Réflexions sur l'actualité en tous genres.
La République est une et indivisible, comme le rappelle la Constitution de 1958 reprenant sur ce point la Constitution de 1946 ...En fait, cette notion d'indivisibilité n'avait rien de nouveau, car elle avait déjà été le but de la Monarchie d'Ancien Régime qui n'avait eu de cesse que de rattacher à la France des provinces qui avaient conservé une autonomie relative dans leur gestion et même parfois leur langue en les soumettant à une administration à la fois absolue et centralisée...
Avec la Constitution de 1958, et après De Gaulle qui avait conservé le principe de la primauté de l'Etat, son second successeur, le socialiste François Mitterrand avait instauré un processus de décentralisation qui avait abouti à donner plus de pouvoirs aux communes, aux départements et aux régions, avec des compétences partagées (ex: les Collèges aux départements et les lycées aux régions) qui n'étaient pas toujours claires et créaient parfois des "doublons" ...De surcroît, la décentralisation avait donné naissance à des fonctionnaires territoriaux qui, loin de remplacer les fonctionnaires d'Etat dans les préfectures et les sous-préfectures, s'étaient ajoutés à eux, alourdissant ainsi le poids des charges publiques...
On peut donc comprendre qu'une réforme était nécessaire - la France n'en est plus à une près - afin de réaliser des économies et de simplifier les démarches des citoyens ...La volonté d'assumer cette réforme de la part du Président François Hollande était donc légitime, et on ne pouvait qu'approuver de nombreuses dispositions prévoyant un regroupement des activités :
- Pour les Régions, la responsabilité de l'ensemble de l'enseignement secondaire (Collèges et Lycées), des transports (ruraux et scolaires), des ports (s'il y avait lieu) et ...la gestion globale des déchets.
- Pour les Départements, la responsabilité des secteurs plus immédiats et plus proches, comme le domaine social, la lutte contre les incendies, et plus généralement l'environnement.
Pourquoi alors a-t-il fallu que, sous prétexte d'économie, le Président Hollande arbitre dans le sens d'une diminution de 22 à 14 Régions, soulevant ainsi autant de problèmes nouveaux qu'en essayant de règler les problèmes anciens ...Comment justifier des "Grandes Régions" ne correspondant à rien de clair, comme la Région Picardie-Champagne-Ardennes où on ne sait pas trop ce qu'il peut y avoir de commun entre l'estuaire de la Somme et les confins de la Franche-Comté ...De même, pourquoi détacher deux provinces du Massif Central, le Limousin et l'Auvergne, pour rattacher la première au Centre-Poitou-Charente et la seconde à Rhone-Alpes, cette dernière étant rattachée à l'autre région alpine de Provence-Alpes-Côte d'Azur ...Et ceci sans qu'il y ait de suppression significative du nombre des fonctionnaires territoriaux, ni de dévolution annoncée des Hôtels régionaux et départementaux - parfois luxueux - et donc toujours à la charge des contribuables...
Il paraît que le schéma final n'est pas arrêté et que, de toutes façnd, la réforme ne serait pas appliquée avant 2017 ...S'il y a alors un changement de majorité, actuellement probable, cela veut dire qu'il y aura encore des remises en cause ...Et ceci d'autant plus qu'il y a, ici ou là, des "patates chaudes" comme le problème du rattachement ou non de la Loire-Atlantique à la Bretagne, qui fait l'objet d'un conflit entre les Présidents ...socialistes... de la Bretagne et des Pays de Loire ...
Alors, n'est-il pas urgent ...d'attendre, plutôt que de rallumer des querelles comme la France en a toujours connu, ...et ...la Gaule avant elle ?...