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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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L'autorité : Chef ou Conseil ?

   Ayant délibérément consacré mon blog à une réflexion indépendante de tout parti-pris politique, il ne m'est pas possible de manifester un choix entre les candidats "virtuels" à la prochaine élection présidentielle...  Mais il ne m'est pas interdit d'analyser le comportement de ces candidats en fonction de leur attitude vis-à-vis de "l'autorité" qui est un élément majeur de toute "gouvernance" : cette autorité doit-elle appartenir en dernier ressort à un "chef" - donc à un individu - ou à un "conseil" - donc à la collectivité ?...

   A vrai-dire, le problème n'est pas nouveau, car il remonte sinon à "la nuit des temps", mais au moins à l'Antiquité...Déjà les Hébreux avaient balancé entre les "Juges" et les "Rois", ceux-ci étant plus ou moins sous la tutelle des "Prophètes"... Et au Moyen-Age, a été posée régulièrement la question de l'autorité respective du Pape eu du Concile : c'est d'ailleurs la cause principale du schisme de l'Eglise Orientale qui, traditionnellement habituée à l'autonomie des communautés religieuses, n'a pas accepté l'autorité suprême du Pape romain (1054)... Au 19ème siècle encore, l'Eglise orientale devenue "orthodoxe" a contesté les dogmes de l'Infaillibilité pontificale et de l'Immaculée Conception moins pour une question de doctrine que parce que ces dogmes n'avaient pas été pris par le Pape "en Concile"...

   Le problème reste posé pour la plupart des activités humaines nécessitant une "gouvernance", qu'il s'agisse d'organisations politiques, syndicales ou même associatives... Est-ce le "Chef" régulièrement élu (quel que soit son titre officiel) qui doit "commander", ou est-ce le "Conseil" (Assemblée , Parti, Bureau...) qui doit avoir le pouvoir final de décision ?... On peut se hasarder à donner une réponse "philosophique" : l'autorité d'un seul est dangereuse, l'histoire en ayant donné de nombreux exemples... Mais l'histoire a donné aussi des exemples d'inefficacité du pouvoir collectif, la France des 3ème et 4ème Républiques étant une illustration notoire... En fait la réponse est plutôt du côté de la réalité "juridique", c'est-à-dire celle de la "responsabilité" : un individu qui commande doit et peut "assumer" ses décisions, et cette autorité ne serait intolérable que si elle était "tyrannique", c'est-à-dire sans responsabilité... Et comme la "responsabilité collective" n'existe pas (des individus doivent toujours en répondre...), il ne peut donc y avoir en principe de "prééminence d'un Conseil"...

   Dans ces conditions, les candidatures déclarées de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sont intéressantes, car elles se placent dans le cadre des institutions de la 5ème République qui assurent la prééminence du Président de la République sans tomber dans un système présidentiel "à l'américaine" qui, en France, ne manquerait pas de susciter l'opposition de 2 pouvoirs, celui du Président et celui du Parlement... L'esprit des institutions veut donc qu'une candidature est d'abord personnelle, en fonction d'un crédit obtenu dans l'opinion, ...l'appui d'un parti politique étant certes important, mais néanmoins secondaire... Nicolas Sarkozy l'a compris depuis longtemps en "surfant" sur une opinion favorable et en faisant tout pour la maintenir, tout en s'étant assuré le contrôle de l'UMP... Et Ségolène Royal, bien avisée et conseillée, est en train ...d'en faire autant, en profitant de sondages favorables pour faire passer ses propres convictions, certainement sincères ( retour à des "repères", valeur du travail et des efforts, restauration...de l'autorité...)...Mais, à la différence de Nicolas Sarkozy, elle n'a pas l'appui de son parti socialiste que ses déclarations "mettent au bord de la crise de nerfs" et qui entend imposer au candidat de son choix la "prééminence de son  programme"... Il est vrai qu'elle pourra toujours - si elle est néanmoins choisie en raison de sa popularité et malgré les "éléphants" - passer outre à ce programme et imposer ses idées...comme autrefois Mitterrand... On n'en est pas là... Mais, dans le cadre d'une réflexion sur "l'histoire possible", la situation mérite vraiment de retenir l'attention...

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D
   A "Here"...<br />    Bonjour !<br />    Je vous remercie de votre confiance, que je m'efforcerai de justifier à ma façon, qui est celle d'un esprit indépendant et volontiers anticonformiste...<br />    Comme vous pourrez le constater, je vous ai aussitôt inscrit dans mes liens, ainsi que dans "newsletter" pour l'information par E-mail...<br />    J'ai déjà consulté plusieurs "chapitres" de votre blog, notamment..."Institutions et Gouvernance" : il y de quoi discuter : personnellement, conformément à mon article,  je pense pas qu'un régime "présidentiel" soit souhaitable en France, même si le régime actuel comporte de notoires insuffisances... Affaire à suivre par un commentaire sur votre blog ou par un article dans le mien : il va me falloir de la "réflexion" et donc un certain temps...<br />    Cordialement
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M
Un commentaire qui n'a rien à voir:<br /> je mets votre blog en lien sur celui d'IES<br /> http://initiativeeuropeenneetsociale.over-blog.com<br /> peut-être pouvez-vous faire de même ....<br /> A vous. <br /> marc d'Héré
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V
L'esprit des institutions est peut être gaullien mais la pratique l'est manifestement moins! <br /> Si Giscard, patron d'un parti minoritaire dans son camp a pu l'emporter en 1974, (gràce à la trahison de Chaban par Chirac), depuis, c'est bien le patron du parti majoritaire qui a été élu. Rocard n'a rien pu faire malgré les sondages contre le poids de miterrand au sein du parti. Balladur idem. <br /> Le petit Nicolas l'a bien compris, qui a pris l'UMP pour assurer sa candidature. Et n'oublions pas que le conjoint de Ségolène est premier secrétaire du PS. Cela aide!
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