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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Une République communautariste ?

   La France, à l'extrêmité occidentale de la presqu'île européenne, s'est constituée à partir d'apports divers de peuplements, de langues, de coutumes et de religions, qui se traduisent encore par d'importantes différences régionales...

   La France n'en est pas moins devenue une "nation", au sens d'avoir rassemblé des gens ayant pris l'habitude de "vivre ensemble" au terme d'une histoire complexe où l'action centralisatrice de la Royauté Capétienne s'est prolongée, au delà de la Révolution de 1789 et des divers régimes qui l'ont suivie, par une République 'Une et Indivisible"...

   Cette unité nationale a connu son apogée avec la Guerre de 1914-1918 où les différences encore vivaces se sont fondues dans la solidarité des combats et des tranchées, dans les deuils et les privations de la population... et aussi dans la volonté symbolique de retrouver l'Alsace et la Lorraine...

   Mais l'explosion des conflits sociaux entre les deux Guerres mondiales et les tensions créées par le désastre de 1940 - avec l'opposition entre la "Collaboration" et la "Résistance" et les excès de "l'Epuration" en 1944-1945 - ont altéré cette unité de la Nation française, qui n'a pas été en mesure d'affronter alors dans de bonnes conditions l'appel massif à l'immigration résultant de son insuffisance démographique...

   Pourtant, cette immigration n'était pas nouvelle, car la France avait déjà fait appel depuis le début du 20ème siècle à des groupes divers, surtout des Polonais, des Italiens et des Espagnols... Même si ces groupes avaient à l'origine été mal acceptés, ils s'étaient rapidement assimilés dans le "melting -pot" français, en raison - à la fois - de leur similitude de moeurs et de leur dissémination dans la population...

   Tel n'a pas été le cas de l'immigration dans la 2ème moitié du 20ème siècle, avec les Noirs et les Nord-africains qui, malgré des exemples notoires d'intégration, ont souvent constitué des "ghettos" inassimilables sur le plan de la religion comme des moeurs, dans la mesure où ils avaient été rassemblés dans des quartiers - voire dans des immeubles - à fortiori avec la politique irréfléchie de "regroupement familial"... empêchant les contacts nécessaires avec la population "autochtone"...

   Néanmoins, la France aurait pu utiliser les moyens qui avaient naguère facilité l'intégration des enfants d'étrangers, qu'il s'agisse de "l'école" ou du "service militaire"... Mais l'école s'est enlisée dans une utopie "égalitaire" à l'inverse des besoins exigeant des formules différenciées suivant l'origine des élèves... Et la suppression du service militaire - sans remplacement par un service civil ouvert aux filles comme aux garçons - a fait disparaître une possibilité complémentaire de brassage dans des actions de solidarité... Sans compter l'effacement de l'influence de l'Eglise ou...du Parti communiste, dont les mouvements de jeunesse avaient au moins le mérite d'encadrer celle-ci...

   Et cette désagrégation du tissu social s'est encore aggravée avec la montée inexorable du chômage. Il est en effet évident qu'une "croissance active" de l'économie aurait favorisé une "recomposition" de la société dans le cadre d'un partage - même relatif - des richesses... Or la "stagnation" actuelle ne peut qu'accélérer l'opposition entre "les riches" et "les pauvres", et ceci d'autant plus que les immigrés sont les plus exposés... Car non seulement ils sont relégués dans leurs quartiers, mais ils ne les quittent plus, si ce n'est parfois pour des... expéditions violentes...

   Dès lors, le "communautarisme" n'est pas loin... Le sentiment d'exclusion génère un repli sur... les communautés... On parle d'une génération de "blacks-blancs-beurs", et non de "jeunes français"... Près de Paris, on s'attaque à un juif parce qu'il est censé "être riche"... Aux Antilles des Noirs extrêmistes se félicitent de la mort d'un "melon" blanc...Désormais, en certains lieux, il suffit d'une "étincelle" pour déclencher une explosion, comme cela a été le cas en Novembre 2005, où les émeutes de banlieues se propageaient sans raison, puisque des groupes incontrôlés incendiaient les voitures de...leurs voisins de palier...

   Comme si cela ne suffisait pas, il se trouve même de "bonnes âmes" pour encourager le communautarisme, sous prétexte qu'il fait naître de nouvelles solidarités... On va jusqu'à "revisiter l'Histoire", par exemple pour condamner les Français (stricto sensu : les hexagonaux...) qui ont autrefois pratiqué l'esclavage et le colonialisme, et les inciter à la repentance... Bientôt, on demandera aux habitants de Neuilly-surSeine de s'excuser de leur "aisance" auprès des habitants de La Courneuve...

   Les Français - de toutes origines - devraient pourtant regarder autour d'eux et, sans chercher dans un passé lointain, se souvenir de l'Histoire récente où l'esprit communautariste, fondé sur des motifs divers - notamment ethniques ou religieux - a engendré des guerres civiles en Irlande, au Liban et dans l'ancienne Yougoslavie...

 Il est donc temps - et même urgent - que les Français se "reprennent" autour de "valeurs" qui ont fait sa force et sa grandeur... L'Ecole peut rétablir son rôle si elle revient à des principes d'éducation à base d'effort, de mérite et d'autorité... Et la jeunesse peut retrouver le sens d'une véritable solidarité si on lui donne la possibilité de trouver une place qui ne soit pas précaire dans la société... au lieu de la laisser manifester un "communautarisme d'âge", dont elle risque d'être la première victime...

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D
Je pourrais vous répondre - avec ma manie des références historiques - que depuis le Moyen-Age il y a une tradition des "franchises universitaires", qui écarte l'autorité publique - donc la police - des Universités comme des Etablissements scolaires des 1er et 2nd degrés... Cette tradition est encore appliquée "de facto", même si elle n'a aucun fondement juridique, aucun lieu public ne pouvant constituer une zone de "non-droit"...<br />    Alors, que faire ? D'abord, il faut rappeler qu'il y a des Présidents d'Université et des Proviseurs qui ont déjà fait appel à la police, mais c'est uniquement pour des problèmes de droit commun : déloger des intrus, enquêter sur des problèmes de drogue, etc... Certains, plus courageux que d'autres, mais aussi par lassitude des violences internes dont sont victimes professeurs et élèves, acceptent même des "policiers référents" avec l'accord de leurs Conseils d'Administration...<br />    Mais cette intervention est difficile en cas de manifestation ou de grève... Même si, par définition une "grève" n'a pas de sens pour les élèves ou étudiants - puisqu'ils ne sont pas salariés - il est inconcevable de règler les problèmes par la "force" devant des "effets de masse"... La seule solution est la concertation - d'abord "avant" toute initiative concernant les jeunes et, si nécessaire, "pendant" et "après"... Personnellement, je n'ai jamais eu de problèmes avec les jeunes au temps de mon activité, et je n'ai connu de "l'agitation" qu'à la suite d'initiatives venues "d'en haut" sans la concertation et l'explication nécessaires... Je me souviens que, dans les années 80, j'ai eu des manifestations et défilés de jeunes, parce qu'on venait d'instituer les "stages en entreprise"... Pour les jeunes...et les "bonnes âmes" qui les conseillaient, c'était honteux de préparer ainsi "l'exploitation de la jeunesse par le patronat"... Maintenant - soit 20 ans plus tard, on aurait des défilés et manifestations si on supprimait ces stages, car tout le monde a compris - après coup, faute d'explication suffisante auparavant - leur intérêt pour la formation des jeunes de ce 1er contact "avec le monde du travail"...<br />    Il ne faut donc jamais cesser de "discuter", même si cela est - il faut en convenir - parfois "lassant"... Comme disait déjà Boileau, "vingt fois sur le métier (c'est le cas de le dire) remettez votre ouvrage...Polissez-le sans cesse et le repolissez"...
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J
Jacques Heurtault (c'est moi!) a 56 ans!<br /> Monsieur Daumont, que faut-il faire, alors, pour que les lycées et les universités soient de nouveau rendus accessibles à ceux qui veulent étudier? On ne va quand même pas attendre, larmes aux pieds (reconnaissez qu'elle est bonne, celle-là!), que les emmerdeurs veulent bien évacuer?<br /> Le problème est évidemment politique mais aussi juridique! La police ne peut pas intervenir de sa propre initiative dans un lycée occupé, que je sache!
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D
   Je ne connais pas l'âge de Jacques (Heurtault), mais le "connaissant" je peux seulement écrire qu'il est plus "jeune" que le "vieux "dur-à-cuire que je suis, ayant largement dépassé les 46 ans...<br />    Je n'ai pas attendu ma "vieillesse" pour vitupérer contre l'évolution de l'Education Nationale, où j'avais des responsabilités que j'ai utilisées - non sans conséquence pour ma "carrière" - à lutter contre le relâchement de toutes les "valeurs" de naguère... Inutile de préciser que la "chienlit" actuelle me révolte, non pas parce que je ne connais pas les problèmes, mais parce que je les connais trop bien...<br />    L'Ecole (au sens générique) est devenu un monde d'autant plus "fou" qu'elle comporte une majorité de "maîtres" valeureux et dévoués, dont malheureusement la pédagogie a été dévoyée... Je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mûres sur les IUFM (Institut de Formation des Maîtres), et je vous conseille de lire le livre de Rachel Boutonnet, qui y est passée...<br />    Ceci dit, ce n'est pas en ordonnant aux Proviseurs d'assurer l'ouverture de leurs Lycées qu'on règlera les problèmes :c'est même le genre de "coup d'épée dans l'eau" qui ne peut que ridiculiser l'institution, et il y aurait de quoi rire si on n'avait pas au contraire l'envie de pleurer...<br />    NB: Vous vous interrogez sur votre blog, et vous êtes à la recherche de votre "style"... Un "blog" est par définition "personnel" et on y écrit donc ce que l'on veut tout en étant responsable de ses textes et en acceptant le principe que des lecteurs puissent réagir... Jacques Heurtault se veut délibérément "politique" et moi-même je "ratiocine" philosophiquement sur l'actualité... Et nous échangeons nos commentaires certainement parce que nous sommes l'un et l'autre anti-conformistes... Soyez-le aussi dans le domaine d'activité et de réflexion qui est le vôtre !... <br />   
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Ã
Bien vu !<br /> Ton résumé de l'histoire de France est exactement la vision que j'en ai. Par contre à la fin dire que l'école est la solution, ( aussi bien Jean que jacques ) attendez, réveillez-vous, ceux qui posent des problèmes sont déjà HORS circuit scolaire, le signal d'alarme a été tiré il y a bien longtemps mais, le train a continué de rouler sans se préoccuper des conséquences. L'école n'a plus rien a voir la dedans, il ne faut pas oublier que si des guerres ethniques sont arrivées au Liban ou en Yougoslavie, c'est parce qu'il n'y avait plus d'autre choix.Peut-être que bientôt, les choix fondant comme neige au soleil seul la guerre ethique restera. On a l'impression que vous regardez la société française par le petit bout de la lorgnette, retournez vos jumelles et vous verrez comme c'est différent. Mais, avec des oeillères et en ne regardant pas là où ça fait mal, en montant des murs pour cacher la misère, le monde à l'air si merveilleux.<br /> L'école n'est plus celle que vous avez connu, a force de vous lire je pense que vous êtes plus vieux que moi qui est 46 ans. J'ai un fils de 10 ans qui va passer au collège l'année prochaine, et je m'en veux parce que je ne l'ai pas inscrit assez vite dans une école privée, au mois de décembre toutes les places étaient prises !!!<br />  J'ai fait parti d'une association de parents d'élèves pour mon ainé et croyez moi, je sais parfaitement ce qui se passe dans les collèges actuellement. C'est pas jolie jolie. Déjà, je sais qu'il va falloir prévoir des compléments de cours privés pour que mon fils ai des chances d'avoir un enseignement minimum correct  et le gouvernement actuel fait tout pour encourager cette situation : un minimum d'enseignement public au rabais et que les familles qui ont les moyens se payent des cours privés de qualité. ( réduction d'impôt de 50% que vous allez payer, au lieu de donner cet argent à l'enseignement  classique )<br /> Il y a une telle différence dans les communautés que les jeunes vivent en parallèle au sein même des écoles, ouvrez les yeux.Les jeunes qui cassent et qui n'arrivent pas à s'intégrer errent entre cités et mosqués, ils vivent de petits trafics ou de petits boulots dans leur communauté, l'état fermant les yeux. ça fait longtemps qu'ils ne vont plus à l'école dont on les a viré dès 16 ans sans aucune formation.<br /> Avec l'idée que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, la gauche "socialiste" a largement contribué a faire ce que nous vivons actuellement, ceci dit, le gourvernement chiraquien n'ayant strictement rien fait non plus on se retrouve au même niveau social que du temps de charles X, Louis Napoléon Bonaparte "IV" va bientôt ressurgir en 2007, finalement l'histoire ne se répète pas, elle bégaie c'est tout.<br /> Attendons, attendons ça finira bien par péter et c'est sincèrement ce que tout le monde se dit. Le truc c'est qu'il ne faut pas que ça ce sache.<br /> En tout cas j'ai toujours plaisir à vous lire aussi bien l'un que l'autre. Pour ma part, je suis à la recherche d'un second souffle pour mon blog et je n'arrive pas a trouver mon style. Éric 
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J
Les français, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises aussi bien dans des commentaires que sur mon propre blog, sont un peuple prfondément conservateur. C'est ce conservatisme qui explique les blocages sociétaux et économiques.<br /> Or nous sommes désormais engagé dans une mondialisation qui ne s'arrêtera pas (mais qui peut se ralentir, à condition de faire ce qu'il faut pour la maitriser). Il va donc falloir que l'on bouge ... nous aussi!<br /> Il faut bien le reconnaitre, la gauche est aujourd'hui le fer de lance du conservatisme! Un comble , compte tenu de son histoire ....<br /> Quant à l'école, il va bien falloir que l'on s'interroge sur les raisons qui font que des élèves entrent en sixième en sachant à peine lire d'une manière fluide et en ne maitrisant pas les bases élémentaires de la langue française et des mathématiques.
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