Réflexions sur l'actualité en tous genres.
S'il est un domaine qui concerne désormais la quasi-unanimité des français,c'est bien la télévision, qui a largement supplanté la radio malgré les efforts méritoires de celle-ci, notamment pour la matinée...
Mais la télévision n'en est plus à cette époque héroïque où elle était un service "exclusif" d'Etat - parfois même au service de "l'Etat" - avec des journalistes (Sabbagh, Darget, Decaunes, Zitrone...), des présentatrices (Jacqueline Joubert, Catherine Langeais, Jacqueline Caurat, Denise Fabre...), et des émissions (La Caméra explore le temps, Cinq colonnes à la Une...), qui ont laissé un souvenir vivace...
Il y a maintenant un grand nombre de chaînes, offrant un choix presque sans limite aux téléspectateurs... Aux chaines "hertziennes" gratuites (1-2-3-5-6), se sont ajoutées en 2005 des chaînes "numériques" (TNT) également gratuites...Et, parallèlement, à la chaîne "hertzienne" cryptée (Canal +), sont venues se joindre des chaînes "numériques" payantes... sans oublier les chaînes cablées et les "bouquets" de satellites... Certes tous les téléspectateurs ne reçoivent pas toutes les chaînes, mais leur choix reste grand...
... Un choix tellement grand qu'on peut s'interroger sur la nécessité d'un choix entre télévision publique et télévision privée... En effet le téléspectateur "moyen" ne regarde les chaînes publiques que dans une proportion très minoritaire et actuellement en constante diminution (20 à 30%), et il peut non sans raison juger abusif le paiement d'une redevance... Et ceci d'autant plus que le "trou" financier des chaînes publiques commence à concurrencer celui de la Sécurité Sociale (frais de personnels - environ 50% - et contrats parfois mirobolants aux producteurs - 146 millions d'Euros en 2005 contre 77 en 2000...), et qu'il peut donc être tentant d'augmenter la redevance...
Bien sûr, il y a la possibilité d'augmenter les plages publicitaires sur les chaînes publiques, mais le "marché publicitaire" est limité et les chaînes privées résisteront : déjà le Gouvernement Jospin avait eu des difficultés à faire passer la publicité de 5 à 8 minutes sur les chaînes publiques... Si, néanmoins, il y a un alignement - nécessité faisant loi - , l'argument de la qualité des chaînes publiques ( pas de coupure d'émission) ne tiendra plus, et alors il vaudra peut-être mieux n'avoir que des chaînes privées travaillant en libre concurrence avec le seul contrôle du Conseil National Audio-Visuel... et n'exigeant plus de redevance...
Evidemment, c'est une "proposition audacieuse", comme dirait Jacques Heurtault (Cf. Liens )...