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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Violence à l'école...

  Il ne faut pas - de façon simpliste - considérer que la violence dans le milieu scolaire est un fait nouveau, car chacun sait que depuis longtemps les jeunes, dès l'école primaire, ne sont pas toujours tendres entre eux... Mais il faut reconnaître que cette violence connaît une recrudescence inquiétante, d'autant plus qu'elle atteint désormais aussi les enseignants et les chefs d'établissement, et qu'elle est perpétrée non seulement par des élèves, mais parfois aussi par des parents...

   Il est difficile d'en cerner les raisons, mais deux "approches" peuvent être "proposées" :

   - L'évolution de la "société" : la cellule familiale s'est affaiblie en raison d'un relâchement des liens et d'une plus grande sollicitation extérieure. Et cette "déstructuration" s'est aggravée avec une immigration massive et mal contrôlée où le regroupement dans de grands ensembles architecturaux a favorisé le "communautarisme" peu favorable à une assimilation sociale comme autrefois, et au contraire propice à toutes les frustrations...

   - L'évolution de "l'école" : au lieu de serrer les rangs et de faire face avec clairvoyance et détermination aux problèmes, on a depuis 1968 découragé l'autorité et le mérite, allant jusqu'à supprimer parfois les notes et les redoublements au nom de "l'égalité"... et, par ailleurs, on a souvent "ouvert" des "cités scolaires" pouvant atteindre 2000 élèves, sans véritable clôture ni contrôle d'entrée, au mépris d'une sécurité élémentaire... Et après on  vient se plaindre des intrusions et de la violence...

   Malheureusement, il y a un principe pédagogique bien connu des maîtres chevronnés : "Si vous vissez d'abord, vous pourrez toujours dévisser ensuite... Mais si vous dévissez d'abord, vous ne pourrez plus ensuite revisser"... On est dans cette situation par rapport à la violence scolaire... et comme il ne peut être question de "réformer  la société" - même si des efforts sont possibles à long terme - il faut trouver des solutions pour "réformer l'école" sans tomber dans le piège d'un "passéisme " anachronique :

 - 1. Mieux adapter le système scolaire aux besoins des jeunes au lieu de leur appliquer des théories d'adultes, ce qui signifie la nécessité d'en finir avec le "mythe de l'égalité" : assurer "l'adéquation (et non plus l'égalité) des chances". A ce titre, l'apprentissage à partir de 14 ans est une solution intéressante, qui a naguère fait ses preuves quand elle était vraiment souhaitée par les jeunes... Il y en a d'autres...

 - 2. Redonner l'autorité aux enseignants, les décisions devant relever de leur compétence sous l'arbitrage des chefs d'établissement et dans le respect de certaines règles (conseils, avertissements...), qu'il s'agisse d'orientation, de redoublement, d'organisation de groupes de niveau, etc... Car il faut aussi en finir avec les palabres inutiles et le respect inhumain des statistiques prévisionnelles...

 - 3. Effectuer les aménagements de structure nécessaires au respect  "bien compris" de l'ordre : clôturage matériel et contrôle d'entrée (cartes magnétiques déjà expérimentées...) et présence de "cellules police/justice" dont la proposition actuelle du Ministre paraît judicieuse...car il faut là encore en finir avec le "tabou" hérité des ...franchises universitaires, mais n'ayant jamais eu d'existence légale, interdisant l'entrée des établissements, sauf cas exceptionnels, à la police... Car certains établissements, en raison de leur recrutement ou de leur importance, sont souvent incontrôlables avec des surveillants d'externat trop peu nombreux et souvent inexpérimentés...

   Evidemment, tout cela mérite discussion... Néanmoins, il faut agir vite... et ne pas se contenter de s'émouvoir devant la violence et laisser les enseignants faire usage d'un "droit de retrait" qui, certes, alerte l'opinion, mais reste dérisoire...

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J
J'ai lu votre article, le commentaire d'Eric et votre réponse : je suis globalement d'accord avec les trois. Il n'y a que des nuances qui vous séparent tous les deux ...<br /> Il est bien certain que l'autorité des enseignants doit être rétablie et ceux des enseignants qui n'ont pas cette autorité naturelle doivent être "virés" pour incompétence professionnelle.<br /> Je ne suis pas sûr que 90% des enseignants soient des femmes. Je pense que c'est plutôt 70% mais cette différence ne remet pas en cause mon analyse.<br /> Pourquoi une telle proportion?<br /> Ma réponse est simple et terrible : les femmes choisissent ce métier parce que cela leur permet de travailler tout en ayant une vie de famille "normale" afin de pouvoir élever leurs enfants! <br /> Le débat doit se poursuivre... et il va se poursuivre.
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D
   Sans tomber dans le "simplisme" que j'avais réfuté d'entrée, j'étais resté volontairement dans les idées générales, afin que mon article reste "tout public"... D'où des nuances de présentation du genre "pièges d'un passéisme anachronique" pour faire comprendre qu'il ne suffit pas de revenir à des méthodes anciennes et éprouvées, et qu'il faut savoir les adapter à un public de jeunes qui ont tout de même des curiosités différentes de celles de naguère et qui pratiquent déjà - souvent avant l'entrée à l'école - des techniques nouvelles (ex:informatique) .. Eh ! oui, le B-A  BA en cliquant !...<br />    Ceci dit, je suis d'accord avec la plupart de tes remarques, en particulier sur la nécessité de restaurer l'autorité des Professeurs,  éventuellement ...malgré eux ou du moins malgré l'opposition de leurs syndicats enfermés dans leurs théories qui ont pourtant abouti à un échec patent, même s'ils le dissimulent sous l'argument -bateau du manque de moyens... On peut transposer l'aphorisme de Clémenceau : "La guerre est une chose trop sérieuse pour n'être confiée qu'aux militaires..."<br />    Je m'étonne néanmoins de ton opposition ...aux cartes (et non aux portiques) magnétiques, qui sont d'ailleurs déjà en usage dans certains établissements à diverses fins (entrée et sortie, mais aussi sel-service, bibliothèque, etc...). De même, au moins dans les gros établissements - où, sur plusieurs hectares et des bâtiments immenses et dispersés, la vigilance d'un personnel non formé au contrôle des comportements, en particulier pour la drogue, ne peut pas suffire - la présence de la police - au moins à certaines heures - peut être efficace et n'entraînera pas nécessairement un "climat policier"... Après tout, la "peur du gendarme" suffit souvent à maintenir le calme, à l'instar des adultes, quand ils sont automobilistes... Là encore, il y a des essais concluants de "policiers référents"...<br />    Bien sûr, je serais heureux que d'autres personnes participent à ce débat... Mais, sur un blog de "pariculier", ce n'est pas évident, si on n'a pas un grand nombre de lecteurs...
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E
Je suis d'acord avec toi, ayant été parent d'élève élu au conseil d'administration du collège de mon fils, j'ai été chargé pendant 5 ans de la commission de discipline ( personne ne voulait la faire ) et à ce titre je devais assister aux conseils de disciplines.<br /> En lisant ton texte c'est un peu paradoxal, d'un côté tu dis : " il faut trouver des solutions pour "réformer l'école" sans tomber dans le piège d'un "passéisme " anachronique " de l'autretu dis : "..on a depuis 1968 découragé l'autorité et le mérite, allant jusqu'à supprimer parfois les notes et les redoublements au nom de "l'égalité"..."<br /> Les "anciennes" méthodes marchaient, pourquoi changer une méthode qui marche, je l'ai exprimé dans un article intitulé " arrêtons de tirer tout vers le bas".<br /> La génération de mai 68 s'est bien amusée mais elle a planté ses enfants.<br /> Dans le temps, lorsque un élève était absent à l'école c'est deux policiers qui étaient détachés pour aller le chercher chez lui. C'était pour que les parents n'utilisent pas leurs enfants au travail des champs. On l'a fait il n'y a pas si longtemps, pourquoi ne le referait-on pas maintenant et systématiquement? <br /> L'absentéisme est la plaie de l'école actuelle, certains parents s'en amusent il faut le savoir.<br /> Je suis pour l'uniforme à l'école,( c'est même pas passéiste puisque ça na jamais existé en France ) pourquoi, parce que le stupide phénomène des marques a atteint un niveau incroyable et a même contaminé les profs :  la règle actuelle est la suivante : si un élève qui n'a pas de vêtements de marques ( reebok, nike etc) est un enfant de pauvre, donc un nul. Je trouve ça d'une stupidité sans nom mais, c'est le terrible constat fait sur-place. a tel point que le fils d'un ami ne voulait plus aller à l'école sans avoir un vêtement siglé avec une marque. Son père a résisté pendant un trimestre et à la fin il a cédé et acheté plein de cadeaux de noël qui n'étaient que des vêtements de marque, où va t'on ?<br /> A contrario, je suis contre l'idée de mettre des portiques magnétiques et des flics dans les écoles. C'est aux profs de faire leur police et d'affirmer leur autorité en montrant aux parents qu'ils peuvent si ils le désirent faire appel à la police et que les sanctions sur les élèves et sur les parents soient effectives. En deux mots, il faut réinstaurer le respect du prof.<br /> Au lycée de ma ville, il y a un trafic de droque permanent qui est le fait de personnes extérieures au lycée, aucun prof ne bronche de peur des représailles et la police ne dit rien, certaines classes sont contaminées à 90%, " que fait la police ? "<br /> Je suis entièrement d'accord avec toi : " cette "déstructuration" s'est aggravée avec une immigration massive et mal contrôlée"<br /> Il faut comprendre que des élèves "masculins" ne supportent pas de recevoir des ordres d'une femme, parce que leur culture est de ramener une femme au niveau d'un chien.( 90% du corps enseignant est féminin ) J'ai un exemple d'un conseil de discipline avec une famille dont la fille travaillait bien et du fils qui n'allait à l'école que quand il en avait envie et c'était uniquement l'après-midi pour retrouver ses copains. Ce qui prouve qu'il était possible de bien réussir a l'école dans les mêmes conditions ( je dirais même pire pour la fille qui devait s'occuper de son petit frère en plus de ses devoirs scolaires) Nous avons affaire à une autre culture qui n'accepte pas nos us et nos coutumes, ces sont des personnes qui veulent vivre dans notre pays avec la façon de leur pays d'origine. Sans bonne volonté et sans l'acceptation du changement alors il y aura toujours un conflit permanent qui se déroulera à l'école et dans les quartiers. Il faut savoir que lors d'un conseil de discipline on nous a sorti le coran en nous demandant de ne pas l'insulter, moi qui suis athé, je faisais des bons grands comme ça. <br /> ( pour que les parents qui ne savaient pas lire le français, j'avais proposé qu'un code de couleur soit utilisé afin de prévenir les parents d'un problème. si c'était bleu, c'était de l'administratif, vert, attention par exemple et rouge, il fallait venir voir le prof, c'était un problème de discipline. Il m'a été répondu qu'on ne pouvait pas faire ce genre de code parce que pour certaines communautés ( hindou je crois) le rouge est la couleur de l'insulte et par conséquent ou ne pouvait pas prendre de risque, incroyable non )<br /> Ce que tout le monde a oublié, c'est que l'école n'est pas là pour sélectioner et trier des enfants selon des critères sociaux ou d'intelligence, l'école est là pour enseigner, c'est à dire apprendre a des enfants un savoir acquis par nos anciens, on en est loin, la préoccupation est de savoir qui va faire des études longues et qui va faire des études courtes. Je pense aussi qu'il faut arrêter de faire passer tous les élèves à tout prix jusqu'au bac.<br /> A l'arrivée en sixième, la plupart des élèves ne savent même pas écrire et ne lisent qu'en annonant. Ce n'est pas un problème d'immigration. Mon père qui est breton, étant enfant ne parlait que breton, il me racontait que dans son village, la maîtresse s'occupait de tous les élèves du plus petit CP au dernier qui passait son certif, elle avait 40 élèves et pourtant à la fin de la première année, tout le monde parlait français, tout le monde savait lire et écrire. Les cancres incultes se rattrapaient la deuxième année. Seulement il n'y avait aucun élève qui se serait permis de se lever dans la classe pour aller cracher par la fenêtre, aucun qui se serait permis de tutoyer son maître, aucun qui n'aurait osé prendre la parole sans lever la main etc..<br /> Enfin tout ça c'est bien beau mais, le gros problème de l'enseignement actuel, c'est que nous n'avons plus d'argent pour faire un enseignement de qualité et d'autre part parce qu'au niveau des profs, il n'y a plus d'auto-discipline, un prof qui ne fait rien de l'année, ne risque aucune sanction. Le proviseur, adaptera la classe en confortant celle ci par des professeurs plus sérieux. Autant dire que si la prof de français est totalement nulle et bien les élèves perdront une année de français. <br /> Comment un élève peut-il respecter un prof qui ne respecte pas lui même son travail, ses collègues et ses élèves ? C'est impossible.<br /> Il faut se rendre à l'évidence et arrêter de se mettre des oeillères, la France n'a plus les moyens d'éduquer sa jeunesse, seul les gens friqués pourront payer des études correctes à leurs enfants. <br /> Bon on peut en parler des heures il faut que je m'arrête.<br /> En tout cas merçi pour ta nouvelle police, c'est quand même plus agréable avec un caractère plus gros. <br /> J'espère que le débat est lancé et que d'autres personnes viendront ajouter des commentaires.<br /> A + Éric<br />
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