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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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Education et Communication

   S'il est un domaine où la communication revêt une importance fondamentale, c'est bien celui de l'éducation... Malheureusement, en France, la communication n'y a jamais trouvé vraiment une place satisfaisante, qu'il s'agisse des maîtres ou des élèves.

   En ce qui concerne les élèves, l'enseignement a longtemps été marqué par l'idée de former "l'honnête homme ", avec les valeurs traditionnelles de travail , de savoir et de discipline, mais cette formation était réservée à une "élite" limitée aux garçons : on est passé  naturellement des institutions des jésuites aux lycées napoléoniens, et il faudra attendre la 2° moitié du 19° siècle pour leur extension aux filles, jusque là confinées dans la préparation de leur vie de mères de famille... Certes, la formation des jeunes d'origine populaire - surtout rurale jusqu'au 19° siècle - n'était pas absente, notamment avec les Petits Frères des Pauvres, mais elle se limitait à l'acquisition de notions élémentaires et de travaux pratiques utiles dans la vie active... Il fallut attendre les lois Jules Ferry (1881) pour la création d'une "école, gratuite, laïque et obligatoire" pour tous...Mais pour autant la distinction entre une "élite" et le "reste du peuple" était maintenue - à l'exception des élèves très méritants bénéficiant de bourses - la filière "noble" ou plutôt "bourgeoise" (Lycée de la 6° à la Terminale jusqu'au Baccalauréat) coexistant avec une filière "populaire" (Primaire supérieur ou cours complémentaire menant au Brevet puis au Brevet supérieur)... Quant aux méthodes pédagogiques (horaires, programmes et instructions) elles étaient fixées de façon autoritaire et centralisée dans une France encore profondément jacobine, au point de nier et même d'interdire l'usage des dialectes locaux...

   En ce qui concerne les maîtres, l'évolution a été tout aussi "fractionnée" : en effet, au 19° et au 20° siècles, deux "corporations" se développent parallèlement : celle des "Professeurs" (se divisant elle-même en multiples "grades" : Agrégés, Certifiés, Adjoints, etc...) dans les lycées, et celle des "instituteurs" (à leur tour divisés entre primaire et cours complémentaire). Chaque corporation était soumise à des règles similaires de notation et d'inspection, ave un rôle modérateur souvent ingrat des Chefs d'établissement... Mais il n'y avait pas de communication véritable entre les deux corporations, ni d'ailleurs avec leur encadrement marqué par le rapport "hiérarchique"...

   Il fallut attendre la 2° moitié du 20° siècle pour l'apparition de réformes... Malheureusement, ces réformes - inspirées d'un plan dit Langevin-Wallon (ses auteurs) et voulant instituer de façon certes généreuse, mais utopique, le même enseignement pour tous à tous les niveaux - allaient se multiplier sans cohérence, en prenant souvent le nom des ministres responsables (Fontanet, Haby, Monory, Jospin...) : ainsi sont nés les C.E.S. regroupant 3 filières (dites Lycée - CEG et Transition/Pratique) où se trouvaient juxtaposés et non mêlés les Professeurs de Lycée, les Maîtres de CEG (ex-Cours complémentaires) et les Instituteurs ... puis les Collèges uniques où tous les élèves étaient censés recevoir le même enseignement dans des classes indifférenciées... Un minimum de "communication" aurait pu révéler l'inanité d'un tel "idéal", mais la majorité des enseignants, se voulant "démocrate",  ne fit rien pour empêcher une mise en place, qui allait à la fois contre ses intérêts ei celui des élèves... L'échec du Collège unique au seuil du 21° siècle n'est donc pas une surprise... Et la même remarque vaut pour les Lycées qui, en dépit du regroupement sous ce vocable des diverses formations générales et techniques, n'ont pas aboli la hiérarchie ancienne faisant primer l'enseignement général sur l'enseignement technique...

   Le problème reste donc posé en ce 21° siècle, et il est d'autant plus crucial que les élèves ,naguère soumis à l'inflence majeure de leurs parents et de leur maîtres sur le plan éducatif, sont désormais ouverts à toutes les formes de communication, notamment les divers médias et les possibilités informatiques, et ils en tirent une maturité et une indépendance incontestable... Que faire dès lors pour établir une communication véritable entre tous les partenaires de l'Education, qu'il s'agisse de l'Etat ou des Collectivités locales Régions,Départements et Communes), des Enseignants et Chefs d'établissement, des Parents, et des Elèves eux-mêmes ?... Assurément, il y a eu des évolutions positives comme celle de l'unification de la formation des maîtres au niveau minimal de la Licence et la généralisation du nom de Professeur, ou celle de l'initiation des élèves aux responsabilités et la généralisation des stages en entreprise ou administration... Mais les "Professeurs" restent enfermés dans une tradition de corporatisme, avec la volonté de conserver les "avantages acquis" (ex: les horaires), ce qui freine toute évolution... Et ce n'est pas une intervention "autoritaire" du Ministre qui pourra faire "bouger les choses" : on vient de le voir avec l'affaire du remplacement des professeurs absents, où les professeurs - indépendants par nature et rétifs aux ordres - se sont opposés à toute obligation... Et ceci, alors qu'il suffit, comme pour le Primaire, de créer des "Professurs titulaires remplaçants" répartis dans les circonscriptions en fonction des besoins prévisibles... De toutes façons, dans l'Education, un autre phénomène apparaît déjà et ne peut faire que s'amplifier : celui de la "communication par Internet" pouvant impliquer un enseignement personnalisé par télématique... Il va donc bien falloir que tous les partenaires de l'Education trouvent une formule pour organiser ensemble la Communication de demain...

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J
Je suis convaincu de la nécessité d'une réforme profonde de notre système éducatif. La solution ne passera pas par une négociation du contenu des programmes, des enseignements et des tâches des enseignants. L'éducation de nos enfants n'appartient pas aux enseignants. Elle appartient à la Nation, à l'ensemble des Citoyens!
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