Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Ainsi les pouvoirs publics passent du "coq" - devinez qui ?...- à "l'âne" : le fumeur, bien sûr...
On pourrait penser qu'il s'agit pour le gouvernement français d'étudier les moyens de sauvegarder la santé publique dont il a la charge, comme d'autres pays ont eu le courage de le faire...
Or ce n'est pas le cas. Ne voilà-t-il pas que - "manifestement" paralysé par cette mauvaise affaire du CPE, qui n'a pourtant rien à voir avec l'usage du tabac - le gouvernement renonce à proposer une loi et décide seulement de procéder à "une large consultation préalable", ce qu'il n'avait pas pratiqué pour le CPE... Mais, au fait, consultation de qui ? Sauf surprise, les syndicats et les partis, ainsi que les jeunes...ou les vieux, ne vont pas déclencher des manifestations susceptibles de partir... en fumée !... On pourra, au mieux ou au pire, consulter des "groupes de pressions" ou des "communautés" aux intérêts divergents : producteurs de tabac, débitants, associations de fumeurs... ou de non-fumeurs, si elles existent... Et on décidera quoi ? Certainement pas d'interdire la production et la vente du tabac, où l'Etat ramasse un gros pactole... Alors ?... Limiter son usage aux lieux publics... étendus éventuellement aux lieux fréquentés par le public comme les magasins, les bars et les restaurants ?... Mais qui fera respecter une telle mesure ? En effet qui dit interdiction, dit sanction... Qui pourra l'imposer ? Les commerçants ou animateurs dénonceront-ils ou chasseront-ils leurs clients ?...
Finalement, "les choses étant ce qu'elles sont, et la France étant ce qu'elle est" - comme répétait souvent De Gaulle, qui avait d'ailleurs arrêté de fumer...- ne pourrait-on pas faire confiance aux Français en continuant à les inciter à ne plus faire usage du tabac ou, du moins - de façon réaliste - à le réduire ... par des "campagnes" appropriées et répétées, rappelant objectivement les méfaits de son abus ? Cela vaudrait mieux actuellement que cette campagne "abêtissante" du "118..." où, pour avoir la clientèle des Renseignements (marché de 250 millions d'Euros), les 5 premiers opérateurs ont déjà investi 86 millions d'Euros de publicité (dont 17 pour France-Telecom)... Et, sans "légiférer" encore et toujours, on pourrait laisser les responsables délimiter eux-mêmes librement leurs espaces fumeurs et non-fumeurs... Le gouvernement, déjà déconsidéré par l'affaire du CPE, devrait donc avoir le sens du "ridicule", en n'oubliant pas, comme dit l'adage, que "le ridicule tue" !...