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Réflexions sur l'actualité en tous genres.

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La rentabilité

   L'actualité fournit pratiquement chaque jour des exemples d'organismes transformés ou supprimés au nom de la rentabilité, qui devient le maître mot de la vie en collectivité : le dernier exemple est ce jour l'annonce, à la télévision, de la suppression d'un Lycée Professionnel à Saint-Nicolas d'Aliermont, en Seine-Maritime, pour la Rentrée 2006.

 

   Dans ce cas, comme dans d'autres (Poste, EDF, SNCF...), il ne s'agit toujours que de "rentabilité économique"... On peut comprendre, à défaut d'admettre, qu'une entreprise privée soit obligée de tenir compte des règles de la concurrence, avec la conséquence regrettable des licenciements qui sont souvent un moyen facile de redresser un bilan... Mais cette notion de rentabilité économique devient insupportable quand elle est appliquée à un service public qui, par définition, est au service du public. En la circonstance, le Lycée de Saint-Nicolas d'Aliermont est un établissement "pointu" tourné vers la mécanique de précision, ce qui correspond d'ailleurs à une tradition ancienne dans ce bourg qui abritait au 18° siècle les ateliers d'automates Vaucanson et a su se pourvoir encore maintenant de petites usines de technologie mécanique avancée... Ce lycée a donc à la fois une justification industrielle et une vocation départementale ,  voire régionale ... Et on ne peut donc que s'indigner de sa fermeture éventuelle par décision administrative purement "technocratique", parce que que le nombre d'élèves (150 à 200) n'est pas assez "rentable" économiquement...

 

   Or ce lycée est "rentable sur le plan social", comme le sont par ailleurs les services de la Poste ou d'EDF ou des lignes de la SNCFque l'on veut condamner au nom de la rentabilité économique... D'abord ce lycée permet de maintenir à la fois une activité et des emplois dans un secteur rural ou semi-rural, dont on promet pourtant la remise en valeur partout en France... D'autre part, c'est une erreur grossière d'imaginer que les élèves, privés localement de cette formation et de la possibilité d'emplois, iront grossir les effectifs d'autres établissements du secteur... Car les élèves ne seront pas nécessairement disposés à suivre d'autres formations ailleurs, ou ils le feront à contre-coeur... Et après, on viendra se plaindre de l'agitation des jeunes...

 

   Quand donc se décidera-t-on, en France comme partout dans le monde, à associer et par conséquent à équilibrer la rentabilité économique et la rentabilité sociale, car l'une ne devrait pas aller sans l'autre ... Vaste programme  ? Utopie ? Certes le chemin risque d'être long et difficile, mais dans une époque qui se flatte de participation et de mondialisation, on peut y trouver une raison de s'y mettre tout de suite...

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J
Je souscris pleinement à votre démarche. Mais, ne connaissant pas les tenants et les aboutissants, je ne me prononce pas sur la décision en elle-même, surtout si le lycée est transféré ailleurs, pour être regroupé avec d'autre structure. <br /> Avez-vous des informations plus précises?
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