Réflexions sur l'actualité en tous genres.
En ce début de janvier 2012, il est impossible d'échapper au rite des voeux ...Chacun y va de son "bonne année", accompagné le plus souvent de "bonne santé" ...Il s'agit d'un rite ancien, hérité d'un passé lointain, puisque déjà il était en usage dans la Rome antique (*), mais il est surtout symbolique, car celui qui les formule comme celui qui les reçoit croient rarement qu'ils auront un effet sur les évènements à venir...
Mais ces voeux ont au moins un mérite : ils sont "sympathiques", en ce sens qu'ils traduisent un "souci des autres" : une fois par an, c'est l'occasion de sourire, de s'attendrir, de penser au "bien" ...et d'oublier le "mal" ...Car le mal -hélas - n'est jamais loin ...et, même si on a la chance de ne pas le connaître pour soi-même ou pour ses proches, on a aucun ...mal à le trouver dans le monde : la persistance de "crimes contre l'humanité", comme en Syrie actuellement , la persistance de "crises économiques" aggravant la pauvreté de pays déjà démunis, et à l'opposé, les "profits indécents" de magnats seulement soucieux de préserver, voire d'accroître leur richesse, et la persistance de "l'oppression" dans certaines dictatures...
A vrai-dire, on n'en finirait pas d'énumérer les cas où le "mal" persiste dans le monde, et il ne sert ...malheureusement à rien de rêver au "bonheur universel" qui reste - les hommes étant ce qu'ils sont - du domaine de l'utopie ...Mais il n'est pas interdit d'agir en ce sens ...car, depuis un demi-siècle - après les horreurs de deux guerres mondiales, il y a eu d'incontestables progrès avec la mise en place d'institutions internationales et d'organisations dites non-gouvernementales qui s'efforcent de juguler les problèmes de guerres civiles, de déportations, de maladies ...ou de faim ...Il y a une prise de conscience qui s'impose de plus en plus dans le monde, une sorte "d'ingérence morale" qui est porteuse d'espoir ...
Alors, bonne année !...
(*) Dates variables suivant les époques et les pays. A Rome, le début de l'année était en mars, comme le rappelle le nom des 4 derniers mois de l'année, de septembre à décembre.