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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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L'histoire jugera...

   En prononçant trois discours en une 1ère demi-journée de pouvoir, avec une première décision très symbolique et consensuelle d'instituer à chaque rentrée scolaire la lecture de la lettre du jeune résistant Guy Moquet - étudiant communiste - à ses parents avant son exécution en 1941, ...et avec un voyage immédiat en Allemagne pour saluer la chancelière Angéla Merkel et affirmer sa volonté européenne, le nouveau Président Nicolas Sarkozy a clairement montré qu'à l'encontre de la célèbre affirmation de l'un de ses prédécesseurs François Mitterrand, ..."il ne va pas laisser du temps ...au temps" !

   C'est manifestement une nouvelle manière de gouverner qui survient avec lui ...Il n'est plus question de tergiverser, comme les anciens responsables politiques - de "droite" comme de "gauche" l'ont fait depuis des années en partant du principe intangible que "la France est ingouvernable" et qu'il convient de prendre toutes les précautions nécessaires avant toute décision importante... Qu'il s'agisse du gouvernement ou  des premières mesures, on peut déjà prévoir sans risque : "Attention !... Attachez vos ceintures!... Ca va secouer !..."

   D'abord, il est évident que le nouveau "Président" va "présider" lui-même, au sens d'assurer un gouvernement "direct"... Il ne se contentera pas de "donner des directives générales" comme ses prédécesseurs, et notamment Jacques Chirac ...Le Premier Ministre François Fillon, choisi pour ses qualités de discrétion et d'efficacité, ne sera certainement qu'un "fondé-de-pouvoir" chargé d'exécuter les décisions du Président, et d'ailleurs celui-ci a déjà prévu que les Ministres devront rendre compte régulièrement de leur gestion...

   Ensuite, comme le dit l'expression devenue populaire, il a "mis la pression" sur lui-même en affirmant "qu'il dira ce qu'il fera " et "qu'il fera ce qu'il dira"... Le pari est incontestablement audacieux et risqué quand il s'agit - par exemple - de ramener le chômage au taux réputé incompressible de 5 %... Cela veut dire qu'il est prêt à "rendre des comptes" et que, par conséquent, il sera beaucoup plus "présent" - notamment dans les "médias" - que ses prédécesseurs... Or les moyens d'apprécier son action ne manqueront pas : au delà des sondages qui ne manqueront pas de se multiplier à chacune de ses "interventions", il y aura une succession d'élections - donc de "consultations populaires" : dès le mois de juin 2007, les élections législatives permettront de mesurer l'impact de ses premières décisions, et ensuite, d'ici 2010, il y aura les élections cantonales, municipales et européennes...

   En conclusion, si les portes de l'Elysée ne se referment pas sur lui en l'isolant des Français, il n'est pas impossible que Nicolas Sarkozy suscite une évolution importante dans "la gouvernance de la France", faite d'une association entre un pouvoir efficace et une consultation active du pays, mais aussi d'une synthèse entre la tradition et l'innovation, à l'image de sa 1ère demi-journée de pouvoir...

   Autrement dit, l'histoire jugera...

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J
Sans que j'en comprenne la raison, il semble bien que Candide ait "une dent" contre François Fillon. Moi, je trouve cet homme remarquablement franc, loyal et, en plus, ce qui ne gâche rien, courtois!
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D
   Je vous signale à toutes fins utiles que "le poste de Premier Ministre transformé en Secrétariat Général", c'est François Fillon lui-même qui l'a "théorisé" lui-même dans son livre publié en 2006 "La France peut supporter  la vérité" (Réf: Article du Figaro du 17 mai 2007, page 16 - dernier paéragraphe). Il y défend la thèse de la présidentialisation du régime...et d'une suppression du poste de Premier Ministre... Je vous concède néanmoins qu'il peut "prendre goût au pouvoir" , car c'est "en forgeant qu'on devient forgeron"... Dans ce cas - peu probable, à mon avis - c'est avec lui-même qu'il sera en contradiction...
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C
Je mettrai un bémol à votre analyse et il concerne M. Fillon. Je doute qu'il se contente d'un poste de figuration. Il n''a pas exercé ses talents dans l'ombre de Sarkozy pour n'être que le vassal de celui que les français ont fait suzerain.<br /> Combien de présidents ont nommé des premiers ministres, croyant en faire des porte serviettes , pour se retrouver quelques mois plus tard face à de redoutables bretteurs dont la réussite aux affaires faisait de l'ombre à leur seigneurie.<br /> Souvenons nous de Pompidou, de Chirac, de Jospin...et pourquoi pas demain du gentil Fillon
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