Réflexions sur l'actualité en tous genres.
La justice est exercée "au nom du peuple français" pour assurer le respect des lois. Pour autant, les juges ne sont pas "au-dessus des lois", et il est donc "légitime" que les justiciables s'inquiètent des problèmes de la justice qui, périodiquement, défraient la chronique et contribuent à donner d'elle une image négative, même si elle est le plus souvent imméritée...
Les problèmes peuvent être résumés dans 4 thèmes :
1. L'indépendance : la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) reste un fondement essentiel des institutions. Il est donc regrettable que la justice, dans des cas notoires, ait eu à subir des pressions diverses (injonctions, mais aussi nominations...) l'amenant à prendre des décisions "injustes", voire "iniques" (au sens du manque d'égalité), par exemple dans ses jugements sur les responsables de partis politiques. Il est d'ailleurs tout aussi intolérable que des magistrats se permettent, dans certains cas, de donner des leçons de "souveraineté nationale", ce qui relève des assemblées représentatives du peuple français.
2.Le temps : Il est normal que la justice s'exerce après un temps nécessaire pour un bonne instruction du dossier. Mais il est inacceptable que les prisons soient encombrées de personnes attendant 1 ou 2 ans pour être jugées, à fortiori quand ces personnes sont finalement reconnues innocentes. Dans ce dernier cas, l'indemnisation - d'ailleurs variable - n'est jamais à la hauteur du préjudice moral et social qui a été "subi"...
3.Le recrutement : Une bonne justice ne peut exercée que si elle est rendue par des juges ne croulant pas sous le nombre des dossiers, auxquels ils ne peuvent pas alors accorder toute l'attention nécessaire. Et comme les atteintes à la loi - notamment la criminalité - sont malheureusement en hausse, il est "urgent" (depuis longtemps...) d'augmenter le nombre des juges. Et comme la formation de ceux-ci est longue, il convient d'élaborer un plan à long terme pour maintenir la qualité du service...
4.Le contrôle : La qualité du service est effectivement mise en cause actuellement par la multiplication des "erreurs" : d'abord les erreurs de procédure, particulièrement odieuses quand elles permettent de remettre parfois en liberté des criminels notoires arrêtés non sans difficultés par la police - dans ce cas la solution pourrait être de prévoir dans ...la procédure elle-même une clause empêchant la libération de ces personnes socialement dangereuses -. Ensuite les erreurs de jugement, encore plus graves, car elles concernent la justice elle-même (nombreux exemples célèbres depuis deux siècles...). Comme son indépendance ne permet de sanctions venant de l'extérieur du milieu judiciaire, il convient donc d'instituer, à l'instar du Conseil de l'Ordre des médecins, une institution propre à la justice sactionnant les erreurs. Il est en effet anormal que les magistrats - qui jugent de la responsabilité des justiciables - ne soient pas eux-mêmes "responsables" de leurs décisions, quand celles-ci sont prises sans jury... il paraît que des dispositions existent en ce sens, mais n'ont pratiquement jamais été appliquées...