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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Le dopage

   Comme toujours, le Tour de France cycliste est un succès populaire, et comme toujours, depuis de nombreuses années, il est l'occasion d'évoquer le dopage, au sens de l'utilisation de produits ou de pratiques modifiant les capacités naturelles des individus...

   Il va de soi que, dans son principe même, le dopage ne peut qu'être condamné : d'abord, sur un plan collectif, parce qu'il est source de tromperie et d'injustice ; et aussi, sur le plan personnel, parce qu'il peut mettre en danger la santé des individus. Le Tour de France cycliste a malheureusement lui-même connu dans le passé l'exemple de coureurs gravement perturbés en course ( il y a même eu un cas de décès...) ou étant morts relativement jeunes au terme de leur carrière, en raison de l'utilisation de drogues... On comprend donc et on ne peut qu'approuver la volonté des responsables de tous niveaux d'éradiquer le dopage dans les pratiques sportives, quelles qu'elles soient... Et on peut même aller plus loin en élargissant l'effort à toutes les activités humaines - par exemple intellectuelles ou artistiques - où des personnes recourent à des "produits" pour améliorer leurs performances, conjurer leurs craintes, voire rejoindre des "paradis artificiels"...

   Néanmoins il ne faut pas tomber dans un "moralisme" facile, en ne prenant pas en compte les difficultés matérielles ou morales que peuvent rencontrer ceux qui s'adonnent à des produits "dopants"... Ainsi, pour revenir au Tour de France cycliste, n'importe quelle personne ayant pratiqué intensément du "cyclotourisme" peut témoigner qu'on ne roule pas sur 3000 kms en 3 semaines - avec des efforts parfois violents et prolongés (ex: montagne) sans absorber des nourritures et boissons appropriées permettant de renouveler régulièrement les "calories" dépensées... Un "cyclotouriste" peut à la rigueur se contenter de café sucré et de pastilles de glucose... Mais qu'en est-il du "cycliste" ?... Où est la limite de ce qu'il peut ingérer ou pratiquer pour compenser ses efforts sans mettre en cause sa santé ?...

   Cette question pose évidemment le problème de l'encadrement médical, seul capable de fixer cette limite... Certes, cet encadrement existe pour le Tour de France cycliste comme pour d'autres activités, mais il est manifesment insuffisant, à en juger par les scandales à répétition... car il y a des "apprentis-sorciers" faisant profession de trouver et d'inoculer des produits réputés "indécelables", et ceci en raison des retombées "juteuses" des performances même "frauduleuses" sur le budget de certains organismes... Il est donc nécessaire d'empêcher toute possibilité d'échapper à un "contrôle médical", et le seul moyen est de ne pas le limiter aux seules manifestations importantes comme le Tour de France cycliste, mais de veiller à la continuité de ce contrôle tout au long de la carrière des sportifs, avec un dossier médical permettant de connaître les spécificités propres à chaque individu (ex: lenteur du rythme cardiaque facilitant l'exercice d'efforts prolongés...) et de relever l'évolution (et donc les anomalies éventuelles...) des paramètres physiologiques... Mais un tel contrôle médical pourra-t-il permettre l'utilisation de produits et de pratiques jugées non nuisibles à la santé, si cette utilisation n'est pas accessible à tous ?...

   Une illustration de cette question est donnée par les transfusions sanguines : elles consistent à améliorer la circulation de l'oxygène dans le sang, en augmentant la quantité des globules rouges, et à faciliter ainsi les "performances"... Et elles peuvent être réalisées de 2 façons : soit une transfusion "homologue", avec le sang d'un donneur compatible (mêmes groupe et rhésus) qui peut être décelée, car il y a alors deux "populations" de globules rouges... soit une transfusion "autologue", avec le sang de l'intéressé (prise suivie de congélation, traitement et ré-injection des seuls globules rouges) et cette transfusion est alors indécelable puisque la congélation ne permet pas de déterminer l'âge des globules... Même en supposant que ces transfusions ne soient pas dangereuses, chacun peut comprendre qu'elles ne seront pas accessibles à tous... et donc, au delà de l'aspect médical, elles ne peuvent qu'être interdites au nom de l'équité...

   Manifestement, on ne s'en sortira pas dans ce domaine sans la mise en place d'un "code"  reconnu par tous... On n'en est pas encore là...

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J
On ne fera poas l'économie d'une analyse en profondeur des dissenssions entre la Société du Tour de France et l'Union Cycliste Internationale ... Une affaire de gros sous! L'UCI peut vivre sans le Tour de france. Le Tour de France ne peut pas vivre sans l'Union Cycliste Internationale! Voilà le dilemne ...
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