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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Comment gouverner ?

   La campagne présidentielle de 2007 a au moins le mérite de replacer dans l'actualité un peoblème que les Français n'ont toujours pas résolu définitivement depuis plus de 2 siècles : la manière de gouverner la France... La proposition d'une "6ème République" faite à ce propos par certains responsables politiques est - par son "numéro" même - tout un programme, révélateur de cette incapacité jugée d'ailleurs incurable par de nombreux observateurs étrangers...

   La France est fière d'être le "pays des Droits de l'homme ...et du citoyen", et il ne peut donc être question de contester son attachement à des "principes" devenus "universels", comme la Liberté, l'Egalité, la Fraternité et ...la Démocratie... Mais il faut reconnaître aussi qu'elle n'a toujours pas trouvé le moyen définitif de transposer ces principes - qui sont des règles de "vie en société" - en "manière de gouverner"... Peut-être justement parce qu'elle n'a pas trouvé l'équilibre entre les principes et les réalités, ...autrement dit entre la théorie et la pratique...

   A priori, en effet, un gouvernement "démocratique" est un gouvernement du peuple, au sens d'un gouvernement "par le peuple"... Et cele signifie non seulement que celui-ci fasse son choix au suffrage universel, mais que tous les courants d'opinion soient représentés..., ce qu'un scrutin proportionnel sans exclusive peut seul assurer... L'ennui est que ces "courants d'opinion", traduits par des "partis", sont nombreux en France, et qu'un tel scrutin ne peut ni éviter l'émergence des partis extrêmes (au contraire, il la facilite...), ni susciter (sauf en de rares exceptions...) la formation d'une majorité cohérente et stable de gouvernement avec les partis modérés de droite ou de gauche... En ne remontant qu'à la 4ème République, on peut rappeler à titre d'exemple que ces partis, regroupés entre 1946 et 1951 autour des Socialistes et du Mouvement Républicain Populaire dans une soi-disant "3ème Force"...ont battu un record en renversant 12 gouvernements en 6 ans en raison de leurs querelles internes ; Bidault dura 5 mois... Blum 28 jours... et Queuille 24 heures... Il est vrai que ce dernier avait auparavant réussi à tenir 1 an et 24 jours, et que ses collaborateurslui avaient alors offert pour le 1er anniversaire les oeuvres complètes d'Anatole ...France !... Il est donc facile d'imaginer ce qu'une "réunion" comparable de partis partageant autant d'accords que de désaccords derrière un grand "principe" de "rassemblement" pourrait donner en 2007, à fortiori si la Présidence de la République, au nom de ce principe n'était plus qu'un pouvoir d'arbitrage...

    Aussi n'est-il pas inconcevable de vouloir qu'un gouvernement démocratique soit un gouvernement du peuple, au sens d'un gouvernement "au nom du peuple"... Car un pays a besoin d'être gouverné de façon claire et droite, et c'est trahir le peuple que de le livrer aux compromis, voire aux compromissions... Et inversement c'est faire injure à des démocrates sincères de penser qu'ils peuvent confisquer le pouvoir au profit de leurs partis ou de leurs milieux d'origine au mépris de l'intérêt général.... Cele suppose d'abord que les partis ou les représentants qu'ils ont élus aient sinon un "programme" toujours difficile à respecter en fonction des réalités et des circonstances, du moins quelques "perspectives" d'action facilitant le choix des électeurs... Cela suppose aussi que, pour les élections législatives, le choix soit effectué à un scrutin majoritaire permettant de dégager, comme le mot l'indique, une "majorité"... Ou alors, si on veut s'en tenir au scrutin proportionnel au nom de "l'équité", il faut pour gouverner efficacement sans être à la merci de "majorités changeantes" un régime réellement présidentiel, où l'Assemblée aura seule compétence dans le domaine économique et social, et où le gouvernement du Président prendra seul les décisions dans les domaines dits "régaliens" (représentation publique, affaires étrangères, armée, police...), toutes dispositions étant prises pour assurer, au sein de Commissions mixtes,  les rapports nécessaires entre l'Exécutif et le Législatif... Ainsi, sans nuire à la représentativité de l'Assemblée et même en lui redonnant de l'autorité dans son domaine propre, la continuité du "gouvernement " pourrait être assurée , et la réputation de la France à l'étranger ne pourrait qu'y gagner...

   A l'étranger, justement, il y a des exemples qui donnent à réfléchir... En Italie, la coalition des partis a donné sepuis 1945 les mêmes résultats qu'en France, et on peut s'interroger sur ce que va donner l'union de la "carpe" et du "lapin", c'est-à-dire des "socialistes" et des "centristes" qui y est aussi d'actualité... Comme on peut s'interroger sur la viabilité d'une "grande coalition" en Allemagne entre le SPD et la CDU... Par contre, en Angleterre, où il n'y a pas de "textes institutionnels" - donc pas de "principes" - mais où il y a une "pratique empirique", le gouvernement est assuré avec continuité et régularité, nonobstant une alternance entre deux partis, qu'il s'agisse des "whigs" et des "tories" au 18ème siècle ou des "travaillistes" et des "conservateurs" au 21ème siècle...

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J
Sauf mon cher Jacques que nous ne sommes pas libres !<br /> Nous restons subordonnés au(x) système(s), qu'on le veuille ou pas.<br /> La liberté que tu évoques est illusoire.
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J
Avec un Parti Communiste à 28% et un RPF à 15 ou 20% (je ne suis pas du tout sûr de mon dernier chiffre) d'une part, un "principe" politique qui veut que le gouvernement doit démissionner s'il n'obtient pas, même sur un vote mineur, la confiance de la Chambre (là où on dort!), on ne peur avoir que des catastrophes. Je ne veux à aucun prix d'un tel régime politique!Avec des forces d'extrême gauche ramenées à 7% et qui plus est, divisées en 5 mouvances au moins, d'une part et des forces d'extrême droite ramenées à 10% (encore moins je l'espère en Juin!), un principe politique selon lequel le gouvernement n'est pas tenu d'engager sa responsabilité sur un texte et un Président qui n'est pas obligé de dissoudre s'il n'en a pas envie, on n'est plus du tout dans le même système. Mon vote enfaveur de Bayrou ne signifie nullement une adhésion avec armes et baggages. J'entends conserver ma liberté.   
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