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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Pas de soins pour les Ploucs...

   Un tel titre - volontairement brutal - traduit une condamnation sans appel de manifestations d'étudiants en médecine qui, à la seule annonce d'une réforme possible des conditions de leur installation comme médecins, ont prétendu défendre leur "liberté"...

   Il faut dénoncer cette soi-disant défense de leur liberté, car ces étudiants, en faisant valoir leur "qualité de vie", ont clairement montré que celle-ci était pour eux prioritaire devant la "nécessité des soins" pour les malades, et cette attitude est inacceptable :

   - D'abord, ils établissent ainsi une "discrimination" entre les malades suivant leur lieu de résidence, car la liberté invoquée n'est en fait qu'un prétexte à ne pas vouloir exercer leur futur métier dans des zones réputées "difficiles", en particulier les campagnes... et ce refus est d'autant plus insensé que la qualité de vie "rurale" est de plus en plus appréciée par ...les citadins, qu'il s'agisse des vacances ...ou de la retraite (air pur, et moindre coût des terrains et des impôts)...

   - D'autre part, ils ignorent apparemment que le métier de médecin, même s'il fait partie des professions "libérales", correspond à une mission de "service public"... et qu'il implique donc, conformément au "serment d'Hippocrate" une obligation de soins en toutes circonstances et en tous lieux...

   - De plus, ils rompent avec une tradition séculaire du "médecin de campagne" attaché à son village, où il était non seulement un ami et un conseiller des familles, mais une personnalité reconnue, d'ailleurs souvent choisie pour être Conseiller Municipal et même Maire...

   - Enfin, ils oublient qu'à l'instar de la plupart des métiers ils doivent d'abord se faire connaître par la qualité de leur travail avant de "choisir" leurs conditions d'installation... et leur refus de la campagne est d'autant moins justifié que celui-ci s'impose pour la plupart des étudiants faisant des études comparables aux leurs pour le métier de vétérinaire... Les médecins seulement à la ville, et les vétérinaires à la campagne, mais où va-t-on ?...

   Néanmoins ces manifestations d'étudiants en médecine ont eu un certain intérêt, celui d'attirer une fois de plus l'attention de l'opinion publique sur l'organisation des services de santé en France... Puisqu'on a organisé un "Grenelle de l'Environnement" - à bon escient, puisque cette réunion veut sauvegarder justement la santé humaine - ne pourrait-on pas dans le même esprit organiser un "Grenelle de la Santé" pour remédier à des insuffisances criantes :

   - la mauvaise répartition des médecins, non seulement entre les villes et les campagnes, mais entre le centre des villes et les banlieues, et plus largement, à l'échelle de la France, entre le Sud bien pourvu et le Nord en déficit...

   - la mauvaise répartition des hôpitaux, souvent en surnombre dans les grandes villes, alors que les habitants des campagnes sont souvent astreints à des déplacements longs et difficiles, notamment dans les régions de relief accidenté...

   Or on ne prend pas le chemin d'une bonne organisation.. en fermant des hôpitaux ou des services d'hôpitaux des petites villes de province pour le seul motif d'un manque de rentabilité non pas humain mais financier... et en retirant, comme cela semble le cas après les manifestations d'étudiants en médecine, le projet de réforme de leur installation...
   

  
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D
Oups j'ai oublié ! Pour le grenelle de la santé, effectivement cela serait une bonne initiative.
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D
Vous avez raison ! Aujourd'hui faire des études de médecine ne correspond plus à une vocation, un devoir d'assistance et de soins envers les malades mais, dans l'ensemble, à choisir une position sociale, un confort de vie et des gains confortables en premier.  Ce qui est gênant effectivement. Un jour,   j'ai été choqué en rendant visite à une amie mourante à l'hôpital. Elle demandait à l'interne de garde : " Vous viendrez me voir demain ? " "Ah non ! Demain je ne suis pas d'astreinte". Le mot "astreinte" devant une mourante m'avait paru horrible. Le mot 'Garde" lui, ayant été balayé pour bien indiquer que ces heures supplémentaires étaient  d'abord très contraignantes et, non plus un devoir envers les malades et un acquis supplémentaire dans leurs études.
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