Réflexions sur l'actualité en tous genres.
Ainsi, pour la n-ième fois, un "criminel "- violeur récidiviste d'enfant - a été libéré "pour bonne conduite" au terme des 2/3 de sa peine... Et ainsi, pour la n-ième fois, un enfant "innocent" a été enlevé et violé, ce qui peut signifier qu'il est "condamné" pour toute sa vie à subir le traumatisme moral de cet acte intolérable...
Comme toujours, devant un tel crime, l'opinion s'interroge sur le comportement de la justice et sur l'application des peines qu'elle prononce... Certains regrettent même à ce propos la suppression de la peine de mort, mais il n'y a pas lieu de revenir sur celle-ci, qui a fait l'objet d'une loi démocratiquement votée à une large majorité le 9 octobre 1981... Tout au plus convient-il de rappeler que cette expression comporte deux mots aussi importants l'un que l'autre : "peine" et "mort"... On a rejeté le principe de "donner la mort" au nom de la morale, et ce rejet est difficilement contestable... Mais il y avait aussi le principe de la "peine", c'est-à-dire de la punition, et celle-ci est également nécessaire au nom de la morale... Alors on a créé la notion de "peine de substitution", ce qui pose le problème de savoir quelle substitution peut être donnée à la mort ... La solution était "apparemment" simple : puisque la mort est par nature définitive et sans appel, elle ne peut avoir comme substitution que la prison ...à vie, définitive et sans appel...
Mais évidemment tout n'est pas si simple... Une justice sereine et équitable ne peut pas consister en une application systématique et aveugle de l'antique loi du talion : la mort pour la mort, et à sa place maintenant la prison à vie... Car on ne peut pas exclure les notions de "rachat" et de "pardon" qui ont depuis longtemps dépassé leur origine chrétienne et font également partie de la morale publique...
Malheureusement, pour tous les crimes et notamment pour les viols d'enfant, il est difficile d'apprécier les possibilités "d'amendement" des criminels : les experts en psychologie ne sont généralement pas d'accord entre eux, et certains reconnaissent sincèrement qu'ils ne peuvent pas avoir de certitude dans ce domaine... Dans ces conditions, les jugements des tribunaux, inégalement modulés suivant le comportement des jurys populaires, ne peuvent qu'être sujets à caution... Et les décisions des juges d'application des peines - même si leur honnêteté ne peut être mise en cause - sont aussi contestables, à la fois parce qu'elles tiennent compte du comportement des criminels en prison ...où la tentation du viol d'enfant ne peut pas exister, ...et parce que "l'intime conviction", donc subjective, d'un juge ne peut pas être ...objective.
En tout état de cause, si un criminel pédophile est finalement "libéré", il est inconcevable qu'il ne fasse pas l'objet d'une "surveillance judiciaire" en raison de l'incertitude qui peut persister sur son comportement : obligation de faire connaitre en permanence sa résidence, interdiction d'approcher des mineurs, port d'un bracelet électronique avec repérage GPS, imposition de soins médicaux... Et cette surveillance doit être "effective", car il est totalement inacceptable que, dans un "pays de droit", elle ne soit pas faite pour des raisons "misérables"de manque de crédits ou de personnels, qui ne pèsent rien en face de la sauvegarde d'enfants innocents...
Mais - ceci dit - il faut convenir qu'il y aura des cas -limite de violeurs "multi-récidivistes" manifestement inguérissables et incontrôlables... Alors - et alors seulement - il ne faudra pas hésiter, car la sévérité n'est pas nécessairement injuste, à recourir à la "castration chimique"... Après tout, on utilise déjà et depuis longtemps la "camisole chimique" pour les fous dangereux, et les violeurs d'enfant multirécidivistes leur sont assimilables...