Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Qu'il soit permis, en cette période de vacances, à un "béotien" - n'ayant qu'une culture superficielle dans le domaine scientifique - d'aborder le problème de l'importance respective de l'homme et de la femme...
Depuis que le monde est monde... ou du moins depuis que le monde est hanté par l'espèce humaine, le problème est résolu de façon apparemment définitive : l'homme représente le sexe fort et la femme le sexe faible... En dehors des légendaires Amazones, ce sont les hommes qui, dès la Préhistoire, ont dominé les femmes... comme les mâles dominent les femelles chez la plupart des êtres vivants, et notamment les mammifères : le cerf est le chef incontesté de sa harde de biches, comme le lion règne sur les lionnes...
Mais le problème s'est compliqué avec l'approfondissement des recherches au niveau cellulaire montrant que la primauté de l'homme n'est pas vraiment évidente... En effet, la femme se singularise par le fait de posséder 2 chromosomes X qui sont à la fois importants et solidaires, alors que l'homme "serait" beaucoup plus fragile avec deux chromosomes différents X et Y, ce qui expliquerait une espérance de vie moindre... Certes, cette différenciation existe chez tous les mammifères dont le spectre des gènes est très voisin de celui de l'homme, qu'il s'agisse du chimpanzé, de la souris...ou de la baleine... Mais elle est loin d'être présente chez toutes les espèces d'animaux : ainsi il y a des espèces, comme le lézard , qui n'ont pas de de... mâles et se reproduisent par ce qu'on appelle - de façon compliquée - la "parthénogenèse"... Et il y a des espèces qui, comme l'escargot, sont "hermaphrodites", c'est-à-dire à la fois mâles et femelles, et se reproduisent soit par ...autofécondation, soit par ...fécondation mutuelle, pouvant alternativement avoir le rôle du mâle ou de la femelle... Si l'on songe qu'il y a eu des cas - il est vrai "pathologiques" - d'humains hermaphrodites ( hommes opérés du ventre parce qu'il avaient des ovaires), on peut se poser des questions, et ceci d'autant plus qu'il est connu que, lors de la fécondation , "la nature hésite" et que l'homme peut conserver des éléments de féminité, et inversement pour la femme...
Ces questions prennent une importance particulière à notre époque où la science peut permettre (mais n'autorise pas, du moins pas toujours...) des manipulations génétiques... Que deviendra l'homme si la femme peut avoir des enfants, sinon par "parthénogenèse" (on n'en est pas encore là ...néanmoins qui sait ?), mais par "clonage" (déjà réalisé pour des mammifères...) ? ... Quel rôle l'homme pourra-t-il avoir si on fournit à la femme ce qui lui convient dans une banque d'embryons, où évidemment il y aura eu une "sélection" poir éviter les risques ?... Il restera le ... plaisir, diront les ...plaisantins, mais l'homme ne sera plus alors qu'un comparse ...pas très sérieux...
Comme ne sont pas sérieux tous ces fantasmes d'un "béotien" !...