Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Dans ces conditions, il n'y a rien de surprenant à ce que l'Etat, appelé à subventionner la Poste, donc à solliciter les contribuables, envisage un "Plan de modernisation" ...Mais le problème est que les partenaires concernés, s'ils sont d'accord sur le diagnostic, ne le sont pas sur les remèdes ...Le gouvernement proclame son souci de "maintenir le service public à 100 %", mais il est évident que, pour réaliser des "économies", il faut réduire le nombre des bureaux et l'effectif des personnels ...Or les Français, tout en étant conscients des insuffisances de la Poste (équipement parfois obsolète, queue aux guichets, etc...) restent attachés au "Service Public" dont la Poste est la meilleure illustration , avec "l'image emblèmatique du facteur distribuant le courrier jusque dans les villages les plus isolés de France" (2) ...Et, en l'occurrence, la "votation" organisée par les syndicats de la Poste - même si elle n'a aucune valeur légale et n'a d'ailleurs comporté qu'une question biaisée sur la seule hypothèse d'une privatisation au moment même où la gestion "rentabiliste" de France-Télécom" suscitait des drames - ne peut pas être prise à la légère par le Gouvernement et le Président lui-même qui avait fait du "Référendum d'initiative populaire" un point majeur de son programme de candidat, d'ailleurs déjà introduit dans l'Article 2 de la Constitution révisé et devant faire l'objet d'une loi organique à la prochaine session parlementaire ...