Réflexions sur l'actualité en tous genres.
En consacrant mon blog à une réflexion sur l'actualité, j'ai eu constamment le souci de prendre du recul pour mieux cerner les problèmes... Une fois n'est pas coutume, je descends pour le coup brutalement dans l'arène, afin de vitupérer contre l'irresponsabilité dont les Français, à tous les niveaux, sont en train de donner l'exemple, sous les yeux étonnés et narquois d'une majorité de nations du monde...
- D'abord, irresponsabilité gouvernementale : certes, la direction d'un pays n'est pas une sinécure, mais tout de même la moindre des précautions, avant de proposer une loi dans le domaine social, est de s'inquiéter - par divers moyens (études, sondages, et surtout consultations) - de l'accueil qu'elle peut recevoir... A fortiori quand il s'agit de la "jeunesse", dont on ne peut ignorer depuis 1968 et d'autres flambées ultérieures, qu'elle prend feu comme de l'amadou à la moindre erreur la concernant... Quand bien même "on ne voulait que son bien"...pour "réduire le chômage", il ne fallait pas oublier le vieil adage disant "qu'on ne fait pas le bien des gens sans eux ou contre eux"...
- Ensuite, irresponsabilité syndicale : les organisations concernées n'ont dans un 1er temps rien vu venir et elles n'avaient d'ailleurs réagi que mollement au CNE qui avait précédé le CPE... Pour celui-ci en effet, elles n'ont fait que prendre le train en marche, trop heureuses de trouver un thème d'action à l'approche de leurs congrès et de prochaines élections professionnelles... de même que les partis de gauche en mal de programme et trop heureux de cacher leur divisions dans une "sainte-alliance" à l'approche des élections présidentielles et législatives... Le comble est que les uns et les autres n'hésitent à violer la légalité républicaine en osant adresser un ultimatum d'abolition préalable d'abolition d'un CPE régulièrement voté par le Parlement, avant toute discussion, alors même que le gouvernement propose des aménagements...
- Enfin, irresponsabilité populaire : les grèves et les manifestations font partie des droits imprescriptibles des citoyens, mais pour autant elles ne sauraient devenir une sorte de "démocratie directe"... Et ceci d'autant moins que beaucoup de gens - la "majorité silencieuse" - subissent actuellement les inconvénients et ne s'expriment pas, du moins pas encore... Il suffit de rappeler que Mai 1968 a été suivi de Juin 1968, le "Grand Charles" (il est vrai que c'était le Général De Gaulle...) ayant alors récupéré une Chambre Introuvable... Le comble dans cette affaire est que les adultes n'hésitent plus à laisser leurs enfants aller manifester dans la rue, voire à les y pousser... Le journal Ouest-France d'aujourd'hui signale que des parents s'interrogent même sur la manière de gérer une participation des collégiens... A quand un défilé des élèves de Maternelle ? Mais où va-t-on ?!
Dans ce contexte, le Président de la République s'est exprimé... Bien sûr, il n'est pas irréprochable...mais il est "responsable" sur le plan constitutionnel... En la circonstance, bon connaisseur de l'Extrême-Orient, il a su, à sa façon, transposer la tradition chinoise voulant qu'en cas de conflit on trouve une solution permettant de "sauver la face" à chacun des protagonistes... Il ne fait rien d'autre en promulguant la loi actuelle comportant le CPE après avis conforme du Conseil Constitutionnel (côté Villepin) et en prévoyant une loi rectificative, conformément à un usage courant mais ignoré (à l'intention des syndicats et pour répondre aux inquiétudes des jeunes)... Il convient désormais de l'écouter et d'avoir - enfin! - une attitude ...responsable !...