Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Un automobiliste, c'est fait pour ...rouler, et non pour réfléchir... Et, de toutes façons, même s'il réfléchit, il se fait ...rouler !... Telle est la leçon à retenir pour le prix de l'essence...
En effet l'automobiliste qui ne réfléchit pas pense que le "prix de l'essence à la pompe" doit suivre quand "le prix du baril de pétrole à la production" baisse... Et il s'étonne, comme la soeur Anne, de ne voir rien venir, alors que le prix du baril a baissé de 78 dollars en août 2006 à 55 dollars en janvier 2007, soit environ 30 %... Pourquoi donc ?... Les "spécialistes" donnent des raisons... multiples, à défaut d'être convaincantes :
1. D'abord, il ne faut pas confondre le marché du pétrole (problèmes d'extraction...) et le marché de l'essence, même si elle en vient (problèmes de raffinement...). CQFD : le cours de l'essence est donc par définition plus élevé que celui du pétrole... Ah ! bon... Mais les raffineries achètent alors le pétrole à un prix plus bas... Certes, mais il leur faut alors "rattraper" la dépense faite au prix plus élevé pendant l'été 2006 et on ne voudrait tout de même pas que les grandes multinationales comme Exxon, Shell ou Total entament en quoi que ce soit leurs marges juteuses...
2. Ensuite, la demande de carburant décroît actuellement - du moins en Europe - pour des raisons "structurelles" liées aux économies d'énergie (chaudières avec thermostat horaire, isolation thermique des bâtiments, etc)... et des "raisons "conjoncturelles" (hivers plus cléments). En fonction de la règle bien connue de l'offre et de la demande, le prix du carburant devrait donc baisser... Mais non !... Car c'est oublier le jeu de la Bourse, où la baisse des actions des grandes multinationales ne peut qu'inciter celles-ci à maintenir le prix du carburant pour préserver leurs bénéfices...
3. Enfin, comme il faut bien trouver des responsables, il y en un tout trouvé, qui est ...l'Etat ! Il est certain que celui-ci s'est "enrichi" en prenant sa part de la hausse du carburant pendant l'été 2006 grâce aux taxes représentant entre 50 et 80 % ... Mais le gouvernement se "défausse" en soulignant que le bénéfice réalisé sera ré-investi pour les consommateurs (?!) et en rappelant que les Conseils Régionaux (à majorité socialiste...) ont profité de la décentralisation pour augmenter leur part de la taxe (TIPP)... Ceux-ci se défendent en précisant que cette augmentation n'a représenté qu'un ...volant entre 1,15 et 1,77 centime d'euro... Bref, tous les responsables se défilent...
Finalement, il n'y a aucune explication qui tienne vraiment ...la route ! Les automobilistes n'ont qu'à se le tenir pour dit : "Circulez ! Il n'y a rien à voir ! "... ni à comprendre...