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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 00:31

   La distinction entre Jacobins et Girondins remonte à la Révolution de 1789, où les premiers représentaient les partisans d'un gouvernement centralisé et les  seconds les partisans d'un gouvernement fédéral ...Mais en fait cette alternative a toujours été une caractéristique de l'histoire de la France ...En effet, la France s'est d'abord constituée du Moyen-Age au 16ème siècle par le rattachement progressif de territoires devenant des provinces autour du domaine royal ...Elle a connu ensuite le centralisme de la Monarchie absolue au 17ème et au 18ème siècle, entraînant par réaction un réveil de l'esprit provincial avec les Girondins entre 1789 et 1792 ...Mais les Jacobins l'emportent à partir de 1793 et dans le souci d'unifier la France, ils substituent aux provinces inégales et diverses (Pays d'Etat et Pays d'élection) des "départements" de superficie limitée (en moyenne 6000 km2) devant permettre, à une époque de transport avec chevaux, un aller et retour possible de tout citoyen au chef-lieu en une seule journée ...Et les départements ont eu la vie dure, puisqu'ils n'ont été réellement remis en cause qu'à partir de 1981, où, au terme de débats contradictoires, le Président socialiste François Mitterrand impose les lois de "décentralisation" : il s'agissait alors d'adapter l'administration à une structure ayant beaucoup évolué avec le développement des transports (rail et route) et la démocratisation des relations publiques entraînant le partage de l'aurorité entre les représentants de l'Etat (Préfet, Sous-Préfe et les représentants des collectivités territoriales (Conseil Général pour le département, et Conseil Régional conçu à l'origine pour une harmonisation des activités départementales dans un cadre rappelant les anciennes provinces) ...Mais cette mosaïque s'est encore compliquée avec l'institution de "pays" ou de "regroupements de communes, et la gestion a été rendue difficile et coûteuse avec un "partage des compétences" souvent obscur (ex: gestion des collèges par le Conseil Général et gestion des lycées par le Conseil Régional)...

 

   Il est donc évident qu'une réforme est nécessaire; à la fois pour diminuerles dépenses de fonctionnement résultant d'un tel "échafaudage" ...Tel est d'ailleurs le sens d'un rapport récent de l'OCDE repris dans l'éditorial du journal Ouest-France du 2 avril 2013 :

Editorial

mardi 02 avril 2013

Faut-il tuer le département ?

Le récent rapport de l'OCDE sur la France met les pieds dans le plat : l'Organisation internationale de coopération et de développement économique ne suggère rien de moins que de fusionner les plus petites communes et, scandale, de supprimer les départements ! Comme en Italie où Mario Monti vient de supprimer la moitié des provinces.

Ce n'est pas la première fois que le département, créé par la Révolution pour introduire de la rationalité dans la jungle administrative de l'Ancien Régime, est sur le banc des accusés. En 1947 déjà, Michel Debré, écrivant sous un pseudonyme, estimait que les départements étaient trop nombreux et trop petits. En jacobin convaincu, hostile aux Régions, il proposait de les réduire de moitié en les fusionnant deux par deux.

Dans les années 1970-1980, le plaidoyer en faveur de la Région s'accentua, mais toucher au département était considéré sacrilège et antirépublicain. En 1964, le département fut renforcé en même temps que l'on créait des ersatz de régions économico-administratives. Depuis, on n'a cessé de refuser de choisir entre les deux niveaux. Pire, les lois de décentralisation de 1981 ont consacré deux principes lourds de conséquences négatives : pas de hiérarchie d'une collectivité sur une autre ; possibilité, en dépit de quelques réserves, d'intervenir quasiment en tous domaines.

Résultat : tout est dans tout et réciproquement ! Même si le département est spécialisé dans les affaires sociales, les investissements de proximité, les collèges et les routes, cela ne l'empêche pas, en fonction des lieux et des hommes, d'intervenir en matière universitaire, économique ou culturelle, des domaines plutôt de la compétence régionale. Un investissement peut être financé par quatre ou cinq collectivités, de l'Europe à la commune. Le système est coûteux, lourd, compliqué et illisible. On comprend que l'OCDE ait envie de trancher dans le vif.

Mais les choses sont com-plexes : d'abord, cumul des mandats aidant, l'opposition à une telle réforme serait si radicale qu'aucun gouvernement ne s'en sent la force. Ensuite, le département s'est ancré dans la vie politique, mais aussi économique et sociale. Partis, associations, syndicats sont principalement organisés au niveau départemental et, accessoirement au niveau régional.

Faut-il pour autant ne rien faire ? Sûrement pas. La voie moyenne consiste à faire du « sur-mesure ». Donner des incitations pour que le département puisse survivre là où il est nécessaire (par exemple, dans les zones peu peuplées). Pour qu'il disparaisse sous sa forme présente en créant des fusions de départements (comme l'envisagent le Haut-Rhin et le Bas-Rhin et comme on devrait le faire en Corse !). Pour qu'il s'efface au profit d'une autre collectivité, dans les zones urbaines. C'est déjà le cas à Paris. Cela pourrait le devenir bientôt à Lyon.

Bref, il y a de belles perspectives de simplification et d'économies. La condition : renoncer à l'idée d'un même modèle, convenant aussi bien à la Lozère qu'à Lille ou Marseille. Le département est encore la référence dans les zones rurales peu peuplées. En revanche, il n'a plus aucun sens dans les zones urbaines. Éliminer une structure vieille de 200 ans est sans doute irréaliste. L'adapter est indispensable. La France ne peut plus se permettre le luxe de l'obésité administrative et de gestions dispendieuses....

 

(*) Président de la Fondation Carlo Alberto, Turin.

Yves Mény (*)
   Cette analyse pose clairement le problème ...Mais il reste à le résoudre, et cela va être toute une affaire dans un pays comme la France qui a toujours empilé les lois et n'a pocédé à des réformes radicales qu'au prix de manifestations, voire  ...de révolutions !
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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 23:53

   La confrontation des "paroles" et des "actes" a toujours eu lieu dans l'histoire des hommes et, s'il est légitime de faire un inventaire des actes en fonction des paroles, il est tout aussi naturel de citer les paroles ayant accompagné les actes ...On peut citer dans le passé le cas de Jules César ayant déclaré après avoir franchi le Rubicon "Alea jacta est", Louis XIV proclamant après la mort du Cardinal Mazarin "L'Etat, c'est moi" ou encore, plus drôlement, Mac-Mahon affirmant après la prise du fort de Malakoff lors de la Guerre de Crimée "J'y suis, j'y reste", sans compter 266 fois depuis deux millénaires l'annonce collective "Habemus Papam" !...tout autant, bien sûr, que ces paroles aient été réellement prononcées...

 

   L"histoire récente de la France donne un autre exemple de cette ambivalence, quand on constate qu'à l'opposé de François Hollande ayant formulé des paroles ayant valeur d'engagements avant son élection à la Présidence de la République française, Nicolas Sarkozy a réalisé de nombreux actes avant de les expliquer par des paroles ...ce qui n'est pas surprenant,  car François Hollande est, comme ses prédécesseurs socialistes au pouvoir - Léon Blum avec le "Front Populaire" et  et François Mitterrand avec le "Programme Commun" - un "doctrinaire" cherchant, suivant la tradition de la "Gauche", à transformer les paroles en actes, ...alors que Nicolas Sarkozy, conformément à l'habitude de la "Droite", qu'il s'agisse de De Gaulle, Giscard d'Estaing ou Jacques Chirac, est un "praticien" donnant la priorité aux actes sur les paroles ...Et ses actes passés peuvent assurément être soumis à une analyse critique, comme ceux  pouvant se rapporter au début de la Présidence de François Hollande, à cette différence près qu'ils ne peuvent pas être mesurés par rapport à des engagements :

 

   1.La Sécurité

      C'est le domaine par excellence (?) où Nicolas Sarkozy s'est fait une réputation auprès de l'opinion, d'abord par le courage incontestable dont il avait fait preuve comme Maire de Neuilly-sur-Seine lors d'une occupation d'école et qui l'avait fait connaître,...puis comme Ministre de l'Intérieur sous la présidence de Jacques Chirac ...Devenu Président, il a continué dans cette voie par des lois successives en Août 2007 sur la récidive, en février 2008 sur la rétention de sûreté et mars 2011sur les "peines-planchers" pour les auteurs de violences aggravées, de meurtres de policiers ou de viols contre des femmes ...Le problème est que, malheureusement, les violences n'ont pas diminué, au contraire elles avaient encore augmenté de 2,5 % en 2010...

 

   2. L'Emploi

       Dès son entrée en fonction, Nicolas Sarkozy avait annoncé le retour au plein emploi avant la fin de son quinquennat ...Il n'a pas réalisé cette annonce ...Certes, il a l'excuse de la crise s'abattant sur la France comme sur d'autres pays après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers ...Mais sa politique dans ce domaine a manqué de constance puisqu'après un recul  en 2008 grâce aux "contrats aidés" ...qu'il avait auparavant combattus, le chômage est reparti à la hausse ...Et il n'a pas su imposer, comme son modèle la chancelière Angela Merkel en Allemagne, une pratique du chômage partiel permettant un partage du travail, ainsi que des stages de formation et de qualification pour mieux ajuster l'offre à la demande ...Au contraire, son incitation à "travailler plus pour gagner plus", avec défiscalisation des heures supplémentaires (Loi Tepa) n'a fait qu'aggraver la situation, en creusant le déficit public...

 

   3.Le Déficit

      Nicolas Sarkozy n'est certes pas responsable du déficit, car la Dette publique est apparue et n'a cessé de s'aggraver en France depuis le 1er choc pétrolier de 1974 ...Mais sa politique - d'ailleurs rapidement décriée et finalement abandonnée - du "bouclier fiscal" pour protéger les entreprises a creusé encore cette Dette ...Le Rapport annuel de la Cour des Comptes signale que pour 2009 la perte potentielle pour l'Etat s'est élevée à 50 milliards d'€, ...et le Rapporteur UMP de la Commission des Finances de l'Assemblée Gilles Carrez estime plus largement que 70 milliards d'exemptions d'impôts ont été accordées entre 2000 et 2010...

 

   4.La Retraite

      Il faut convenir que Nicolas Sarkozy a eu le courage de s'attaquer au problème des retraites, longtemps délaissé par ses prédécesseurs de "Droite" comme de "Gauche", dans la mesure où les solutions ne pouvaient être qu'impopulaires, puisqu'elles conduisaient inévitablement à augmenter le nombre d'annuités pour une retraite à temps plein, et à retarder progressivement le départ à la retraite de 60 à 65 ans au moins, ce que légitime pourtant la montée de l'espérance de vie jusqu'à une moyenne de 80 ans ...Mais cette "intention louable" n'a pas débouché sur un acte définitif avant son départ...

 

   5.La Culture

      Nicolas Sarkozy, là encore, a pris des mesures de protection, notamment pour lutter contre le piratage avec la Loi Hadopi (Octobre 2010), ..;mais son application est difficile dans le domaine de l'Internet, échappant largement au contrrôle de l'Etat ...De même, il a voulu créer une "Maison de l'Histoire de France", mais cette création a suscité l'hostilité de nombreux historiens qui y voient une "instrumentalisation" de l'écriture de l'Histoire par la politique, avec le risque d'une exaltation "sectaire" de "l'identité nationale", actuellement réprouvée dans un contexte "mondialiste"...

 

   6.Les relations internationales

      C'est dans ce domaine que Nicolas Sarkozy a certainement le mieux  réussi, certains diront qu'il a été le moins mauvais ...En 2009, il avait même été classé au 3ème rang des "personnalités les plus puissantes du monde" pat l'hebdomadaire américain Newsweek, après Barack Obama et ...le Chinois Hu-Jin-Tao ...En 2008, son action comme Président (par rotation) du Conseil Européen, soutenue par la Chancelière allemande Angela Merkel (la "Merkozy"...), avait été appréciée contre la crise économique ...Mais auparavant, en 2007, il avait été moins heureux en affirmant qu "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire", ...et sa politique africaine (Darfour, Libye, Côte d'Ivoire) a été critiquée ...Quant à son idée, à priori intéressante, "d'Union pour la Méditerranée", elle est restée sans suite ...Enfin, à propos de  l'Afghanistan, il a promis le départ des soldats français pour 2014 au plus tard, mais il est parti avant d'y parvenir...

 

    En conclusion, l'échec final de Nicolas Sarkozy pour sa ré-élection en 2012 n'est certainement pas sans rapport avec le caractère très inégal de son bilan et le fait qu'il n'a pas suffisamment justifié ses actes par des paroles, à fortiori dans les domaines où une politique nécessaire était impopulaire ...Il l'a compris d'ailleurs, puisqu'à l'instar de François Hollande qui éprouve le besoin de sillonner la France pour se rapprocher des Français, il n'écarte pas l'idée de se présenter à nouveau en 2017 "par devoir", autrement dit si les Français l'appellent ...Mais est-ce possible ?...

    

      

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 13:51

   Ce titre donné à une émission politique de la Télévision est particulièrement approprié à l'appréciation des membres du gouvernement actuel de la France, et notamment du Président François Hollande, Président de la République.

 

   En l'occurence François Hollande, quand il était encore candidat à cette charge au nom du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche, avait pris "60 engagements pour la France" (*) qu'il avait répétés non sans talent par des paroles prononcées à l'occasion de la campagne électorale.

 

   Un an s'est bientôt écoulé, et il devient possible de faire un premier bilan des actes ayant suivi ces paroles, même en convenant qu'il avait demandé après son élection à ne juger son action qu'au terme de son mandat de 5 ans en 2017, l'année 2013 devant être la plus difficile...

 

   Car le thème initial de ses "60 engagements" était de procéder au "redressement de la France" ...Or, déjà, ce terme prête à discussion ...Car la France a été atteinte par la crise économique survenue à partir de 2007,et son prédécesseur Nicolas Sarkozy, même si son comportement a pu être contestable dans d'autres domaines, avait réussi à limiter les effets de la crise, à la différence d'autres pays européens comme la Grèce, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne...

 

   Quoi qu'il en soit, "redressement" ou pas, François Hollande avait pris des engagements ...Sur le principe, c'était son droit le plus strict de faire ainsi des promesses, en reprenant d'ailleurs à ce titre le "dirigisme" propre à la "Gauche" et déjà pratiqué avant lui par Léon Blum en 1937 et par François Mitterrand en 1981, et ceci à l'opposé du "libéralisme" caractérisant la "Droite" de la 3ème à la 5ème République, en particulier au temps de ses deux précécesseurs directs, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy...

 

   La conséquence de tels engagements, dans la mesure où ils ont contribué largement à son élection, est de donner pour les Français une base pour le jugement de ses actes ...Or il apparaît que les résultats sont, actuellement, pour le moins très inégaux :

 

   1. Il avait fait une priorité de "relancer la production, l'emploi et la croissance" (1ère partie - Articles 1 à 9). Or, la "Banque Populaire d'Investissement" vient seulement de voir le jour, avec son ancienne compagne Ségolène Royal à la tête et ...sans traitement, et le déficit, qui devait baisser à 3 % (2013) en vue de 2,3 % (2014) connaît au contraire une hausse devant atteindre 3,7 % (2013), avec une prévision de 3,9 % (2014)...

 

   2. Il avait promis une "grande réforme fiscale" (2ème partie - Articles 14 à 17) ...Il s'agit, certes, d'ube affaire complexe (notamment s'il y a fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG), mais elle n'est même pas amorcée ...Et il y a eu sans retard des mesures relevant du thème usé de "faire payer les riches" avec la taxation des hauts revenus et l'imposition des gros patrimoines qui peut assurément être étudiée, mais avec circonspection et après consultation, et non avec une précipitation qui pousse les entrepreneurs à s'exiler et inversement les investisseurs étrangers à fuir la France... La montée du chômage au chiffre record de 3.100.000 personnes est à cet égard significative, et montre que la promesse d'une inversion de la courbe du chômage à la fin de 2013 ne sera pas réalisée...

 

   3. Il voulait négocier une nouvelle réforme des retraites (2ème partie - Article 18) en "faisant en sorte que tous ceux ayant 60 ans et ayant cotisé la totalité de leurs annuités retrouvent le droit de partir à cet âge-là" ...Or, loin de procéder à la négociation promise, il reprend la politique de ...la "Droite" (réformes de 2003, 2007 et 2010) qu'il avait auparavant violemment critiquée, puisqu'il est question de remonter au contraire l'âge de la retraite par étapes de 62 à 65 ans, tout en augmentant les cotisations pour les actifs ...Quant à la frange "supérieure" des retraités jugés "trop riches", elle va être imosée, sans le moindre égard pour le fait que leurs pensions sont le juste retour de leurs cotisations comme actifs et du "mérite" qu'ils ont pu avoir pour la gestion du pays... (**)


   4. Il voulait "faire construire plus de logements" en veillant à la mixité sociale dans un souci de solidarité (2ème partie - Articles 22et 23) ...Or la Ministre Cécile Duflot n'a rien trouvé de mieux que de s'en prendre à l'Eglise qui n'a peut-être pas toutes les vertus mais a eu au moins celle, comme le "Secours Populaire" des communistes, d'organiser des actions pour les pauvres et les sans-logis dans le cadre du "Secours Catholique"...

 

   5. Il était décidé à "lutter contre le délit de facies dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens" consistant à mettre en place des récépissés ...Mais son Ministre Manuel Valls a déclaré : "Je ne veux pas imposer un dispositif qui tournerait très vite au ridicule et serait inopérant" ...Autrement dit, il n'a que faire de paroles en l'air ...

 

   6. Il voulait "redonner espoir aux nouvelles générations" (3ème partie - Articles 33 à 40) ...Et il a prévu à ce titre des contrats de génération et des emplois d'avenir ...Mais l'avenir de ces contrats - déjà essayés sous d'autres noms par ses prédécesseurs - est très incertain, au sens d'une prolongation en CDI, car l'embauche n'est pas une affaire d'Etat - en dehors du fonctionnariat - et dépend des entreprises, celles-ci accordant la priorité non à l'emploi mais à leur rentabilité, le remplacement des "vieux" par des "jeunes" n'ayant rien de mécanique, au contraire...

 

   7. Il a l'intention de créer néanmoins "60.000 postes supplémentaires dans l'Education" (3ème partie - Artticle 36) ...Intention louable, mais qui ne peut êtr réalisée qu'à long terme, avec des crédits aussi nécessaires ...qu'inexistants, en raison de la dette abyssale de la France et de la stagnation actuelle de la croissance à 0,1 %, largement en dessous de ses prévisions de 1,7 % en 2013...

 

   8. Il veut faire de la France "la nation de l'excellence environnementale" (3ème partie- Articles 41 à 43) ...et, à ce titre, il veut "réduire la part du nucléaire de 75 à 50 % à l'horizon 2025" ...D'abord, il ne précise pas par quelle énergie la remplacer, alors que les besoins vont augmenter ...Et son Ministre Arnaud Montebourg le contredit en déclarant que "le nucléaire est une filière d'avenir" ...Qui croire ?... Par ailleurs, il veut procéder à une nouvelle tarification de l'eau, de l'électricité et du gaz ...Chacun sait que les entreprises concernées sont parmi celles qui, depuis de nombreuses années, réalisent les plus gros bénéfices dans le groupe des "Sociétés du CAC 40" ...Et chacun sait aussi que les prix vont augmenter pour les consommateurs...

 

   9. Il veut une "République exemplaire" et prévoit de "réduire de 30 % la rémunération du Président et des Ministres" (4ème partie - Article 47) ...Or elle restera tout de même à environ 13.000 € par mois , ce qui est encore confortable  ...et son gouvernement, avec 14 ministres de plus que le dernier gouvernement de son prédécesseur, coûtera plus cher au budget...

 

  10. Il veut "accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement e France depuis 5 ans"( 4ème partie - Article 50) ...Mais son Ministre Manuel Valls (encore lui) a pris le 18 octobre 2012 des dispositions simplifiant les limites données antérieurement aux "naturalisations" (maîtrise de la langue française, connaissance de la culture, détention d'un emploi stable) ...De quoi réjouir le Front National...

 

  11. Il veut "mettre en oeuvre une nouvelle sécurité de proximité" et "doubler le nombre des Centres Educatifs Fermés" (4ème partie - Article 52)...Mais sa Ministre de la Justice Christiane Taubira affirme "qu'il faut sortir du fantasme selon lequel les Centres Educatifs Fermés sont la solution en matière de délinquance juvénile" ...Peu importe apparemment que les honnêtes gens, et notamment les vieux, se fassent détrousser ...

 

  12. Il s'est engagé à un "retrait immédiat des troupes d'Afghanistan "(4ème partie - Article 59) ...Il a certes tenu parole, même si c'est sans grands égards pour les autre Etats concernés ...Mais il ...remet le couvert au Mali, suscitant une nouvelle prise d'otages ...

 

   Après cela, faut-il s'étonner que sa cote de popularité, 10 mois seulement après son élection, soit tombée à environ 30 % d'opinions favorables,...et que même les socialistes ne lui font plus confiance qu' à 44%... Un record !...Eh ! oui ! Il y a loin des paroles aux actes ...Le Président François Hollande en est conscient, puisqu'il annonce, après avoir salué le monde paysan au Salon de l'Agriculture en "tapant sur le cul des vaches" comme naguère son prédécesseur corrèzien Jacques Chirac, ...qu'il va faire le "Tour de la France" pour renouer avec les Français... Autrement dit, à nouveau des ...paroles ...

Pour quels actes ?...

 

 

 

(*) La présente analyse reprend le fascicule de François Hollande diffusé en France au début de l'année 2012 ...dans l'ordre de sa présentation


(**) Voir mon article précédent sur les Retraites

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:41

   Il est difficile de parler du pouvoir des femmes - au sens politique - car celui-ci n'a jamais été reconnu de façon claire et constante dans l'histoire de l'humanité ... Déjà le mot même "d'humanité", même s'il est entendu au sens générique d'un être vivant spécifique du règne animal, est dérivé du mot "homme" et traduit donc un choix prioritaire de l'élément masculin sur l'élément féminin, ...alors que le mot "féminité" définit seulement les caractères propres de la femme et non l'ensemble de l'espèce ...Plus "prosaïquement", en français, quand il y a dans une phrase à la fois des noms masculins et féminins, c'est au pluriel le masculin qui l'emporte pour les adjectifs qualificatifs ou l'accord des participes passés ...Il en a été de même longtemps en France pour les "droits", puisque la fameuse Déclaration des Droits de 1789 ne concernait que les Droits ...de l'homme et qu'il a fallu attendre l'ordonnance du 5 octobre 1944 du Général De Gaulle pour donner des droits civiques aux femmes jusque là considérées comme des mineures, conformément au Code Civil inspiré par le très "machiste" Napoléon 1er en 1804 prévoyant seulement que le mari doit protection à son épouse ...et dont il résultait que les femmes étaient écartées à tous les niveaux  de l'organisation "démocratique", en particulier des Conseils Municipaux et Généraux ...Quant à la Présidence de la République, elles en étaient évidemment exclues ...et elles le sont encore "de facto", car on attend encore la 1ère Présidente puisque la socialiste Ségolène Royal, si elle a pu être candidate - non sans difficulté - en 2007, n'a pas étéc élue...

 

   Est-ce à dire qu'en raison de leur sexe les femmes ont toujours été condamnées à n'avoir aucun rôle politique ou à n'avoir qu'un rôle secondaire ? ...Certainement pas ! ...On a pu constater que, dès l'époque  préhistorique, il y a eu des sociétés "matriarcales" symbolisées par la prédominance de "déesses-mères" ...Et il y a des mythes - invérifiables mais significatifs - de peuplades dominées par les femmes, comme les "Amazones", de vraies harpies d'ailleurs puisque, non contentes de se brûler un sein pour ne pas être gênées dans le tir (!), elles ne toléraient pas la présence des hommes et tuaient les enfants mâles à leur naissance (!!) ou en faisaient leurs esclaves ...Mais l'Histoire elle-même montre que les femmes ont souvent joué un rôle : en France, en dépit de la loi salique réservant le trône royal aux enfants mâles par primogéniture, il y a eu les sinistres Brunehaut et Frédégonde, Aliénor d'Aquitaine, ...ou encore les régences de Catherine et Marie de Médicis ainsi que celle d'Anne d'Autriche ...Et dans d'autres pays où n'existait pas la priorité masculine, il y a eu des femmes qui ont exercé le pouvoir de plein droit, comme Elisabeth I en Angleterre, Isabelle la Catholique en Espagne, Catherine II en Russie, ...ou l'impératrice Tseu-Hi en Chine ...

 

   Néanmoins, sur un plan strictement statistique, il faut reconnaître que les femmes ont plus souvent joué un second rôle que le premier ...Et dans ce cas, à l'époque de la monarchie en France, ce n'était pas généralement l'épouse du souverain règnant, mais une "favorite" : parmi d'autres, on peut citer Agnès Sorel avec Charles VII, Anne de Pisseleu pour François 1er, Diane de Poitiers pour Henri II, Mademoiselle de la Vallière, Madame de Montespan et Madame de Maintenon pour Louis XIV, Madame de Pompadour et Madame du Barry pour Louis XV ...Pendant la Révolution, on peut évoquer Madame Rolland ...Sous les deux Empires et la Restauration, les souverains étaient trop soucieux de leur pouvoir pour le partager avec une femme légitime ou adultère, qu'il s'agisse de Joséphine de Beauharnais, de Marie Louise d'Autriche ou ...de Marie Walewska pour Napoléon 1er, de Marie-Joséphine de Savoie  ...et de Zoé Talon pour Louis XVIII, de Marie-Thérèse de Savoie pour Charles X, et d'Eugénie de Montijo  ...et de Marguerite Bellanger pour Napoléon III ...Sous les Républiques postérieures - de la 3ème à la 5ème - les Présidents ou chefs de gouvernement ne sont certes pas toujours des maris fidèles, mais leurs épouses ou maîtresses n'ont pratiquement jamais eu un rôle "officiel" ...Même lorsque les droits civiques sont reconnus aux femmes en 1944, les épouses de Président n'ont pas eu un statut "officiel", avec un "cabinet " particulier, des "crédits" propres et un "pouvoir" même restreint ...Elles se sont cantonnées dans une action marginale, le plus souvent caritative, et n'ont été éventuellement des "conseillères" qu'à titre privé : ce fut le cas de "Tante Yvonne" pour le Général De Gaulle, de "Claude" la gaffeuse pour Pompidou, "d'Anne-Aymone" la timide pour Giscard d'Estaing, de..."Danielle" qui fut plus indépendante en raison de son passé de militante mais n'intervint pas dans l'action de Mitterrand ...de "Bernadette", qui sut renseigner Chirac sur l'état de la France sans agir autrement que par sa célèbre campagne des "pièces jaunes", qui contribua à la ré-élection de son mari ...Quant à Carla Bruni, après le passage-éclair de Cécilia, elle n'a jamais caché sa répugnance pour l''Elysée, ses oeuvres et ses pompes, leur préférant de loin sa carrière dans la mode et le chant...

 

   Qu'en est-il maintenant du pouvoir réel des femmes ? ...Au niveau mondial, il y a de toute évidence encore beaucoup à faire, même si, ici ou là, des femmes sont appelées à jouer un rôle important dans leur pays, à l'image d'Hillary Clinton aux Etats-Unis ou d'Angela Merkel en Allemagne... La volonté des "djihadistes" d'imposer la "charia" et d'obliger les femmes à porter le voile dans les pays africains sous leur influence (Egypte, Mali; Tunisie...) ne peut que susciter l'inquiétude ...Le cas de la France est actuellement plus ambigu : le Président Hollande n'est pas marié, et il ne l'a d'ailleurs jamais été, ayant même fait savoir qu'il n'avait jamais eu de goût pour le mariage ...A titre privé, c'est son affaire, et il n'y a pas lieu d'en discuter ...Mais avant de devenir Président, il a vécu en "union libre" avec Ségolène Royal dont il a eu 4 enfants avant que celle-ci ne lui brûle la politesse pour les élections présidentielles de 2007 qu'elle a d'ailleurs perdu contre Nicolas Sarkozy ...Jeu du chat et de la souris, qui n'est certainement pas étranger avec la liaison ...toujours libre qu'il avait déjà avec Valérie Trierweiler ...C'est toujours son affaire à titre privé ...Mais cette femme ne reste pas dans l'ombre : elle revendique d'être appelée "Première Dame" et manifeste clairement la volonté de jouer un rôle, voire de prendre des décisions sous le paravent officiel du Président et d'imposer sa présence dans des manifestations officielles ou des entretiens avec les "grands" de ce monde, ce qui suscite des critiques non seulement de l'opposition - ce qui est de bonne guerre - mais aussi dans le Part Socialiste lui-même, où certains responsables rappellent non sans raison qu'elle n'est pas une élue" du pays, même si elle est "l'élue" du Président ...Il est clair qu'elle risque fort de scier la branche sur laquelle elle est posée, en contribuant à compromettre la popularité de François Hollande en vue des élections présidentielles de 2017...

 

   Et comme, vraisemblablement, François Hollande se représentera, un boulevard peut s'ouvrir pour l'opposition actuelle , à fortiori si celle-ci a l'intelligence de présenter une femme ...Déjà, se pointe à l'horizon une femme à la carrière politique déjà bien remplie et bénéficiant d'un incontestable charisme ...une femme qui ambitionne de se présenter aux élections municipales de 2014 à Paris, ce qui a déjà été le tremplin pour la Présidence ... N.K.M. ...Nathalie Kosciusko- Moriset ...

 

Sources :

   - Alix Bouilhaguet/Christophe Jakubyszyn La Frondeuse Ed.du Moment 2012

   -  http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Kosciusko-Morizet

 

  

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:09

   Il est de bon ton, depuis que François Hollande a été élu par la "gauche" Président de la République après avoir fustigé , comme candidat, les "puissances d'argent", de rendre coupables de tous les maux les grands patrons, ainsi que celui - avocat d'affaires de profession - qui a été jugé leur (in)digne représentant, Nicolas Sarkozy, son prédécesseur...

 

   C'est pourquoi, en cette période de voeux, il paraît équitable de connaître ceux d'un grand patron, ...et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de Serge Dassault, héritier d'une famille industrielle de l'aéronautique, sénateur de l'Essonne, mais aussi ancien déporté à Buchenwald pour avoir refusé de mettre ses usines au service des nazis en 1940, ...et devenu Président du Figaro , journal connu pour être un défenseur inconditionnel de la "droite" ...Bien entendu, ces voeux n'engagent que leur auteur...

 

   "L'année 2012 n'a pas comblé les attentes que nous avions placées en elle. L'élection de François Hollande, avec sa majorité absolue à l'Assemblée Nationale, lui a donné un pouvoir total pour appliquer son programme. Désireux de se démarquer de l'équipe précédente, il l'accuse de tous les maux et la rend responsable de tout - des déficits budgétaires et de la dette, du chômage au plus haut et du pouvoir d'achat au plus bas, de l'école abîmée et de la jeunesse sacrifiée, etc - alors qu'en vérité les difficultés dont nous souffronssont beaucoup plus anciennes, et que les socialistes, loin d'y porter remède, les ont en quelques mois considérablement aggravées.

 

   François Hollande, semble-t-il, ne l'a malheureusement pas encore compris : si Nicolas Sarkozy n'a pas réssi à réduire le chômage, ni à augmenter le pouvoir d'achat, ce n'est pas parce qu'il aurait mené une politique trop "libérale" ou trop "à droite", mais au contraire parce qu'il n'a pas suffisamment rompu avec la politique de gauche des précédents gouvernements, ni supprimé les obstacles à la croissance, soigneusement érigés depuis des années par ses prédécesseurs socialistes.

 

   Les 35 heures, tout d'abord, que nous subissons depuis 1998 par la faute de Martine Aubry. Non seulement cette loi absurde a cassé notre compétitivité industrielle, mais elle coûte cghaque année 21 milliards d'€ de charges, qui creusent d'autant nos déficits publics, saqns qu'aucun Ministre de l'Economie ne s'en soit soucié jusqu'à présent.

 

   L'IFS, ensuite, que nous a légué François Mitterrand, avec le passage de 20 à 40 % des droits de succession. S'ajoutant aux récentes augmentations de l'impôt sur le revenu et de la taxation des plus-values, sa folle progression a fait basculer notre régime fiscal dans la spoliation et la sanction. Alerté par le coup de colère d'un fameux comédien, le grand public prend conscience aujourd'hui de ses ravages, mais cela fait trente ans que l'ISF, sans bruit, fait fuir nos principaux contribuables - qui s'en vont investir ailleurs. Chaque année, c'est une nouvelle révocation de l'Edit de Nantes, qui mine notre croissance en vidant la France de ses créateurs de richesses et d'emplois !

 

   La rigidité du marché, enfin, quye tous les gouvernements depuis 1945 se sont employés à aggraver sous la pression des syndicats accrochés à leurs sacro-saints "contrats à durée indéterminée". Politique de gribouille, qui se retourne contre les salariés qu'elle est censée protéger: craignant à juste titre de ne pas pouvoir se séparer demain des salariés qu'une baisse des carnets de commandes condamnerait à l'inactivité, les entreprises préfèrent ne pas les embaucher, ou les embaucher ailleurs ! Et c'est ainsi, au nom de la "lutte contre les licenciements" que le chômage ne cesse de progresser...

 

   35 heures, ISF, non-flexibilité de l'emploi : de cette triple calamité française, tous les gouvernements, toutes les majorités, de gauche comme de droite, sont responsables? La gauche, parce qu'elle est à l'origine de ces décisions catastrophiques, et qu'elle n'a eu de cesse d'en aggraver les effets. La droite, parce qu'elle n'a jamais eu le courage de les abroger.

 

   Voilà quarante ans que cela dure ! Quarante ans que notre outil industriel, notre puissance économique, notre capacité financière se meurent à cause de ces inventions socialistes avec lesquelles ni Chirac, ni même Sarkozy n'ont osé rompre purement et simplement. Quarante ans que la France se vide de ses industriels et maintenant de ses jeunes diplômés, qui préfèrent de plus en plus travailler à l'étranger . Et demain ? Veut-on que ne restent plus en France que des fonctionnaires, des chômeurs et des retraités ?

 

   Si encore les différents ministres des Finances avaient su gérer convenablement nos finances publiques ...Mais non ! Depuis 1982, les déficits budgétaires se sont accumulés, chaque gouvernementfavorisant les aides sociales au détriment de nos investissements. Vive l'Etat - Providence ! Mais combien de temps cela durera-t-il ? Pour "équilibrer" leurs budgets, tous les gouvernements ont largement emprunté. Ils ont alourdi chaque année le fardeau d'une dette (plus de 1800 milliards d'€ en 2012, contre 90 milliards en 1980) qui nous coûte de plus en plus cher et nous fait courir un danger de plus en plus grand. Si nous parvenions à la réduire de 10 milliards par an (ce qui serait déjà un exploit !)il nous faudrait presque 200 ans pour la rembourser en totalité ! Vertigineux !...

   En 2013, nous devrons emprunter plus de 160 milliards d'€ - 100 pour acquiiter les échéances de notre dette - et 60 - au minimum - pour contenir notre déficit budgétaire dans la limite des 3 %. Quels investisseurs accepteront d'acheter nos emprunts à des taux raisonnables ? Ce n'est pas un hasard si l'agence Moody's, après avoir revu en novembre notre notation à la baisse, a placé la France sous haute surveillance. Tant que les augmentations de dépenses ne seront pas maîtrisées, qu'aucune mesure d'économie ne sera prise, que des impôts nouveaux continueront d'étouffer la croissance et de faire fuir nos investisseurs - bref, tant que nous ferons tout ce qu'il ne faut pas faire - nous serons sous la menace d'une nouvelle dégradation et d'une augmentation des taux d'intérêt qui serait dramatique. Comme la Grèce, qui ne peut plus emprunter à des taux supportables, nous nous retrouverons alors en cessation de paiement. Et ce n'est pas l'Europe qui pourra bous venir en aide ...

 

   Ce cauchemar, seul le Président de la République, Président de tous les Français, peut encore l'écarter.

 

   J'ai fait un rêve. 

 

   J'ai rêvé que François Hollande, prenant conscience des exigences de sa charge, décidait soudain d'abandonner la politique socialiste qui conduit à la ruine la France et les Français.

 

   J'ai rêvé qu'il prenait la décision de bon sens de supprimer les 35 heures, l'ISF et tous les nouveaux impôts mis en place par son gouvernement...

 

   J'ai rêvé que la réduction de ces ressources fiscales serait compensée, via le retour aux 39 heures, par la suppression des allègements de charges qui nous coûtent 21 milliards d'€ par an...

 

   J'ai rêvé que le déficit budgétaire serait définitivement comblé par une augmentation de la TVA : avec un taux de 23 %, nous pourrions récupérer plus de 25 milliards, qui s'ajouteraient aux 21 milliards des 35 heures...

 

   J'ai rêvé d'une relance de l'activité, d'unregain de confiance de la part des investisseurs, du retour de la croissance et de la décerue du chômage...

 

   J'ai rêvé que le gouvernement de la France, pour faire face à la gravité de la crise, était enfin capable de mettre en place une véritable politique d'UNION NATIONALE, qui trouverait aussitôt parmi les parlementaires, de droite et de gauche, le soutien nécessaire...

 

   J'ai rêvé, et c'est alors que je me suis réveillé ... J'ai vu que le gouvernementdécidait chaque jour de nouvelles mesures punitives contre les "riches", au nom de cette funeste lutte des classes qui n'a jamais rien résolu. J'ai vu qu'il piétinait le bel idéal de la Participation, seul espoir de réconcilier les Français avec leurs entreprises. J'ai vu qu'il inventait chaque semaine dee nouveaux impôts - sur les revenus, sur les plus-values, sur les dividendes ...- qui découragent l'initiative et étouffent le peu de croissance qui nous reste. J'ai vu qu'il persistait dans sa folie taxatrice, en dépit des salutaires avertissements du Conseil Constitutionnel. J'ai vu qu'il continuait de dépenser, et de dépenser encore, sans prévoir aucune économie ni tenir compte des avertissements des agences de notation. J'ai vu ses "emplois d'avenir" et ses "contrats de génération" qui coûteront des milliards, sans rien changerau chômage des jeunes auxquels on a oublié d'apprendre un métier.

 

   J'ai vu tout cela, et pourtant je continue de croire, comme Tony Blair, que "la bonne politique n'est ni de gauche, ni de droite, mais celle qui marche". Je continue de penser que François Hollande veut sincèrement le bien du pays, et qu'il est tout à fait capable, devant la gravité de la situation, de prendre les mesures qui s'imposent. Je continue de rêver d'une union nationale qui mobiliserait tous les citoyens, sans exclusives ni à priori partisans, autour d'un projet commun pour l'avenir de la France. En ce début de l'année 2013, je forme le voeu, pour le redressement de notre pays, que cet espoir devienne réalité. Après tout, il n'est pas interdit de rêver ..."

 

   Le problème est qu'il ne suffira pas de rêver ..."Les Français étant ce qu'ils sont, et la France étant ce qu'elle est", comme disait naguère le Général De Gaulle, un changement est-il possible ?...


 

Réf : Le Figaro du 2 janvier 2013 - Rubrique Débats & Opinions

         http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Dassault

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 00:00

   Il est avéré que les sondages sont toujours relatifs et qu'ils ne représentent que l'opinion d'un moment, ...et chacun sait, ne serait-ce qu'en tirant la leçon de l'Histoire, que les Français sont connus pour leur versatilité ...Par conséquent, le fait que François Hollande, comme Président de la République, connaisse une baisse record de popularité avec 20à 30 % d'opinions favorables après 8 mois d'exercice du pouvoir, n'a pas de signification importante, d'autant moins que lui-même a annoncé que la France allait subir jusqu'à la fin de 2013 une situation difficile - avec une aggravation possible de la crise économique et une montée inéluctable du chômage - et que son bilan ne pourrait être apprécié qu'au terme de son mandat en 2017...

 

   Il n'en est pas moins vrai que beaucoup de gens de tous horizons se posent déjà la question de la continuité de son mandat ...Après tout, son modèle politique François Mitterrand avait dû prendre le tournant de la rigueur moins de deux ans après le début de son 1er mandat en mai 1981 et laissé la réalité du pouvoir à son adversaire de droite Jacques Chirac comme 1er Ministre en mai 1986 et, ensuite, il avait réussi à se faire ré-élire en mai 1988 et d'appeler alors son ancien concurrent socialiste Michel Rocard comme 1er Ministre en mai 1988, avant de le remplacer par Edith Cresson, puis Pierre Bérégovoy et d'être obligé d'appeler finalement un autre adversaire de droite jugé plus modéré, Edouard Balladur, en mai 1995 ...Les fameuses "cohabitations" !... Certes, le Président François Hollande n'en est pas encore là, ...mais les couloirs des palais officiels de la République bruissent déjà du remplacement possible du 1er Ministre Jean- Marc Ayrault, suivant le principe établi depuis le début de la 5ème République de faire du 1er Ministre le "fusible" en cas de difficultés ...Et s'il doit en être ainsi, les candidats potentiels ne manquent pas : Martine Aubry, bien sûr, qui déjà avait enragé de ne pas être désignée en mai 2012, ...Laurent Fabius qui, ayant déjà "donné" en 1984-1986 et détenant le poste enviable de Ministre des Affaires Etrangères, se tient dans une prudente expectative ...Ces deux-là sont, il est vrai, des représentants du passé ...L'avenir, il est plutôt du côté de la nouvelle génération, notamment avec Manuel Valls, qui a déjà été un secrétaire apprécié de la campagne électorale de François Hollande et est en train de se tailler une solide réputation comme Ministre de l'Intérieur grâce à une politique sécuritaire  lui valant d'être surnommé un "Sarkozy de Gauche" ..., ce qui peut l'encourager à pousser son ambition ...au plus haut ...au cas où...

 

   Mais évidemment la Droite ne l'entend pas de cette oreille ...et déjà les concurrents se bousculent pour la présidence de l'UMP, l'expérience prouvant qu'une telle présidence peut être le tremplin vers la Présidence de la République ...François Fillon et Jean-François Copé s'y sont pris de façon mal ...adroite, ...ce qui ouvre la porte aussi à une nouvelle génération, avec les Bruno Lemaire et autre Nathalie Kosciusko-Morizet ...Et tous se réclament du ..."père", comme naguère Chirac ou Balladur l'avaient fait de De Gaulle ou Pompidou ...et le père, c'est maintenant ...Nicolas Sarkozy qui, dans sa "traversée du désert", ...sort grandi des erreurs et insuffisances à droite comme à gauche ...Certes, il affecte de se tenir à l'écart, encouragé en cela par son épouse actuelle Carla Bruni qui, comme avant elle, Yvonne, Claude, Anne-Aymone et Bernadette, n'apprécie pas du tout "l'Elysée" ...Mais il a tout de même tenu à se rappeler au souvenir des Français par des voeux de Noël ...Est-ce un signe ?...Son retour est-il possible ?...

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:12

   Non ...Il ne s'agit pas du début de la comptine des enfants effeuillant une marguerite ...Un peu ...beaucoup ...passionnément ...pas du tout ...Il ne s'agit que d'un raccourci du titre de l'éditorial de Michel Urvoy dans le journal Ouest-France du mercredi 12 décembre 2012 faisant le point sur la situation actuelle de la France :

 

 

mercredi 12 décembre 2012

Un peu d'argent, beaucoup de temps

Les socialistes aiment ce mot qui dégage puissance et solidarité : après le « pacte de compétitivité », voici le « pacte de solidarité », tous deux mis au service du « pacte républicain ».

 

La bonne nouvelle, c'est qu'en dépit de la crise, le gouvernement s'intéresse aux plus fragiles, sans les désigner comme des Français à charge, en leur consacrant un effort méritoire. La mauvaise nouvelle, c'est qu'à cause de la crise, il reste modeste et son financement incertain, en raison des finances tendues de l'État et des départements. Surtout si les innombrables oubliés du RSA faisaient aussi valoir leurs droits...

Entre promesse et réalisme, le plan dévoilé, hier, par le Premier ministre, illustre bien le hollandisme, que l'on en examine le contenu ou le calendrier.

Un jour, j'augmente les prélèvements pour remplir les caisses de l'État ; le lendemain, j'allège le coût de la main-d'oeuvre pour oxygéner les entreprises. Un jour, je décide un crédit d'impôt, qui passe mal à gauche de la gauche ; le lendemain, j'annonce un arsenal de mesures pour soulager les laissés-pour-compte de la crise.

Ces dosages sont guidés par un souci de justice sociale. On ne peut pas suspecter Jean-Marc Ayrault d'indifférence à l'égard de ces questions qui participent, dans son esprit, au moral du pays. Mais ils le sont aussi par nécessité politique.

Une partie de la gauche ne digère pas les vingt milliards d'allégements fiscaux, en partie payés par des hausses de TVA, sans contreparties contraignantes. Elle déplore le rôle jugé trop minimaliste de l'État dans la politique industrielle. Elle comprend mal qu'après avoir brocardé la spéculation, on réforme les banques a minima.

L'effort social prend alors valeur de message à ceux qui suspecteraient François Hollande et Jean-Marc Ayrault d'avoir viré leur cuti. Même si ce ne sera pas suffisant pour combattre l'émiettement qui fragilise la majorité ni pour ramener le Front de Gauche à de meilleurs sentiments. Après tout, on n'est pas là pour plaire.

Et c'est la seconde marque de fabrique du hollandisme. Le président de la République, qui se soucie assez peu des sondages et de médiocres élections partielles, a fait de la gestion du temps une règle absolue. Toutes ses grandes décisions confirment qu'il a organisé son quinquennat en deux temps : un consacré aux annonces désagréables, quitte à ne manger que du pain noir ; un second pour distribuer les dividendes escomptés du redressement du pays.

Le pacte social s'inscrit dans ce calendrier. Le gouvernement veut maintenir à flots des jeunes, priorité électorale, en attendant que l'emploi ne reparte. Et il est conçu pour que son coût maximum coïncide avec les premiers fruits de sa politique.

François Hollande parie sur une conjonction heureuse, à l'horizon d'un an ou deux : les emplois d'avenir produiront leur effet maximum ; le contrat de génération atteindra sa vitesse de croisière ; la réforme du travail, espérée pour Noël, offrirait de la flexibilité aux entreprises et de la sécurité aux salariés. D'ici là, le crédit d'impôt mettrait les entreprises en situation de profiter d'une reprise simultanée, en France et en Europe.

Pour offrir du grain social à moudre, il faut du grain. Là est le pari. Car le pire n'est jamais sûr, mais le meilleur non plus.

 

politique.blogs.ouest-france.fr

Michel Urvoy

   Mais où est le pire ?... et où est le meilleur ? ...Est-ce faire preuve de mauvais esprit que de se demander si, au contraire du titre de cet éditorial, le problème n'est pas plutôt : " Un peu de temps, beaucoup d'argent" ?...Car on effeuille la marguerite ...ni passionnément ...ni pas du tout...
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:11

   Il n'y a pas lieu de revenir sur la supériorité de la démocratie sur tout autre régime de gouvernement de la société, la démocratie étant, selon la boutade de Winston Churchill en 1943, le moins mauvais de tous les systèmes...

 

   Pour autant, la démocratie, dès ses débuts dans l'Antiquité à Athènes, n'a longtemps été conçue que comme un système politique excluant une partie de la société : d'abord les femmes réduites à leur rôle d'épouses et de mères et oubliées dès l'installation d'un régime démocratique en France lors de la Révolution de 1789, la Déclaration des Droits de "l'homme" affirmant que seuls "les hommes naissent libres et égaux en droit", leur accès à la vie civique n'étant réalisé qu'à l'initiative du Général De Gaulle en 1945 ...mais aussi la population dite "laborieuse" qui n'obtiendra l'égalité "sociale" qu'au prix de nombreuses manifestations et grèves au cours des 19ème et 20ème siècles...

 

   On ne peut donc qu'être intéressé par la volonté actuellement affichée par le gouvernement socialiste d'instaurer une "démocratie sociale", et ceci d'autant plus que la France n'a pas vraiment changé de ligne depuis environ 40 ans, c'est-à-dire depuis qu'elle est sortie en 1974 des "Trente Glorieuses" ayant suivi la 2ème Guerre Mondiale ...Encore faut-il que le gouvernement ait les moyens de cette démocratie sociale ... Or il n'a pas dans ce domaine de politique claire, comme le prouve actuellement "l'Affaire Mittal" de Florange ...Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement industriel, a d'abord voulu procéder à une "nationalisation", c'est-à-dire à un moyen remontant à ...1907 et d'ailleurs déjà repris par François Mitterrand en 1982 avant d'être abandonné ensuite ...Il a aussitôt été désavoué par le Président Hollande et son 1er Ministre qui comprennent le risque d'une opération pouvant décourager les investisseurs étrangers dont la France ne peut pas se passer en raison de l'importance de sa Dette publique ... Et cette valse-hésitation se situe au beau milieu des négociations en cours depuis octobre 2012 entre le Patronat et les Syndicats pour parvenir au "compromis historique" voulu par le Président Hollande lui-même ...Le goût de l'innovation n'étant pas la qualité première des Français, on comprend que dans une telle incertitude, les Syndicats restent dans une prudente expectative...

 

   Au contraire, il faudrait aller de l'avant, pour assurer réellement et sans retard une véritable démocratie sociale ...A l'instar de pays comme l'Allemagne et la Suède en avance dans ce domaine, il conviendrait d'utiliser les moyens nécessaires, comme la "flexibilité de l'emploi", avec des temps de travail adaptés à l'évolution de l'économie  et des partages de ce travail permettant de stabiliser, voire de résorber, le chômage ...sans recourir comme souvent en France à "l'Etat-Providence", dont les dépenses ne font que l'enfoncer dans la crise ...Il est vrai qu'il faudrait au gouvernement un certain courage pour prendre des mesures impopulaires, comme le rehaussement de l'âge de départ à la retraite, qui est acruellement en moyenne de 60,2 ans alors qu'il culmine à environ 65 ans dans les pays scandinaves ...ou la suppression d'indemnités diverses n'ayant plus de raison d'être ...Bien sûr, on pourrait aussi "faire payer les riches", mais une taxation excessive pourrait contribuer à l'expatriation de leurs avoirs vers des pays plus accueillants, au dépens de l'économie française ...Y-à-qu'à ...Y-à-qu'à ...Comme l'écrit avec ironie l'édidorialiste Paul-Henri du Limbert dans le Figaro du 3 Décembre 2012, "le hollandisme, avec ses usines à gaz industrielles et ses alchimies politiques ardues, a un vtai problème avec la vie : à force de vouloir plaire à tout le monde, il risque de ne plus plaire à personne"...

 

   Ah ! si, à défaut d'avoir des idées, la France avait du pétrole ...elle verrait peut-être le bout du tunnel !...Justement, il paraît qu'elle peut revendiquer l'exploitation "off shore" du plateau continental jusqu'à 650 kms ...et comme elle possède, en plus du Golfe de Gascogne, des confettis d'empire un peu partout (Réunion, Antilles, Guyane, Kerguelen, Nouvelle-Calédonie, Terre Adèlie, Clipperton ...), là est peut-être la solution pour avoir les moyens d'une "démocratie sociale"...

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 23:00

   Un parti est, par définition, un rassemblement de citoyens défendant des idées et des intérêts dans l'organisation de la société. Il est donc naturel que la direction d'un parti puisse être l'ambition de personnalités ayant déjà, à divers niveaux, obtenu la confiance des citoyens...

 

   Evidemment, cette direction va de soi quand une personnalité crée son propre parti, comme François Mitterrrand qui refonde en 1971 le Parti Socialiste regroupant alors divers groupes, dont l'ancienne SFIO,  ...ou comme Jacques Chirac en 2002 pour l'UMP regroupant l'ancien RPR et des partis du Centre ...Elle peut également, dans un parti déjà créé, échoir à une personnalité ayant acquis une forte notoriété, comme Valéry Giscard d'Estaing pour l'UDF en 1976 ...Mais, le plus souvent, elle fait l'objet d'ambitions concurrentes, comme ce fut le cas entre Jacques Chirac et Edouard Balladur en 1994, et plus tard en octobre 2011 pour six candidats du Parti Socialiste, qui eut d'ailleurs l'idée originale de proposer le choix à l'ensemble des citoyens, disposition consensuelle qui contribua certainement, au moins autant que l'impopularité croissante de Nicolas Sarkozy, à l'élection de François Hollande...

 

   Mais l'UMP reste un parti "d'appareil", malgré son qualificatif d'Union pour un Mouvement "Populaire", et elle a préféré le choix  d'un candidat par ses militants à une désignation par l'ensemble des citoyens ...Ce choix n'aurait certainement pas eu de conséquences négatives si la consultation avait donné une majorité nette et donc indiscutable à l'un ou l'autre des candidats, François Fillon, ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, et Jean-François Copé, Secrétaire Général de l'UMP ...Malencontreusement, l'écart a été infime - autour de 50 % - et le succés revendiqué par Jean-François Copé a aussitôt été contesté par François Fillon ...Dans un tel cas, qu'il s'agisse d'élections internes dans un parti ou d'élections officielles - législatives ou municipales - il est arrivé, pour éviter toute mise en cause du décompte, de procéder à une nouvelle consultation ...et, en l'occurrence, les deux candidats à la direction de l'UMP seraient sortis grandis s'ils en avaient décidé soit de s'associer dans un partage des tâches, soit de procéder à un 2ème vote, avec une plus grande rigueur d'organisation que pour le 1er ...Car les deux protagonistes étaient des personnalité estimables, en raison de leur action positive, François Fillon dans le Conseil Général de la Sarthe, et Jean-François Copé à la Mairie de Meaux...

 

   C'est malheureusement le contraire qui s'est produit, l'un - François Fillon voulant se poser en "rassembleur" seul capable de maintenir l'union avec le Centre, et l'autre - Jean-François Copé, se posant en représentant de la "Droite décomplexée", autrement dit en candidat capable, à la future élection présidentielle, de recueillir les voix de l'extrême-droite, ...tout en excluant une alliance avec le Front National de Marine Le Pen ...Les dégâts, néanmoins, auraient pu être réparés, si les deux rivaux avaient accepté l'arbitrage d'Alain Juppé, l'ex-"meilleur d'entre-nous" de Jacques Chirac et valeureux Ministre des Affaires Etrangères de Nicolas Sarkozy ...Cela n'a pas été le cas ...Et le Figaro, journal de droite, se désole, en titrant ce jour lundi 26 novembre 2012 : "UMP : Suicide en direct" ...

 

   Y a t-il encore une solution ?...La revue Le Point, également de droite, titre pour sa part : "UMP - Le vainqueur est Sarkozy " ...C'est vite dit ...Car celui-ci est revenu dans ses propres affaires, et, même s'il est innocenté dans cette mauvaise histoire de financement de sa campagne électorale de 2007, il préfère monnayer actuellement sa notoriété internationale dans des conférences, comme l'ont fait avant lui le travailliste anglais Tony Blair et le social-démocrate allemand Gerhard Schröder ...et il ne semble pas disposé à jouer "la statue du Commandeur", se contentant apparemment de donner des conseils ...Alors qui ? Alain Juppé, quand même, au cas où il ferait la "coquette", ce qui ne paraît pas être son genre, lui naguère considéré comme "raide"...Et pourquoi pas alors, un homme - ou un femme - au seuil de la notoriété et encore un peu dans l'ombre ...Par exemple Nathalie Kosiusko Morizet ...ou Gilles Carrez, apprécié à la fois dans l'UMP et le Parti Socialiste en raison de sa rigueur morale, de sa compétence financière comme rapporteur à l'Assemblée Nationale et de son souci de dialogue, ce qui manque précisément dans ce "combat des chefs"...

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 17:46

   En annonçant l'organisation de sa conférence de presse, le Président de la République François Hollande avait fait un pari audacieux, et le risque de l'indifférence - voire d'un échec - était d'autant plus grand que des sondages concordants - même s'ils sont relatifs - montraient que la confiance de l'opinion n'avait pas cessé de baisser au cours des six premiers mois de son mandat et était devenue minoritaire autour de 40 % ...L'objectivité commande d'affirmer que le pari a été réussi et que François Hollande a même fait preuve d'un incontestable brio, se voulant à la fois serein et convaincant : "Mes choix sont conformes à mes engagements, à mes principes, et surtout aux intérêts de la France"...Très bien, ...pour la forme.

 

   Mais sur le fond, en fixant ainsi un "cap" pour la France, a-t-il fait preuve de constance par rapport à ses "60 engagements" proclamés lors de sa campagne électorale du début de 2012 ? ...C'est moins sûr ...Manifestement touché par des doutes déjà exprimés dans l'opinion, il s'en est défendu : "J'ai fait mes choix et je m'y tiens, sans avoir besoin de prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage" ...Plaidoirie d'abord inutile, car il n'y a aucune honte à confronter ses désirs à la réalité, et il est "normal" que la "pratique" l'emporte sur la "théorie", les faits étant plus têtus que les idées ...Et d'ailleurs lui-même a changé d'attitude, comme si le "château" de l'Elysée avait déjà déteint sur lui : le Président descendant de façon théâtrale l'escalier, sous les décors dorés et les lustres étincelants de la République n'avait plus rien à voir avec le candidat aimable et familier de la campagne ...Et il a fallu le jeu libérateur des questions et réponses pour qu'il sorte du comportement guindé et prêcheur - très "énarque" -de son discours préalable ...Enfin et surtout, il a bel et bien effectué un "tournant" sur divers points ...heureusement d'ailleurs, car François Fillon, ex-Premier Ministre - encore en activité au début de 2012 et bien placé pour porter un jugement - a pu ironiser : "Je veux lui dire que, s'il n'y a pas de tournant, au bout de la ligne droite, il y a le mur de la récession et du chômage", ce qui, ...inversement, est peut-être excessif...

 

   A défaut de faire un bilan complet, on peut faire une analyse de quelques points essentiels :

 

   1. Sur le plan économique - essentiel en cette période de crise - il avait délibérément promis une taxation des entreprises et une réduction des salaires de leurs dirigeants. Il reconnaît maintenantqu'il faut combiner une relance industrielle et le maintien de la consommation, ce qui signifie des sacrifices en matière d'augmentation des salaires. Et il prévoit un Pacte de compétitivité reposant sur un crédit d'impôt de 20 milliards d'€ pour les entreprises, ce qui est certes utile, mais ne manque pas de susciter une réaction du "Parti de Gauche", relayée dès le lendemain dans une manifestation de solidarité commune à divers pays européens...

 

   2. Sur le plan social, il annonce, non sans courage, que le chômage va continuer au moins jusqu'à la fin de l'année 2013, et il appelle les organisations représentatives à faire un "compromis historique", sinon le gouvernement prendra les décisions nécessaires ...Ce n'est pas gagné d'avance, à en juger par le fait que la négociation sur la "sécurisation de l'emploi" a été interrompue le 25 octobre 2012 en raison des propositions,  jugées "inacceptables" par les syndicats, du patronat sur les licenciements collectifs...

 

   3. Sur le plan fiscal, alors que l'augmentation importante de la TVA par Nicolas Sarkozy avait été annulée dès les mesures d'urgence de mai-juin 2012, elle est néanmoins augmentée de 19,6 à 20 %, avec l'excuse quelque peu hypocrite que cette hausse de 0,4 % sera 4 fois moins que ce qui avait été prévu par la précédente majorité ...Certes, François Hollande tient à préciser : "J'assume. Parfois, nous devons corriger" ...Nouveau "couac", alors ! ...Quant à la réforme fiscale (prévue dans le 14ème engagement),  elle est apparemment remise aux calendes grecques (justement, la Grèce...)...

 

   4. Sur le plan de la croissance, liée au reste du monde - et notamment à l'Europe - il mise sur une progression de 0,8 %, mais il ne peut s'agir que d'un voeu pieux, inférieur à son espoir antérieur de 1,5 à 2 % ...et n'offrant aucune garantie, à fortiori si les investisseurs étrangers -comme la Chine...) font défaut, et si la France perd son rang de "A.A.A." actuellement en litige alors qu'il sauvegarde le maintien de taux d'intérêt bas à 2,2 %...

 

   5. Sur le plan international, il avait promis qu'il n'y aurait plus de troupes françaises en Afghanistan à la fin de l'année 2012 (59ème engagement) ...Il ne reste plus qu'un mois et demi, ce qui est peu en considération des problèmes matériels ...Et il vaut mieux ne pas insister sur son intention de demander l'élargissement du Conseil de Sécurité (57ème engagement), la grenouille (animal bien français) se voulant plus grosse que le boeuf ...Quant au droit de vote des étrangers aux élections locales - sujet, il est vrai, délicat - il est remis à plus tard, s'il y a un accord préalable...

 

   Ainsi donc, le cap a été fixé ...Mais la France, avec la Terre, n'a pas fini de tourner...

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Published by Jean Daumont - dans Politique Intérieure
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