Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Dans un blog consacré à une réflexion sur l'actualité, il m'arrive de temps à autre de m'inquiéter de la situation politique... En la circonstance, le moins qu'on puisse dire est que celle-ci pose des problèmes en raison de la désaffection croissante et apparemment irrémédiable envers le 1er Ministre Dominique de Villepin, qu'il s'agisse de l'opinion populaire -à en juger par des sondages convergents - ou particulièrement de la majorité parlementaire, inquiète "d'être tirée vers le bas"...
Sur le plan institutionnel, même si persiste en "principe" la "question de confiance" devant l'Assemblée, la "pratique" est - depuis l'instauration de l'élection présidentielle au suffrage universel - que le 1er Ministre ne relève que du Président, et par conséquent rien n'oblige Chirac à remplacer Dominique de Villepin. Fidèle à ses amitiés, il est même porté - comme il l'a déjà fait avec Juppé - à le garder "au-delà du raisonnable"... Car il n'est effectivement pas raisonnable de conserver un 1er Ministre qui n'est manifestement plus en accord avec l'opinion... L'histoire antérieure de la 5ème République montre que sous tous les Présidents - De Gaulle, Pompidou, Giscard... et même Mitterrand - le 1er Ministre a toujours été un "fusible" - certains ont pu dire que c'est sa "raison" d'être - soit à cause de l'impopularité d'une action toujours difficile, soit par nécessité de réorienter la politique...
Dominique de Villepin a eu son "heure de gloire" comme Ministre des Affaires Etrangères, par sa brillante intervention sur l'Irak à l'ONU...Sans nul doute, cet épisode a joué dans sa désignation par Chirac et dans sa popularité initiale, car les Français - chauvins - ont toujours aimé les "preux chevaliers" qui flattent l'orgueil national...Réflexion faite, il n'est d'ailleurs pas sûr que sa virulence contre les Etats-Unis ait vraiment servi la France "qui n'a plus les moyens de sa vanité"... Or ce comportement l'a conduit ensuite à accumuler les maladresses : lui qui avait déjà conseillé la dissolution ratée de 1997 (5 ans de cohabitation...) s'est emmêlé les pieds dans un essai rocambolesque de libération d'Ingrid Bétancourt, puis a braqué tout le monde dans l'histoire du CPE... avant de s'emporter sur la "lâcheté" au prix d'excuses peu glorieuses...Ca commence à bien faire...ou plutôt à...mal faire...
En l'occurrence, par qui le remplacer ?... Evidemment des noms circulent : Sarkozy ? Même s'il est tenté et s'il est porté par l'opinion, il n'acceptera pas parce qu'il vise plus haut et qu'il a lui même déclaré qu'il se retirera du gouvernement s'il est officiellement candidat à la Présidence de la République... Borloo ? Le personnage est séduisant, mais un peu trop imprévisible (...Electron libre)... Michèle Alliot-Marie ? Elle a su acquérir une certaine stature comme ancienne Présidente du RPR puis Ministre des Armées, mais il n'est pas sûr qu'elle soit en bonne harmonie avec Sarkozy, donc avec l'UMP... Fillon ? L'homme est sérieux et compétent, mais sa rancune d'avoir été écarté du gouvernement n'est pas de bon aloi... Qui donc alors ? Dans le passé, les Présidents successifs n'ont pas hésité à choisir des personnalités initialement sans grande notoriété, à fortiori quand parfois elles n'étaient pas du "sérail politique" : Pompidou, Barre, ...Madame Cresson, ...et Villepin. Pourquoi pas à nouveau un "choix-surprise" qui fasse choc dans l'opinion ? Il convient seulement de le prendre dans le "sérail", car dans le contexte actuel, il est préférable de choisir "une personnalité ayant déjà eu le courage d'affronter le suffrage universel"... Personnellement, je connais un homme politique, qui a su conquérir une Mairie importante contre les communistes dans les années 80, ce qui était alors méritoire... Il est devenu ensuite Président de Conseil Régional... Il a même été Directeur de campagne de Chirac en 2002...Sarkozy lui a rendu récemment un hommage appuyé en sa Mairie... En raison de sa discrétion, il n'a pas encore une grande notoriété, mais qu'à cela ne tienne ... on peut toujours créer un souffle médiatique,avec une interview d'Elkabach ou d'Ockrent... Il s'appelle Antoine Ruffenacht, Maire du Havre...
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