivant ...Car le fait d'être élus au suffrage universel leur confère une situation "hors du commun", autrement dit ils doivent être "au-dessus de la mêlée" ...Tel a été le cas de tous les Présidents jusqu'à présent, car, même s'ils souhaitaient être "populaires" et s'accommodaient d'applaudissements éventuels lors de leurs visites, ils devaient nécessairement "garder leurs distances" en raison à la fois du protocole et des mesures de protection, comme l'ont prouvé l'attentat du Petit Clamart pour De Gaulle ou l'incident des Champs-Elysées pour Chirac ...

 

   Dans ces conditions, il est normal d'attendre d'un Président qu'il s'occupe exclusivement des "grands problèmes" intéressant tout le pays, comme actuellement la crise économique et la montée du chômage ...Or le Président Hollande n'a pas été jusqu'à présent été particulièrement exemplaire dans ces domaines ...Et par contre voilà qu'à la supéfaction générale, y compris de nombreux membres du Parti socialiste, il se dérange spécialement à la télévision, non pas pour une annonce importante comme l'ont fait ses prédécesseurs, ...mais pour s'abaisser à commenter une banale expulsion d'une famille d'immigrés clandestins organisée de plein droit par son Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en accordant du crédit à un comportement inapproprié de la police envers une jeune fille de cette famille, Léonarda, et en accordant à celle-ci seulement le droit de rester en France "pour y préparer son avenir"...Etrange dichotomie qui lui vaut non seulement les insultes de la famille - qui avait pourtant bénéficié jusque là de divers avantages - mais aussi les critiques de la péronnelle envers la France ...On apprend d'ailleurs qu'en fait de formation scolaire, elle avait multiplié les absences, ce qui, normalement aurait dû lui valoir le Conseil de discipline ...

 

   Mais où va-t-on ?...Ce Président, dont décidément l'autorité consiste à ménager en permanence "la chèvre et le chou", comme s'il était encore Secrétaire du Parti socialiste, n'est-il qu'un simple chef d'établissement scolaire ? Déjà la presse internationale ironise sur son comportement, tandis que cette Léonarda devient "la Rom la plus célèbre du monde", dont la fortune est faite si elle monnaye ses augustes pensées à des médias avides "d'audimat" ...Bel exemple, vraiment, qui ,s'agissant d'immigrés, est du "pain béni" pour le Front National déjà en pleine montée avec les transformations habiles de Marine Le Pen le rendant "fréquentable" ...

 

   Et si on donnait  plutôt l'exemple d'une autre jeune fille, Malala, une petite afghane, qui a eu le courage d'affronter les les talibans pour l'ouverture d'une école pour les filles et a failli le payer de sa vie , mais n'en est pas moins déjà oubliée par les médias ?...

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 17:45

   Pour conjurer une crise qui s'éternise depuis 2007, notamment en France où elle a été une des causes de la ré-orientation politique de la "droite" vers la "gauche" - on ne cesse d'annocer des mesures qui, manifestement, ne suffisent pas, le "frémissement" annoncé dans la presse spécialisé n'étant pas, pour le moment, convaincant...

 

   Que faire alors ?...L'éditorialiste Michel Urvoy propose, dans le journal Ouest-France du jeudi 17 octobre 2013, non pas, certes, un remède-miracle, mais une méthode séduisante déjà résumée dans le titre

 

 

jeudi 17 octobre 2013

Le pompier et le maçon

Pour soigner les douleurs sociales d'une crise, il faut agir dans l'urgence. Pour éviter les rechutes ou anticiper d'autres catastrophes, il faut un traitement de long terme, régional, national et souvent européen.

S'agissant des difficultés industrielles de l'Ouest, spécialement de l'agroalimentaire breton, Jean-Marc Ayrault prend les choses dans le bon ordre. Mais pour l'instant de manière partielle - 15 petits millions - même si la mobilisation de quatorze ministres atteste que le tocsin a été entendu.

Sur l'urgence, on est plutôt enclin à lui faire confiance. Les dispositifs existent et les amortisseurs sociaux vont fonctionner pour garantir les salaires et assurer des formations.

Le contexte politique - élections municipales, européennes et sénatoriales en 2014, régionales en 2015 - oblige le Premier ministre à respecter ses engagements. Faute de quoi les ministres et les élus socialistes et écologistes seraient rudement rappelés à l'ordre par les électeurs.

Mais il ne faut pas se faire d'illusions. L'État ne peut pas tout. Il n'est pas propriétaire de l'agroalimentaire breton. Il n'est pas en situation d'empêcher les licenciements. Il n'a pas les moyens financiers ni même politiques - il suffit d'observer les tensions au sein de la gauche - de soutenir les entreprises.

Il n'est même pas certain qu'il puisse concilier, en pleine crise, les impératifs environnementaux - l'écotaxe Borloo, déjà adoucie par Jean-Marc Ayrault - et les nécessités économiques.

Le problème breton est d'autant plus lourd et compliqué que les pouvoirs successifs n'ont pas anticipé, comme on peut le redouter demain pour l'automobile, une crise pourtant annoncée depuis longtemps. La réorientation des règles européennes, la capacité des Allemands ou des Danois à industrialiser les productions agricoles et la concurrence par les coûts ne sont pas une découverte récente.

L'État ne peut pas tout, mais il peut changer certaines règles.

Régionales : à côté de la Banque publique d'investissement, ce serait intéressant d'expérimenter un recours à un système d'épargne fléchée et garantie à travers lequel on pourrait financer directement les entreprises. La sous-capitalisation est un mal français, dans les start-up qui doivent investir des années avant d'en cueillir les fruits, et dans les entreprises de main-d'oeuvre qui ont un besoin vital d'innover pour monter en gamme. À charge pour les Régions de construire les filières et les équipements pour affronter l'international.

Nationales : les rigidités réglementaires, et les tergiversations fiscales dans la majorité, montrent que l'on n'a pas trouvé de réponse satisfaisante pour les entreprises. Alors, dans l'urgence, on bricole des « pactes ». Pour la Lorraine. Pour la Bretagne. Et si on faisait un pacte pour chaque région, pour la France ?

Européennes : il faudra bien, un jour ou l'autre, faire converger les politiques fiscales et sociales. Les électeurs ne peuvent pas comprendre que le dumping vienne de nos propres partenaires autant que des Chinois.

En Bretagne comme dans bien des régions, dans l'agroalimentaire comme dans la plupart des secteurs, le gouvernement est confronté au télescopage entre le temps court des urgences sociales, qui coûtent immédiatement, et le temps long des espérances économiques, qui peuvent rapporter demain.

Il est condamné à être le pompier et le maçon, au risque de faire imparfaitement les deux.

 

politique.blogs.ouest-france.fr

Michel Urvoy
   Pompier et maçon ...En tout état de cause, ce sera mieux que rien ...et même si elle est limitée actuellement à la Bretagne, - ce qui est justifié par sa sutuation périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs - rien, justement, n'empêchera qu'elle soit ultérieurement étendue aux autres régions en fonction de leurs problèmes spécifiques...
   Qui vivra, verra !...
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