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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Le déremboursement

   Ce "néologisme" incongru se rapporte - chacun est payé, ou plutôt ne l'est pas...pour le savoir - à la disparition du remboursement de médicaments jugés "inefficaces" par la Haute Autorité de la Santé : cette fois-ci, il va s'agir de 133 médicaments - dont 89 totalement éliminés - s'ajoutant aux 82 déjà "déremboursés" à l'été 2003 et aux 156 de mars 2006... et - un comble ! - la plupart d'entre eux relèvent d'une "prescription médicale obligatoire"... Renseignement pris - car cette "logomachie" est obscure - cela signifie que ces médicaments sont considérés comme "insuffisants", mais cela ne signifie pas "qu'ils sont totalement inefficaces et ne seront pas prescrits par les médecins"... ce qui, à vrai-dire, n'est pas plus clair...

   De qui se moque-t-on ?... Du public, assurément, à qui l'on veut faire croire qu'il passe son temps à utiliser pour son plaisir une "médecine de confort", et contribue par conséquent - voilà le grand argument- au déficit de la Sécurité Sociale... En fait, il s'agit souvent de "vaso-dilatateurs" prescrits aux personnes souffrant d'artérite des membres inférieurs, et plus largement des médicaments prévus pour les personnes âgées, comme les anti-diarrhéiques et autre produits utilisés en ORL, pneumologie et infectiologie... On peut donc en conclure qu'une fois de plus les personnes âgées sont "responsables", alors qu'elles sont déjà montrées du doigt en raison du poids (pourtant très relatif pour certaines...) de leurs retraites... A se demander vraiment si elles vont conserver le "droit de vivre" !... La situation est d'autant plus scandaleuse que les médicaments "déremboursés" - au coût désormais libre - connaissent une envolée des prix, difficile à supporter non seulement par les "vieux" mais plus généralement par les gens ayant peu de ressources...

   Certes, il peut y avoir dans certains cas un abus de visites de médecins et un excès d'utilisation de médicaments... Mais, comme la Sécurité Sociale et les Mutuelles ont les moyens d'assurer les contrôles, il suffirait alors de prendre des dispositions particulières pour les usagers abusifs... Pourquoi s'en prendre à la majorité des gens - notamment les personnes âgées, qui ont eu pendant toute leur vie des prélèvements obligatoires pour la Sécurité Sociale - soit des millions d'Euros - représentant souvent beaucoup plus que les remboursements obtenus pour maladie ou accident... Pourquoi faut-il encore qu'elles fassent les frais de "nouvelles économies" pour une Sécurité sociale qui ferait mieux de revoir de fond en comble les conditions souvent "obsolètes"de son fonctionnement...

   Le plus piquant de l'histoire est que les "entreprises du médicament" sont pour le moins réservées sur ces "déremboursements"... Le Président de leur Association estime qu'il s'agit d'une "mauvaise décision pour la relation de proximité médecin-patient... car les médicaments déremboursés sont suivis de transferts de prescription vers d'autres produits plus chers et plus difficiles à manier"...Et il ajoute : "Les critères de déremboursement sont certes scientifiques...mais souvent très éloignés de la pratique"... précisant même : "Personne ne peut nier que ces médicaments (NDLR : de confort...) rendaient un vrai service en évitant de recourir à l'escalade thérapeutique"...

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J
A force de porter le fer contre l'industrie pharmaceutique "qui s'en met plein les poches", on aboutit à des situations assez ubuesques.1. La véritable cause du déficit de la sécurité sociale, ce n'est évidemment pas le coût excessif des médicaments qui ne pèsent guère que pour moins de 10% dans le budget total de l'Assurance Maladie.2. C'est l'Hôpital Public qui est la cause de l'essentiel du déficit. Il faut avoir le courage de le reconnaître et de le dire...3. A côté de cela, il y a quantité d'autres problèmes de toute nature que je ne peux pas développer ici car ce serait beaucoup trop long. Notons déjà les incohérences, toujours source de gaspillages, conséquence directe de la logique de l'économie administrée.Mes idées sur le sujet sont tellement iconoclastes que je préfère, pour l'instant,  m'abstenir.
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