Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Il est difficile de parler du pouvoir des femmes - au sens politique - car celui-ci n'a jamais été reconnu de façon claire et constante dans l'histoire de l'humanité ... Déjà le mot même "d'humanité", même s'il est entendu au sens générique d'un être vivant spécifique du règne animal, est dérivé du mot "homme" et traduit donc un choix prioritaire de l'élément masculin sur l'élément féminin, ...alors que le mot "féminité" définit seulement les caractères propres de la femme et non l'ensemble de l'espèce ...Plus "prosaïquement", en français, quand il y a dans une phrase à la fois des noms masculins et féminins, c'est au pluriel le masculin qui l'emporte pour les adjectifs qualificatifs ou l'accord des participes passés ...Il en a été de même longtemps en France pour les "droits", puisque la fameuse Déclaration des Droits de 1789 ne concernait que les Droits ...de l'homme et qu'il a fallu attendre l'ordonnance du 5 octobre 1944 du Général De Gaulle pour donner des droits civiques aux femmes jusque là considérées comme des mineures, conformément au Code Civil inspiré par le très "machiste" Napoléon 1er en 1804 prévoyant seulement que le mari doit protection à son épouse ...et dont il résultait que les femmes étaient écartées à tous les niveaux de l'organisation "démocratique", en particulier des Conseils Municipaux et Généraux ...Quant à la Présidence de la République, elles en étaient évidemment exclues ...et elles le sont encore "de facto", car on attend encore la 1ère Présidente puisque la socialiste Ségolène Royal, si elle a pu être candidate - non sans difficulté - en 2007, n'a pas étéc élue...
Est-ce à dire qu'en raison de leur sexe les femmes ont toujours été condamnées à n'avoir aucun rôle politique ou à n'avoir qu'un rôle secondaire ? ...Certainement pas ! ...On a pu constater que, dès l'époque préhistorique, il y a eu des sociétés "matriarcales" symbolisées par la prédominance de "déesses-mères" ...Et il y a des mythes - invérifiables mais significatifs - de peuplades dominées par les femmes, comme les "Amazones", de vraies harpies d'ailleurs puisque, non contentes de se brûler un sein pour ne pas être gênées dans le tir (!), elles ne toléraient pas la présence des hommes et tuaient les enfants mâles à leur naissance (!!) ou en faisaient leurs esclaves ...Mais l'Histoire elle-même montre que les femmes ont souvent joué un rôle : en France, en dépit de la loi salique réservant le trône royal aux enfants mâles par primogéniture, il y a eu les sinistres Brunehaut et Frédégonde, Aliénor d'Aquitaine, ...ou encore les régences de Catherine et Marie de Médicis ainsi que celle d'Anne d'Autriche ...Et dans d'autres pays où n'existait pas la priorité masculine, il y a eu des femmes qui ont exercé le pouvoir de plein droit, comme Elisabeth I en Angleterre, Isabelle la Catholique en Espagne, Catherine II en Russie, ...ou l'impératrice Tseu-Hi en Chine ...
Néanmoins, sur un plan strictement statistique, il faut reconnaître que les femmes ont plus souvent joué un second rôle que le premier ...Et dans ce cas, à l'époque de la monarchie en France, ce n'était pas généralement l'épouse du souverain règnant, mais une "favorite" : parmi d'autres, on peut citer Agnès Sorel avec Charles VII, Anne de Pisseleu pour François 1er, Diane de Poitiers pour Henri II, Mademoiselle de la Vallière, Madame de Montespan et Madame de Maintenon pour Louis XIV, Madame de Pompadour et Madame du Barry pour Louis XV ...Pendant la Révolution, on peut évoquer Madame Rolland ...Sous les deux Empires et la Restauration, les souverains étaient trop soucieux de leur pouvoir pour le partager avec une femme légitime ou adultère, qu'il s'agisse de Joséphine de Beauharnais, de Marie Louise d'Autriche ou ...de Marie Walewska pour Napoléon 1er, de Marie-Joséphine de Savoie ...et de Zoé Talon pour Louis XVIII, de Marie-Thérèse de Savoie pour Charles X, et d'Eugénie de Montijo ...et de Marguerite Bellanger pour Napoléon III ...Sous les Républiques postérieures - de la 3ème à la 5ème - les Présidents ou chefs de gouvernement ne sont certes pas toujours des maris fidèles, mais leurs épouses ou maîtresses n'ont pratiquement jamais eu un rôle "officiel" ...Même lorsque les droits civiques sont reconnus aux femmes en 1944, les épouses de Président n'ont pas eu un statut "officiel", avec un "cabinet " particulier, des "crédits" propres et un "pouvoir" même restreint ...Elles se sont cantonnées dans une action marginale, le plus souvent caritative, et n'ont été éventuellement des "conseillères" qu'à titre privé : ce fut le cas de "Tante Yvonne" pour le Général De Gaulle, de "Claude" la gaffeuse pour Pompidou, "d'Anne-Aymone" la timide pour Giscard d'Estaing, de..."Danielle" qui fut plus indépendante en raison de son passé de militante mais n'intervint pas dans l'action de Mitterrand ...de "Bernadette", qui sut renseigner Chirac sur l'état de la France sans agir autrement que par sa célèbre campagne des "pièces jaunes", qui contribua à la ré-élection de son mari ...Quant à Carla Bruni, après le passage-éclair de Cécilia, elle n'a jamais caché sa répugnance pour l''Elysée, ses oeuvres et ses pompes, leur préférant de loin sa carrière dans la mode et le chant...
Qu'en est-il maintenant du pouvoir réel des femmes ? ...Au niveau mondial, il y a de toute évidence encore beaucoup à faire, même si, ici ou là, des femmes sont appelées à jouer un rôle important dans leur pays, à l'image d'Hillary Clinton aux Etats-Unis ou d'Angela Merkel en Allemagne... La volonté des "djihadistes" d'imposer la "charia" et d'obliger les femmes à porter le voile dans les pays africains sous leur influence (Egypte, Mali; Tunisie...) ne peut que susciter l'inquiétude ...Le cas de la France est actuellement plus ambigu : le Président Hollande n'est pas marié, et il ne l'a d'ailleurs jamais été, ayant même fait savoir qu'il n'avait jamais eu de goût pour le mariage ...A titre privé, c'est son affaire, et il n'y a pas lieu d'en discuter ...Mais avant de devenir Président, il a vécu en "union libre" avec Ségolène Royal dont il a eu 4 enfants avant que celle-ci ne lui brûle la politesse pour les élections présidentielles de 2007 qu'elle a d'ailleurs perdu contre Nicolas Sarkozy ...Jeu du chat et de la souris, qui n'est certainement pas étranger avec la liaison ...toujours libre qu'il avait déjà avec Valérie Trierweiler ...C'est toujours son affaire à titre privé ...Mais cette femme ne reste pas dans l'ombre : elle revendique d'être appelée "Première Dame" et manifeste clairement la volonté de jouer un rôle, voire de prendre des décisions sous le paravent officiel du Président et d'imposer sa présence dans des manifestations officielles ou des entretiens avec les "grands" de ce monde, ce qui suscite des critiques non seulement de l'opposition - ce qui est de bonne guerre - mais aussi dans le Part Socialiste lui-même, où certains responsables rappellent non sans raison qu'elle n'est pas une élue" du pays, même si elle est "l'élue" du Président ...Il est clair qu'elle risque fort de scier la branche sur laquelle elle est posée, en contribuant à compromettre la popularité de François Hollande en vue des élections présidentielles de 2017...
Et comme, vraisemblablement, François Hollande se représentera, un boulevard peut s'ouvrir pour l'opposition actuelle , à fortiori si celle-ci a l'intelligence de présenter une femme ...Déjà, se pointe à l'horizon une femme à la carrière politique déjà bien remplie et bénéficiant d'un incontestable charisme ...une femme qui ambitionne de se présenter aux élections municipales de 2014 à Paris, ce qui a déjà été le tremplin pour la Présidence ... N.K.M. ...Nathalie Kosciusko- Moriset ...
Sources :
- Alix Bouilhaguet/Christophe Jakubyszyn La Frondeuse Ed.du Moment 2012
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Kosciusko-Morizet